La flore de La Réunion

725 arbres, plantes et fleurs rencontrés lors des randonnées

Au retour de chaque randonnée je reviens avec des photos de plantes que j'ai remarquées. Hélas, je ne trouve que rarement le temps d'identifier les essences aperçues. Il y a plusieurs milliers de plantes répertoriées à La Réunion. En voici quelques centaines des plus faciles à étudier. La curiosité pousse parfois à donner un nom à une plante qu'on a remarquée pour sa taille, sa forme ou sa couleur. Il est bon également de savoir si une plante est toxique, endémique ou envahissante.

Les textes ci-dessous feront ressortir en bleu les plantes endémiques de La Réunion, de Maurice ou des Mascareignes afin de les repérer plus rapidement et en vert les plantes indigènes. Celles classées parmi les plus envahissantes seront en rouge. Enfin, si c'est le cas, un mot en violet permettra d'identifier une plante potentiellement dangereuse à toucher ou à consommer.

L'excellent et incontournable site MI AIME A OU m'a permis de trouver les noms de certaines plantes. J'ai complété les recherches sur les fleurs par des visites régulières sur FLEURS-FRUITS-FEUILLES.com. Merci à ces passionnés pour leurs sites.

Merci également à mes voisins et amis Janick et René qui m'ont laissé déambuler dans leur immense jardin tropical pour remplacer mes photos prises en randonnées, trop souvent dans de mauvaises conditions.
Je ne suis qu'un modeste randonneur aimant la nature mais ne sais pas toujours identifier correctement les plantes rencontrées. Vous pouvez me signaler les bourdes en cliquant sur Contact. Merci d'avance au nom des randonneurs épris de nature qui viendront un jour tenter de retrouver une plante rencontrée durant leur sortie.


Les arbres et plantes en général rencontrés en forêt, quelle que soit l'altitude

La liste ci-dessous présente quelques dizaines d'arbres rencontrés en forêt, sans tenir compte d'un classement scientifique par famille, altitude, milieu sec ou humide, régions de l'île, etc.

Acacia heterophylla (Tamarin des hauts) Fabaceae
Très commun entre 1200 et 2000 m, cet arbre endémique au port massif, parfois tortueux, est utilisé en ébénisterie. A partir de 2000 il devient arbutif. Les feuilles adultes diffèrent des juvéniles. Fleurs jaune pâle. Fruit en gousse. Les graines naissent après un incendie.

Sophora denudata (Petit tamarin des hauts) Fabaceae
Petit arbre endémique vivant en altitude aux alentours des 2000 m entre les zones arides et forêts de bois de couleurs des Hauts. Fréquent près du volcan. Ses fleurs sont d'un beau jaune et ses gousses, comme ses feuilles composées, recouvertes d'une courte pilosité soyeuse.

Erythroxylon laurifolium (Bois de rongue) Erythroxylaceae
Arbuste de la forêt humide des bas, pouvant atteindre 7 m. Les feuilles juvéniles diffèrent des adultes. Petites fleurs blanches à l'aisselle des feuilles. On le reconnaît aisément à ses fruits qui poussent en bout de branches et ressemblent à des grappes de piments rouges.

Weinmannia tintoria (Tan rouge) Cunoniaceae
Grand arbre des forêts de bois de couleur entre 500 et 1700 m. reconnaissable surtout par ses feuilles dentelées et de forme peu ordinaire, et ses inflorescences blanches en bout de branche qui attirent les abeilles qui en tirent le miel vert. Son écorce est riche en tanins rouges servant de colorant.

Chassalia corallioides (Bois de corail) Rubiaceae
Assez fréquent dans les sous-bois humides, cet arbuste endémique peut atteindre 3 ou 4 mètres. Feuilles simples opposées par deux ou trois. Nervures bien marquées. Facilement reconnaissable à son inflorescence rappelant certains coraux avec de petites fleurs à calice se séparant en 5 lobes. Fruits en drupes dont les graines sont dispersées par les oiseaux.

Nuxia verticillata (Bois maigre) Stilbaceae
Cet arbre des forêts humides de montagne, est plus facile à reconnaître à son tronc tortueux et crevassé qu'à son feuillage. Les feuilles sont ovales, dures et la nervure centrale bien marquée. Ses fleurs rosées en grappes, lie de vin, situées à l'extrémité des branches aident à l'identification. Les fruits, également en grappes, sont des capsules contenant plusieurs graines.

Eugenia buxifolia (Bois de nèfles) Myrtaceae
Très commun entre 200 et 1500 m, cet arbre endémique peut atteindre 10 m. Ses jeunes feuilles sont d'un beau vert, alors que les feuilles adultes sont épaisses et coriaces, sans nervure. Petites fleurs rosées à 4 pétales, au cœur rouge avec de longues étamines. Les fruits sont de petites baies en forme d'olive.

Fernelia buxifolia (Bois de balai ou de buis) Rubiacées
Cet endémique Mascareignes est un petit arbre qu'on trouve souvent en bordure de ravine ou en forêt de basse altitude et qui servait à fabriquer des balais. Les branches sont étalées. Les feuilles du bas sont plus petites que les autres. Les feuilles presque rondes sont luisantes aux nervures bien marquées.

Dombeya reclinata (Mahot rouge) Malvaceae
Espèce endémique assez commune des bords de ravines dans les forêts de bois de couleurs des Hauts. Il atteint 10 mètres. Grandes feuilles recouvertes de velours et un peu crénelées. Grappes de petites fleurs blanches, virant au rosé en bout de branche. Les fruits sont des capsules à loges contenant une ou deux petites graines.

Dombeya ciliata (Mahot blanc) Malvacées
On trouve cet endémique de 10 m jusqu'à 1800 m. Les feuilles longuement pétiolées, presque rondes comportent trois pointes distinctes, sont légèrement velues et dentées. La finesse de la feuille lui donne une forme souvent froissée. L'inflorescence en fin de rameau est une grappe de fleurs blanches ou rose pâle.

Hibiscus columnaris (Mahot rempart) Malvacées
Espèce endémique et protégée vivant jusqu'à 1000 m dans les milieux pauvres. Il peut atteindre 10 m. Son tronc est lisse. Les feuilles, au bout d'un long pétiole, ont des formes différentes souvent découpées de 3 ou 5 lobes. La fleur ressemble à celle de l'hibiscus avec des étamines sortantes.

Dombeya populnea (Bois de senteur bleu) Malvacées
Arbre endémique se raréfiant, protégé, photographié ici dans un jardin botanique. Il pousse jusqu'à 1000 m et peut atteindre 10 m. Les feuilles caduques en forme de cœur sont finement dentées. Les feuilles juvéniles sont très différentes des adultes. Les fleurs mâles à 5 pétales blancs bleuté sont en fin de rameau. Elles sont regroupées par dizaine

Terminalia bentzoë (Benjoin) Combretaceae
Cet arbre endémique des Mascareignes, pouvant atteindre 30 m se rencontrait dans les forêts semi-sèches de l’île. Il se raréfie. Son écorce est détachée par les tisaneurs. Les branches opposées sont horizontales. Les feuilles sont regroupées en bouquet au bout de la branche. Les fleurs sont jaune-pâle. Le fruit est une graine comportant une aile facilitant la dispersion par le vent.

Diospyros borbonica (Bois noir des Hauts) Ebenaceae
Cet arbre endémique atteint une quinzaine de mètres dans les forêts de bois de couleurs des bas, de 100 à 700 m. Fleurit en janvier. Son bois, très dur, veiné de noir a longtemps servi pour le charbonnage. Il est désormais protégé et ne peut se couper.

Tambourissa elliptica (Bois de bombarde) Monimiaceae
Arbre des forêts de basse et moyenne altitude, d'une dizaine de mètres, au tronc parfois creux pouvant abriter des essaims d’abeilles (bombardes). Les feuilles sont opposées. Ses fleurs rouges et blanches, ainsi que ses fruits poussent à même les branches. L'arbre est utilisé en médecines locales.

Ochrosia borbonica (Bois jaune) Apocynaceae
Arbre des forêts de basse et moyenne altitude pouvant atteindre 15 m. Les feuilles poussent en petits bouquets en bout de branche. Fleurs blanches et fruits collés par deux. L'efficacité reconnue de ses tisanes pourrait bien causer sa perte. On fait bouillir son écorce pour soigner plusieurs symptômes. Espèce protégée.

Cassine orientalis (Bois rouge) Celastraceae
Arbre endémique des Mascareignes pouvant atteindre 20 m. Vit jusqu'à 1000 m. Il se reconnaît principalement à sont tronc noueux, parfois torturé en milieu défavorisé. Les feuilles juvéniles sont longues, étroites et à nervure rouge. Donne de petites fleurs jaunes et des petits fruits comme des olives, en grappes.

Scolopia heterophylla (Bois de tisane rouge) Salicaceae
Souvent, seule la cime est touffue, donc difficile à observer. Endémique des Mascareignes. Atteint une quinzaine de mètres en forêt de basse ou moyenne altitude. Les feuilles sont ovales et coriaces. Les petites fleurs blanches comportent beaucoup d'étamines. Fruits pulpeux à graines. Utilisé pour lutter contre la fièvre.

Casearia coriacea (Bois cabri) Salicaceae
Cette espèce de 6 à 8 m est endémique à La Réunion et à Maurice. Assez commune entre 300 et 1200 m en forêt humide. La jeune feuille porte une nervure rouge. Fleur hermaphrodite d'un vert très pâle. Le fruit, une capsule de 4 cm s'ouvre en trois parties et laisse voir la pulpe rouge orangé.

Homalium paniculatum (Corce blanc) Salicaceae
Très bel arbre endémique des Mascareignes, en pyramide, au tronc très rectiligne pouvant atteindre 25 m. Son écorce claire lui a vallu son nom. Il fleurit, dit-on, uniquement après les cyclones. Les minuscules fleurs jaune pâle, blanches ou roses fleurissent en fin de rameau et donnent rarement des fruits.

Labourdonnaisia cal ophylloides (Petit natte) Sapotaceae
Cet arbre dépasse les 20 mètres. Les jeunes feuilles tirent vers le rouge alors que les feuilles adultes sont vert sombre. Se reconnaît au latex blanc qui sort des blessures. Ses fruits, plus gros qu'une olive, donnent une colle utilisée en braconnage pour capturer les oiseaux.

Mimusops balata (Grand natte) Sapotaceae
Grand arbre au bois dur et à l'écorce claire pouvant atteindre 20 m et vivant jusqu'à 1000 m. Ses feuilles sont simples, relativement grandes, ovales, coriaces et contenant du latex blanc. Les fruits, de la taille d’une petite pomme, contiennent deux graines et une chair blanche sans saveur.

Allophylus borbonicus (Bois de merle) Sapindaceae
Cette espèce de 8 à 10 m est endémique des Mascareignes. Assez commune entre 300 et 1200 m en forêt humide. Reconnaissable à ses branches flexibles feuilles trifoliolées. Très petites fleurs blanches mâles et femelles séparées. Fruit charnu rouge orangé lorsqu'il est mûr, ovoïde de 10 mm.

Poupartia borbonica (Bois blanc rouge) Anacardiacées
Espèce endémique des Mascareignes, de plus en plus rare, photographiée ici à la Grotte des Premiers Français. Il doit son nom à sa sève rouge. Le pied juvénile est très différent de l'adulte. Les feuilles adultes sont composées de 3 à 5 folioles aux nervures marquées.

Ficus mauritiana (Figue marron ou figuier rouge) Moraceae
Petit arbre de 10 m, endémique de La Réunion et de Maurice, assez peu fréquent, vivant jusqu'à 1200 m. Il donne des racines très longues descendant au sol. Les feuilles ovales, pointues sont un peu dentées. Les fleurs poussent sur des rameaux sans feuilles et donnent des fruits rouges ou orangés durs ressemblant à des figues. La figue est comestible mais sans intérêt.

Zanthoxylum heterophyllum (Bois de poivre) Rutacées
Espèce endémique très protégée car très prisées des tisaneurs. Les feuilles, magnifiques quand elles sont juvéniles, sont très grandes une fois adultes. Elles comportent jusqu'à une douzaine de folioles aux nervures rouges bien marquées. Les petites fleurs sont réunies en racèmes. Les graines ressemblent au poivre, d'où son nom vernaculaire.

Myonima obovata (Bois de prune rat) Rubiaceae
Arbuste de 6 m vivant en sous-bois humides de moyenne altitude ; endémique de La Réunion et Maurice. Feuilles juvéniles très décoratives. Feuilles adultes opposées avec nervure rougeâtre. Magnifiques petites fleurs blanches et roses à 4 étamines et un style rouge dépassant longuement. Fruits rouges striés de blanc à 4 noyaux.

Bertiera rufa DC (Bois de raisin) Rubiaceae
Arbuste de 4 m, endémique, à l'écorce grise et lisse, vivant un peu partout sur l'île. Feuilles opposées. Petites fleurs blanches à 4 pétales, en longues grappes pendantes jusqu'à 20 cm. Fruits également en grappes, bleu très foncé, presque noir à maturité. Ressemble au raisin de la vigne. Utilisé en médecine traditionnelle.

Sideroxylon majus (Bois de fer blanc) Sapotaceae
Cet arbre endémique très rare a pratiquement disparu de l'île, en raison de ses qualités comme matériau de construction. Les feuilles sont regroupées en haut des branches. Ses fruits, plus gros que des noix donnent une seule graine très dure.

Sideroxylon borbonicum (Bois de fer bâtard) Sapotaceae
Petit arbre au tronc épais qui dépasse rarement 10 m. Endémique. Fleurs (orange) et fruits (pulpe poisseuse) sont regroupés en grappes directement sur les branches, là où ne pousse aucune feuille. Donnent avec le bois maigre les plus belles sculptures vivantes de l'île.

Syzygium cymosum (Bois de pomme rouge) Myrtaceae
Cet arbre, endémique de La Réunion et de Maurice vit en forêt de moyenne altitude et peut atteindre 20 m. Il se reconnaît facilement aux fruits qu'il produit ressemblant à des petites pommes. Magnifiques fleurs roses à 4 pétales et très longues étamines poussant en fin de rameau ou sur le tronc.

Syzygium borbonicum (Bois de pomme blanc) Myrtaceae
Un arbre qui dépasse facilement les 15 m, reconnaissable par ses superbes fleurs ou ses fruits comestibles roses ou rouges qui poussent à même le tronc. Assez rare, mais fréquent à Bon Accueil (Les Makes) ou dans les forêts du Sud sauvage en-dessous de 400 mètres. Le bois, utilisé en construction, a permis sa raréfaction.

Calophyllum tacamahaca (Takamaka) Clusiaceae
Arbre endémique de La Réunion et de Maurice qui vit jusqu'à 1000 m. Il peut atteindre une quinzaine de mètres. Les feuilles simples, opposées, dures et brillantes comportent une nervure très caractéristique. Il produit des fleurs comportant des dizaines d'étamines. Elles sont regroupées par grappes d'une dizaine. Les fruits ressemblent à des noix.

Molinaea alternifolia (Tan Georges) Sapindaceae
Un autre endémique de La Réunion et de Maurice qui se reconnaît bien à ses feuilles composées alternes de 6 à 8 folioles. Atteint 15 m. Fleurs blanches. Le fruit est une capsule à 3 loges qui s'ouvre pour libérer des graines noires et blanches.

Psiloxylon mauritianum (Bois de pêche marron) Myrtaceae
Arbre des forêts humides jusqu'à 800 - 900 m. Endémique de La Réunion et de Maurice. Les jeunes feuilles sont vertes avec un pétiole rouge vif facilitant son identification. Les fruits, blancs à maturité, poussent en grappe le long des jeunes tiges. Son tronc semble ne pas avoir d'écorce.

Geniostoma borbonicum (Bois de piment) Loganiacées
Cet endémique doit son nom à la forme des ses fruits. On le rencontre jusqu'à 2000 m dans les forêts humides. Le tronc est assez fin. Les feuilles sont simples, opposées, coriaces et arrondies au sommet. Les fleurs en grappes d'une dizaine de fleurs blanches poussent où il n'y a pas de feuilles. Le fruit en forme de piment s'ouvre en deux parties à maturité.

Coptosperma borbonica (Bois de pintade) Rubiaceae
Plante endémique de Maurice et de La Réunion, qu'on rencontre hélas plus facilement dans un jardin qu'en forêt. Il peut atteindre 10 m. Les feuilles, longues et opposées, vertes et rouges, tachetées, sont différentes à l’état adulte. Les fleurs blanches, situées en fin de rameau, sont très odorantes et donnent des fruits en bouquet au bout des branches.

Gaertnera vaginata (Losto café) Rubiaceae
Arbuste de 6 m commun aux forêts de basse et moyenne altitude jusqu'à 1500 m, reconnaissable à ses feuilles lisses vert intense, opposées par deux qui se croisent à angle droit avec une nervure bien marquée.  Les fleurs blanches en petites grappes sont agréablement odorantes. Les fruits en grappes (verts puis noirs) ressemblent au café et comme lui, contiennent des graines.

Cossinia pinnata (Bois de Judas) Sapindaceae
Cet arbre endémique de La Réunion et de Maurice peut atteindre 10 m et aime les régions sèches où il se rencontre assez souvent. Son écorce se détache. Reconnaissable à ses très belles feuilles composées de folioles impaires (entre 3 et 7). Fleurs blanches à 4 pétales et 4 longues étamines poussant à l'extrémité des rameaux. Le fruit est une belle capsule à 3 chambres renflées.

Tabernaemontana mauritiana (Bois de lait) Apocynaceae
Arbre endémique de La Réunion et de Maurice, de basse et moyenne altitude, qui produit du latex et peut atteindre 5 m. Ses feuilles longues sont aisément reconnaissables à leurs nervures parallèles. Ses fleurs blanches jaunâtres sont très odorantes et ses fruits sont vert brillant, formés de deux parties cornues divergentes et s’ouvrant à maturité.

Boehmeria stipularis (Grande ortie ou bois de source blanc) Urticaceae
Arbuste endémique facile à reconnaître par sa petite taille (maxi 4 m) et à ses feuilles opposées caractéristiques, dentelées en forme de cœur. Commun dans les ravines des forêts humides de moyenne altitude de 600 à 1400 m. Minuscules fleurs groupées sur des tiges, elles-mêmes groupées.Ses fruits sont des akènes.

Phyllanthus phillyreifolius (Bois de négresse) Euphorbiaceae
Arbuste très facile à reconnaître grâce à ses branches horizontales et à ses feuilles alternes qui sont pourvues de fleurs ou de fruits attachés à même le pétiole (cas extrêmement rare). Cette espèce est très polymorphe en fonction de la zone d'observation et du climat.

Badula borbonica (Bois de savon) Myrsinaceae
Fréquent dans les zones où vit Badula barthesia. Il n'est généralement pas ramifié. Les grandes feuilles sont toutes groupées en spirale en fin de rameau. Il ne peut se manquer lorsqu'il est en fleur car les fleurs blanc-rosé s'implantent entre l'emplacement des feuilles anciennes et les nouvelles qui sont roses et presque transparentes. Il comporte plusieurs espèces sur l'île, toutes endémiques.

Foetidia mauritiana (Bois puant) Lecythidaceae
Arbre endémique pouvant atteindre 20 m, assez rare et qui aime surtout les forêts semi-sèches de basse altitude. Très belles fleurs à étamines rappelant, en plus dense, le jamrosat. Les fruits sont aisément identifiables : plats, durs et entourés des 5 sépales de la fleur. Espèce protégée et menacée d’extinction dans son milieu naturel.

Melicope obtusifolia (Catafaille patte poule) Rutacées
Endémique pouvant atteindre 10 m. Le tronc clair semble parfois tourmenté. Les feuilles possèdent trois folioles en patte de poule. La feuille terminale est plus grande que les deux autres. On la reconnaît également à son odeur une fois froissée. La fleur est située à l'aisselle des feuilles. Le fruit est une petite capsule.

Melicope borbonica (Catafaye) Rutacées
Petit arbre ramifié de 6 m, endémique, qu'on trouve fréquemment dans les forêts de basse altitude et même des hautes pour certaines variétés. On le reconnaît assez facilement en respirant une feuille froissée. Les feuilles ovales et pointues présentent des nervures marquées. Minuscules fleurs flanches à l'aisselle des feuilles. Le fruit est une capsule de moins d'un cm.

Claoxylon glandulosum (Gros bois d'oiseau) Euphorbiacées
Arbuste de petite taille (6 m) endémique assez commun jusqu'à 2000 m. Les feuilles sont de tailles variables, vertes, luisantes et finement dentées. Les inflorescences vert pâle portent de petites fleurs en pompon constitué d'étamines régulièrement disposées sur une sphère vert-jaune. Les petits fruits sont des capsules contenant des graines noires.

Pyrostria commersonii (Bois mussard) Rubiacées
Petit arbre endémique de 5 mètres rencontré dans les forêts de moyenne altitude. Il est assez rare. Il porte de grandes feuilles opposées régulièrement espacées sur le rameau. Les fleurs comportant 5 pétales blancs sont situées près des feuilles. Les fruits sont de belles drupes côtelées à la manière d'une minuscule citrouille.

Pleurostylia pachyphloea (Bois d'olive grosse peau) Celastracées
Cet endémique de petite taille tient son nom de son écorce épaisse. On le rencontre jusqu'à 1200 m. Les feuilles juvéniles diffèrent totalement des adultes. La feuille ovale est épointée vers le sommet. Les petites fleurs blanches se situent en fin de rameau. Les graines vertes blanchissant à maturité attirent les merles.

Forgesia racemosa (Bois de Laurent Martin) Escalloniacées
Endémique des forêts humides facile à reconnaître à ses longues feuilles en bouquets et à ses belles fleurs. L'arbre est petit (5 m) avec des branches retombantes. La feuille est longue, coriace, dentée et affiche une longue nervure rouge sur la face inférieure. Les inflorescences sont de grosses grappe de clochettes roses. Le fruit est une capsule remplie de petites graines.

Polyscias cutispongia (Bois d'éponge) Araliacées
Arbre endémique rare qui craint pour sa survie en raison de l'hybridation possible naturellement avec d'autres variétés venant de Maurice. L'arbuste de 6 m possède des feuilles juvéniles (pointues avec nervure rouge) très différentes des adultes (Photo prise à Grande Anse). Les grandes feuilles coriaces sont ovales. Les fleurs en grappes sont curieuses et originales.

Polyscias repanda (Bois de banane) Araliaceae
Arbre endémique dont la répartition n'est pas uniforme. Fréquent à Mare Longue et Takamaka. Le tronc est marqué de l'emplacement des anciennes feuilles. Feuilles faciles à reconnaître : de grande taille et comportant de 5 à 9 folioles avec des nervure bien marquées. Fleurs en grappe mais isolées les une des autres. Fruits lie de vin en forme de gland côtelé.

Turraea thouarsiana (Bois de Quivi) Meliacées
Plusieurs variétés endémiques sont présentes à la Réunion dans les forêts sèches. On le remarque facilement à sa feuille lorsqu'il est jeune (photo). Les feuilles adultes sont ovales, coriaces et bien marquées par la nervure. L'inflorescence comporte une dizaine de fleurs blanches à 4 pétales. Le fruit est une petite capsule à long pétiole.

Indigofera ammoxylum (Bois de sable)
Cette endémique, assez rare, doit son nom aux minuscules tubérosités de ses feuilles. Arbuste à port étalé atteignant 5 m. Les feuilles de 7 à 8 cm sont ovales et pointues. L'impressionnante floraison se situe entre les feuilles. De petites grappes d'une vingtaine de boutons forment des épis. Les fleurs éclosent à tour de rôle en partant du bas. Le fruit est une gousse d'une quinzaine de graines.

Ficus mauritiana (Figue marron) Moracées
Egalement appelé affouche rouge, l'arbre peut atteindre 10 m. Une fois adulte, il laisse pendre de très longues tiges brunes qui se transforment en racines. Les feuilles, alternes sont foncées, ondulées à la nervure bien marquée. Les fleurs apparaissent sur les rameaux sans feuille pendant de l'arbre. Le fruit ressemblant à la figue classique est dure, comestible mais sans intérêt.

Xylopia richardii (Bois de banane) Annonaceae
Arbuste protégé, assez rare et endémique des Mascareignes, vivant en zone humide. Il produit une grappe de petits fruits rappelant une main de bananes, issue de belles fleurs ressemblant à celles de l'ylang -ylang. Servait à fabriquer des instruments de musique traditionnelle (bobre).

Cryptomeria japonica (Cryptomeria) Taxodiaceae
Grand arbre résineux de 15 m introduit au siècle dernier. Reconnaissable à son tronc rectiligne et son port majestueux. Planté en de nombreux endroits de l'île il constitue parfois de très grandes forêts sombres exploitées pour le bois d'assez mauvaise qualité qui résiste mal aux cyclones.

Pinus patula (Pin étalé) Pinacées
On rencontre de temps en temps ce conifère le long des pistes et sentiers, facilement reconnaissable à ses longues aiguilles groupées et tombantes. Son port varie en fonction du milieu ou de la lumière. Les branches du bas sont plus longues que les autres. Les fruits sont des cônes groupés en fin de rameau.

Araucaria columnaris (Pin de Cook, araucaria) Araucariacées
On en trouve dans les parcs et quelques grands jardins. On peut également traverser des plantations comme à la Pointe de la Table. Il pousse en très haute colonne et peut atteindre 50 mètres. Le tronc est très écailleux. Les feuilles pointues sont persistantes. Le fruit est un petit cône écailleux.

