Le tour des Trous Blancs et du Piton Sec depuis le Piton Guichard

Difficulté
Facile
Indice de confiance Excellent
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 2h30
Distance 7 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 2023 - 1714 m
Dénivelé positif 400 m
Dernière mise à jour 06/04/2020

Deux autres maars au pays du Tamarin Dodo

La randonnée aux Trous de Cissia explique la formation d'un maar. Ceux de Grand Coude sont petits et étroits. Les Trous Blancs sont d'une toute autre dimension ; ils sont larges et profonds et on peut en faire complètement le tour et même descendre au fond pour mieux appréhender leur profondeur. Certaines cartes nomment Trou Blanc le plus haut et Grand trou le plus bas et le plus impressionnant. On voit bien que l'activité hydraulique et magmatique de l'époque n'avaient rien à voir avec "l'éternuement" de Grand Coude. Ici, le terrain chaotique et la surface de la zone touchée montrent bien une ampleur spectaculaire. En plus de ces curiosités géologiques que sont les maars, on a la chance de rencontrer en début de randonnée un magnifique spécimen de Tamarins des Hauts (le Tamarin Dodo, photo 2) qui était déjà bien âgé lorsque le plus vieux réunionnais est né sur l'île. Enfin, les prairies et les petits cratères anciens qui les parsèment sont un régal pour les yeux (photos 1, 3 et 4) et même pour les oreilles avec le bruit des cloches qui nous ramène à nos dernières vacances dans les Alpes.

La courte et facile randonnée débute à la Route Forestière du Volcan mais peut se raccourcir en commençant aux kiosques de pique-nique proches des Trous Blancs et du Piton Guichard. On commence par une piste bordée de jeunes cryptomerias partant de la route et reliant les prairies (Photo 1). Se rapprocher, en marchant vers la gauche, des prairies bordées par une forêt de cryptomerias. Le sentier suit d'abord les barbelés qui entourent les prairies dans lesquelles on peut souvent voir de grands troupeaux (Photo 1). Poursuivre, toujours le long de la clôture jusqu'au Tamarin Dodo. Aucune pancarte n'indique son emplacement mais il est impossible à manquer par son imposante stature. Avec ses 7 mètres de circonférence pour 400 années à vivre à cette altitude, il est considéré comme le plus vieux tamarin de l'île où il a vu arriver les premiers colons. Espérons qu'il vivra encore longtemps et qu'il sera préservé des cyclones et incendies, ainsi que du piétinement car ses branches basses en font un excellent terrain de jeu. Remarquer d'autres tamarins isolés dans les prairies. Ils sont beaucoup plus jeunes mais parfois aussi beaux (Photo 5). Poursuivre sur le sentier en direction du Nez de Bœuf pour profiter ainsi de plus en plus de panoramas sur le Piton des Neiges (Photo 6). Le sentier traverse des zones incendiées qui se régénèrent lentement (Photo 8). Plus on s'élève et plus les panoramas grandissent vers Bourg Murat (Photo 9) et l'on domine le Piton Guichard et la forêt de cryptomerias qui l'entoure (Photo 10). Le sentier s'élève au-delà des 2000 mètres avant de redescendre vers les Trous Blancs. Si on dispose de temps, il est conseillé de rejoindre la route du volcan, la traverser et grimper au sommet du Nez de Bœuf pour des panoramas d'anthologie (non représenté ici sur la carte). Sinon, poursuivre vers le sud pour rejoindre le premier trou blanc en traversant de grandes étendues de branles verts (Photo 13). Le sentier parvient à un croisement surmonté d'un rocher caractéristique servant de promontoire pour admirer la région. A partir de ce croisement on peut décider de contourner les Trous dans le sens horaire inverse ; dans ce cas, on passera deux fois au même endroit pour une moitié de la boucle. Cette solution, plus longue mais guère difficile, permet de parcourir toute la zone de ce phénomène géologique rare. Il est possible également de filer directement sur le sentier de gauche. Le circuit ci-dessous utilise la première solution. On peut, à plusieurs reprises, traverser les 10 mètres de végétation et observer Grand Trou sous plusieurs angles (Photo 14). Arrivé au croisement des sentiers vers le Tamarin Dodo, il suffit alors de reprendre le sentier qui remonte à gauche et permet d'atteindre le bord de Grand Trou, là où une petite sente partant à gauche rejoint sans danger le fond du maar. Aucune indication pour la dénicher hormis les traces de passages des curieux qui ont décidé de visiter le fond marécageux. Pour ne pas la manquer, se diriger vers le point le plus bas du rempart qui entoure le grand maar (voir carte). De là, on a des vues très différentes de l'ensemble et on peut mieux estimer la profondeur et imaginer la puissance de l'explosion à l'origine de ce cratère (Photo 18). Le fond est presque plat et couvert de joncs (Photo 20). Reprendre le sentier pour sortir du cratère puis prendre à gauche pour grimper vers le rocher observatoire pour boucler la boucle. C'est lors de cette montée, un peu forte mais courte qu'on a les meilleurs vues sur le phénomène (Photo 22). On remarque mieux la mare envahie de joncs qu'on vient de fouler du pied (Photo 23). Poursuivre la montée jusqu'au deuxième maar, enfermé dans une prairie et dont on peut faire une belle photo depuis le fameux rocher (Photo 25).La photo 26 a été prise depuis le bord du maar supérieur mais cela implique de sauter la clôture, à ne pas faire surtout s'il y a des troupeaux. Espérons qu'un jour, l'ONF obtiendra un droit de passage de moins d'un mètre de largeur afin de pouvoir s'en approcher au plus près sans pénétrer dans une propriété privée.
Cette sortie, plus courte que celle déjà présentée et longeant les Trous Blancs permet sans effort de passer un magnifique moment dans une zone unique des flancs de la Fournaise.