Araucaria heterophylla (Pin de Norfolk) Araucariacées
Utilisé en décoration des parcs et jardins, on le trouve même, très jeune, employé comme sapin de Noël. Il se distingue du précédent par la régularité de ses branches disposées autour du tronc. Les jeunes feuilles sont courtes. Les plus âgées se sont transformées en aiguilles. Le fruit est un gros cône écailleux contenant des graines ailées.

Casuarina equisetifolia (Filao multipliant) Casuarinaceae
Atteint 20 m dans les conditions optimales. Se reconnaît à la longueur et à la souplesse de ses rameaux feuillus. Sert aussi à stabiliser les terrains le long du littoral où il s'est très bien acclimaté. Les longues feuilles tombantes sont groupées par 9 sur le rameau. Le fruit est même utilisé en bijouterie.

Casuarina cunninghamiana (Filao de Nvle-Hollande) Casuarinaceae
Importé d'Australie au 19° siècle pour consolider certains terrains glissants, on le retrouve un peu partout dans les Hauts de l'île (Mafate et Cilaos). Atteint 15 à 20 m. Les feuilles tombent moins que le précédent et sont groupées par 8 sur le rameau. Le fruit, même sec, reste longtemps sur l'arbre.

Badula grammistica (Bois de savon) Myrsinaceae
Arbuste ramifié très commun dans les forêts humides de moyenne altitude jusqu’à 1400 m d’altitude. Les feuilles jeunes tirent vers le gris et sont couvertes de tâches lie de vin. Les fleurs sont blanches teintées de rose et les fruits sont rouges.

Carissa spinarum (Bois amer) Apocynaceae
Arbrisseau indigène épineux lorsqu'il est jeune. Il atteint 2 mètres et vit plutôt en région sèche. Les feuilles n'ont pas toujours la même forme (hétérophyllie). La fleur blanche et odorante possède 5 pétales fins et élégants. Baies longues contenant quelques graines plates. Plante protégée dont le nombre de pieds sauvages est inférieur à 10 en milieu naturel.

Olea lancea (Bois d'olive blanc) Oléacées
Assez commun en forêt de basse et moyenne altitude, il peut atteindre 6 m. Il est formé de multiples rameaux partant du bas. Les longues et étroites feuilles sont simples et opposées. Elles sont coriaces et brillantes avec une nervure centrale bien marquée. L'inflorescence terminale comprend de petites fleurs blanches à 4 lobes. Les fruits sont des petites drupes vertes devenant noires à maturité.

Olea europaea subsp. africana (Bois d'olive noir) Oleaceae
Arbre indigène qui pousse plus bas que son cousin le bois d'olive blan. Arbre rustique rappelant l'olivier du sud de la France. Feuilles vert sombre, comme rouillées et blanchâtres dessous. Préfère les milieux secs en bordure de ravine. Fleurs blanchâtres à calice soudé. Le fruit est une drupe verte devenant noire à maturité.

Cordemoya integrifolia (Bois de perroquet) Euphorbiaceae
Arbre au tronc droit pouvant atteindre 15 m en forêt humide de moyenne altitude. Facile à reconnaître car ses feuilles sont grandes, pointues et dotées d'un très long pétiole rouge sombre. Petits fruits en trois parties soudées comportant chacune deux excroissances faisant penser à des becs de perroquet.

Mussaendra landia (Quinquina pays) Rubiacées
Cet arbre endémique des Mascareignes qui se fait discret une bonne partie de l'année se remarque de loin lors de sa floraison. Il atteint 7 m. Ses feuilles vert clair sont simples et opposées. L'inflorescence en fin de rameau comporte jusqu'à une dizaine de fleurs blanches, odorantes, à 5 pérales en étoile. Le fruit est une capsule verte devenant brune.

Syzygium jambos (Jamrosat ou jambrosade) Myrtaceae
Cet arbre aux feuilles coriaces peut atteindre 15 m. Il se rencontre le long de presque toutes les ravines, penché au-dessus de l'eau. Le bois est très dur. Les feuilles vertes, pointues, coriaces sont opposées. Les fleurs en fin de rameau sont odoriférantes. Elles comportent 4 pétales et de longues et jolies étamines très nombreuses. Elles donnent des fruits jaunes comestibles au goût de rose. Le noyau est toxique. Utilisé en pharmacopée et en cuisine.

Agarista salicifolia (Bois de rempart) Ericaceae
Arbre indigène poussant jusqu'à 1200 m. Il peut être petit dans les nouvelles coulées de laves ou énorme et solitaire en altitude en bordure de rempart ou dans les forêts. Son tronc caractéristique est crevassé. Il peut atteindre 2 mètres de circonférence. Il est reconnaissable à ses petites feuilles alternes. Les fleurs en grappes terminales sont de belles clochettes rouges vif. Le fruit est une capsule en 5 parties. Très toxique.

Aphloia theiformis (Change écorce) Aphloiaceae
Espèce indigène très commune de 100 à 2000 m dans les forêts de bois de couleurs où il peut atteindre 10 m maximum. Il se reconnaît avant tout à son écorce qui pèle constamment en laissant des tâches plus claires. Les feuilles alternes sont ovales et peu caractéristiques. Les petites fleurs blanches possèdent de nombreuses étamines. Le fruit est une baie claire contenant des graines disséminées par les oiseaux.

Vepris lanceolata (Patte poule ou bois de Saint-Leu) Rutaceae
Arbuste grêle facile à reconnaître grâce à ses feuilles trifoliolées rappelant une patte de poule. Les fleurs, très odorantes, poussent en grappes assez denses. On en trouve dans les cirques en zone semi sèche. La liane patte poule a des épines et est une autre espèce (Toddalia asiatica - Rutaceae).

Ficus reflexa (Affouche) Moracées
Surtout connu pour ses impressionnantes racines étrangleuses tentant d'étouffer gros arbres ou rochers, ce figuier d'une dizaine de mètres est assez commun. La feuille, peu caractéristique, ovale permet difficilement de reconnaitre l'arbre. Les fleurs naissent par deux à l'aisselle des fleurs. La petite figue est rouge-brun. Certains figuiers atteignent des tailles remarquables

Doratoxylon apetalum (Bois de gaulette) Sapindaceae
Arbuste de 5 m maximum au port en pinceau de branches très droites dont les feuilles peuvent se confondre avec celles du tan Georges. Les fleurs jaunâtres, sont petites et en grappes. Le fruit ressemble à une petite olive (en grappes).

Acalypha integrifolia (Bois de violon ou de Charles) Euphorbiacées
Arbre indigène présent jusqu'à 1000 m. Il dépasse rarement les 3 m. Les feuilles de 15 cm sont longues et étroites, légèrement dentées avec des nervures bien marquées. La fleur mâle diffère de la femelle. Le fruit est une capsule épineuse à trois faces. La plante est recherchée pour ses vertus pour la lutte contre les vers intestinaux.

Apodytes dimidiata (Peau gris ou bois bleu) Icacinaceae
Arbre indigène de moyenne et haute altitude qui pousse en forêt humide et semi-humide, et pouvant atteindre 20 m. Feuilles simples, alternes, pétiolées et coriaces. Microscopiques fleurs blanches. Les jeunes feuilles possèdent une belle nervure rouge. Le fruit est une drupe à une seule graine. Le bois clair est recherché en menuiserie.

Litsea glutinosa (Avocat marron) Lauraceae
Il est devenu une plaie qui pousse partout même dans les jardins (5/5). Il atteint facilement et vite une douzaine de mètres, voire plus, et détrône rapidement les espèces en place. Ses milliers de graines transportées par les oiseaux facilitent sa prolifération. Feuilles alternes disposées en spirale. Les fleurs groupées donnent des grappes de fruits verts, noirs à maturité.

Securinega durissima (Bois dur, pêcher marron) Phyllanthacées
Cet arbre indigène de 10 m produit un bois très dur longtemps utilisé pour faire des manches solides. Les jeunes feuilles sont minuscules alors que les adultes sont alternes, simples et coriaces. La nervure sous la feuille est très marquée. Les fleurs mâles et femelles sont différentes et apparaissent sur des rameaux différents. Les fruits sont des capsules.

Anthirea borbonica (Bois d'osto) Rubiaceae
Indigène, cet arbre de 10 m maximum a une écorce lisse et grise. Le bois est utilisé en charpente. Les feuilles allongées et pointues sont verticulées par trois. Elles portent des domaties contenant des acariens protégeant la plante des prédateurs. Les fleurs mâles ou femelles sont légèrement différentes. Elles donnent des fruits en petites grappes qui deviennent rougeâtres à maturité.

Hernandia mascarenensis (Bois Blanc) Hernandiacées
On trouve quelques spécimens isolés à basse altitude comme ici à Bois Blanc où il trône symboliquement au jardin botanique de l'aire de repos. La feuille adulte, très différente des juvéniles, comporte des nervures bien marquées. Le pétiole est long. Les fleurs mâles diffèrent des fleurs femelles. Le fruit est une drupe côtelée noire recouverte d'une membrane rose.


Les arbustes et autres plantes

Un classement scientifique est impossible à réaliser objectivement sur un site de randonnée ne comportant qu'une seule page sur la flore.

Agarista buxifolia (Petit bois de rempart) Ericaceae
Arbuste courant entre 1000 et 2500 poussant même sur les pentes du volcan où il se cache fréquemment entre les rochers. Il peut rester nain ou atteindre 3 m. Les feuilles alternes sont dressées et coriaces. Reconnaissable à ses belles clochettes roses étalées régulièrement sur une hampe. Le fruit est une capsule à 4 lobes, séchant et restant sur la plante. Toute la plante est très toxique.

Hypericum lanceolatum (Fleur jaune) Hypericaceae
Arbuste courant en forêt de bois de couleurs des Hauts ou en bordure des routes forestières. Deux sous-espèces à La Réunion. Les feuilles sont opposées par 2, bien disposées en croix autour de la tige. Les grandes fleurs jaunes à 5 pétales comportent 5 bouquets d'étamines et un long pistil. Elles sont butinées par de nombreux insectes ou par les petits oiseaux. Le fruit est une capsule contenant de minuscules graines.

Erica reunionensis (Branle vert) Ericaceae
Bruyère endémique très fréquente sur l'île de 500 à 3000 m. On la rencontre jusqu'au sommet du Piton des Neiges. Minuscules feuilles et fleurs dressées en bout de branche. Peut atteindre 5 m de haut. Il passe de 30 cm dans les endroits désertiques à d'énormes arbres tordus et moussus en région humide.

Stoebepasserinoides (Branle blanc) Asteracées
Cet arbrisseau endémique colonise facilement les zones arides même froides comme les alentours du volcan. On a tendance à le voir un peu partout où il peut être à la lumière. L'arbuste est très branchu. Il ^peut atteindre 4 mètres mais reste surtout plus petit en raison de difficultés à trouver du substrat. Les feuilles sont minuscules et sont surtout apparentées à des écailles grises et blanches.

Hubertia ambavilla (Ambaville) Asteraceae
Petit arbuste poussant en buisson et pouvant atteindre 3 m, fréquent en bordure de clairière ou le long des sentiers jusqu'à près de 2000 m. Ses petites feuilles sont dentées, plus ou moins en fonction de l'altitude. Elle fleurit presque toute l'année de petites fleurs blanches et jaunes pâle en fin de rameaux. Les akènes s'envolent facilement au vent. La plante est utilisée en pharmacopée.

Hubertia tomentosa (Ambaville blanc) Asteracées
Cette plante endémique ne craint nullement l'altitude puisqu'on en rencontre dans la dernière montée au Piton des Neiges où elle a du mal à atteindre de grandes tailles. Ailleurs, l'arbuste peut atteindre 2 m. Les tiges sont laiteuses et les minuscules feuilles duveteuses. La belle floraison jaune se fait en fin de rameau. Les fleurs à 5 pétales jaunes sont groupées en grappes.

Astelia hemichrysa (Ananas marron) Asparagaceae
Très fréquente dans les forêts humides de montagne, elle se distingue bien de la canne marron par l'implantation de ses feuilles partant dans tous les sens. Les longues feuilles argentées dessus sont pliées en gouttière. Inflorescence en grappe jaune-orangé donnat des grappes de fruits se terminant par un bec foncé.

Machaerina iridifolia (Paille sabre, sabre marron) Cyperaceae
Endémique des Mascareignes. Pousse en touffe un peu partout sur l'île à partir d'un rhizome. Facile à repérer en raison de la forme des feuilles rigides ressemblant à des épées pointues. Elles sont longues, lisses et poussent en éventail. Elle peut rapidement obstruer le sentier en zone humide. Les fleurs en épi ressemblent à celles des graminées.

Helichrysum heliotropifolium (Velours blanc) Asteraceae
Très belle plante ne dépassant pas 1 mètre, souvent rencontrée le long des sentiers en forêt humide de montagne, entre 1000 et 1500 m. Les feuilles ovales et pointues sont recouvertes d'un fin velours argenté. Les fleurs forment des grappes en fin de tige. Les fruits sont des akènes côtelés.

Erica galioides (Thym marron) Ericacées
Très présente du côté de Bélouve (Plateau de thym), cette bruyère endémique aime les landes rases au-dessus de 1500 m. Elle forme un tapis faisant penser à du thym, d'où son nom. Elle pousse en petites touffes. Les feuilles sont minuscules et les fleurs tout autant. Ne pas piétiner lors des randonnées même si la plante n'est pas protégée.

Peperomia portulacoides (Pourpier marron) Piperacées
Terrestre ou épiphyte, cette vivace endémique pousse en forêt humide jusqu'à 1000 m. La tige charnue, verte, porte des petites feuilles également charnues, opposées en fin de tige. L'inflorescence terminale comporte de minuscules fleurs. La plante est fragile.

Pilea urticifolia (Persil marron) Urticacées
Cette endémique est de toutes les forêts humides, souvent en compagnie du pourpier marron. Elle présente un port rameux de 40 à 60 cm. La tige verte, tirant sur le rouge, porte des feuilles aux nœuds. Les feuilles charnues, de tailles différentes, sont d'un beau vert. Elles sont dentées. L'inflorescence en épi de minuscules fleurs jaunes se situe au bout d'une longue tige.

Boehmeria penduliflora (Bois de chapelet) Urticaceae
Introduite en 1970, cet arbrisseau envahissant se retrouve partout, des bords de cours d'eau principalement jusqu'aux coulées récentes de l'enclos. Hauteur 1 à 2 m. Les feuilles opposées, longues et fines montrent toutes leurs nervures. Les fleurs tombent en grappes et forment des chatons à la manière des noisetiers. Les fruits sont des akène transportés par le vent, l'eau ou les vêtements.

Quercus robur (Chêne pédonculé) Fagaceae
On ne présente plus cet arbre bien connu des régions froides, mais on s'attend peu à le trouver sous les tropiques. Les plus beaux sujets s'observent à Cilaos, où ils auront beaucoup de mal à atteindre les 30 m d'Europe. Impossible à manquer grâce à ses feuilles (de chêne !)

Solanum mauritianum (Bringelier marron) Solanaceae
Arbuste atteignant souvent 2 m. Elle a colonisé toute l'île et ne peut être combattue. Les graines sont dispersées par les oiseaux. Les tiges fragiles cassent au moindre cyclone. Les feuilles et jeunes tiges sont recouvertes d'un velours argenté. Les fleurs sont bleu-mauve et les fruits jaunes ou orangés à maturité. Très commune en milieu humide. La plante est toxique.

Ardisia crenata (Bois de Noël) Myrsinaceae
Ce petit arbuste ne dépassant pas 1,5 m de haut est souvent présent en sous-bois humide de basse ou moyenne altitude. Il s'implante sur le sol, empêchant d'autres espèces de profiter de la lumière. Le feuillage en couronne comprend des feuilles vert-foncé, crénelées, ondulées et coriaces. Les fleurs à 5 pétales sont au bout d'un long pétiole. Les fruits en grosses grappes rougesle rendent impossible à confondre. Fuit toxique.

Clidemia hirta (Tabac bœuf) Melastomataceae
On la retrouve dans toutes les terres tropicales du monde où elle commence à inquiéter les autorités pour son invasivité. Elle s'adapte à toutes les altitudes et à tous les milieux, ce qui la rend si invasive. Fleur blanche et fruit noir à ne pas confondre avec Tibouchina en période hors floraison.

Ageratina riparia (Orthochifon, jouvence) Asteraceae
C'est la plus commune des envahissantes non gênantes pour la marche. Difficile de ne pas la voir sur la majorité du circuit en milieu humide où elle recouvre parfois tellement le sentier qu'on a du mal à le repérer. Ses graines, très légères sont très facilement dispersées par le vent, le ruissellement ou les animaux.

Acacia mearnsi (Acacia noir) Fabaceae
Introduit fin XIXe siècle pour ses tanins servant au traitement du cuir, il a plus tard été planté près des champs de géranium pour avoir du combustible à proximité. Ses graines nombreuses lui permettent de se reproduire très vite et on en trouve absolument partout sur l'île. Il ne résiste pas aux vents. Sa feuille classique de fabacées comporte de minuscules folioles. La fleur odorante ressemble à celle du mimosa.

Castanea sativa (Châtaignier) Fabacées
Sa présence est anecdotique à La Réunion où l'on trouve quelques spécimens en randonnant comme ici au gîte de Bélouve. L'arbre dépasse les 20 m. Les grandes feuilles ovales sont très dentées avec des nervures marquées. La fleur mâle est un long chaton jaune. La bogue, très piquante contient 3 châtaignes comestibles.

Platanus x hispanica (Platane) Platanacées
On s'attend peu à rencontrer cet arbre aux feuilles caduques à La Réunion. Pourtant, il y a été introduit. Il dépasse les 20 m pour parfois la même largeur. La feuille, caduque, comporte 5 lobes dentés. Les fleurs bisexuées poussent sur un pédoncule pendant. Le fruit est une boule d'akènes très serrés.

Cinnamomom camphoraa (Camphrier) Lauracées
L'arbre à camphre, souvent planté par l'ONF, se naturalise lentement sur l'île en atteignant déjà les 1200 m. Il peut atteindre 30 m avec d'énormes troncs. Les feuilles persistantes alternes, brillantes, coriaces dégagent une odeur de camphre si on les froisse. On voit très peu les petites fleurs produisant des drupes sphériques et foncées.

Eucalyptus tereticornis (Eucalyptus) Myrtacées
Plusieurs espèces cohabitent à La Réunion où ils ont tous été plantés. L'arbre peut atteindre des hauteurs record avec de monstrueux troncs. L'écorce se détache constamment du tronc. Les feuilles d'une quinzaine de cm sont d'un beau vert lustré. La fleur est un petit pompon d'étamines qui donnent une capsule à l'aspect de petit gland.

Eucalyptus robustus (Eucalyptus robuste) Myrtacées
Souvent rencontré en randonnée, ce gros eucalyptus se reconnaît surtout à son écorce très épaisse, spongieuse où même les doigts pénètrent sans effort. La belle feuille ovale et pointue, coriace et brillante sent si on la froisse. Fleurs en pompon très fournis d'étamines. Fruit en capsule ronde et pointue.

Ligustrum ovalifolium (Troène) Oléacées
Si on connaît bien cet arbuste pour en faire des haies touffues, on n'imagine pas, en l'introduisant sur l'île, que les oiseaux auront vite fait de le naturaliser. On retrouve cet arbuste ramifié presque partout jusqu'à 1500 m. Comme son nom l'indique, il a de petites feuilles ovales aigües. Des centaines de fleurs blanches en tube, regroupées en grappes fournissent autant de petites drupes violet foncé.

Tetrapanax papyrifer (Arbre à papier de riz) Arialacées
Très présente le long de la route de Salazie, on retrouve cette plante aux larges feuilles de plus en plus souvent. De longues tiges portent une rosette de nombreuses feuilles. Ces feuilles à l'interminable pétiole comportent de nombreux lobes pointus avec nervure bien marquée. L'énorme inflorescence en grappes de fleurs blanches en pompons donne de petites drupes.

Camellia sinensis (Thé) Theaceae
Il a été longuement cultivé aux siècles précédents et il n'en reste pratiquement plus en culture. En revanche il n'est pas rare d'en rencontrer quelques pieds spontanés dans certaines régions de l'île où il était cultivé (Grand Coude par exemple ou à l'Eden). La jeune feuille sert à préparer le thé. La fleur a sept pétales et de longues étamines jaunes. Le fruit est une capsule sphérique.

Pittosporum senacia (Joli cœur) Pittosporaceae
Petit arbre indigène très touffu et ramifié, facilement reconnaissable grâce à ses feuilles à marges ondulées qui sentent la carotte lorsqu'on les froisse, ainsi qu'à ses fruits oranges en grappe au bout des branches (voir photo), et laissant apparaitre des graines rouges et visqueuses à maturité. Fleurs blanches odoriférantes.

Potentilla indica (Fraise d'lo, fraise-crapaud) Rosaceae
Comme sa cousine la fraise de nos jardins, ses stolons lui permettent de s'étendre sur des surfaces parfois importantes. La fleur est d'un beau jaune, le fruit totalement insipide. Plante très utilisée en médecine locale. Plante exotique envahissante.

Rubus rosifolius (Framboisier) Rosaceae
On rencontre cette ronce indigène assez fréquemment dans les forêts humides de montagne, en bord de chemin. Les fruits noirs sont difficiles à voir et rappellent les mûres de la ronce commune de métropole. Elle est utilisée en médecine locale mais n'est pas envahissante.

Fragaria vesca (Fraise des bois) Rosacées
Mois présente que la fraise d'lo, on la trouve cependant un peu partout dans les zones humides et ombragées. La plante vivace développe des stolons pour se reproduire. Les feuilles trifoliées sont très dentées. La fleur a 5 pétales blancs. Le fruit rouge est très agréable à consommer.

Pennisetum purpureum (Pennisète, herbe à éléphant) Poaceae
Ces hautes herbes ont colonisé l'ensemble de l'île jusqu'à des altitudes dépassant les 1500 m. D'abord cultivée pour le fourrage du bétail, elle envahit désormais tous les endroits possibles et fait très vite pour boucher un sentier ou chemin mal entretenu. On ne passe plus en moins de deux ans.

Persicaria capitata (Herbe corail, renouée) Polygonaceae
Très présente sur les talus et zones rocheuses, elle envahit toute la surface de ses tiges de 15 à 25 cm de haut, empêchant toute autre plante de s'installer. Les tiges sont rampantes. Les petites feuilles ovales sont vertes ou rouges par manque d'eau avec un V caractéristique. Les fleurs rose-rouge venant par deux en fin de tige ressemblent à celles du trèfle.

Persicaria chinensis (Renouée du chinois) Polygonacées
Exotique commune le long des sentiers de randonnée, dans les zones humides en-dessous de 1000 m, cette renouée est beaucoup plus haute et verte que la précédente. Les tiges, longues et souples, sont rouges. La feuille verte comporte un V caractéristique. Les fleurs blanches à 5 pétales en fin de rameau se présentent en petites grappes.

Viscum triflorum (Souris chaude, gui pays) Santalacées
Ce gui ressemble à celui qui recouvre nos peupliers ou pommiers. Il colonise surtout les tamarins des hauts où on le remarque souvent dans les forêts à l'ouest du Maïdo. Il suffit qu'une graine reste collée à une branche pour le voir se développer aussitôt. Il pousse en grosse boule touffue et porte des petites baies blanches et gluantes.

Elatostema fagifolium - Urticacées
Cette plante endémique de Maurice-Réunion, peu décrite, se trouve dans des milieux humides, en sous-bois. La tige cylindrique peut mesurer jusqu'à un mètre. Les feuilles alternes opposées ont une forme particulière car la nervure centrale n'est pas constamment au milieu du limbe. Les feuilles se rapprochent du côté où la nervure est la plus proche de la marge qui peut être dentée. L'inflorescence sur la tige rassemble de minuscules fleurs jaune pâle.


Les plantes et les arbres du littoral dans les bas de l'île

On trouve certains arbres présentés ici au-dessus de 200 m.

Pithecellobium dulce (Tamarin d'Inde) Fabacées
Arbre pouvant atteindre de grandes tailles qui s'est installé dans l'Ouest de l'île où on le trouve facilement entre Saint-Joseph et Saint-Paul. Ses feuilles en formes d'ailes sont implantées sur des branches épineuses. Fleurs blanches en pompons et gousses rouges en spirales très caractéristiques.

Tamarindus indica (Tamarinier) Fabacées
Arbre au tronc massif qui peut vivre très vieux. L'écorce est très écailleuse. Ses feuilles alternes comportent une quinzaine de folioles se fermant la nuit. Les belles fleurs pendent en grappes en fin de rameau. Le fruit comestible est une gousse contenant des graines entourées de pulpe. Nombreuses utilisations culinaires ou médicinales.

Hibiscus tiliaceus (Mahot bord de mer) Malvacées
Cet arbre se retrouve principalement en bordure de mer ou jusqu'à 100 m d'altitude. Il se reconnait à sa belle fleur jaune et à ses feuilles en forme de cœur. L'arbre peut atteindre 8 mètres. La fleur nait blanche, devient jaune dans la journée et pourpre puis violine en fin de vie, quelques heures plus tard. Les drupes ont 5 faces.

Thespesia populnea (Porcher) Malvacées
On trouve le porcher dans toutes les latitudes. Cela est dû en partie au long voyage des fruits insubmersibles venant s'échouer un beau jour sur une plage. Les feuilles en forme de cœur pendent vers le sol. La grande fleur est jaune avec un centre rouge. Elle rougit en vieillissant. Le fruit comporte 5 faces.

Melia azedarach (Lilas de Perse) Meliacées
L'arbre peut atteindre 20 m. Son bois de qualité est dur résiste aux insectes. Le feuillage caduc est composé de longues feuilles pétiolées. L'inflorescence en fin de rameau est énorme avec des centaines de petites fleurs couleur lilas ou claires. Les drupes pendent ensuite par grappes.

Terminalia catappa (Badamier, amandier tropical) Combretacées
Très présent dans les parcs et en bord de mer, l'arbre peut atteindre de très gros volumes et une hauteur de 20 m. Ses feuilles rougissent avant de tomber. Le fruit est une drupe en forme d'amande contenant une amande agréable à consommer fraîche ou séchée.

Ficus benghalensis (Banian) Moracées
Reconnaissable en premier à ses racines, on le trouve partout sur l'île à basse altitude, principalement en ville, dans les parcs ou près de certains temples. Il peut atteindre des tailles impressionnantes. Les racines tombent des branches et s'installent dans le sol.

Ficus elastica (Caoutchouc) Moracées
Beaucoup plus rare que le banian à La Réunion, on le rencontre aux mêmes endroits. Ses feuilles épaisses et coriaces atteignent les 30 cm. Il doit son nom au latex toxique contenu dans toutes les parties de l'arbre. Ses fleurs minuscules et son fruit à une graine se remarquent très peu.

Adansonia digitala (Baobab) Bombacacées
S'il peut atteindre 10 mètres de circonférence au Sénégal ou à Mayotte, il est moins fréquent d'en rencontrer sur l'île. On le reconnait à son tronc lisse, son manque de feuilles, ses fleurs blanches ou ses fruits duveteux pendant sous les branches. Il peut vivre 2000 ans.

Thespesia populneoides (Bois de peinture) Malvacées
Cette espèce indigène s'observe surtout dans l'Ouest le long du littoral ou à basse altitude. L'arbuste n'a pas de branche dans le bas. Les feuilles alternes et entières sont disposées en spirale. La fleur jaune en forme d'hibiscus rosit puis rougit en fin de journée. Le fruit est une capsule verte pendant au bout d'un long pédoncule. Sec, il flotte longtemps et peut ainsi se disséminer.

Melaleuca quinquenervia (Niaouli, arbre à peau) Myrtacées
Présent le long des routes ou dans les parcs, il se distingue principalement par son écorce de feuilles concentriques constamment en train de peler. Ses feuilles elliptiques odorantes pendent vers le sol. Les fleurs sont des petits pompons blancs. Les fruits, en grappe, comportent des milliers de graines qui pourraient le rendre invasif. On extrait de l'huile essentielle des feuilles.

Melaleuca alternifolia (Arbre à thé) Myrtacées
L'arbre, originaire d'Australie, atteint 6 m. L'écorce est parcheminée mais moins que le Niaouli. Les feuilles persistantes, en forme d'aiguilles sont riches en huiles essentielles. La floraison s'effectue en grappe d'épis en fin de rameau. Chaque épi est formé d'une vingtaine de petites fleurs blanches attirent les insectes. Les capsules pendant en fin de branche produisent une quantité de petites graines.

Calophyllum inophyllum (Takamaka des bas) Clusiaceae
Arbre peut être indigène, de bord de mer qui résiste bien aux embruns, atteignant parfois 15 m. Pousse en terrain sableux. Le tronc contient du latex. Se reconnaît à ses feuilles coriaces aux nervures parallèles et bien marquées. L'inflorescence terminale comprend des grappes de supêrbes fleurs blanches avec étamines jaunes. Les fleurs blanches sont très odorantes.Le fruit est une drupe dure.

Scaevola taccada (Manioc marron bord-de-mer) Goodeniacées
Plante de littoral indigène facilement reconnaissable. Feuilles persistantes. Fleurs jaune très pâle ou blanches veinées de mauve pâle. Parfois cultivée comme plante ornementale. Également utilisée comme plante médicinale.

Pittosporum tobira (Pittospore du Japon) Pittosporacées
Surtout présent dans les jardins, cet arbuste peut atteindre 3 m. Le tronc ramifié se termine en panicule portant les feuilles. Elles sont alternes, ovoïdes, vert foncé brillant. Les fleurs, également en panicule en fin de rameau au-dessus des feuilles, très odorantes, comportent 5 pétales. Le fruits est une drupe verte à trois valves contenant des graines gluantes orangées.

senna occidentalis (Indigo) Fabacées
Cette fabacée annuelle aux fleurs jaunes envahit de nombreuses régions de l'île. La plante peut créer une grosse touffe malgré la faible ramification de ses branches. Les feuilles au pétiole rougeoyant sont alternes à 6 ou 8 folioles. Les fleurs sont groupées en fin de rameau. Elles sont composées d'un calice vert et de 5 pétales jaunes plus 10 étamines. Le fruit est une gousse dressée chargée de graines brunes.

Coccoloba uvifera (Raisin de mer) Polygonaceae
Plante de littoral qui résiste aux embruns marins et au vent qui l'empêche de grandir s'il est trop exposé. On en rencontre sur tout le tour de l'île. Nervures de la feuille rouge dessous, blanche dessus. Fruit comestible, en grappes, d'où son nom de raisin.

Ficus microcarpa (Arbre de l'intendance) Moracées
Ce grand arbre à la cime étalée pouvant atteindre 40 m se trouve également fréquemment à l'état de bonsaï. Les feuilles alternes et coriaces sont ovales. Les fleurs sont des cycones, de petites figues de 5 à 10 mm de diamètre. Le fruit est un akène, contenant une graine unique, contenu à l'intérieur de la figue.

Heliotropium foertherianum (Veloutier blanc) Boraginacées
Rencontré le plus souvent près du littoral où il pousse en gros buisson, il devient beaucoup plus grand cultivé en ville dans un parc. Il doit son nom au velours recouvrant sa feuille. Les fleurs poussent en grappe au bout d'une branche. Les fruits, également en grappe brune flottent avant de se disséminer.

Pongamia pinnata (Pongame, arbre diesel) Fabacées
Cet arbre se rencontre sur ou près du littoral. Ses branches semblent pousser sans fin jusqu'à lui donner un aspect pleureur. Les fleurs mauves rosé sont en grappe. L'huile du fruit en forme de gousse peut servir à produire du biocarburant d'où son nom vernaculaire.

Flacourtia indica (Prune malgache) Flacourtiaceae
Arbuste buissonnant assez présent le long du littoral Ouest et Sud. Il a tendance à devenir de plus en plus envahissant. Les feuilles vert brillant sont finement dentées. Les fleurs naissent en grappe. Le fruit est une drupe. Bon appétit à ceux qui oseront manger ses fruits après les avoir bien malaxés dans la main. Jeune il est épineux mais perd rapidement des épines.

Schinus terebinthifolius (Baie rose ou faux-poivrier) Anacardiaceae
Très présent dans toute l'île, il est facilement reconnaissable à ses feuilles à 5 folioles et à ses grappes de graines rouges utilisées à La Réunion et ailleurs comme condiment. Les feuilles écrasées sentent le poivre. Les fleurs blanches en grappes pendantes donnent de grosses grappes de drupes rouges. Très utilisé en médecine, il est pourtant toxique à fortes doses.

solanum torvum (Fausse aubergine) Solanaceae
On la rencontre fréquemment en basse altitude mais elle est peu colonisatrice pour le moment. Elle atteint tout de même facilement 2,5 m de hauteur. Elle possède de belles fleurs blanches avec un pistil jaune. Les branches peuvent comporter quelques épines. Ses fruits poussent en grappes jaunissent à maturité.

Mimosa pudica (Sensitive, mimosa pudique) Fabaceae
Cette petite plante qui s'étale plus sur le sol qu'elle ne monte en hauteur est surtout spectaculaire au toucher ou en cas de pluie. C'est toujours un jeu pour les enfants que d'effleurer la feuille qui se referme en un instant (phénomène de thigmonastie). Belle petite fleur rose en pompon.

Ricinus communis (Ricin, tantan) Euphorbiaceae
Difficile de le manquer car il a presque colonisé l'île en basse altitude. Très facile à reconnaître grâce à ses feuilles palmées et dentelées, puantes si on les écrase. Le fruit est une bogue hérissée d'épines contenant des graines très toxiques. La plante pousse assez vite.

Jatropha gossypiifolia (Medecinier sauvage ou rouge) Jatropha
Tout d'abord introduite comme ornement dans les jardins, cette belle plante s'est naturalisée en raison des graines dispersées par les oiseaux. On les croise en randonnant dans l'Ouest. A fait l'objet de recherches poussées sur son pouvoir anticancéreux.

Parkinsonia aculeata (Quatre épingles, genêt épineux) Fabacées
Il est de plus en plus présent dans l'Ouest où il se naturalise lentement. Se reconnaît à son port pleureur, ses très longues feuilles très fines comportant une trentaine de minuscules folioles, ses fleurs jaunes en grappe et ses deux ou trois épines à chaque nœud.

Leptospermum scoparium (Arbre à thé, Myrte de Nouvelle Zélande) Myrtacées
On le rencontre rarement en bordure de jardin uniquement. C'est un buisson de petite taille comportant des minuscules feuilles a à la pointe piquante. Les fleurs roses à rouge entourent la branche qui les porte. L'arbuste produit de petites capsules remplies de graines allongées.

Maerua parvifolia (Mukazi) Capparaceae
Arbuste africain assez rare à La Réunion qu'on ne rencontre qu'en jardin de particuliers. C'est un buisson très touffu aux branches longues et pendantes couvertes de petites feuilles légèrement piquantes au toucher. Les minuscules fleurs restent peu sur la branche. La gousse comporte quelques graines noyées dans une matière visqueuse.

Gossypium sp (Coton) Malvacées
La culture du coton dans l'Ouest fut vite abandonnée en raison sa gourmandise en eau. Malgré la forme de sa feuille caractéristique on ne le remarque qu'à sa graine lorsqu'elle est sèche et laisse sortir les longs poils soyeux qui sont utilisés en industrie textile. La belle fleur est jaune ou rouge en fonction de l'espèce.

Albizia lebbeck (Bois noir) Fabaceae
Cet arbre peut atteindre une dizaine de mètres. Très envahissant (4/5), on le retrouve partout dans les bas et forêts semi-sèches. Les feuilles d'une dizaine de folioles sont caduques. Ses fleurs à longues étamines et surtout ses gousses jaunes qui bruissent au vent le rendent aisément identifiable. Il aime les zones sèches jusqu'à 500 m.

Leucaena leucocephala (Faux Mimosa, cassi) Fabaceae
Introduite au 19ème siècle pour le fourrage, la plante est désormais naturalisée et impossible à éradiquer (5/5 sur la liste des envahissantes). Son feuillage persistant le rend incontournable pour les éleveurs de cabris. Les fleurs blanches sont en pompons de 2m de diamètre. Les gousses d'une quinzaines de cm pendent sous les branches.

Acacia farnesiana (Zepinard, cassier) Fabacées
Cet épineux très connu dans l'Ouest, principalement dans la région de Saint-leu s'est naturalisé partout où la terre a un jour été remuée pour y créer des champs ou des routes ou pistes. Les feuilles, fermées la nuit s'ouvrent au soleil. La fleur odorante est un petit pompon jaune. Les gousses sont le plus souvent tordues en cercles

Senna alata (Quatre épingles, dartrier) Fabacées
Cet arbuste se distingue rapidement des autres fabacées à ses grandes feuilles portant une dizaine de folioles, son port dressé et ses grandes fleurs jaunes. Les gousses, longues de 15 cm et droites peuvent contenir une cinquantaine de graines. Il est utilisé comme laxatif.

Albizia saman (Arbre à pluie) Fabacées
Cet arbre qui peut atteindre des hauteurs exceptionnelles est utilisé comme ornement. Il se développe en parasol. Les longues feuilles bipennées comportent des folioles se refermant la nuit ou en cas de pluie. Les petites fleurs se reconnaissent aux multiples étamines roses en pompon. Longue gousse.

Dichrostachy scinerea (Mimosa clochette) Fabacées
Très présent dans l'Ouest, cet épineux envahit le milieu, le rendant impossible à traverser en randonnée. Les épines peuvent être très longues. Les feuilles bipennées sont composées de très petites folioles. La fleur en pompon allongé est un beau mélange de jaune et de rose blanchissant en fanant. Le fruit est une gousse qui s'enroule sur elle-même.

Prosopis juliflora (Zepinard) Fabacées
D'introduction récente pour le fourrage (1920), cet arbuste a depuis colonisé une grande partie de l'Ouest (5/5). Facile à reconnaître à ses longs chatons et surtout à ses très dangereuses épines atteignant 10 cm parfois. Les feuilles bipennées comportent une vingtaine de folioles. Inflorescences blanches en épis virant rapidement au jaune. Grandes gousses pendantes laissant tomber des graines noires. La plante sert à de multiples usages.

Cassia corymbosa (Senna) Fabacées
Comme toutes les fabacées, l'arbuste est composé de feuilles bipennées, ici de 3 à 6 folioles. Les feuilles écrasées entre les doigts dégagent une odeur de cacahouète. Les fleurs à 5 pétales en grappes en fin de rameau sont d'un jaune franc. Les étamines recourbées se terminent par une tâche brune. Les fleurs attirent les insectes. Le fruit est une gousse d'une dizaine de cm.

Senna siamea (Cassia du Siam) Fabacées
Visible en randonnée dans la Forêt de l’Étang Salé. Les feuilles ressemblent à celles de Senna alata mais les folioles sont plus obliques le long de la tige. Les fleurs sont également en grappes jaunes en bout de branche. Les gousses d'une quinzaine de cm contiennent des graines brillantes.

Peltophorum pterocarpum (Flamboyant jaune, arbre de feu) Fabacées
Impossible à manquer le long des routes, dans les parcs au mois de janvier durant la spectaculaire floraison jaune. Les feuilles d'une cinquantaine de cm sont bipennées avec une vingtaine de paires de folioles. La fleur est une grappe jaune et la gousse de moins de 10 cm contient quelques graines.

Delonix regia (Flamboyant) Fabacées
On ne présente plus cet arbre malgache emblématique des régions tropicales qui se voit de très loin à son panache rouge de novembre à janvier. Il perd ses feuilles et la floraison intervient avant la pousse de celles de l'année. La fleur est magnifique et les gousses, longues et très dures atteignent plus de 50 cm.

Cassia javanica (Cassia de java) Fabacées
Originaire de l'Asie du Sud, l'arbre a été introduit comme ornement des jardins. Il se remarque de loin à sa floraison rose très fournie qui dure trois mois à partir de janvier. Une fois les fleurs tombées, il ressemble de loin à tous les cassias et fabacées. Sa gousse cylindrique est longue et cloisonnée.

Cassia Fistula (Cytise indien) Fabacées
Plante indienne rencontrée en ville ou dans les jardins de basse altitude. Si l'arbre est banal durant l'année, on le remarque par sa floraison jaune spectaculaire composée de longues grappes retombant vers le sol. Il produit également de très longues gousses brunes compartimentées.

Jacaranda mimosofolia (Flamboyant bleu) Bignoniacées
Originaire d'Amérique du Sud, le jacaranda se retrouve également en ville et dans les parcs ou jardins où sa spectaculaire floraison bleue attire le regard à partir d'octobre. Les fleurs en trompette se regroupent en grappes dirigées vers le ciel.

Cordia sebastena (Sébestier) Boraginacées
On remarque cet arbre de loin une bonne partie de l'année à sa floraison quasi permanente. L'arbre de 5 ou 6 m possède des feuilles alternes persistantes, épaisses et coriaces aux nervures bien marquées. Les fleurs en grappes terminales sont en forme d'entonnoir de très belle couleur orange vif. Le fruit est une drupe blanchâtre comestible mais insipide, donc peu consommée.

Hura crepitans (Arbre dauphin) Euphorbiacées
Arbre des jardins, souvent taillé pour éviter de trop grandes tailles. La feuille ovale au long pétiole est d'un beau vert possède des nervures saillantes. La fleur mâle est totalement différente des femelles, les deux ayant des formes très originales. Le fruit ressemble à une petite citrouille qui explose sous la pluie, éjectant des graines en forme de dauphin. Très toxique.

Khayase negalensis (Acajou du Sénégal) Meliacées
Cet arbre africain se trouve en très grandes quantités dans la Forêt de l'Etang Salé où il a été planté pour le maintien des sols. Le tronc porte ses premières branches assez loin du sol. Les feuilles composées à 5 folioles poussent en spirale à la fin des branches. Les fleurs blanches attirent les insectes. Le fruit est une capsule globuleuse au port érigé. La graine est ailée.

Azadirachta indica (Margousier, margotier) Meliacées
Egalement très fréquent dans la forêt de l'Etang Salé, cet arbre, aussi appelé lilas en raison de sa floraison en grappe, est assez fragile au vent. Les feuilles alternes, comportant une quinzaine de folioles, poussent en grosses touffes à la fin des branches. Les petites fleurs blanches odorantes forment de longues grappes en fin de rameau au milieu des feuilles. Les fruits toxiques ressemblent à de petites olives vertes qui jaunissent à maturité.

Baringtonia asiatica (Bonnet de prêtre) Lecythidacées
Cet arbre massif doit son nom vernaculaire à la forme carrée de sont fruit. Les feuilles d'un beau vert peuvent atteindre 40 cm. La nervure centrale blanche et très marquée. La grosse fleur odorante possède 4 pétales blancs mais surtout un gros pompon de longues étamines roses. Le fruit, de 10 cm, comporte 4 coins. Il pend au bout d'un long pédoncule. Il est toxique.

hernandia moerenhoutiana (Arbre lanterne des montagnes) Hernandiacées
Commun dans les îles Pacifique, ce grand arbre se rencontre très rarement (ici au Tampon). Les feuilles vertes, coriaces comportent un long pétiole. Les fleurs poussent en grappe à la fin du rameau. Le fruit est une drupe rouge comportant un trou dans le bas laissant voir la graine noire semblant flotter dans le vide d'où son autre nom de Jack-in-the-box.

Ehretia cymosa (Bois malgache) Boraginacées
Plante envahissante à croissance rapide importée de Madagascar qui aime les zones littorales semi-sèches. Les branches sont pendantes et étalées. Les feuilles alternes sont en général un peu ourlées. Les petites fleurs blanches odorantes sont en grappes en fin de rameau. Les fruits verts, en grappes également, virent au rouge puis au noir avant de se fragmenter en quatre graines.

Trema orientalis (Bois d'Andrèze) Cannabacées
Cette arbuste de 4 m, de plus en plus envahissant, se rencontre en basse et moyenne altitude dans les zones humides. Les branches sont étalées ou tombantes. Les feuilles finement dentées, ourlées, sont simples et alternes. Les minuscules fleurs verdâtres sont groupées à la base des feuilles. Les fruits sont de petites drupes contenant une graine noire. La plante est utilisée en pharmacopée.

Bauhinia monandra (Arbre orchidées) Fabacées
Cet arbuste ornemental de 8 m est présent en ville ou dans les parcs pour la décoration. Sa curieuse feuille est la réunion de deux folioles qui se referment et s'ouvrent en fin et début de journée. La fleur comporte 4 pétales fins roses et blancs et un large plus coloré de rouge et de jaune. Une seule étamine. La gousse de 15 cm s'enroule en s'ouvrant.

Magnolia champaca (Champac) Magnoliacées
Cet arbre se rencontre souvent en bordure de route ou dans les parcs. Utilisé en menuiserie, il peut atteindre 15 m. Les feuilles coriaces de 20 cm sont vert foncé dessus et pubescentes en-dessous. Les fleurs solitaires et odorantes comportent de longs pétales. On en extrait une essence utilisée en parfumerie. Le fruit est une grappe de grains vérolés de blanc contenant de la pulpe orangée et des graines.

Tababuia heterophylla (Poirier pays) Bignoniacées
Il se retrouve en bordure de route ou dans les parcs pour son feuillage persistant et brillant qui le rend décoratif. Les feuilles sont constituées de 3 ou 5 folioles. Les feuilles vertes et brillantes ont la nervure centrale bien marquée. La floraison d'une ou deux fleurs s'effectuent en fin de rameau. La fleur tubulaire est rose pâle ou blanche. Le fruit est une gousse assez longue.

Ruizia cordata (Bois de senteur blanc) Malvacées
Cet endémique a failli disparaitre. Il ne restait que trois individus sur l'île en 1970. On le trouve désormais dans de nombreux parcs. La feuille est plus ou moins découpée en fonction de l'âge mais la couleur argentée permet de l'identifier rapidement. Les fleurs en petites grappes terminales sont roses à 5 pétales. Le fruit est une capsule remplie de petites graines noires.

Pilea cadierei (Plante aluminium) Urticacées
Plante vivace d'ornement originaire de Chine comportant plusieurs variétés sur l'île, presque toutes endémiques. Elle est utilisée comme couvre sol décoratif dans les jardins. Les tiges charnues sont cassantes. Les feuilles opposées sont vertes et portent des tâches argentées insérées entre les nervures, lui donnant un aspect géométrique.

Pouzolzia laevigata (Bois de fièvre) Urticacées
On ne trouve pas cette endémique sur toute l'île. Elle est fréquemment utilisée pour faire baisser la fièvre et se retrouve même cultivée en jardin. L'arbuste ne dépasse pas 3 m. Les feuilles, longues et larges, poussent en hélices en fin de rameau. Les fleurs poussent à la base des feuilles. Elles sont minuscules, mâles comme femelles. Le fruit est un akène comme le pissenlit.

Volkameria hetrophylla (Bois de chenille) Lamiacées
Arbre endémique et protégé tendant à se raréfier. Il pousse dans l'ouest à basse altitude. L'arbuste à plusieurs troncs ne dépasse pas 4 m. Les feuilles ovales et pointues au sommet sont opposées par trois. La plante est utilisée en médecine traditionnelle pour plusieurs usages.

Dodonaea salicifolia (Bois d'arnette) Sapindacées
Arbuste aux branches nombreuses et ramifiées atteignant 4 m. Les feuilles jeunes sont collantes. Les adultes sont odorantes. Les fleurs sont en grappes ou en panicules. De couleur jaune, elles ont ce qui ressemble à trois pétales soudés. Les fruits sont des capsules avec des ailes contenant 2 à 4 petites graines.

Dombeya acutangula (Mahot des bas) Malvacées
Aussi appelé mahot tantan, cet arbuste endémique des Mascareignes ne dépasse pas 4 m. Il a tendance à se raréfier. De nombreux rejets lui donnent un aspect buissonnant. La feuille pouvant avoir des formes différentes se reconnaît à ses sept nervures. L'inflorescence se fait en deux grappes de petites fleurs blanches de 2 cm. Le fruit est une capsule de forme pentagonale entourée du calice et de la corole séchés.

Jatropha curcas (Pignon d'Inde) Euphorbiacées
Arbuste de 4 m produisant du latex. Les feuilles à 3 ou 5 lobes sont situées au bout d'un long pétiole. Les nervures sont bien marquées. Les inflorescences en cymes terminales comportent des fleurs des deux sexes. Les pétales sont jaunes-verdâtre avec de belles étamines jaunes. Le fruit est une capsule noire à maturité comportant 3 graines.

Polyscias scutellaria (La moque) Arliacées
La moque à La Réunion est le nom donné à un récipient, tout comme la feuille de cet arbuste qui peut facilement recueillir du liquide. L'arbuste, qu'on ne rencontre que dans les jardins, peut atteindre 5 m. Les feuilles opposées, dotées d'un long pétiole, sont d'un beau vert clair et présentent la forme particulière de récipient. Petites fleurs groupées avec rare fructification.

Terminalia mantaly (Badamier de Madagascar) Combretacées
On reconnait aisément cet arbre à la disposition de ses branches étagées horizontales dans les parcs et bords de routes. Les feuilles sont groupées par dizaines en fin de rameau. Les fleurs blanc jaunâtre groupées en épis sont insignifiantes. Le fruit est une drupe aplatie. Le bois est utilisé en menuiserie. Nombreuses utilisations à Madagascar.

Broussonetia papyrifera (Mûrier à papier) Moracées
Assez rare à la Réunion ; image prise dans la Ravine des Avirons. L'arbre peut atteindre 20 m. Les branches velues, longues et fragiles contiennent du latex. Les feuilles grises et duveteuses en-dessous sont en spirale. L'inflorescence mâle est un chaton long et pendant, un glomérule vert pour la femelle. Une fois mûr, le glomérule laisse éclore des tubes orange (photo) portant une graine rouge. Le fruit rouge est comestible.

Bixa orellana (Roucou) Bixacées
Ontrouve le roucouyer dans les jardins comme décoration. Il peut atteindre 6 m. Les feuilles en forme de cœur ont un long pétiole et des nervures très marquées. L'inflorescence est une panicule d'une trentaine de fleurs roses à 5 pétales et de nombreuses étamines jaunes et rouges. Le fruit est une capsule caractéristique rouge à longues épines souples. Le fruit, non comestible, est rempli de nombreuses graines rouges.