Particularités

Balises


Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.
Site géologique  Sites géologiques, en partenariat avec Laurent Michon, laboratoire Géosciences Réunion.

Itinéraire

Se rendre à Bourg Murat et emprunter la route forestière du Volcan – Laisser sur votre Droite le parking à l’entrée de la forêt de cryptomerias, poursuivre sur 800 m et bifurquer à Gauche à l’indication "Aire du Piton Sec" - Se garer au niveau de l’aire et suivre la route goudronnée qui monte en ligne droite sur 100 m - En haut de la montée, prendre le sentier indiqué à droite – Longer les prairies, rendre visite au Tamarin Dodo, poursuivre sur le sentier qui monte vers le Nez de Bœuf - Au croisement, prendre à droite et descendre vers les Trous Blancs - Au croisement des Trous Blancs, prendre à droite et descendre au début de la boucle vers le Tamarin Dodo en profitant de quelques points de vue sur Grand Trou - A la pancarte 'Trous Blancs", prendre à gauche et remonter au bord de Grand Trou puis descendre au fond pour effectuer le tour de la mare à joncs - Remonter puis suivre le sentier jusqu'au Trou Blanc qu'on peut admirer depuis le rocher en forme de baignoire au point le plus haut - La descente peut alors s'effectuer sur l'un ou l'autre des sentiers déjà utilisés pour rejoindre la route et le véhicule.

Formation d'un maar

Les deux Trous Blancs, au même titre que les Trous de Cissia et le Cratère de Commerson (265 m) sont catalogués comme des maars.
Un maar est un cratère volcanique d'explosion, parfois rempli par un lac ou envahi par la mer, ce qui n'est pas le cas de ceux de la Réunion. Il s'agit d'une forme de destruction par l'activité volcanique. Le Piton de l'Eau, quant à lui, est issu d'une forme différente de volcanisme.
Pour les maars, le phénomène est le suivant : le magma, en remontant vers la surface, rencontre dans le sous-sol une nappe phréatique ou un cours d'eau souterrain. Une partie de cette eau se vaporise alors sous l'effet de la chaleur, ce qui entraîne une importante augmentation de la pression dans le sous-sol, au point que les roches en surface sont soudain éjectées à la manière d'un bouchon de champagne. Généralement, la nappe phréatique ou le cours d'eau souterrain qui a contribué à la formation du cratère alimente ensuite un lac dans le bassin ainsi créé. Les maars sont donc très souvent des lacs de forme circulaire aux pentes plus ou moins abruptes.
Source : Wikipedia

Visiter l'endroit autrement grâce au spectacle vivant

Le site BALADES CREATIVES propose une manière bien différente de visiter ce lieu.
Kas in kan koté Troublan – Plaine des Cafres
Balade-spectacle réalisée par l’artiste Stéphane Thomas, sur la boucle des Trous Blancs à La Plaine des Cafres.
Voir le site à cette page .

Randonnée ajoutée le : 01/01/2012