Curculigo angustifolia (Coco marron) Hyxpoxidacées
On rencontre fréquemment cette plante ressemblant à un jeune palmier ou à l'orchidée palmier, vivant en grosses colonies tant à l'ombre des sous-bois qu'en plein soleil. Les feuilles atteignant 1 m. L'inflorescence est une grappe de fleurs jaunes apparaissant à la base des feuilles. On le trouve également en décoration de certains jardins.

Faujasia salicifolia (Chasse vieillesse) Asteracées
Plante endémique assez fréquente en altitude facilement reconnaissable en période de floraison jaune. La plante au port dressé peut atteindre 1 m. Les feuilles simples, alternes, ont une base arrondie et un sommet aigu. Inflorescence en fin de rameau, largement au-dessus des feuilles, comporte plusieurs fleurs aux pétales jaunes. Le fruit est un akène facilement dispersé par le vent.

Psiadia viscosa (Baume la plate) Astéracées
Cette endémique de Maurice a trouvé sa place dans quelques jardins ou parcs. L'arbuste de 1 m, assez touffu, comporte de belles feuilles vertes et brillantes, allongées et ourlées, collantes. Les fleurs en fin de rameaux sont des grappes de fleurs blanches. La plante attire facilement les abeilles. Elle comporte de très nombreuses vertus médicinales, comme la lutte contre les verrues.

Psiadia dentata (Ti mangue) Asteracées
Cet arbuste, atteignant 2 m, fait partie des 15 psiadia endémiques de La Réunion. Il forme des buissons touffus. Les feuilles dentées sont simples et alternes, ovales à sommet aigu et à nervure bien marquée. Les inflorescences en capitules en fin de tige comportent de nombreuses petites fleurs blanches. Le fruit est un akène côtelé.

Psiadia retusa (Saliette) Asteracées
Cet arbuste, atteignant 1 m, fait également partie des 15 psiadia endémiques de La Réunion. Il forme des buissons moins touffus que le précédent. Les feuilles sont charnues, simples, alternes, dentelées et arrondies au sommet. Elles sont épaisses et chargées de suc salé. Les inflorescences en capitules en fin de tige comportent de nombreuses petites fleurs blanches. Le fruit est un akène côtelé contenant une seule graine.

Millettia pinnata (Arbre de Pongolote) Fabasées
Rares sont les parkings de grands magasins n'ayant pas un arbre de Pongolote. L'arbre à la cime étalée peut atteindre 25 m. Feuilles alternes comprenent 5 folioles. Inflorescence en grappes d'une vingtaine de fleurs roses à mauve avec un calice en forme de cloche. Le fruit est une gousse pointue très dure de 1 à 2 graines qui ne seront libérées qu'après vieillissement de la gousse. Certaines parties de l'arbre sont toxiques.

Delosperma napiforme (Lavangere) Aizoacées
Espèce de succulente endémique et protégée qu'il est indispensable de repérer et connaître pour éviter de la piétiner. Elle vit dans le Sud et le Sud-est au plus près des vagues. Elle adore les embruns salés. La feuille charnue est d'ailleurs saturée de sel. Il peut être cultivé comme le gazon ordinaire.

Zoysia matrella (Gazon bord-de-mer ou herbe pique-fesses) Poaceae
Résistant bien aux embruns marins, cette graminée indigène constitue de larges plaques dignes des meilleurs terrains de golf où, sans tonte, il ne dépasse guère quelques millimètres. Il peut être piétiné. Très présent sur le littoral du Sud Sauvage.


Les couleurs dans les parcs, jardins ou en ville (Arbres, arbustes et massifs)
En débutant ici avec les plantes succulentes

Furcraea foetida (Choca vert) Agavaceae
Facilement reconnaissable à ses feuilles pointues et sa longue hampe florale de plusieurs mètres pouvant donner un millier de bulbilles qui, en tombant au sol, colonisent les alentours, empêchant ainsi toute implantation des autres plantes.

Agave gp. americanae (Choca bleu) – Agavaceae
Impossible de le confondre avec le choca vert qui est plus clair et tirant vers le jaune. On le rencontre principalement en zones sèches le long du littoral, mais il a colonisé une grande partie de l'île. Ses inflorescences s'observent au bout de très longues hampes.

Ananas comosus (Ananas) Bromeliacées
Deux variétés sont produites à La Réunion, le Victoria et le Maingard. Le premier domine très largement. On longe parfois d'immenses étendues couvertes de cette plante aux longues feuilles piquantes. L'ananas possède de nombreuses vertus.

Ananas bracteatus (Ananas requin) Bromeliacées
On le rencontre en sous-bois des régions humides où il semble devenir de plus en plus envahissant. Le pied ressemble aux autres ananas. Le fruit diffère par sa couleur écarlate. Bien que comestible, il n'est pas consommé.

Agave augustifolia (Choka baïonnette) Asparagacées
Inscrite sur la liste des espèces envahissantes, cet agave porte bien son nom de baïonnette car il vaut mieux ne pas s'y piquer. Une variété porte des bandes colorées plus claires. La longue feuille porte également des épines latérales. L'inflorescence est située à la fin d'une très longue hampe jusqu'à 5 m. Les fleurs jaune verdâtre donnent naissance à des bulbilles qui s'enracinent en tombant.

Sansevieria metallica (Langue de belle mère) Asparagacées
Elle a quitté les jardins pour devenir envahissante (Etang Salé par exemple). Plante vivace à rhizome rampant, à feuille coriace verte veinée finissant par une pointe. Fleur blanche sur longue panicule portant le fuit orange.

Aloe vera (Mazambron) Xanthorrhoeacées
Présent dans tous les jardins pour ses vertus, il aime avant tout les sols arides. Les feuilles très charnues sont triangulaires aux bords dentelés contiennent de la gélatine amère. La floraison s'effectue en frappe jaune au bout d'une longue hampe.

Aloe arborescens (Aloe de Krantz) Xanthorrhoeacées
La plante pousse assez vitre dans un milieu riche et peut vivre en très gros buisson de 5 m. Les feuilles dentées très charnues poussent alternées en hélice autour de la tige. L'inflorescence en fin de tige naissant entre deux feuilles est une grappe de fleurs orangées tombantes. Cet aloes aux multiples vertus était déjà utilisé par les égyptiens.

Aloe helenae (Aloe de Madagascar) Xanthorrhoeacées
Effectivement très fréquent à Madagascar, cet aloe arbuste se retrouve dans les jardins à La Réunion. Contrairement au précédent, sa croissance est très lente. Les jeunes feuilles poussent au moment où celles du bas meurent et sèchent sur le pied qui se transforme en tronc très dur. L'inflorescence est également au bout d'une tige née entre deux feuilles avec une grappe de fleurs jaunes.

Aloe macra (Mazambron marron) Xanthorrhoeacées
Cet aloe endémique et protégé ressemble par ses feuilles au précédent mais a tendance à rester au sol. Les feuilles sont moins épineuses sur la bordure. La hampe florale rouge présente plusieurs épis de belles clochettes rouges et jaunissantes à l'intérieur.

Bryophylum delagoense (Bryophyllum) Crassulacées
Cette plante succulente de plus d'1 m a quitté les jardins d'ornement en se multipliant très rapidement grâce à ses bulbilles en fin de feuilles. Ses feuilles cylindriques et charnues sont opposées et disposées sur deux plans verticaux. Fleurs orangées en grappe sur des tiges poussant à mi-tige. Chaque feuille comporte des pointes où viennent naître les bulbilles qui prennent racine une fois au sol.

Sedum nussbaumerianum - Crassulacées
La plante est utilisée, souvent en pot, pour l'ornement des murs ou rocailles. La plante à croissance lente crée de petites touffes. Les feuilles très charnues sont disposées en rosette, vertes à l'ombre et orangées au soleil. L'inflorescence est une grappe compacte de petites fleurs blanches. Se reproduit très facilement en posant une feuille au sol où elle prendra racine facilement.

Crassula multicava (Fairy crassula) Crassulacées
Plante classique des rocailles où elle crée des tapis au sol en supportant très bien l'absence d'eau. La tige cylindrique s'enracine facilement aux nœuds. Les feuilles ovales et charnues sont disposées par paires opposées. Elles sont plus ou moins vertes en fonction de la lumière. Inflorescence entre les deux dernières feuilles. Belles petites fleurs blanches à 4 pétales donnant naissance à de minulcules plantules pouvant donner une nouvelle plante.

Crassula ovata (Arbre de Jade) Crassulacées
Classique plante de pots adorée par les amateurs de bonsaïs. C'est un arbuste de croissance lente dépassant 1 m. Ses tiges sont courtes et charnues, se divisent souvent et portent des feuilles ovales d'une belle couleur vert bordées d'un liseré rouge. L'inflorescence en ombelle en fin de tige donne des fleurs étoilées blanches. Les fruits sont des petites capsules remplies de graines.

Euphorbia lactea (Cactus candélabre) Euphorbiacées
Très présent dans la forêt de l'Etang Salé, cette euphorbe à la forme ramifiée très caractéristique de candélabre, commence à envahir les bords de chemins. Les tiges comportent trois angles munis d'épines courtes et solides. Feuilles et fleurs sont insignifiantes. La toxicité de la plante rend sa manipulation très délicate.

Euphorbia tirucalli (Bois de lait, euphorbe crayon) Euphorbiacées
Cet arbre une fois adulte peut atteindre 5 m. Il se reconnaît à ses rameaux très ramifiés cylindriques. Les minuscules feuilles se voient difficilement et tombent très vite. Minuscules fleurs jaunes en fin de rameau. Le fruit est une petite capsule à trois loges. Si toxique que les braconniers mettent le latex dans les rivières pour récupérer les poissons sans effort.

Euphorbia xylophylloides (Buisson de lait) Euphorbiacées
Adulte, l'arbre poussant rapidement peut atteindre plus de 10 m. Les branches sont très ramifiées de longues excroissances aplaties vertes, rougeoyantes à la naissance. Feuilles éphémères et minuscules fleurs sont difficiles à étudier. Le fruit est une capsule enfermant de petites graines. La plante contient un lait toxique et irritant coulant abondamment en cas de coupe ou de rupture.

Kalanchoe pinnata (Herbe tortue) Crassulacées
On la rencontre souvent dans les sous-bois des bas de l'île sur les sols sableux ou rocheux. Elle a tendance à devenir envahissante. Les feuilles plates et charnues sont opposées, dentées et produisent des bourgeons qui donnent naissance, en cas de stress, à une nouvelle plante en tombant au sol. L'inflorescence terminale est une panicule de fleurs pendantes rouge orangé. Le fruit est un follicule contenant de nombreuses graines.

Plectranthus ornatus (Plectranthus) Lamiacées
Utilisée comme couvre-sol dans les jardins, cette plante est une vivace succulente à tige ramifiée à la base. Les feuilles opposées sont charnues et crènelées. L'inflorescence en grappe terminale est composée de fleurs bleues veinées de violet. La plante ne doit pas se consommer comme certaines autres lui ressemblant (doliprane).

Tradescantia pallida (Misère pourpre) Commelianacées
Très utilisée en couvre-sol, la plante crée de grosses touffes rougeoyantes ou des branches retombantes en pot suspendu. Vivace rampante elle peut produire de longues branches. La floraison s'effectue à l'extrémité des branches. Une petite fleur à 3 pétales roses et étamines jaunes ne dure qu'une journée. La couleur des feuilles peut varier en fonction de l'exposition.

Zamioculcas zamiifolia (plante ZZ) Aracées
Plante que l'on rencontre plus facilement en pot qu'en terre. Elle peut atteindre 1 m dans de bonnes conditions de culture. C'est la seule plante dans le genre Zamioculcas. Plante sans tige qui rassemble de nombreuses feuilles directement sorties du sol. Feuilles alternes charnues d'un beau vert brillant. Les fleurs sont difficiles à étudier, perdues entre les pédoncules des feuilles.

Tradescanthas pathacea (Tradescantia) Commelinacées
Plante commune des jardins aimant pousser en grosses touffes s'épaississant avec le temps. Les feuilles succulentes sont fragiles et cassent facilement. Elles sont vertes sur le dessus et rouge violet en-dessous. La petite fleur blanche a trois pétales. Le fruit est une capsule à deux graines qui germent très rapidement et facilement. La plante est toxique.

Tradescantia spathacea (Tradescantia) Commelinacées
Plante vivace succulente se multipliant rapidement pour vivre en touffe. La feuille est verte dessus et violette dessous. Les petites fleurs blanches dans un capuchon pourpre produisent deux graines très prolifiques.

Agave attenuata (Agave cou de cygne) Asparagacées
Très belle agave aux feuilles vertes, grasses et longues d'une cinquantaine de cm. Les feuilles du bas sèchent et tombent au fur et à mesure que pousse un tronc. La floraison, rare, est spectaculaire avec une fleur de 3 mètres de long aux milliers de fleurs vertes. Elle signe la mort de la plante.

Euphorbia tithymaloides (Pantouflier, échine du diable) Euphorbiacées
Cette euphorbe peut atteindre 2 mètres. Ses tiges rondes et vertes contiennent un suc très irritant. Les feuilles courtes, vertes et charnues n'ont pas de pétiole. La fleur rouge, située à l'extrémité, ressemble à une pantoufle.

Jatropha podagrica (Baobab nain) Euphorbiacées
Très présent dans les jardins, le jatropha est très décoratif avec son gros pied renflé et ses magnifiques fleurs, rouges pour les mâles, vertes pour les femelles. Le fruit comporte trois graines qui sont projetées au loin par l'explosion de la coque.

Euphorbia milii (Epine du Christ) Euphorbiacées
Plusieurs variétés à La Réunion de cette plante facile à reconnaître à ses épines. Quelques feuilles poussent à l'extrémité des tiges. Très belle floraison en grappe rouge. La sève est un latex blanc très toxique et irritant.

Euphorbian geroldii (Euphorbe de Gerold) Euphorbiacées
Plante grasse surtout présente dans les jardins. Feuilles vert foncé, brillante à marge rouge. L'arbuste est en constante floraison. La fleur rouge a deux pétales est jaune en son centre. Elle ressemble à la fleur de l'Epine du Christ.

Himatanthus drasticus (Plumel) Apocynacées
On trouve cette plante en pot ou en terre dans certains jardins. Elle ressemble à un arbre quand elle est adulte. Elle contient une sève blanche qui coule abondamment lorsqu'on coupe une branche. L'inflorescence se fait en fin de rameau en une grappe de petites fleurs rouges.

Pachypodium sp (Palmier de Madagascar) Apocynacées
Originaire de Madagascar où il est endémique ce pachipodium est aisé à reconnaître à son tronc hérissé de dangereuses épines. Agé, il se ramifie et fleurit. Les fleurs blanches se présentent comme celles du frangipanier.

Cereus exagonus (Cactus cierge) Cactacées
Très impressionnant cactus pouvant atteindre 10 m et une vingtaine de branches également ramifiées. Les grosses tiges comportent 5 à 7 côtés hérissées d'épines. Les grandes et belles fleurs, sur le côté de la tige s'ouvrent de nuit. Le fruit est comestible.

Cereus hexagonus cv peruvianus (Cierge du Pérou) Cactacées
Rencontré en jardins, il vaut mieux ne pas s'asseoir sur ce coussin en forme de rocher formé de dizaines de plis naturels du cactus tortueux qui comporte des épines courtes mais pointues.

Rhipsalis baccifera (La perle, cactus gui) cactacées
On rencontre parfois cette cactée en sous-bois, sur un arbre ou une roche. La plante succulente est formée d'une touffe de rameaux pendants cylindriques qui se divisent pour se partages en deux ou trois autres tiges. Les petites fleurs de 6 mm, blanc-verdâtre, donnent de minuscules baies blanches ou jaunissantes, transparentes et gélatineuses.

Episcia cupreata (Episcia) Geraniacées
Facile à repérer dans les coins de jardins où il est utilisé comme couvre sol en raison de la couleur de son feuillage et de ses fleurs. La plante produit des stolons pour s'étendre rapidement. Les feuilles ovales sont bicolores et dentelées. Les fleurs rouges légèrement poilues.

Sarcostemma viminale (Liane sans feuille) Apocynacées
Très implantée dans l'Ouest, notamment vers Bruniquel, cette succulente composée de tiges qui s'entremêlent pour former des buissons épais par endroits véhicule un latex blanc. Petites fleurs en grappes qui attirent les abeilles de leur odeur mielleuse qu'on repère de loin.

Adenium obesum (Rose du désert) Apocynacées
Egalement appelé faux baobab, cette plante succulente se cultive en pot ou en terre. Son pied est renflé, lui permettant de stocker l'eau. Les branches peuvent être nombreuses. Elles se terminent par les feuilles qui poussent en spirale autour du rameau. La fleur en trompette à 5 pétales est magnifique. Les fruits sont des gousses qui poussent dans tous les sens (en haut à gauche de la photo).


Plantes aquatiques
Très peu de variétés à La Réunion. Ne sont présentées que les principales.

Pistia stratiotes (Laitue d'eau) Aracées
Elle a bien mérité son classement 5/5 dans la liste des invasives. Il est désormais impossible de se débarrasser de cette plante flottante sur les eaux calmes de nos étangs. La plante seule est belle avec des feuilles ourlées. Les fleurs blanchâtres et velues ne sont pas faciles à observer.

Eichhornia crassipes (Jacynte d'eau) Pontederiacées
Comme la laitue, cette belle plante aquatique obtient la belle note de 5/5 dans la liste des invasives. Les racines peuvent atteindre 3 m. La feuille caractéristique comporte un flotteur spongieux. La fleur, couleur lavande claire, est magnifique.

Nymphaea eldorado (Lotus jaune) Nymphaeacées
On ne le trouve heureusement pas avec les deux précédents. Il se rencontre dans les parcs possédant un bassin. Il est facilement repérable à sa feuille en forme de cœur qui flotte à la surface de l'eau. La belle fleur jaune ne touche pas l'eau. Côtoie souvent Nymphaea nouchali qui est bleu.

Nelumbo nucifera (Lotus sacré) Nelumbonacées
Beaucoup plus rare que le nénuphar, le lotus peuple quelques bassins sur l'île. Plante à rhizome qui comporte de magnifiques grandes feuilles circulaires qui ne flottent pas forcément. Les superbes fleurs roses dépassent des feuilles. Le fruit est un curieux plateau percé pour accueillir les graines.

Cyperus papyrus (Papyrus) Cyperacées
Originaire des rives du Nil, il est connu pour avoir été le premier papier des égyptiens. Il se développe sur le bord des étangs et tend à envahir. La longue tige dépasse souvent les 3 mètres. Les feuilles fines et longues poussent en parapluie.

Cyperus involucratus (Faux papyrus) Cyperacées
Commun dans les jardins, ce papyrus peut se passer d'eau même si on le rencontre près des étangs. Il est très envahissant. Les longues tiges se terminent par des feuilles fines en rayons successifs autour de la tige. On peut le bouturer en plantant l'ombelle horizontalement.

Juncus effusus (Jonc) Juncacées
Le jonc est une plante régulièrement rencontrée dans les zones humide de la planète. On le trouve partout à La Réunion. Plante vivace à rhizome traçant. La tige, dure et verte, creuse peut atteindre plus d'un mètre. La tige est remplie d'une moelle spongieuse blanche. La fleur caractéristique est une panicule rameuse poussant sur un côté de la tige.

Typha domingensis (Massette, quenouille) Typhacées
Appelée voune à La Réunion, on trouve ce roseau en bordure de tous les étangs. Possédant un rhizome rampant, il est difficile de s'en débarrasser. Il peut atteindre 2 m. Les longues feuilles forment une gaine entourant la tige. La plante est reconnaissable à son inflorescence caractéristique en quenouille. C'est un épi dur et dense de fleurs femelles surmonté d'une pointe de fleurs mâles. Nombreuses utilisations de la plante.

Lemna aequinoctialis (Lentille d'eau) Aracées
Elle a vite fait de peupler une mare ou une flaque pérenne dans le fond d'une ravine. Sa feuille contient de l'air qui lui permet de flotter. Chaque minuscule feuille porte une racine. La fleur minuscule est polonisée par l'eau qui l'accueille.


Fleurs, massifs, arbustes se reconnaissant surtout à leur fleur.
Classement par couleur. Sont présentés tout confondu arbustes, massifs et fleurs

Penthas lanceolata (Etoile égyptienne) Rubiacées
Agréable au jardin, l'étoile égyptienne fleurit une bonne partie de l'année. L'arbuste peut atteindre 3m. Les feuilles lancéolées possèdent des nervures très marquées. Les petites fleurs blanches, roses ou rouges sont groupées en bout de branche.

Jasminum multiflorum (Jasmin des haies) Oléacées
Arbuste qui pourrait se classer dans les lianes. Elle ne s'élance pas à l'assaut des autres plantes mais se replie sur elle-même. Les feuilles vertes ovales sont vertes et brillantes. Les belles fleurs en étoile sont groupées sur les branches de l'année.

Tabernaemontana corymbosa (Fleur de l'amour) Apocynacées
Arbuste à feuilles persistantes. Les feuilles opposées ovales affichent des nervures plus claires. Elles véhiculent une sève laiteuse toxique. Fleurs blanches à 5 pétales et odorantes à l'extrémité des branches.

Camelia japonica (Camellia)
Arbuste des parcs et jardins, on en rencontre jusqu'au gîte de Bélouve (photo). Les feuilles ovales sont vertes et coriaces. La jolie fleur blanche, rouge ou rose est une corolle de 5 à 7 sépales ourlés. Le fruit est une capsule conique.

Cestrum nocturnum (Jasmin de nuit) Solanacées
Arbuste aux multiples branches souples, utilisé pour l'ornement. Les feuilles ovales, coriaces, vert brillant peuvent atteindre 20 cm. Les fleurs, très odorantes la nuit, sont blanches et comportent 5 lobes triangulaires.

Spathiphylum blandum (Fleur de lune) Aracées
Appelée aussi faux arum, elle se développe en touffe. Les feuilles persistantes et coriaces atteignent 50 cm. La fleur est un cornet blanc plus souple que l'arum à l'unique pétale entourant le stigmate, organe femelle.

Zanthedeschia aethiopica (Arum) Araceae
Cette fleur est interdite de cueillette dans le cœur du Parc National, mais très bientôt on ne pourra plus s'en débarrasser dans les zones humides et fraîches où elle aime à se développer. Certaines prairies en sont envahies (Notre-Dame de la Paix). Feuille persistante, fleur blanche à un seul pétale entourant le stigmate.

Leucanthemum vulgare (Marguerite) Asteracées
Cette plante de prairie européennes ne s'est pas encore naturalisée à la Réunion malgré quelques spécimens dans les jardins ou parcs. On ne présente plus cette fleur que les amoureux effeuillent avec des regards langoureux.

Iris japonica (Iris du japon) Iridacées
Petite plante à rhizome d'une quarantaine de cm. La feuille est longue et simple. Les superbes fleurs bleu pâle et jaunes naissent au bout d'une tige partant du pied. Elle est remplacée par une capsule remplie de graines.

Cortaderia selloana (Herbe de la pampa) Poacées
Cette grande graminée atteignant plusieurs mètres. Les longues feuilles persistantes sont coupantes. La fleur est une grande panicule blanche. Elle se multiplie comme à Salazie (Rivière du Mât) malgré des campagnes d'arrachage.

Ophiopogon jaburan (Muguet) Liliacées
Cette herbacée vivace est très présente dans les jardins pour délimiter des allées en général. Les longues feuilles sont vertes et blanches. Les fleurs se regroupent le long d'une tige comme le, muguet. Le fruit est une baie bleue toxique.

Ophiopogon japonicus (Muguet pays) Liliacées
Comme le précédent, il constitue des touffes très denses d'un vert soutenu. Il a la même utilisation de bordure. Les clochettes, identiques, donnent également des baies bleues toxiques.

Murraya paniculata (Buis de Chine) Rutacées
L'oranger jasmin décore les jardins et parcs mais a commencé son installation sur l'île où il pourrait devenir très envahissant. Il peut atteindre 6 m. Les feuilles sont pennées avec un nombre variable de folioles. Les fleurs en grappe en fin de rameau sont très odorantes. 5 pétales blancs et quelques étamines jaunes.

Gardenia taitensis (tiaré) Rubiacées
Fleur emblématique de la Polynésie, elle a voyagé dans tous les pays tropicaux où elle agrémente de nombreux jardins. Arbuste de 2 ou 3 m à feuillage persistant. Les feuilles opposées vont d'un vert foncé brillant. La fleur solitaire blanche, très odorante, a entre 5 et 9 pétales. Les fleurs sont utilisées à Tahiti pour créer des colliers ou de l'huile de monoï.

Tabernaemontana divaricata ? (Fleur d'amour) Apocynacées
Petit arbre originaire d'Asie présent dans les parcs et jardins. La plante peut atteindre 2 m. Les grandes feuilles vert foncé dépassent souvent les 15 cm. Les fleurs agréablement odorantes sont en petites grappes aux extrémités des rameaux. Les grands pétales blancs se chevauchent. Le cœur de la fleur est jaune vif. Elle fleurit presque toute l'année. La plante produit 66 alcaloïdes.

Tabernaemontana divaricata "Flore Pleno" (Fleur de Néron) Apocynacées
La plante a à peu près les mêmes caractéristiques que la précédente. Les feuilles ont la même forme et la même couleur. Les fleurs comportent deux couches de pétales avec un cœur moins jaunes. Comme la précédente, elle produit de nombreux alcaloïdes.

Clerodendrum indicum (Clérodendron d'Inde) Lamiacées
Introduite dans les jardins pour l'ornement, la plante a tendance à séchapper et devenir envahissante (2/5). L'arbuste peut atteindre 2 m. Les feuilles sont regroupées par trois ou cinq le long de la tige. Inflorescence en panicule retombante de fleurs blanches. La fleur est un long entonnoir de plusieurs cm se terminant par 5 pétales. 4 étamines et un stylet prennent place entre les pétales.

Pseuderanthemum carruthersii (Pneudéranthème) Acanthacées
Cette plante de parc ou jardin de 2 m fleurit une grande partie de l'année. Les feuilles persistantes sont simples et opposées. Elles sont d'un vert jaunissant avec des veinures plus claires. Inflorescence en épi terminal de belles fleurs blanches tachetées de pourpre. Les 5 lobes sont inégaux : 3 identiques en bas et deux plus petits dans le haut de la fleur. Le fruit est une capsule contenant 4 graines.

Neomarica gracilis (Iris Marcheur) Iridacées
Plante rhizomatique qui tient son nom à son mode de reproduction. Le poids des plantules se développant sur la fleur font pencher la fleur fanée vers le sol pour y prendre racine. Les feuilles en forme d'épée poussent en éventail. La fleur nait en fin d'un rameau ressemblant à une feuille. Elle comporte trois grands sépales blancs et trois magnifiques pétales multicolores enroulés tirant sur le violet.

Osteospermum ecklonis (Marguerite du Cap) Asteracées
Elle décore tous les jardins en raison de sa floraison quasi permanente et la variété des couleurs qu'elle propose. La plante adulte forme des touffes parfois importantes. La feuille est simple, le plus souvent dentée. Les fleurs sont minuscules au centre entouré de longs pétales de diverses couleurs.

Hedychium flavescens (Longose jaune vanille) Zingiberaceae
Introduit comme plante ornementale, on ne pourra désormais jamais plus s'en débarrasser car le moindre morceau de rhizome restant en terre donne immédiatement une plante complète. Si la plante est une peste, la fleur est belle et odorante.

Hedychium gardnerianum (Longose à fleurs jaunes) Zingiberaceae
Plante herbacée à rhizome impossible à manquer lors d'une randonnée. Elle est partout en sous-bois où le sol est un peu humide. Très belle fleur jaune clair. On en trouve même sur les arbres (épiphyte). Elle atteint facilement trois mètres en région humide.

Hedychium coccineum (Longose à fleurs rouges) Zingiberaceae
Ce longose à fleurs rouges se rencontre moins fréquemment que les deux autres mais en comporte toutes les caractéristiques. Pousse en touffes dans des zones libres ou défrichées sans trop envahir la végétation locale.

Mussaenda philippica (Mussaenda) Rubiacées
Impossible de le manquer quand on voit cette grosse boule blanche de très loin. L'arbre peut atteindre 5 mètres. Ses grandes feuilles vertes ont l'air d'avoir été froissées. La petite fleur, en fin de rameau, est orange à 5 pétales entourée de 5 énormes sépales blancs.

Mussaenda alicia (Mussaenda rose) Rubiacées
Il a les mêmes caractéristiques que Mussaenda philippica, mêmes feuilles, même taille sauf qu'il se voit d'encore plus loin à sa couleur rose orangé. La fleur est également jaunes de pétales et entourée de grands sépales colorés. On voit rarement le petit fruit.

Caesalpinia pulcherrima (Flamboyant nain) Fabacées
On le trouve en décoration de jardin, voire en haie. Longues feuilles composées pennées avec folioles lancéolées. Belle fleur en grappe de 5 pétales et 10 longues étamines. La gousse mesure jusqu'à 12 cm pour une dizaine de graines.

Calliandra haematocephala (Arbre aux houppettes) Fabacées
Cet arbre ne se trouve que cultivé. Il peut mesurer 5 mètres. Les fleurs pennées comprennent 5 paires de folioles qui vont en s'agrandissant. Les fleurs rouge vif sont difficiles à observer sous des dizaines d'étamines rouges en pompon.

Calistemon citrinus (Rince bouteille) Myrtacées
Très présent en ville le long des trottoirs, on reconnaît cet arbre de 5 mètres lors de sa floraison. Les feuilles sont fines et lisses. La fleur a la forme très particulière de l'écouvillon servant à nettoyer les bouteilles où les étamines rouges seraient les poils. La fleur est toujours terminée par quelques feuilles.

Grevillea banksii (Grévilaire rouge) Proteacées
Servant de décoration au jardin, on le rencontre de plus en plus lors des randonnées (Entre Deux). Il atteint 7 mètres. Les feuilles pennées possèdent une dizaine de folioles. La fleur, splendide, aux étamines courbées, est rouge avec des traces de jaune. Fleurs et graines sont toxiques.

Combretum constrictum (Petit badamier) Combretacées
L'arbuste de 3 mètres est utilisé en décoration à cause de son feuillage persistant et de ses belles fleurs en pompons rouges. Feuilles vert foncé à nervure marquées. La fleur a 5 pétales dominés par les nombreuses étamines

Salvia splendens (Sauge rouge ou écarlate) Lamiacées
Plante vivace peuplant la majorité des jardins et des parterres où elle pousse en touffe serrée. Les feuilles opposées sont légèrement pointues. L'inflorescence mesure plus de 20 cm et comporte une trentaine de fleurs rouges tubulaires.

Holmskioldia sanguinea (Chapeau chinois) Lamiacées
Que la fleur soit jaune, rouge ou orangées, on retrouve cet arbuste partout sur l'île. Il doit son nom à la fleur en forme de chapeau chinois. Les feuilles persistantes sont ovales. Les fleurs très originales de 2 cm poussent en grappes serrées.

Clerodendron paniculatum (Couronne de mariée) Verbenacées
Cet arbuste qui s'échappe petit à petit des jardins (Salazie) est particulier en raison de son inflorescence rouge en énorme grappe. La feuille en forme de cœur peut atteindre 30 cm. L'inflorescence se situe en fin de rameau central où une centaine de fleurs rouge attire assurément le regard.

Clerodendron splendens (Clér. Splendide) Lamiacées
Arbuste grimpant à feuilles persistantes volubiles originaire d'Afrique de l'Ouest utilisé pour décorer les jardins. Ses fleurs écarlates brillantes sont pourvues de 5 longues étamines. Craint le froid en-dessous de 10°.

Médinilla speciosa (Médinille) Melestomatacées
Elle ressemble assez de Medinilla magnifica. La plante est identique tout comme les feuilles, un peu plus petites. C'est l'inflorescence qui fait la différence. Il n'y a pas de sépales et l'inflorescence produit beaucoup plus de fleurs qui, une fois fertilisées ressemblent à de grosses grappes de raisin.

Alpinia purpurata (Galanga) Zingibéracées
Un grand classique de la décoration sous les tropiques reconnaissable à ses longues tiges portant de grandes feuilles alternes coriaces vertes. L'inflorescence est un gros épi rouge ou rose. Un jeune pied s'installe souvent dans la vieille fleur.

Alpinia zerumbert (Fleur coquillage) Zingibéracées
Moins présent que le précédent, il est pourtant plus remarquable à sa magnifique floraison. Il forme des touffes plus fournies que purpurata. L'inflorescence de 30 cm est retombante avec plusieurs dizaines de fleurs. L'intérieur du calice blanc est jaune strié de rouge.

Etlingear elatior (Rose de porcelaine) Zingibéracées
La fleur magnifique trône au milieu d'une grosse touffe aux longues feuilles dépassant les 5 m. Elle est située sur une longue tige sortant de terre. Les pétales luisants et coriaces sont à l'origine de son nom. Existe aussi en rouge. Utilisée en pharmacopée.

Tapeinochilos ananassae (Rose de Malaisie) Costacées
Plante vivace rhizomateuse venant de Malaisie. La tige des feuilles ressemble à de fins bambous. L'inflorescence est à l'extrémité d'une longue tige sortant du sol. Une grande grappe rouge semblable à un ananas abrite les petites fleurs jaunes. L'inflorescence rouge peut être très longue.

Euphorbia pulcherrima (Poinsettia, étoile de Noël) Euphorbiacées
Cet arbuste rarement touffu peut atteindre 5 mètres. Les feuilles vertes sont dentées. Le panache rouge en fin de rameau n'est pas une fleur mais une coloration de feuilles différentes entourant la fleur. Les fleurs jaunes sont groupées en bouquet. La sève est un latex blanc toxique.

Euphorbia cyathophora (Euphorbe écarlate) Euphorbiacées
Cette petite plante envahissante est appelée petit poinsettia à La Réunion. Elle peut atteindre 1 m dans de bonnes conditions. Les feuilles vertes ont de nombreuses formes. Celles sous la fleur prennent des couleurs rouges. Les fleurs ressemblent à des boules vertes d'où sortent des étamines jaunes.

Kniphofia uvaria (Lanterne, tison de Satan) Liliacées
C'est une vivace rhizomateuse dont la touffe grossit chaque année. Les feuilles sont simples et longues. La floraison du tison de Satan est spectaculaire avec des tons rouge vermillon passant au jaune dans le bas de la fleur avant de sécher.

Odontonema tubaeforme (Bois indien, garde du cardinal) Acanthacées
Arbuste ne dépassant que rarement 2m. Les feuilles vertes deviennent plus foncées en vieillissant. L'arbuste produit des inflorescences de fleurs rouges en grappe. Les fleurs tubiformes s'ouvrent tour à tour en trompette. Le rouge est intense au soleil.

Zingiber zerumbet (Amome sauvage) Zingiberacées
On ne trouve cette zingiberacée qu'en jardin ou parc. La plante développe un rhizome souterrain et de très longues feuilles de 2 m. Grandes feuilles alternes vertes s'enroulant autour de la tige. L'inflorescence se fait sur un long pédoncule dressé rigide. La fleur est une succession de bractées tuilées se décalant d'une rangée à l'autre. Des petites fleurs jaune pâle émergent entre les bractées. Le fruit est une drupe minuscule bleu-noir à maturité.

Costus woodsonii (Gingembre fleur) Costacées
Relativement fréquent dans les jardins et parcs, cette plante rhizomateuse crée des touffes d'un mètre de hauteur. Les feuilles de grande taille sont robustes et pointues. L'inflorescence rouge se développe au sommet du rameau et laisse sortir régulièrement une petite fleur rouge orangé.

Costus spicatus (Canne de Rivière) Costacées
La plante se rencontre fréquemment dans les parcs et jardins. Elle pousse en touffes plus hautes que le gingembre fleur ci-contre. Les feuilles alternes sont d'un beau vert brillant. Chaque tige se termine par un épi rouge dans une collerette de feuilles. Une fleur jaune sort régulièrement quand la précédente fane. Les fourmis buvant son nectar protègent la fleur en remerciement du partage.

Cheilocostus speciosus (Canne de l'eau) Costacées
Cette plante, également nommée gingembre crêpe en raison du feston de sa fleur, aime les endroits humides. Les feuilles poussent le long de la tige portant la fleur. Les fleurs blanches en forme d'ibiscus sans pistil sortent à tour de rôle faisant ainsi durer la floraison.

Acalypha herzogiana (Queue de chat rouge) Euphorbacées
Petite plante rasant le sol et pouvant créer de belles touffes rouges durant la période de floraison. Les feuilles, légèrement velues et dentées ressemblent à la mélisse. La fleur est un joli petit pompon de 5 cm, rouge vif. <

Canna indica (Conflore) cannacées
Rare en jardin, de plus en plus présent dans les champs et bords de chemins, le conflore ressemble au canna avec une fleur plus petite. Les feuilles sont longues, larges et pointues. La fleur, rouge et jaune se trouve en grappe au bout du rameau principal. Les graines, noires et très dures sont encapuchonnées dans une coque piquante.

Striga asiatica (Goutte de sang) Orobanchacées
Fréquente lors des randonnées longeant des champs de canne à sucre, cette petite plante produit jusqu'à 50 000 graines qui ne germeront que sur du maïs ou de la canne dont elles se nourrissent de la sève. La fleur rouge est jolie mais c'est surtout l'histoire de cette plante qui a de l'intérêt.

Russelia equisetiformis (Goutte de sang ou plante corail) Plantaginacées
Arbuste retombant de petite taille (2m maximum) fleuri une grande partie de l'année. Feuilles minuscules. Tiges très fines. L'inflorescence terminale ressemble à un gros bouquet rouge de petites fleurs en trompette avec 5 lobes arrondis.

Cuphea ignea (Herbe cigarette ou piment) Lytracées
Aimant les sous-bois humides et mi-ombragés, elle a bientôt colonisé toute l'île. Difficile de l'ignorer durant une randonnée. Les petites feuilles sont coriaces et luisantes. Sa fleur rouge, tubulaire, terminée par une zone sombre blanche et violette fait penser à une cigarette allumée.

Acalypha hispida (Queue de chat) Euphorbiacées
Petit arbuste très commun en décoration. Il porte de belles feuilles vertes en forme de cœur. L'inflorescence est particulière avec ses très longues queues de chat rouges sans pétale arrivant fréquemment à 50 cm. La sève est toxique.

Anthurium Schott (Anthurium) Aracées
On le rencontre plkus facilement en pot qu'en pleine terre. Il est de tous les marchés floraux. Se reconnait aisément à ses feuilles coriaces, brillantes en forme de cœur. Le pétale (spathe) est également coriace et brillant, rouge vif, rose, blanc ou orangé. Au centre, le spadice varie de couleur en fonction de la fleur.

Jatropha integerrima (Pignon d'Inde) Euphorbécées
Arbuste de 4 mètres originaire des Antilles fleurissant toute l'année. Les feuilles sont en général ovales mais diffèrent également. La belle fleur pousse en grappe en fin de rameau. Elle comporte 5 sépales soudés et 5 grands pétales rouges. Toute la plante est toxique.

Bauhinia galpinii (Bauhinia rouge) Fabacées
Cet arbuste au port étalé se trouve dans les parcs et jardins. L'arbuste peut dépasser les 3 m. Les grandes feuilles alternes sont pétiolées et très souvent repliées sur elles-mêmes. Les nervures sont bien marquées. L'inflorescence se fait en grappe terminale. Les fleurs à 5 longs pétales rouges éclosnent une grande partie de l'année. Le fruit est une gousse aplatie.

Leea guineensis (Léea de Guinée) Vitacées
Plante originaire d'Afrique tropicale assez rare dans les jardins ou dans la nature où quelques graines ont été apportées par les oiseaux. Il peut atteindre 4 m. Les branches se divisent, créant un effet buissonnant. Les feuilles sont ovales, pointues et ourlées, de couleur lie de vin. Les petites fleurs étoilées rouges se présentent en grappe. Les fruits, également en grappes fournies de baies brun-rouge contiennent plusieurs graines.

Billbergia pyramidalis (Billbergia) Bromeliacées
Il pousse solitaire dans les pots mais en touffe dans les jardins. Il supporte tous les climats, même ensoleillés. Ses feuilles pousant en rosace sont longues, vert-jaune, coriaces et dentées. L'inflorescence se fait au-dessus des feuilles en panicule dressé. Les fleurs tubulaires rouges sont entourées de sépales rose foncé.

Gooethea strictiflora (Pavonie à fleurs serrées) Malvacées
Arbuste à feuilles caduques de 2 m préférant les terrains humides. Les branches peu ramifiées portent de grandes feuilles ovales avec des nervures bien marquées. La floraison spectaculaire s'effectue à même les rameaux. 4 bractées rouges tachetées de blanc protègent la fleur également rouge aux étamines blanches. Le fruit est une capsule renfermant des graines réniformes.

Begonia sp (Cœur de Jésus) Begoniacées
Introduit à La Réunion pour l'ornement des jardins, on le retrouve désormais un peu partout sur l'île jusqu'à 1500 m. Les feuilles ovales ou elliptiques sont d'un beau vert brillant. On trouve des fleurs mâles et femelles. La graine est triangulaire avec des ailes sur les sommets.

Schefflera actynophylla (Arbre ombrelle) Araliacées
Arbre à la sève toxique originaire d'Australie. Il atteint jusqu'à 8 m. Ses troncs multiples portes de magnifiques feuilles en éventail pouvant aller jusqu'à 15 folioles. La floraison est impressionnante. Les milliers de fleurs rouges sur une quinzaine de tiges sommitales donnent autant de drupes à maturité.

Dahlia (Dahlia) Asteracées
Photo prise à l'îlet abandonné des Fleurs Jaunes à Cilaos pour montrer que son aspect décoratif était déjà apprécié même dans les endroits les plus isolés. Avec plus de 40 000 variétés créées, la description est impossible de cette fleur connue de tous dans toutes couleurs possibles.

Iresine herbstii (Irésine) Amaranthécées
Superbe plantes aux feuilles rouges originaire du Brésil. Elle crée des ilots rouges au milieu d'un jardin tout au long de l'année. Les feuilles ovales peuvent être divisées en deux lobes. Les minuscules fleurs jaunes ou blanches sont insignifiantes en rapport au feuillage.

Scutellaria spp. (Scutellaire casquée) Lamiacées
Belle plante fragile utilisée comme couvre-sol en raison de sa petite taille (30 cm). Ses feuilles sont claires et fragiles, tout comme la tige cassante. L'inflorescence se produit en fin de rameau en grappe d'une dizaine de fleurs en tube d'une belle couleur violette ou rouge.

Zinnia peruviana (Zinia péruvienne) Astéracées
Herbacée pouvant atteindre 80 cm pourvue d'une longue tige tirant sur le rouge. Les feuilles de 3 ou 4 cm sont opposées et dentées. La petite fleur de 4 cm de diamètre affiche une belle couleur rouge. Le cœur présente quelques minuscules fleurs jaunes.

Salvia coccinea (Sauge écarlate) Lamiacées
Très fréquente lors des randonnées dans les cirques où elle accompagne le randonneur sur le bord du sentier. Elle est de plus en plus envahissante (4/5) en raison de ses minuscules graines facilement disséminées par le vent. Les feuilles dentées, poilues sur le dessous, naissent par paires opposées. Les fleurs tubulaires sont d'un beau rouge écarlate. Elles abritent de longues étamines dépassant du tube.

Erythrina crista-galli (Erytrine crête de coq) Fabacées
Cet arbuste fait partie des 5 espèces du genre Erytrina de l'île. Le tronc crevassé portant des épines peut atteindre 5 m. Les feuilles coriaces composées de 3 folioles sont caduques. L'inflorescence est une grappe terminale de fleurs papilionacées rouges. Une espèce de pétale solitaire tourné vers le bas entoure un fourreau également tourné vers le bas emprisonnant de longues étamines blanchâtres. Le fruit est une gousse brunâtre.

Medinilla magnifica (Medinille) Melestomatacées
Se remarque dans les jardins lors de la floraison. L'arbuste qui peut atteindre 3 m possède des branches épaisses, noueuses. Les grandes feuilles sont vert foncé, bien marquées par les nervures. La grande fleur de 40 cm pend de l'extrémité de rameau. Petites fleurs charnues abritées de grands sépales roses.

Nerium oleander (Laurier rose) Apocynacées
Originaire de la Méditerranée où on le trouve partout, il est également apprécié à La Réunion où il fleurit les bords de routes ou le long de la côte. On en trouve des rouges, roses ou blancs. Tout dans le laurier rose est toxique.

Rhododendrons simsii (Azalées des Indes) Ericacées
L'arbuste ne dépasse pas deux mètres et aime les régions fraîches. Les feuilles alternes sont épaisses et simples. Les fleurs, peu nombreuses sont d'un beau rouge ou rose avec 5 pétales et de longues étamines. Toute la plante est toxique.

Rosa chinensis (Rosier de Chine) Rosacées
Le rosier de Chine a longtemps décoré les jardins mais a tenté et réussit une colonisation comme on peut les rencontrer à la Plaine des Cafres ou des Palmistes. Les longues tiges souples sont épineuses. Les feuilles comportent 3 à 5 folioles. Cette variété de rose fournit de grosses grappes de belles petites fleurs roses.

Catharanthus roseus (Pervanche de Mada.) Apocynacées
Elle fleurit les jardins mais sa petite graine lui a permis de coloniser bon nombre d'autres endroits. Elle pousse en buisson ou en solitaire. Les feuilles sont opposées. La fleur rose ou blanche comporte un centre rouge sombre. Elle est utilisée en médecine malgré sa toxicité.

Impatiens walleriana (Impatiens) Balsaminacées
Cette herbacées de 50 cm à croissance rapide a déserté les jardins pour envahir les sous-bois, humides de préférence. Les feuilles alternes sont ovales, brillantes et vertes veinées de rouge. Les fleurs sont de toutes les couleurs du blanc au rouge.

Clerodendrum thomsoniae (Clérodendron grimpant) Lamiacées
Peuple beaucoup de nos jardins pour la beauté de son feuillage et de sa floraison. La tige peut atteindre 4 m. Les grandes feuilles opposées sont très nervurées. Les fleurs en grappe sont pendantes. Elles sont blanches à la naissance et roses après fécondation (photo) avec de longues étamines.

Lagerstroemia indica (Lilas des Indes) Lythracées
Egalement nommé petit goyavier fleur, l'arbuste qui peut atteindre 8m, est surtout remarquable par sa floraison. Les petites feuilles opposées comportent des nervures plus claires. Les énormes grappes roses se font sur le rameau de l'année. La petite fleur comporte 6 pétales.

Lantana camara (Galabert, lantana) Verbenacées
Nommé galabert en mémoire de l'abbé qui l'introduisit, le lantana est devenu la plaie du randonneur sortant un peu du sentier balisé. Il bouche le passage et griffe les membres. On retrouve à peu près toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.

Digitalis purpurea L. (Digitale pourpre) Plantaginaceae
Cette belle fleur aux feuilles duveteuses et aux nombreuses clochettes fixées à un long épi floral sont très connues mais commencent à envahir fossés, clairières, zones humides, chemins. Ses graines sont nombreuses et petites. La plante contient de nombreuses toxines.

Hibiscus syriacus (Althéa) Malvacées
Plusieurs formes et couleurs dans ce genre. Arbuste assez touffu de 5 m. Les feuilles caduques, alternes et simples sont dentées. La fleur rose à violette porte 5 sépales, 5 pétales et 5 étamines soudées formant un tube. Certains cultivars présentent des fleurs composées. Le fruit est une capsule s'ouvrant en séchant pour libérer des graines velues. On lui attribue des vertus thérapeutiques. Les pétales sont consommés au Japon.

Jacobinia Carnea (Jacobinia) Acanthacées
Originire d'Amérique du Sud, on rencontre rarement cette plante en randonnée. La plate arbustive peut atteindre 1,50 m de haut. Les feuilles mesurent de 15 à 20 cm de long, garnies de poils duveteux. Les fleurs en trompette sont disposées en capitules terminaux denses de 10 à 20 cm de long. Les nombreux pétales rouges ou roses sont recourbés. Les fruits sont des capsules qui contiennent 4 graines, parfois moins.

Centradenia inaequilateralis (Centradenia) Melastomatacées
Vivace arbustive, à tiges quadrangulaires très fragiles, qui se propage rapidement si un nœud touche la terre. Les petites feuilles poilues sont ovales et pointues, de couleur rougeâtre avec des nervures foncées bien marquées. Les fleurs sont groupées par deux ou trois en fin de tige. Elle porte 4 pétales arrondis d'un beau rose et 8 étamines de différentes tailles.

Dissotis rotondifolia (Dame rose) Mélastomatacées
Introduite comme couvre-sol décoratif, la plante s'est échappée des jardins. On la rencontre fréquemment dans le Sud Sauvage dans les clairières ou sur des coulées assez récentes. Les branches sont soit au sol soit entre les branches des plantes voisines. Elle prend racine au nœud. Feuille caractéristique verte à trois nervures marquées. Fleurs rose à violet pâle à 5 pétales et 5 étamines recourbées.

Hebesalicifolia (Véronique arbustive) Plantaginacées
Introduite pour la décoration des jardins, elle a tendance à devenir envahissante par endroits (2/5). L'arbuste à port buissonnant peut atteindre 3 m. Les feuilles opposées par deux, perpendiculaires à la paire suivante, sont ovales, allongées, vertes avec nervure plus claire. L'inflorescence est une belle grappe de fleurs bleues naissant à la racine d'une feuille. Les minuscules fleurs ont deux longues étamines. Le fruit est une capsule.

Strobilanthes hamiltonianus (Califon) Acanthacées
Egalement appelée toupette, cette plante pouvant atteindre 2 m devient envahissante dans les endroits humides. La tige est cannelée, renflée aux nœuds. Les feuilles opposées sont ovales avec longue pointe, dentées avec des nervures bien marquées. La fleur est un long tube cylindrique en clochette rose se terminant par 5 lobes arrondis. Le fruit est une capsule.

Lagerstroemia speciosa (Goyavier royal) Lythracées
Arbre de grande taille introduit pour sa spectaculaire floraison. Les feuilles vertes foncé d'une dizaine de cm sont opposées avec nervure claire. Les fleurs sont regroupées sur des panicules de près de 30 cm sont d'un beau rose pâle. Les étamines sont jaunes. Utilisée en médecine.

Cuphea Hyssoîfolia (Etoile du Mexique) Lytracées
Idéal pour délimiter des bordures, on trouve cet arbrisseau partout dans les parcs et jardins. Il ne dépasse pas 60 cm et se taille facilement. Les petites feuilles vertes sont luisantes. La minuscule fleur rose en forme d'étoile nait à l'aisselle des feuilles.

Ipomea fistulosa (Ipomée) Convolvulacées
Souvent plantée dans les parcs, jardins ou bords de routes, l'ipomée se naturalise lentement et devient envahissante. Ses longues tiges souples reviennent vers le sol. Les feuilles sont simples et pointues en forme de cœur. Les fleurs roses avec cœur rouge s'installent en grappe au bout des rameaux. Plante toxique.

Celosia argentea (Crête de coq) Amaranthacées
Belle herbacée annuelle pouvant atteindre 1 m. La feuille est longue de 15 cm, étroite. La très jolie fleur est un long épi pointu rose intense au sommet et rose plus pâle dans le bas de l'épi. Cette plante est consommée en Afrique comme légume ; la feuille dans les sauces et même la jeune fleur. Nombreux usages en pharmacopée.

Mirabilis jalapa (Belle-de-nuit) Nyctaginacées
Une bien jolie fleur pour une peste envahissant de plus en plus les champs et friches ! Les feuilles pétiolées de 10 cm sont simples et opposées. Plusieurs couleurs sur le même pied sont fréquentes allant du blanc au pourpre. Les 5 pétales sont soudés au bout d'un long tube.

Archipenes grandifolia
Petite plante ne dépassant pas les 50 cm qui se reconnaît à ses feuilles d'un vert sombre tirant sur le rouge, légèrement duveteuses, avec des nervures bien marquées. La fleur à 5 pétales soudés est d'un rose intense avec des veinures blanches et un cœur blanc, le tout au bout d'un long tube orangé.

Musa velutina (Bananier fleur) Musacées
Il ressemble de loin à un petit bananier mais en diffère beaucoup par la floraison qui a fait son succès. Le petit régime de bananes pousse comme les autres mais vers le haut de manière verticale. Les étamines sont jaunes ou orangées, la figue rose et les bananes, non comestibles violettes ou rosées.

Bougainvillea (Bougainvillee) Nyctaginacées
On ne présente plus cet arbuste très épineux aux fleurs de multiples couleurs qu'on retrouve sous tous les tropiques du globe ou en climat méditerranéen. Il grimpe parfois à 20 m à La Réunion. Les fleurs vert foncé sont persistantes. Les fleurs blanches sont minuscules mais les 3 bractées qui l'entourent qui sont recherchées pour la décoration.

Allamanda cathartica (Allamanda jaune) Apocynacées
Cette plante pourrait presque être classée dans les lianes tant ses tiges peuvent pousser dans tous les sens. Les feuilles brillantes poussent en étoile autour de la branche par 3 ou 4. La plante fleurit presque toute l'année. Les fleurs d'un superbe jaune vif poussent surtout en bout de rameau. Plusieurs couleurs dans d'autres variétés.

Hibiscus sp (Hibiscus) Malvacées
On rencontre facilement une vingtaine de formes et de couleurs différentes à La Réunion sur les 30 000 variétés. Les feuilles sont variables et souvent découpées ou dentées. Les fleurs, simples, doubles, petites ou larges ont 5 sépales, 5 pétales et 5 étamines. Elles ne fleurissent qu'une journée.

Erigeron karvinskianus (Marguerite folle) Asteraceae
Elle pousse en touffes colorées qui s'étendent toujours plus sur les fossés en allant au volcan mais désormais sur tous les sentiers de l'île. Sa graine est si légère qu'un simple souffle suffit à la semer. La fleur change de couleur en fonction de l'âge.

Agapanthus praecox (Agapanthe) Amaryllidacées
Cette plante à rhizome a sa place dans les jardins et parcs. Ses longues feuilles vertes poussent en touffe. La fleur pousse sur une longue tige naissant entre les deux dernières feuilles. Elles sont groupées en grosses inflorescences. La fleur, bleue clair ou blanche a 6 pétales.

Canna x generalis (Canna) Cannacées
Sur les 3000 cannas recensés, presque tous hybrides, on en rencontre plusieurs variétés à La Réunion. Plante à rhizome d'où partent des feuilles qui se déroulent et deviennent très grande. La fleur apparaît au bout d'une longue tige. Elle est un magnifique assemble de 3 sépales et 3 pétales de couleurs variées.

Ixora coccinea (Hortensia du Japon) Rubiacées
Petit arbuste de 3 m poussant en buisson et produisant de belles inflorescences rouges tout au long de l'année. Les feuilles sont pointues, coriaces et luisantes. L'inflorescence est un bouquet pompon d'une cinquantaine de fleurs minuscules à 4 pétales en croix.

Hemerocallis fulva (Lys d'un jour) Liliacées
Comme de nombreuses fleurs à La Réunion, on trouve plusieurs variétés et plusieurs couleurs de lys. Fulva a les 6 pétales simples mais il peut être double comme ici. Plante vivace rhizomateuse qui fleurit au sommet d'une longue tige. La fleur ne dure qu'une journée.

Hemzrocallis ? (Lys Roche Ecrite) Liliacées
Ce magnifique lys, ou sans doute une variété d'Amarylis puisque plusieurs fleurs cohabitent se trouve lors des randonnées vers la Roche Ecrite. On ne le repère vraiment qu'en période de floraison puisque les feuilles seules se remarquent moins dans le sous-bois. Merci pour son nom.

Rhododendron cunningam's white (Rhodo blanc) Ericacées
Arbuste atteignant 2 mètres, ressemblant beaucoup à Rh. Simsii mais produisant des fleurs blanches qui fleurissent dans les mêmes conditions. Les feuilles sont en fin de rameau. La fleur possède 6 pétales mais plus ondulés que lsimsii.

Rhododendron vireya ? (Vireya) Ericacées
Peut atteindre des hauteurs supérieurs à Simsii. Les feuilles persistantes sont courtes et arrondies. Les fleurs sont regroupées par dizaines. La fleur est tubulaire, se terminant par 5 pétales jaunes, rouges ou comme ici roses et blanches. La plante est issue de la culture d'une plante épiphyte.

Hibiscus schizopetalus (Hibiscus corail) Malvacées
L'arbuste ressemble à tous les autres avec des feuilles un peu plus petites, ovales et dentées. Les fleurs pendent au bout d'un long pétiole. Les pétales, découpés et frisés, de couleur rouge vif remontent alors que les étamines retombent lui donnant une impression de légèreté.

Hibiscus nain Malvacées
Cet hibiscus qu'on ne trouve que dans les jardins dépasse rarement le mètre de hauteur. Il a les mêmes feuilles vertes, luisantes et dentées des autres hibiscus. Sa floraison et superbe avec une déclinaison d'orange qui virent au rouge au centre de la corole. Le port des fleurs est dressé.

Erythrina corallodendrum (Arbre corail) Fabacées
Encore un arbre destiné à la décoration des parcs qui semble s'inviter de plus en plus dans les campagnes comme ici vers le Baril. L'arbre qui peut atteindre 15 m porte des épines sur le tronc. Les feuilles, claires, sont caduques. Les inflorescences terminales sont de belles grappes de fleurs en forme de griffes rouges

Crocosmia x crocosmiiflora (Montbretia) Iridaceae
Cette très belle fleur à bulbe ne fleurit que quelques jours par an mais envahit de ses longues feuilles tous les sols et toutes les altitudes. Pas de danger lors des randonnées mais quand elles envahissent un sentier, on a du mal à en trouver la trace.

Fuchsia magellanica (Fuchsia ti z'ameau) Onagraceae
Plante ornementale bien connue qui a colonisé une bonne partie haute de l'île en milieu humide, principalement à Bébour. Elle peut atteindre facilement 2 mètres de hauteur.

Fuchsia boliviana (Fuchsia de Bolivie ou flambeau d’amour) Onagraceae
Fréquent en forêt humide de montagne, il peut atteindre 3 à 4 m. Feuilles opposées par trois, duveteuses. Belles fleurs rouges en grappes pendantes. Aisément identifiable. Plante introduite et envahissante.

Malvaviscus arboreus (Hibiscus piment) Malvacées
Souvent utilisé en haie, cet hibiscus peut atteindre 4 m. Les feuilles vert sombre, brillantes et dentées sont assez grandes (12 cm). La fleur reste fermée à maturité. Les étamines dépassent des pétales repliés. Elle est rouge vif mais on trouve des fleurs roses.

Plumeria pudica (Frangipanier pudique) Apocynacées
Arbuste de 3 ou 4 mètres qui se remarque à sa floraison flanche. Les branches partent du bas et se ramifient peu. Les feuilles de 30 cm ont une forme particulière. Elle est longue et se termine ne spatule. La fleur comporte 5 pétales soudés avec un cœur jaune.

Plumeria L (Frangipanier) Apocynacées
C'est la fleur tropicale par excellence. L'arbre est arrondi. Ses branches contenant du latex blanc, se ramifient à l'infini mais ne portent des feuilles qu'en fin de rameau. Les fleurs s'organisent en grappe au-dessus des feuilles. Nombreuses variétés et couleurs pour cette fleur qui ressemble à une hélice à 5 branches.

Heliconia sp (Balisiers) Heliconiacées
Beaucoup trop de variétés pour être représentées sur cette page. Les balisiers sont souvent de couleurs orangées ou rouge. La taille des plantes va de 60 cm à 4 mètres avec des feuilles toujours longues. Les fleurs montent vers le ciel tandis que d'autres vont vers la terre. Toutes sont composées et coriaces..

Brugmasia aurea (Trompette des anges) Solanacées
Egalement appelée à tort datura, cette plante fournit des fleurs tombantes alors que le datura les a dressées. Les deux sont toxiques. L'arbre peut atteindre 4 m. Ses grandes feuilles ovales ont les nervures marquées. Les fleurs en trompette qui vont du jaune au rouge ont le lobe relevé.

Strelitzia reginae (Oiseau de paradis)
Plante rizhomateuse poussant en grosses touffes pouvant atteindre 2 m de haut. La feuille très coriace, vert foncé, à la nervure bien marquée est située au bout d'un long pétiole sortant de terre. La fleur mélange agréablement 3 pétales bleus et 3 sépales oranges lui donnant une allure de tête d'oiseau. .

Leonotis nepetifolia (Oreille de lion) Lamiacées
Le pompon soldat, nom donné à La Réunion, se rencontre de plus en plus dans les zones sèches du Nord et de l'Ouest. Il se reconnait à sa haute taille, sa tige carrée, ses anciennes fleurs sèches régulièrement espacées sur la tige et à ses pétales orange en tube sur les verticilles les plus récentes.

Tropaeolum majus (Capucine) Tropaeolacées
Cette plante invasive pourrait également être classée dans les lianes. La tige charnue est fragile. La feuille est presque circulaire et bien marquée de nervures blanches. Les belles fleurs en entonnoir vont de l'orange au rouge sur le même pied. Elles sont prolongées par un tube contenant le nectar. On retrouve feuille et fleur en gastronomie.

Gladiolus dalenii (Glaieul sauvage) Iridacées
La fleur du glaïeul sauvage est belle mais la plante se multiplie de plus en plus dans les hauts cultivés ou en bordure de route ou de chemins. Les feuilles sont longues et étroites. Les fleurs se développent au bout d'une longue tige. Elles sont magnifiques avec les pétales orange et le cœur jaune.

Spathodea campanulata (Tulipier du Gabon) Bignoniacées
Ce grand arbre aux superbes fleurs produit des graines très fines et légères dispersées par le vent qui aide à son invasion difficile à contrôler. Grand arbre de 25 m. Grande feuille comptant une quinzaine de folioles pointues. L'inflorescence est une énorme réserve de fleurs qui produit de superbes fleurs en forme de tulipe orange frangée de jaune.

Abutilon striatum (Abutilon) Malvacées
Arbuste pouvant atteindre 5 m. Ses feuilles ressemblent à celles de l'érable. La fleur ressemble à un hibiscus dont les pétales pousseraient en cloche. Belles couleurs jaunes, rouge ou striées des deux couleurs. Plante plus rare que les hibiscus.

Thevetia peruviana (Laurier jaune) Apocynacées
Arbuste de 5 m présent dans les parcs et jardins. Il contient une sève extrêmement toxique. Les longues et fines feuilles tournent en spirale autour du rameau. La fleur jaune à 5 pétales semble ne pas vouloir s'ouvrir. Le fruit est une drupe présentant des angles marqués.

Amelia patens (Buisson écarlate) Rubiacées
Cet arbuste très buissonnant, originaire d'Amérique du Sud, est assez rare à la Réunion. Les feuilles sont ovales et pointues avec des nervures bien marquées. L'inflorescence en fin de rameau se fait en grappes de fleurs tubulaires rouge orangé attirant les papillons. Le fruit est une petite baie rouge foncé devenant noire à maturité ; elle est comestible.

Verbesina encelioides (Verbésine) Asteracées
La plante originaire du Mexique, se retrouve dans de nombreuses régions du globe. Elle pousse en touffes parfois épaisses dans les bas de l'île en zone ensoleillée. Les tiges ramifiées peuvent dépasser un mètre. Les feuilles vertes très découpées poussent en grappes. Les fleurs jaunes naissent à la fin d'un très long pétiole. Le fruit est un akène dont le vent disperse facilement les minuscules graines.

Cosmos sulphureus (Cosmos sulfureux) Asteracées
Recherché pour les belles couleurs, on le retrouve dans les jardins. Plante annuelle à croissance rapide. Les feuilles vert-clair sont opposées et se divisent en 5 lobes très découpés. L'inflorescence est un capitule solitaire en fin de rameau. La fleur possède une dizaine de pétales orange vif entourant des étamines nombreuses et rouges. Le fruit est un akène. La fleur peut être utilisée pour fabriquer de la teinture jaune.

Pseudogynoxys chenopodioides (Séneçon, marguerite orange) Asteracées
La plante peut être considérée comme une liane pouvant atteindre 5 m. Les longues tiges sont striées. Les feuilles alternes au pétiole court sont dentées. Les fleurs, réunies en bouquet en fin de rameau, sont orange virant au rouge avant de faner. Le fruit est un akène de quelques millimètres avec un gros volume de soies blanches. La plante est toxique.

Impatiens sunpatiens (Sunpatiens) Balsaminacées
Les hybrides empêchent une reconnaissance exacte. Herbacée vivace pouvant atteindre 50 cm. Les tiges cylindriques fragiles, rougeâtres prennent racine aux nœuds. Les feuilles alternes, entières et ovales, pointues et dentées sont vertes avec des nervures rouges bien marquées. Les fleurs rouge-orangé ont un long pédoncule se prolongeant sous les pétales, au nombre de 5. Le fruit est une capsule contenant des petites graines.

Tecoma capensis (Bignone du Cap) Bignoniacées
Fréquente en parcs et jardins, la plante buissonnante fleurit une grande partie de l'année. Elle peut dépasser 6 m. Les feuilles opposées d'un beau vert brillant sont composées de 5 à 9 folioles ovales dentées. Inflorescence terminale en grappes de belles fleurs orange en tube. Plusieurs couleurs en fonction du cultivar. Le fruit est une longue gousse.

Tecoma stans (Bois pissenlit) Bignoniacées
On le rencontre dans les jardins mais aussi de plus en plus dans le Nord et l'Ouest où il colonise (5/5) par exemple la vallée de la Rivière des Galets. Arbre de 10 m maximum aux feuilles composées de plusieurs tailles. La fleur jaune en trompette, odorante, présente 5 lobes arrondis. Le fruit est une longue gousse étroite.

Turnera subulata (Turnera aux yeux noirs) Passifloracées
La plante forme une belle touffe de moins d'un mètre de tiges ramifiées. Belles feuilles vertes à l'aspect froissé, dentées sur une partie de la plante, entières sur l'autre. Les fleurs sont formées de 5 pétales jaune vif comportant une tâche striée brune au centre.

Turnera subulata (Turnera blanche) Passifloracées
Sans fleurs, c'est la même plante que la précédente. Elle diffère par les fleurs blanches comportant également la tache centrale mais plus foncée. Les pétales contiennent aussi du jaune lui donnant un très bel aspect. Plante envahissante. .

Turnera ulmifolia (Turnera à feuilles d'orme) Passifloracées
Plante ramifiée de 80 cm qui devient envahissante. La feuille, d'un beau vert, est ovale, pointue, dentée avec des nervures bien marquées. La fleur comporte 5 pétales d'un jaune vif cachant le calice ainsi que 5 étamines orangées. La fleur attire les abeilles et papillons.

Ulex europaeus (Ajonc d’Europe) Fabaceae
Arbuste épineux pouvant atteindre 2 m de hauteur. Fleurs jaunes. Sédentarisé en altitude, il fait actuellement l'objet d'un contrôle intensif au Maïdo.

Ranunculus bulbosus (Renoncule bulbeuse) Ranunculacées
Plante herbacées d'une trentaine de cm classée comme envahissante dans les hauts de l'île. Les feuilles sont pétiolées et velues. La fleur apparaît à la fin d'une longue et fine tige. Comporte 5 sépales et 5 pétales jaunes. Le centre est occupé par de nombreuses étamines.

Tribulus cistoides (Herbe pagode) Zygophyllacées
Cette plante à feuilles de luzerne mais fleurissant jaune est de plus en plus envahissante des champs et bords de chemins. Elle forme parfois de grosses touffes dont les tiges font 1m. Les feuilles affichent 6 paires de folioles. La corolle jaune des fleurs comporte 5 pétales. La graine est épineuse.

Pavonia calycina (Pavonie jaune) Malvacées
Cette plante à petites feuilles (genre vigne) est surtout présente dans l'Ouest, ici à l'aire du Tabac. L'arbrisseau peut atteindre 1,5 m. Le feuille, vert-jaune, est crénelée avec des nervures marquées. La fleur, solitaire, ressemble à la campanule avec 5 pétales et des étamines jaunes.

Tithonia diversifolia (Tournesol mexicain) Asteracées
Aussi appelée fleur fête des mères, cette haute plante est désormais installée sur une grande partie de l'île ou elle forme d'énormes touffes qui se remarquent surtout à la floraison jaune en mai. Les feuilles ont 5 lobes. La fleur de près de 10 cm est entièrement jaune-orangé, centre compris.

Euryops pectinatus (Marguerite des savanes) Asteracées
Présente dans de nombreux parcs et jardins, cette fleur qui peut constituer un arbrisseau à l'âge adulte ressemble assez à la marguerite. Elle pousse en touffes. Les tiges portent des feuilles très découpées. Les fleurs sont complètement jaunes. Elle fleurit presque toute l'année.

Pachystachys lutea (Panache d'officier) Acanthacées
Cette plante poussant en massifs touffus peuplent parcs et jardins. Les feuilles sont longues et étroites avec des nervures marquées. La fleur est un épi terminal de sépales jaune-citron d'où sortent de belles fleurs blanches en tube qui s'ouvrent en laissant sortir trois étamines vertes.

Galphimia glauca (Galphimia) Malpiphiacées
Cette plante ornementale fleurit presque toute l'année. Non fleuri, il se reconnaît à ses tiges rouge foncé. Il possède de petites feuilles ovales claires. Les inflorescences en fin de rameau sont des grappes de fleurs jaunes à 5 pétales et 10 étamines diversifiées.

Arachis pintoi (Arachide pinto) Fabacées
L'arachide de pinto est à l'origine une plante vivace fourragère du Brésil. A la Réunion, elle est utilisée comme couvre sol, supporte la tonte et fleurit longuement en jaune. Laissée libre, elle marcotte et peut couvrir rapidement de grandes surfaces. Elle réduit la prolifération d'organismes parasites ou de mauvaises herbes.

Verbascum thapsus (Molène) Scrophulariacées
Le bouillon blanc, autre nom de la plante, est une plante envahissante bisannuelle. Elle ne présente que des feuilles la première année (photo) et les fleurs apparaissent la seconde. Elle meurt après la floraison d'une longue grappe de fleurs jaunes pouvant donner 150 000 graines qui se répandent dans les hauts de l'ouest ou du volcan.

Hydrangea macrophylla (Hortensia) Hydrangeacées
Cette belle fleur a quitté les jardins et a débuté sa colonisation des nos forêts, bords de routes ou de sentiers de randonnée. Le buisson épais peut atteindre deux mètres. Les grandes feuilles dentées ont les nervures très marquées. Les fleurs en grosses boules diffèrent en couleur en fonction des nutriments du sol et du PH. La plante est très toxique (Cyanure d'hydrogène).

Hydrangea serrata (Hortensia des montagnes) Hydrangeacées
Ancienne variété venant du japon, peu cultivée mais très présente dans les hautes de la Plaine des Palmistes ou des Cafres. Les feuilles sont identiques mais plus fines. Les fleurs, agréable mélange de fleurs blanches (stériles) et de minuscules bleues (fertiles) sont moins fournies et présentées en tête plate.

Tibouchina grandifolia (Tibouchine) Melastomacées
Cette tibouchine est uniquement cultivé à la Réunion, contrairement à la suivante qui en a envahi une grange surface. L'arbuste pousse jusqu'à 4 m avec des tiges carrées. Les feuilles persistantes sont opposées, coriaces et duveteuses. Les fleurs poussent en grappe en fin de rameau. Elles sont violettes avec de longues étamines.

Tibouchina urvilleana (Lisandra, griffe du diable) Melastomataceae
Très envahissante (5/5) il devient impossible de passer en randonnée sur un lieu infesté. Heureusement, elle n'a pas d'épines. La tige est identique à T. grandifolia mais les feuilles sont plus petites. Les fleurs sont plus souvent solitaires ou par 3. Les étamines crochues font penser à une araignée.

Lycianthes rantonnetii (Arbre à gentiane) Solanacées
L'arbuste de 4 m porte des rameaux retombants et souples. Les feuilles fines et souples ont les nervures bien marquées. L'inflorescence en fin de rameau donne de belles fleurs bleu-violet à 5 pétales soudés avec le centre et les étamines jaunes. Les fruits sont toxiques.

Stachytarpheta (Verveine queue de rat)
De la famille de la verveine dont on reconnait bien la feuille dentée, la plante peut atteindre 1 m. Elle forme de petites touffes dans les endroits ombragés en bordure de rivière par exemple. L'inflorescence est une longue et fine grappe de petites fleurs aux couleurs très variables allant du bleu vif au rouge intense.

Salvia coerula (Sauge guarani) Lamiacées
Plante médicinale à longues tiges et grandes feuilles opposées que l'on trouve dans les jardins. L'inflorescence en fin de tige est une grappe de belles fleurs bleues à calice noir qui attire papillons et même oiseaux.

Dichorisandra Thyrsiflora (Gingembre bleu) Commelinacées
Cette plante originaire du Brésil, pouvant atteindre 2 m, n'a de gingembre que la forme des feuilles. Elles sont persistantes, luisantes et alternes. L'inflorescence est une grappe de plusieurs étages de fleurs bleues. La fleur est composée d'un calice à 3 sépales, 3 pétales et six étamines.

Brillantaisia Owariensis (Brillantaisia) Acantharacées
Introduite pour la décoration des jardins, elle devient de plus en plus la compagne des randonneurs le long des chemins ou près des cours d'eau. Cette vivace arbustive peut atteindre 2 m. Les grandes feuilles opposées comportent un pétiole ailé. L'inflorescence de 50 cm est une longue panicule terminale avec des fleurs régulièrement réparties. La fleur comporte un grand calice et 4 étamines.

Phlogacanthus turgidus (Gueule de loup, tic-tic) Acanthacées
Arbuste buissonnant et décoratif qui débute lentement sa colonisation de quelques régions de l'île. La tige verte rougit à son extrémité. Les feuilles ovales sont pointues avec les nervures bien marquées. L'inflorescence est un grand épi rougeâtre de 20 cm. Les fleurs roses à 5 lobes éclosent à tour de rôle en commençant par le bas.

Brunfelsia uniflora (Francisea) Solanacées
Arbuste à rameaux au port dressé. Les feuilles persistantes et brillantes sont ourlées. Les fleurs, solitaires, sont très odorantes surtout en fin de journée. Elles comportent 5 pétales. Ils sont violets à l'éclosion, s'éclaircissent dans la journée et blanchissent avant de faner. La plante est toxique.

Ruellia simplex (Ruellie) Acanthacées
Les tiges rougeâtres de cette vivace constituent des petits buissons en fleurs une grande partie de l'année. Les feuilles persistantes sont opposées. Les fleurs solitaires ou par deux s'ouvrent le matin pour se refermer le soir. C'est une trompette mauve à 5 pétales soudés. Le cœur de la fleur est strié de violet. .

Salvia leucantha (Sauge du Mexique) Lamiacées
La plante crée au cours des années des touffes importantes si elle est bien arrosée. Les tiges souples sont duveteuses. Les feuilles opposées, longues et pointues, sont légèrement odorantes. L'inflorescence est un long épi de calices violets terminés par une corolle blanche parfumée.

Prunella vulgaris (Herbe catois) Lamiacées
La fleur est belle mais la plante envahissante. Elle colonise les endroits ensoleillés comme les prairies et bords de chemins. Les petites feuilles ovales sont poilues. L'inflorescence en épi rouge orangé affiche des fleurs violettes. La plante est comestible et utilisée en pharmacopée.

Ttradenia riparia (Faux patchouli) Lamiacées
Le gros baume est utilisé en Afrique pour guérir de nombreux maux. Il est cultivé dans les jardins de La Réunion pour la décoration. Les feuilles en forme de cœur sont dentées, poilues et très odorantes. Les spectaculaires inflorescences sont roses avec d'énormes grappes odorantes.

Otacanthus azureus (Zerbe cirage) Scrophulariaceae
Encore une belle fleur classée envahissante mais qui n'empêchera pas le randonneur de terminer son circuit. Elle n'est pas présente dans les cirques et d'autres régions de l'île. La plante ne dépasse jamais un mètre et les fleurs sont très jolies.

Evolvulus glomeratus (Blue day) Convolvulacées
Utilisé pour la décoration florale en raison de son feuillage vert et de ses belles fleurs bleues, l'arbrisseau se rencontre dans les jardins. La plante produit des tiges duveteuses et des petites feuilles ovales également couverte d'un fin duvet. Les petites fleurs bleu-lavande en forme d'entonnoir fanent à la fin de la journée.

Verbena rigida (Verveine rigide) Verbenaceae
Classée envahissante à la Réunion, cette verbénacée ne gène encore pas les randonneurs. On en repère les fleurs dans des milieux défrichés ou en bordure de chemin mais pas de quoi s'inquiéter encore contrairement à la majorité de celles présentées ici.

Salvia splendens violette (Sauge violette) Lamiacées
Variété de salvia présentée plus haut sur cette page mais de couleur violette. La plante se développe en touffe compacte et peut atteindre plus d'1 m. Les feuilles vertes opposées sont finement dentées. L'inflorescence dressée en fin de tige comprend une vingtaine de fleurs violettes. La fleur tubulaire laisse sortie 4 longues étamines. Le fruit est une nucule ailée.

Ruellia devosiana (Pétunia sauvage) Acanthacées
Cette petite plante de 40 cm est souvent utilisée en rocaille ou en couvre-sol dans les jardins. Les feuilles veloutées sont d'un beau vert veiné de blanc sur le dessus et violettes sur la partyie inférieure. La fleur bleu pâle veinée de lilas est un calice se divisant en 5 pétales recourbés. Le fruit est une capsule contenant 5 ou 6 graines éjectés après maturité.


Plantes dites "vertes"

Pour un pays tropical, elles sont assez rares

Dieffenbachia (Canne des muets) Aracées
Installés au jardin pour profiter d'une verdure permanente, le dieffenbachia aime l'ombre. Les longues et larges feuilles coriaces veinées de blanc poussent en laissant un tronc qui grandit avec l'âge. Des centaines de cultivars ont été créés.

Aglaonema commutatum (Aglaonème ) Aracées
Ils ont à peu près les mêmes caractéristiques que le précédent. Il aime l'ombre. Ses feuilles ont un mélange de deux verts. La floraison, comme l'arum, comporte une spathe entourant un spadice blanc. La plante est assez toxique.

calathea zebrina (Zebra plant) Marantacées
Cette belle plante qui peut dépasser 1 m est cultivé pour la beauté de son feuillage. Les feuilles au long pétiole sont pourpre en-dessous et vertes strié de couleurs plus claires sur le dessus. La fleur est banale.

Ayapana triplinervis (Ayapana) Asteracées
La plante aux vertus reconnues par la pharmacopée française a sa place dans tous les jardins pour soigner de nombreux maux. Se prend en infusion pour les problèmes digestifs. Les tiges sont courtes, rougissantes et souples. Les feuilles sont longues et étroites. La floraison est très rare.

Colocasia esculenta (Songe, chou de chine) Araceae
Cette plante à rhizome se trouve de plus en plus le long des cours d'eau. Elle est rarement gênante mais les surfaces envahies ont tendance à augmenter avec le temps. On peut manger les racines. Il est très rare de pouvoir observer une floraison de la plante.

Alocasia macrorrhizos (Oreille d'éléphant) Aracées
Appelé songe papangue à La Réunion, il peut atteindre 4 mètres et représenter de très grosses touffes. On le retrouve dans certains parcs ou dans des endroits humides comme ici le long de la Rivière du Mât. Les feuilles peuvent dépasser 1 m de longueur.

Syngonium podophyllum (Patte d'oie) Aracées
Le feuillage vert foncé nervuré de crème donne une belle teinte à cette plante décorative se plaisant autant à l'ombre qu'au soleil. La feuille évolue en forme et en taille au cours de la croissance mais elle a presque toujours cette forme en triangle de la patte d'oie qui lui vaut son nom.

Caladium bicolor (Cœur de Jesus, ailes d'ange) Aracées
Se rencontre uniquement dans les jardins ou parcs paysagers. Les tailles, couleurs et formes peuvent varier en fonction de la variété. Il peut atteindre 1 m avec des feuilles de de 45 cm. La feuille vert foncé est striée de rouge. La floraison, comme l'arum, comporte une spathe entourant un spadice blanc. La plante est entièrement toxique.

Goeppertia warszewiczii (Zebra plant) Maranthacées
Un autre classique des jardins reconnaissable à ses belles feuilles striées. La plante pousse en touffe pouvant atteindre 1 m. La longue feuille au bout d'un court pétiole est verte striée de vert plus clair. L'inflorescence en fin de rameau principal est une succession de bractées imbriquées disposées en spirale renfermant des paires de fleurs blanches tubulaires. Le fruit est une capsule.

Stromanthe thalia (Stromanthe à fleurs rouges) Marantacées
Plante rhizomateuse pouvant atteindre 2 m. Les feuilles à long pétioles sont regroupées en éventail à l'extrémité des rameaux. Elles dépassent souvent les 40 cm. La face supérieure est verte avec nervure claire. Le dessous est pourpre. La fleur en panicule est rouge sang comportant une minuscule fleur blanche à 3 pétales. Le fruit orangé ou rouge contient une seule graine noire.

Chlorophytum capense - Asparagacées
Commune dans les parcs ou créations paysagères, cette variété possède de longues feuilles coriaces jaunes avec une bordure verte. Elle aime pousser en touffes serrées.

phalangium ?
De nombreuses variétés à feuilles coriaces ou tendres peuvent se confondre. On trouve des feuilles vertes à bords jaunes et des feuilles jaunes à bords verts. Elles aiment tous les climats et ne craignent ni le soleil ni la lumière.

Dianella ensifolia (Lys de lin) Xanthorrhoeacées
Cultivée pour son feuillage vert brillant et ses baies bleues décoratives, on la retrouve dans les parcs comme décoration. Plante à rhizome composée de longues feuilles. L'inflorescence est une panicule comportant une vingtaine de fleurs aux pétales bleuâtres. De longues étamines orange dépassent des pétales. Le fruit est une originale baie brillante bleue qui cohabite avec les dernières fleurs.

Philodendron lacanus (Philodendron) Aracées
Les phylodendrons comprennent des centaines de variétés qui se distinguent parfois sur l'unique forme de la feuille qui diffère à peine d'une autre. La plante est grimpante et les feuilles se regroupent en grosses masses. Il reste dans les jardins et ne cherche pas à coloniser l'île. Plante toxique.

philodendron selloum (Philodendron) Aracées
Comme le précédent, on le retrouve en bordure de jardins lors des randonnées urbaines. Il grimpe sur un arbre ou un poteau où il crée une grosse masse de feuilles découpées. Les feuilles possèdent de très longs pétioles épais. Elle est toxique.

Philodendron bipinnatifidum (Philodendron) Aracées
Il diffère de ses congénères par son port arbustif. Son tronc pousse en laissant les cicatrices des précédentes feuilles. Les feuilles sont dressées au bout d'un long pétiole. La fleur est un spadice entourée d'une spathe. Le fruit est une baie comestible à maturité sinon toute la plante est toxique.


Fruits, agrumes, aromatiques, légumes, haies
Comme dans tous les pays tropicaux, on se régale de nombreux fruits cueillis au jardin ou achetés sur les marchés locaux. Certains fruits ci-dessous sont plus rares que d'autres.


Mangifera indica (Manguier) Anawcardiacées
Le manguier, après le bananier, est le plus répandu des arbres fruitiers. On compte un vingtaine d'espèces cultivées sur l'île (José, carotte, américaine, etc.) L'arbre préfère une région peu arrosée. La floraison se fait en grosses grappes. Les mangues pendent ensuite sous la branche.

Musa sp (Bananier) Musacées
On en rencontre partout et même dans les endroits perdus ayant abrité un îlet oublié. Il produit des régimes plus ou moins gros issus d'une grande fleur attirant les abeilles et les oiseaux. La tige meurt après production du régime. Les rejets grandissent alors pour la remplacer.

Litchi sinensis (Letchi) Sapindacées
L'arbre atteint parfois des tailles impressionnantes. Il se couvre de fleurs en grappes en début d'année pour donner ce fruit rouge à la pulpe blanche tant attendu pour les fêtes de fin d'année. Riche en vitamine C.

Dymocarpus longan (Longani) Sapindacées
De la même famille que le letchi, le longani a été introduit à la même époque. On le trouve partout en partie basse en-dessous de 500m. Il produit le même type de fleur et de fruit couleur kaki mais un peu plus tard. Le goût de la pulpe est plus "pharmaceutique".

Carica papaya (Papayer) Caricacées
Arbre fragile en port de palmier porte les fruits entre les feuilles. La fleur est odorante et le fruit chargé de vitamines est reconnu pour ses multiples bienfaits sur la santé. Il peut atteindre plusieurs kilos. Se consomme mûr en dessert ou vert en salade ou gratin.

Per'sea americana (Avocatier) Lauracées
De nombreuses variétés et hybrides poussent sur l'île avec des fruits de 200 g à 1 kilo. Le fruit est gras mais bon pour la réduction du cholestérol. Il se consomme en salade ou nature. Présent sur les étals plus de 6 mois par an.

Artocarpus heterophyllus (Jacquier) Moracées
Des bas de l'île jusqu'aux îlets oubliés en altitude, on le reconnaît immédiatement à son énorme fruit directement attaché au tronc de l'arbre. Il peut dépasser les 30 kg. Il se consomme cru, finement coupé et consommé en cari avec de la viande boucanée. Mûr, il a une odeur particulière mais se consomme cru ou en confiture. .

Annona muricata (Corossolier) Annonacées
Originaire d'Amérique du Sud, le corossolier est assez peu cultivé sur l'île. On trouve cependant ses fruits sur les étals. Il doit se consommer rapidement. Sa chair est délicieuse une fois débarrassée de ses pépins. La peau est coriace et hérissée de piquants. La fleur est très curieuse, coriace elle-même.

Annona reticulata (Cœur de bœuf) Annonacées
On rencontre de moins en moins cet arbre fruitier. Sa consommation ne trouve sans doute pas le nombre nécessaire d'amateurs de sa chair, grasse et farineuse au goût particulier. Il fructifie deux fois pas an. Les feuilles ont également employées en pharmacopée.

Annona squamosa (Zatte) Annonacées
Présente surtout dans les jardins et quelques rares jardins, on la rencontre en revanche en de nombreux endroits de la région de Saint-leu où elle s'est naturalisée. Le fruit a une chair délicate, très agréable à consommer. On trouve plusieurs variétés qui se différencient très peu.

Malus domestica (Pommier) Rosacées
On ne décrit pas cet arbre comportant près de 20 000 espèces différentes de cultivars. A la Réunion, l'arbre est rare en raison du climat. Pour l'anecdote, la photo a été prise au gîte de Bélouve qui en abrite plusieurs semblant supporter le climat.

Prunus persica (Pécher) Rosacées
On croise cet arbre isolé dans les îlets ou à Salazie où il est cultivé en verger. Le fruit se vend en fin d'année et ne supporte ni le voyage ni le stockage. Doit être consommé rapidement. On trouve surtout la pêche de vigne sur les étals.

Prunus domestica (Prunier) Rosacées
Il est difficile de trouver des pruniers lors des randonnées. On en voit surtout dans les cirques en hauteur car le climat y est plus frais. Paradoxalement, il se classe parmi les plantes envahissantes même si son impact ne se fait pas trop sentir. Plusieurs variétés sur l'île.

Pyrus communis (poirier) Rosacées
Fiche insérée pour l'anecdote car le poirier est très rare à la Réunion. Plusieurs arbres se rencontrent dans les hauts de l'Entre Deux du côté du Dimitile (photo). Le fruit est d'ailleurs astringent et finit systématiquement au sol où les pépins, transportés par les oiseaux, produiront d'autres pieds.

Psidium guajava (Goyavier blanc) Myrtacées
Cet arbuste fruitier se retrouve dans presque tous les jardins mais a également migré en se naturalisant. Les graines sont semées par les déjections des oiseaux. Le fruit a une odeur très prononcée peut se consommer avant totale maturité. Plusieurs variétés avec forme des fruits différentes.

Psidium friedrichsthalianum (Coronille) Myrtacées
Introduite en 1993 sur l'île, la coronille produit un fruit jaune principalement utilisé en confitures artisanales et industrielles ou jus de fruits. La coronille ressemble étrangement au goyavier mais s'en distingue par les vestiges de fleur se trouvant au bout du fruit. Sa teneur en vitamine C est 12 fois supérieure à l'orange.

Eriobotrya japonica (bibassier, néflier du Japon) Rosaceae
Longtemps cultivé pour son fruit, on le rencontre désormais de plus en plus dans les forêts ou dans les ravines où il a pu pousser suite à une déjection d'oiseau contenant une de ses grosses graines. Facile à reconnaître à ses feuilles brillantes et persistantes vert très foncé ou ses fruits à la saison qui finissent souvent dans le rhum.

Eugenia brasiliensis (Cerisier du Brésil) Myrtacées
L'arbre seul peut servir de décoration dans un jardin. Le feuillage dense en fait un arbre touffu. La floraison blanche peut être spectaculaire. Le fruit, qui ressemble à une cerise, est juteux, délicieux, sucré. Il se consomme tel quel ou en gelée et parfume agréable le rhum.

Eugenia uniflora (Cerisier de Cayenne ou à côtes) Myrtacées
L'arbre, très touffu peut atteindre 7 mètres. La fleur est blanche en juillet. Les fruits sont nombreux et rougissent à maturité. Ils possèdent 8 côtes. La pulpe juteuse est à la fois âpre, amère et acide. L'espèce tend à devenir invasive dans certaines régions de l'île.

Dovyalis hebecarpa (Groseille de Ceylan) Salicacées
On tombe rarement sur ce bel arbre possédant ou non des épines en fonction de l'espèce. Les feuilles sont finement dentelées. Les fleurs sont minuscules et les fruits veloutés violets à maturité. Ils sont très acides mais conviennent pour de bonnes gelées ayant le goût de groseille.

Averrhoa carambola (Carambole) Oxalidacées
L'arbre, originaire du Sri Lanka, a été importé pour ses fruits. Il produit deux fois par an des fruits très reconnaissables en étoile à 5 branches, riches en acide citrique. Les petites fleurs sont regroupées en grappes. Leur goût est agréable sans être exceptionnel. Il sert beaucoup en décoration des pâtisseries.

Phyllanthus acidus (Girimbelier) Phyllanthacées
C'est dans la région de St-Leu qu'on en remarque le plus (photo). Les fleurs naissent en petites grappes contre les feuilles. Le fruit, jaune, est côtelé comme la cerise de Cayenne. Il se présente en grappes le long des rameaux. Le goût de la drupe charnue est plutôt acidulé. On en trouve fréquemment dans le vinaigre comme condiment.

Punica granatum (Grenade) Lythracées
L'arbuste, qui ne dépasse pas les 5 mètres, est un épineux donnant des fruits aux multiples graines. Les feuilles jeunes sont rouges et verdissent par la suite. Les fleurs, poussant au bout des branches sont d'un magnifique rouge vermillon. Le fruit, très dur, comporte des cloisons renfermant des centaines de graines rouges très juteuses.

Morenda citrifolia (Noni, vomi de chien) Rubiacées
L'arbre de 6 mètres, possède un tronc très dur. Ses feuilles sont opposées à grosses nervures. Les fleurs blanches occupent la fin du rameau. Le fruit, blanc à maturité comporte comme des écailles hexagonales mamelonnées en leur centre. Le fruit, malodorant, n'est pas consommé mais il est comestible et on lui prête toutes les vertus médicinales.

Ficus carica (Figuier) Moracées
Le figuier, connu tout autour de la Méditerranée, a été introduit à la Réunion où on le rencontre fréquemment. Ses grandes feuilles sont divisées en 5 ou sept lobes. Le fruit, blanc, jaune ou violet selon la variété est délicieux et peut se sécher. La sève est irritante.

Opuntia ficus-indica (Figuier de Barbarie) Cactacées
Cactus arbustif aux longues racines horizontales qui s'étalent à quelques cm dans le sol. Il n'a pas de feuilles mais des cladodes en forme de raquettes couvertes de piquants très dangereux au contact. La belle fleur jaune est éphémère et donne une figue gorgée de vitamine C.

Hylocereus undatus (Pitaya, fruit du dragon) Cactacées
On trouve les pitayas à chair blanche ou à chair rouge qui doivent être cultivées sur les mêmes parcelles pour la pollinisation. Le cactus grimpe en s'accrochant par des racines aériennes. Les magnifiques fleurs donnent les fruits par pollinisation humaine. Le fruit qui comporte un noyau fournit une chair rose délicieuse, légèrement acide.

Nephelium lappaceum (Ramboutan, litchi chevelu) Sapindacées
Assdez rare à la Réunion, l'arbre peut atteindre 15 m de hauteur. Les mâles ne donnent pas de fruits. Les fleurs, petites, odorantes sont recherchées des insectes. Le fruit ressemble à un petit letchi très poilu. .

Artocarpus altilis (Arbre ou fruit à pain) Moracées
De la famille des jacquiers, le fruit l'arbre à pain est très consommé dans certaines régions du globe. L'arbre est moins cultivé à La Réunion. Les feuilles sont très grandes à 7 ou 11 lobes. Les longues fleurs pendantes sont situées près des feuilles. Le fruit qui peut peser jusqu'à 2 kg comporte des traces hexagonales et se consomme en purée, frites, en cari et même en pâtisserie.

Artocarpus altilis var seminifera (Châtaignier pays) Moracées
L'arbre ressemble au précédent. Les feuilles sont moins découpées. Le fruit comporte des épines molles. Il contient des graines qui se consomment comme des châtaignes, d'où son nom.

Syzygium cumini (Jamblon, jamelonier) Myrtacées
Originellement rencontré dans les bas de l'ile et sur le littoral, il s'est naturalisé même dans les cirques. Les feuilles sont coriaces et brillantes. La floraison se fait par petites frappes. Le fruit ressemble à une olive noire une fois mûr. Il est astringent mais comestible. La pulpe noircit la langue.

Vitis Labrusca (Vigne Isabelle) Vitacées
Hormis dans quelques jardins ou îlets oubliés, c'est surtout à Cilaos qu'on rencontre la vigne cultivée pour la production de vin. Le raisin n'a pas vraiment une qualité suffisante pour finir sur une table et la vinification est l'issue inévitable de ces grappes.

Syzygium samarangense (Jamalac, jambose) Myrtacées
On rencontre l'arbre massif un peu partout dans les bas de l'île. Il peut atteindre 20 m. Les feuilles coriaces sont d'un vert soutenu. La fleur se remarque à ses multiples étamines blanches. Le fruit, en forme de poire, passe du blanc au rouge en mûrissant. Le fruit est assez insipide.

Syzygium malaccense (Jambose rouge) Myrtacées
L'arbre a un port plus conique que le précédent. Les feuilles, également coriaces, sont plus brillantes. Les fleurs sont identiques mais avec des étamines rouges. Le fruit est également piriforme, comestible, parfumé. La pulpe tâche les vêtements durablement.

Spondias dulcis (Pomme ou prune de Cythère, zevi) Anacardiacées
Présent dans de nombreux jardin, l'arbre est autant décoratif (surtout s'il est nain) que productif. La fleur est une grappe de minuscules fleurs jaune clair. Le fruit se consomme très mûr. La pulpe juteuse entoure un noyau fibreux. Il sert également aux confitures ou se met au vinaigre comme les cornichons.

Diospyros blancoi (Mambolo, caca de chat) Ebénacées
Cet arbre, originaire des Philippines, comporte des feuilles coriaces longues et argentées dessous. Fleurs mâles et femelles identiques. Le fruit, velouté, possède une chair ferme et parfumée mais nauséabonde à grande maturité ainsi que 8 graines coriaces.

Plinia cauliflaura (Jaboticaba) Myrtacées
Très rare à la Réunion, cet arbre perd régulièrement son écorce. Les branches sont touffues. Les fleurs poussent à même les branches. Le fruit est une superbe baie de la taille d'une grosse cerise. La peau épaisse cache une pulpe sucrée, gélatineuse, délicieuse et de deux à quatre graines dures.

Acca sellowiana (Goyavier du Brésil ou ananas) Myrtacées
Assez rare, cet arbre se rencontre dans les jardins ou parcs. Sa floraison est spectaculaire avec des fleurs à étamines rouges longues. Le fruit ressemble à la goyave. La chair granuleuse a un goût d'ananas et de goyave. Il contient des petites graines. Se consomme soupé et curé à la cuillère.

Moringa oleifera (Mourongue) Moringacées
Cet arbuste aux longues branches fragiles se retrouve dans les jardins des bas. Les belles feuilles sont 2 à 3 fois pennées. Les fleurs blanches sont produites en grappes. Le fruit est une longue gousse pouvant atteindre 50 cm. Les dernières pousses sont consommées en brèdes tout comme les gousses jeunes. Les graines mûres sont grillées.

Morus nigra (Mûrier noir) Moracées
L'arbre, de petite taille, présente un aspect étalé. Les feuilles en forme de cœur sont finement dentées. Les fleurs vertes sont insignifiantes. Le fruit est une longue mure violette à noire composée de centaines de drupes contenant un petit noyau. La pulpe tâche les vêtements de manière durable.

Crescentia cujete (Calebassier) Bignoniacées
L'arbre aux branches étalées est utilisé comme décoration dans les jardins. Les feuilles sont longues et s'élargissent avant de devenir pointues. Les fleurs blanches sentent mauvais. Le fruit pendant est attaché au tronc. La chair ne se consomme pas. Le fruit séché à longtemps été utilisé comme récipient.

Solanum betaceum (Tomate arbuste, arbre à tomates) Solanacées
L'arbuste est fréquent dans les îlets ou jardins. Il se remarque à son port et ses grandes feuilles ovales. Les fleurs roses à violet, se trouvent souvent en bout de rameau. Les baies pendent sous la branche. Le fruit ovale, rouge ou orange violacé, abrite une pulpe légèrement acide et très peu calorifique mais riche en vitamines.

Theobroma cacao (Cacaoyer) Malvacées
La culture du cacaoyer a cessé à la Réunion. On ne retrouve cet arbre qu'en jardin privé. La grande feuille ressemble à celle du châtaignier en plus coriace. La fleur minuscule est attachée au tronc ou à une branche. Le fruit, poussant au même endroit est une cabosse jaune rougissant à maturité. La chair est comestible. La graine est torréfiée pour donner du chocolat.

Coffea arabica (Caféier) Rubiacées
Très cultivé au 18ème siècle, on ne le retrouve qu'au jardin. Les feuilles, légèrement coriaces sont d'un beau vert luisant. La fleur blanche à 5 pétales a une odeur très agréable. Le fruit ou cerise est rouge à maturité. Comestible, il fournit deux graines qui ne se décrivent pas puisque, grillées, elles servent à la production de la boisson la plus consommée au monde.

Psidium cattleianum (Goyavier) Myrtaceae
On en trouve encore dans les jardins ou des vergers à la Plaine des Palmistes qu'il a depuis longtemps abandonnés. Cette plante de plus en plus envahissante aux fruits comestibles à haute teneur en vitamine C est excellente en confitures. Se trouve presque partout de 50 à 1000 m en zone sèche comme humide si serrés parfois qu'on ne peut plus y randonner.

psidium littorale (Goyavier de Cattley) Myrtaceae
Beaucoup moins envahissant que le précédent, ce goyavier ne se distingue qu'au moment de la production de fruits car tronc, feuilles et fleurs sont identiques. Le fruit est jaune, a à peu près le même goût mais il est généralement plus gros même s'il est produit dans un milieu hostile.

Bunchosia armeniaca (Brunchosie des Andes, cerise des Antilles) Malpighiacées
Originaire d'Amérique du Sud, l'arbre fruitier est assez rare sur l'île. Il peut atteindre 5 m. Il a une forme arrondie. Les grandes feuilles ovales vert clair ont une nervure centrale bien marquée. L'inflorescence terminale présente de magnifiques fleurs jaunes à 5 sépales verts et 5 pétales ourlés. Le fruit est une drupe contenant peu de pulpe comestible et deux grosses graines.

Triphasia trifoliata (Orangine) Rutacées
Importé à la Réunion malgré le faible intérêt de son fruit, l'orangine a débuté son invasion de l'île (4/5). Arbuste épineux et buissonnant de 3 m. Attention aux courtes mais solides épines. Les feuilles sont trifoliées, la feuille solitaire étant plus grande. La fleur odorante ressemble à celle des agrumes avec 3 pétales recourbés. Le fruit à deux graines est une baie rouge à la peau fine à maturité. La chair visqueuse est rafraîchissante mais peu consommée.


Agrumes et noix

Citrus reticulata blanco (Mandarinier) Rutacées
Certaines régions de l'île, comme la Petite Île sont de plus gros producteurs de cet agrume. L'arbre a un port dressé. Ses feuilles sont persistantes. La fleur blanche, très parfumée donne des mandarines de 5 à 9 cm de diamètre mangées une fois pelées. L'écorce est fine et elle contient beaucoup de pépins.

Citrus reticulata (Tangor) Rutacées
Le tangor, croisement entre la mandarine et l'orange a été introduit à la Réunion dans les années 70. L'arbre ressemble à tous les agrumes. Le fruit est ferme, adhère solidement à la peau, se conserve mieux que les mandarines. On le consomme directement ou il est utilisé pour de délicieuses confitures.

Citrus sinensis (Oranger) Rutacées
On ne présente plus cet arbre rencontré dans les régions chaudes du monde entier. Les oranges cultivées à la Réunion sont souvent vertes tirant sur l'orange, juteuses, sucrées. Elles peuvent être amères comme ici sur un oranger trouvé sur l'emplacement de l'Îlet Quinquina.

Citrus maxima (Pomelos, pamplemoussier) Rutacées
Le pamplemoussier peut atteindre 10 mètres de hauteur. Il se distingue des autres agrumes par la taille de ses feuilles et bien sûr de ses fruits, plus amères que sucrés. On trouve des variétés à peau très épaisse qui nécessite de peler les quartiers avant de les consommer.

Citrus aurantium (Bigaradier) Rutacées
C'est un hybride entre le pamplemoussier et le mandarinier. L'arbre, de taille moyenne, très épineux, comporte les mêmes feuilles que les agrumes et peut vivre plus de 500 ans. Les fleurs sont hermaphrodites, blanches et très odorantes. Le fruit ne dépasse pas 5 cm, est très acide. De plus il est rempli de pépins.

Citrus limon (Citronnier) Rutacées
L'arbre de 7 ou 8 mètres pousse lentement. Les feuilles sont plus claires que les autres agrumes déjà cités. Les fleurs, très parfumées, sont en général groupées par paquets. Le fruit devient jaune à maturité avec une peau assez épaisse. Il s'utilise principalement en jus ou en cuisine. Plusieurs variétés à la Réunion.

Cis aurantiifolia (Citron galet, limettier) Rutacées
C'est un petit arbre de 5 m maximum. La feuille est assez claire. La fleur est blanche, très odorante. Il produit des citrons verts très répandus sur l'île. La peau est fine. Il produit beaucoup du jus utilisé en cuisine ou dans les boissons, alcoolisées ou non.

Pachira glabra (Pistache arbuste, noix de Cayenne) Malvacées
Ne se rencontre qu'à l'état cultivé. Facile à reconnaître à son tronc lisse, ses branches poussant rapidement dans tous les sens, ses feuilles groupées par 5 ou 6, sa fleur blanc crème aux très longues étamines, son fruit arrondi de 15 cm contenant des graines comestibles crues, grillées ou bouillies.

Corylus avellana (Noisetier) Betulacées
Il y a très peu de noisetiers à La Réunion. Ils sont surtout cultivés mais produisent peu. La photo ci-contre est un clin d'œil pour montrer qu'on en trouve quand même, comme ici en montant au Piton des Neiges. D'autres poussent vers le Plateau des Chênes. Peu de récolte et encore moins de noisettes originaires de l'île sur les marchés.

Macadamia integrifolia (Noyer du Queensland) Proteacées
On peut traverser des centaines d'hectares de ce noyer en voyageant dans le Queensland. Ici, on en trouve surtout en petites plantations ou dans les jardins. Les feuilles sont dures, persistantes, longues, dentées et épineuses. La fleur est une longue panicule retombante. Le fruit est une noix ronde extrêmement dure appelée noix marteau dans l'île. L'amande est fine et délicieuse.


Plantes aromatiques
Pour la cuisine , les infusions ou les odeurs agréables


Cinchona officinalis (Quinquina) Rubiacées
L'arbre, qu'on rencontre assez peu souvent peut atteindre 6 mètres de hauteur. Les feuilles, parcheminées, sont d'un beau vert. Un îlet abandonné en porte le nom mais l'arbre y est difficile à dénicher. Son écorce contenant de la quinine est utilisée comme antipaludéen.

Cananga odorata (Ylang-ylang) Annonacées
Cultivé à Mayotte sur de grandes surfaces, l'essence issue les fleurs de l'arbre sont achetées par les parfumeurs. A La Réunion, on trouve l'arbre dans les parcs ou jardins en de bien moindres quantités. Ses feuilles alternes sont régulièrement disposées le long des rameaux. La fleur comporte 6 très longs pétales, devient jaune à maturité et dégage un parfum inégalable.

Pimenta dioica (Quatre épices) Myrtacées
Cet arbuste pouvant atteindre 10 m est parfois semé par les oiseaux dans nos jardins. La feuille, longue et verte tirant vers le jaune quand elle est jeune dégage une très forte odeur de girofle. Le fruit séché et broyé est vendu sous la dénomination de quatre épices (poivre, girofle, cannelle, muscade).

Murraya koenigii (Caloupilé) Rutacées
Originaire d'Inde, l'arbuste est très présent dans les jardins car utilisé en cuisine à base de sauce. Les feuilles appelées "feuilles de curry" comportent une vingtaine de folioles opposées. Les fleurs sont parfumées. Le fruit est comestible mais la graine toxique. En cuisine, il est obligatoirement intégré au massalé. Utilisé en pharmacopée.

Cinnamomum verum (Cannelier) Lauracées
Cet arbre au beau feuillage tirant sur le rouge en début de pousse, devient vert-jaune par la suite. On le remarque de loin durant les randonnées en début d'année à son plumage rouge. Les branches, une fois pelées, donnent les bâtons de cannelle vendus pour parfumer desserts et breuvages. La feuille est également utilisée séchée.

Laurus nobilis (Laurier sauce) Lauracées
Cet arbuste qu'on trouve dans beaucoup de jardin est un classique des aromatiques en cuisine à base de sauce. La feuille dégage son odeur si on la froisse. Il fleurit discrètement et produit de petites drupes recherchées par les oiseaux. On utilise également l'arbre en décoration car il supporte bien la taille.

Salvia rosmarinus (Romarin) Lamiacées
C'est un arbuste présent dans tous les jardins. Ses feuilles courtes et coriaces, très odorantes, sont vertes toute l'année. Les petites fleurs bleues apparaissent parfois deux fois dans l'année. Le romarin supporte bien la taille. Il est utilisé en cuisine, sec ou vert, pour les sauces, les grillades, marinades ou les infusions. Nombreuses vertus thérapeutiques.

Salvia officinalis (Sauge) Lamiacées
La plante est cultivée autant pour son aspect décoratif que pour la cuisine ou la pharmacopée. Les feuilles oblongues, vert pâle tirant vers le gris sont veloutées. Sa feuille est utilisée en marinade ou en assaisonnement. Elle est antiseptique tout en possédant de multiples usages en pharmacopée.

Aloysia citrodora (Verveine odorante ou citronnelle) Verbenacées
Originaire d'Amérique du Sud, cette plante odorante possède de nombreuses vertus employées depuis l'antiquité. Les feuilles sont disposées par trois le long des tiges pouvant atteindre 3 m. Sèche ou verte, la feuille accompagne certains plats ou s'emploie en infusions apaisantes ou digestives.

Chrysopogon zizanioides (Vétiver) Poacées
La plante, présente dans les anciens îlets abandonnés se retrouve partout dans l'île. Elle forme de grosses touffes verticales. C'est surtout la racine qui possède des vertus après distillation. On en extrait une essence épaisse utilisée en parfumerie. On ne distille plus le vétiver à la Réunion. Il est utilisé parfois pour créer des séparations de parcelles ou décorer un parc.

Cymbopogon citratus (Citronelle, verveine des Indes) Poacées
La citronnelle se cultive pour ses vertus aromatiques récupérées dans les tiges et feuilles. C'est une touffe de longues feuilles plates et coupantes. La base des tiges se consomme crue dans des salades. Les feuilles, vertes ou séchées infusent et accompagnent des tisanes. L'huile essentielle qui en est extraite chasse les moustiques.

Pelargonium x asperum (Géranium rosat) Géraniacées
Originaire d'Afrique du Sud, le géranium a été longtemps cultivé sur l'île. On trouve encore quelques champs durant les randonnées d'altitude (Grand Coude, Sans Souci, Maïdo, etc.). La plante ramifiée mesure jusqu'à 1 mètre. Le contact des feuilles dégage une forte odeur. La plate est coupée pour la distillation mais repousse.

Coleus amboinicus (Gros baume) Lamiacées
La plante est reconnaissable à ses grandes feuilles charnues, duveteuses à bord festonné. Les feuilles sont opposées par deux en changeant d'orientation à chaque étage. On la rencontre dans les parties exposées au soleil ou semi-ombragés. La feuille peut être employée en cuisine dans les farces ou en médecine traditionnelle dans plusieurs domaines.

Curcuma amada (Gingembre mangue) Zingiberacées
Parmi les nombreuses espèces de curcumas et gingembres cultivés, le gingembre mangue tient une place importante. Le rhizome a un goût supplémentaire de mangue qui le fait apprécier en cuisine. C'est un antioxydant, un antibactérien et un anti-inflammatoire reconnu. Sa couleur est jaune.

Curcuma longa (Curcuma) Zingiberacées
Le curcuma, reconnu depuis longtemps pour ses multiples propriétés est cultivé partout sur l'île et particulièrement à la Plaine des Grègues qui y consacre une fête annuelle. La belle fleur est stérile mais la reproduction s'effectue par les rhizomes. Il est séché avant d'être vendu en fine poudre.

Maranta arundinacea (Rouroute) Marantacées
La rouroute est utilisée à la Réunion en poudre en complément alimentaire comme l'épaississant, en pâtisserie ou comme pharmacopée intestinale. Plusieurs variétés reconnaissables à la couleur de la feuille de vert clair à vert foncé strié de vert clair.

Plectranthus neochilus (Doliprane) Lamiacées
Succulente aromatique vivace souvent employée dans une rocaille ou comme couvre sol car elle pousse en touffe. La feuille très charnue, comestible, est très odorante. Elle est velue et légèrement dentée. Les fleurs bleues ou violettes poussent au bout d'une fine tige et sont également odorantes au toucher.


Légumes et plantes cultivées
Quelques légumes mais ni carottes, ni courgettes, connues de tous


Nombreuses variétés (Tomate plein champ) Solanacées
On rencontre régulièrement des champs entiers couverts de pieds de tomates sans tuteurs. Les variétés utilisées changent en fonction de la région, de la saison ou du terrain. La plus commune est longue et rouge avec une chair ferme, très utilisée en cuisine réunionnaise.

Solanum melongena (Aubergine, bringelle) Solanacées
Venant d'Asie, on trouve ce fruit partout dans le monde en des dizaines de variétés. L'aubergine cultivée ici est le plus souvent noire et brillante. Elle se consomme cuite ou crue en beignets ou souvent associée à d'autres légumes. Elle possède des propriétés anti-oxydantes. La peau des aubergines anciennes était toxique mais les cultivars n'ont plus cet inconvénient.

Manihotesculenta (Manioc) Euphorbaciées
Trèsconsommé à La Réunion, le manioc se rencontre dans beaucoup de champs traversés en randonnée. C'est un arbuste à croissance rapide. La feuille comporte 3 à 7 lobes (5 sur la photo). Les fleurs sont minuscules. Le fruit est une petite capsule crénelée. On consomme le tubercule pouvant atteindre 50 cm de long. Certaines variétés sont toxiques et doivent être cuites très sérieusement.

Ipomoea batatas (Patate douce) Convolvulacées
La patate douce est cultivée à La Réunion en quantités importantes car son prix est abordable, elle est facile à cuisiner et on en trouve toute l'année. De plus elle est très facile à cultiver par bouturage d'une tige. Les tubercules sont riches en amidon. Elle se consomme comme les pommes de terre, à l'eau, en friture, en purée et même en pâtisserie. Les feuilles e consomment comme les épinards.

Dioscorean alata (Grand igname, cambarre) Dioscoreacées
Jeune, la plante ressemble à une patate douce. Plus tard, les longues tiges de liane permettent de les distinguer. La tige est longue et carrée, les feuilles en forme de cœur, le fruit est une capsule à trois ailes. On le cultive surtout pour le tubercule à chair de différentes couleurs selon les variétés.

Phaseolus lunatusn (Haricot de Lima) Fabacées
Le haricot de Lima pousse en liane le long des murs ou des clôtures pour une meilleure gestion des fruits. On reconnaît la plante à ses feuilles composées de trois folioles et à ses fleurs en grappe. La gousse d'une dizaine de cm comporte de 3 à 5 graines. Le haricot, une fois sec, se consomme comme toutes les autres variétés.

Arachis hypogaea (Arachide, cacahuète) Fabacées
Appelée ici pistache, l'arachide est constituée d'une touffe de 40 cm de hauteur comportant plusieurs tiges. La feuille est composée, la fleur jaune orangé. Après fécondation, l'ovaire s'allonge et pénètre en terre pour se développer. Les arachides se consomment en huile, beurre, décortiquées, grillées ou en sauce. Le fruit est très énergétique (623 Kcal.100g).

Capsicum frutescens (Piment oiseau) Solanacées
Le piment représente une infinie liste de variétés liées à leur taille, leur couleur ou leur degré de puissance. Il existe peu de case n'ayant pas un pied de piment au jardin afin de le trouver facilement pour la cuisine. Il se consomme dans l'huile, dans le rougail et même dans les bonbons cuisinés à base de pois du Cap.

Lens cunilaris (lentille de Cilaos) Fabacées
Cultivée depuis le 19ème siècle, principalement à Cilaos, la production de lentilles avait diminué mais est en pleine expansion depuis quelques années. La tige quadrangulaire peu atteindre 60 cm. La feuille à une douzaine de folioles est terminée par une vrille. Petite fleur bleu pâle ou blanche. Gousse de 1 à 3 grains. Production : une centaine de tonnes pour une centaine d'hectares.

Zea mays (Maïs) Poacées
Le maïs est cultivé à la Réunion pour le bétail et l'alimentation humaine. On rencontre en général de petites exploitations localisées mais pas d'immenses cultures comme en Métropole. Ses besoins en eau sont importants. La tige noueuse peut atteindre 3 mètre et ne fournit qu'un seul épi même si plusieurs fleurs femelles sont apparues. Plusieurs rangées de graines se développent sur l'épi.

Amorphophallus paeoniifolius (Songe pâté) Aracées
Ce pied d'éléphant développe un énorme tubercule comestible de 5 à 8 kg. La plante est une feuille unique avec pétiole de plus d'un m comportant de multiples folioles. La grande fleur de 50 cm, est constituée d'une spathe jaune à bordeaux à la marge ondulée. Le centre de la fleur, un spadice ressemble à une crête informe à l'odeur fétide de charogne attirant les mouches.


Quelques plantes invasives ou gênantes en randonnée
Qui n'est pas revenu de randonnée avec des graines crochues, poilues ou collantes attachées aux vêtements ? Voici quelques une des coupables.


Desmodium intortum
La plante, originaire d'Amérique du sud a été introduite comme fourrage (Zerb vache) et s'est naturalisée partout sur l'île. Sa tige peut atteindre trois mètres, ses feuilles trifoliées sont tachetées, les fleurs poussent en grappes rose à bleu mais ce sont surtout ses gousses poilues que l'on connaît lorsqu'elles s'accrochent aux vêtements.

Desmodium incanum (Gros trèfle, colle-colle) Fabacées
Tous les randonneurs détestent ce trèfle qui les oblige à décoller des centaines de graines sur les vêtements au retour. Grande invasive des milieux perturbés, elle se reconnaît à ses longues tiges, à sa feuille trifoliée, sa fleur rose en grappe mais surtout à sa gousse de 4 mm qui s'accroche mieux que du velcro.

Phytolacca americana (Faux vin, raisin d'Amérique) Phytolaccacées
Cette plante toxique rencontrée dans l'ouest et le sud de l'île tend à se multiplier de plus en plus. Elle se remarque par sa taille pouvant dépasser les deux mètres. La tige est creuse, les grandes feuilles sont simples et ovales, les fleurs poussent en grappes à l'extrémité des rameaux. Les baies noires renferment des graines dispersées par les oiseaux.

Rumex obtusifolius (Patience à feuilles obtuses) Polygonacées
D'introduction récente, cette oseille sauvage à rhizome a déjà bien commencé son invasion puisqu'on la rencontre même sur la Plaines des Sables (photo). Les feuilles sont ovales, les minuscules fleurs rouges et vertes sont très nombreuses en fin de rameau. A maturité, la plante rougit puis sèche, favorisant la dispersion des graines très légères.

Rumex abyssinicus (Oseille sauvage) Polygonacées
Déjà présente à 2000 m on rencontrera bientôt cette oseille sauvage envahissante au sommet du Piton des Neiges car elle craint peu le froid. Il est fréquent d'en côtoyer approchant les 4 m. La feuille en triangle permet de la différencier des autres oseilles. La fleur est une énorme panicule de 40 cm qui lâche au vent des milliers de graines dans la nature

Lactuca indica (Lastron cheval) Asteracées
Autre espèce adventice fréquemment rencontrée en bordure de champs et de chemins. La tige est robuste, la feuille dentelée, la fleur jaune pâle comporte des pétales se terminant par des dentelures. Après floraison apparaît une boule de soies pour disperser les graines au vent.

Lastron (Lastron sauvage) Asteracées
On rencontre souvent plusieurs espèces de lastrons. Beaucoup se consomment en salade ou cuits. On les reconnaît à leur fleur jaune et au pompon de soies blanches qui disperseront les minuscules graines dans la campagne environnante.

Hippobroma longiflora (Etoile de Bethléem) Campanulacées
La plante, très toxique, ressemble au pissenlit mais la fleur diffère totalement. Elle vit dans les milieux humides et perturbés par l'homme. Elle peut atteindre 80 cm de hauteur. Les feuilles sont longues et très crénelées comme le pissenlit. La fleur comporte 5 pétales épanouis au bout d'un très long tube blanc.

Bidens pilosa (Herbe à aiguilles) Asteracées
Encore une plante bien connue des randonneurs qui passent des minutes à gratter les vêtements en fin de parcours pour éliminer les aiguilles. Les feuilles sont opposées, les fleurs jaunes situées au bout des rameaux se transforment en petit hérisson d'aiguilles comportant des crochets pour mieux adhérer à tout ce qui touche.

Asystasia gangetica (Herbe le rail) Acanthacées
Plante adventice assez commune dans les milieux humides faisant grand cas des meilleurs éléments nutritifs de la terre, d'où sa nuisibilité. Plante pérenne de 50 cm à la tige légèrement poilue. Les feuilles opposées, ovales au sommet pointu sont également recouvertes de poils. L'inflorescence en épi s'effectue en fin de rameau. La fleur est un tube à 5 pétales inégaux rose pâle striés de violet. La plante se consomme en Afrique.

Abutilon hirtum (Abutilon) Malvacées
Plante que l'on rencontre fréquemment dans les zones basses et sèches de l'île comme ici à l'Etang Salé. L'arbuste peut dépasser les deux mètres. Les feuilles, au bout d'un très long pétiole, sont dentelées et poilues. La fleur jaune à 5 pétales affiche de nombreuses étamines. Le fruit à la forme originale d'une capsule circulaire en accordéon d'une vingtaine de plis.

Abutilon indicum (Mauve pays) Malvacées
Comme la précédente, on trouve la plante dans les mêmes régions et elle se confond facilement. L'arbuste est moins haut que le précédent. Les feuilles sont quasiment identiques. La fleur également jaune fait 2,5 cm de diamètre. Le fruit est aussi une capsule en accordéon. Nombreuses utilisations de toutes les parties de la plante en médecine traditionnelle.

Malvastrum coromandelianum (Herbe dure) Malvacées
Egalement nommée herbe à balai, on la rencontre à basse altitude dans les zones sèches. Elle ne dépasse pas le mètre. Les feuilles, associées par deux sont alternes et légèrement poilues. Les fleurs poussent en haut de la plante. Elles possèdent 5 pétales jaunes s'éclaircissant vers l'extérieur. Le fruit est une capsule épineuse se séparant à maturité et restant sur les vêtements.

Ludwigia erecta (Ludwigia) Onagracées
Beaucoup plus rare que les précédentes, on la rencontre surtout en milieu humide. La plante dépasse souvent le mètre. Les feuilles légèrement soyeuses sont élliptiques et aigues à la pointe. Les fleurs jaunes, solitaires, naissent à l'aisselle des feuilles. Elles sont composées de 4 pétales jaunes et de 8 étamines. Le fruit est une capsule où demeurent les sépales séchés.

Commelina benghalensis (Grosse herbe de l'eau) Commelinacées
Cette envahissante est commune sur l'île jusqu'à 500m. Elle s'enracine à partir des nœuds touchant le sol. Les feuilles alternes, longues et pointues sont disposées en spirale autour de la tige. Les fleurs bleu-pâle ou blanches, groupées par 2 ou 3, possèdent deux pétales latéraux et un central plus petit. Curiosité : elle possède des fleurs souterraines se reproduisant par des fleurs restant fermées.

Rivina humilis (Baies de corail) Petiveriacées
Nommée ti groseille à La Réunion, on la rencontre en sous-bois ou en bordure de champs ou de pistes. L'arbuste peut atteindre 1 m. Les feuilles d'un beau vert sont simples et alternes, pointues et légèrement ourlées. L'inflorescence est une petite grappe blanche comportant 4 sépales, 4 étamines mais pas de pétales. Le petit fruit rouge pousse en grappe qui se distingue de loin. La plante est toxique pour l'homme mais pas pour les oiseaux.

Crotalaria retusa (Cascavelle jaune) Fabacées
Egalement nommée pois rond marron, la plante annuelle est très présente à basse altitude le long des pistes comme à l'Etang Salé par exemple. La tige peut atteindre 1 m. Les feuilles, vert-jaune, sont alternes. Les fleurs sont disposées en grappes terminales. Elles sont jaunes avec des nuances de rouge. Le fruit est une gousse d'une vingtaine de graines.

Nicandra physalodes (Poc poc fleur bleue) Solanacées
Cette herbacée échappée des jardins colonise lentement champs et friches. Elle peut atteindre 80 cm. La tige creuse et épaisse laisse échapper de l'eau quand on la brise. Les feuilles alternes sont dentées. La fleur est une clochette à 5 lobes soudés bleu-mauve clair. Le fruit est une baie caractéristique à 5 côtés très anguleux contenant des dizaines de graines orange.

Phyllanthus tenelus (Petit tamarin) Phyllanthacées
On retrouve cette petite plante un peu partout sur l'île sans qu'elle inquiète les autorités pour le moment. Des rameaux horizontaux partent d'une tige unique. Les petites feuilles alternes sont fines et fragiles. Les fleurs mâles ou femelles naissent à la base des feuilles ; pétiole court pour les mâles et longues pour les femelles. Le fruit minuscule est une capsule divisée en trois loges contenant deux graines par loge.

Oxalis latifolia (Gros trèfle) Oxylidacées
Difficile de se débarrasser de cette envahissante en raison de ses multiples bulbilles autour du bulbe principal. La feuille supportée par un pétiole de 20 cm possède trois folioles comme le trèfle. Les fleurs groupées en fin de tige dépassant les feuilles sont roses avec 5 pétales et 10 étamines. Le fruit est une capsule qui voit rarement le jour mais les bulbilles assurent la descendance.

Ageratum conyzoides (Herbe à bouc) Asteracées
Cette envahissante annuelle présente dans tous les champs et bords de chemins tient son nom de la forte odeur des feuilles froissées. Elle atteint 1 m dans de bonnes conditions de pousse. Les feuilles simples, opposées sont dentées. Les fleurs blanches et bleutées sont regroupées en fin de tige. Le fruit est un petit akène, léger et facilement dispersé par le vent. La plante est toxique mais non mortelle.

orientalis (Herbe de Saint-Paul) Astéracées
Elle ressemble à la précédente et se trouve très souvent en sa compagnie. En revanche elle s'avère très utile en pharmacopée locale où on la nomme Guérit vite ou herbe divine. La tige est rougeâtre tout comme les nervures des feuilles. Les feuilles opposées, triangulaires sont dentées et veloutées. Les petites fleurs jaunes poussent au sommet. Les fruits sont des akènes.

Euphorbia heterophylla (Herbe de lait) Euphorbiacées
Impossible à éradiquer en raison des milliards de graines dans le sol, cette invasive a colonisé champs et bordures de chemins. La tige de 60 cm est creuse et laisse échapper du latex blanc, d'où son nom. Les feuilles légèrement dentées sont de tailles différentes. Les inflorescences sont en forme de coupelle verte. Le fruit est une capsule à trois compartiments. Le latex irritant sert à la préparation de poison dans certains pays.

Euphorbia hirta (Jean Robert) Euphorbiacées
Impossible à manquer, cette petite euphorbe est de tous les bords de chemins. Connue des tisaneurs, elle est employée dans contre de nombreux maux. Les tiges sont soit dressées soit étalées en fonction de la lumière ou du terrain. Les feuilles sont opposées et poilues. La nervure est bien marquée. Les minuscules fleurs naissent près des feuilles. Le fruit est une capsule globuleuse contenant une minuscule graine.

Amaranthus viridis (Amarante verte, brède)
Les invasives ont parfois du bon lorsqu'on peut les consommer, en brèdes à La Réunion. La plante annuelle peut atteindre 1 m. La tige ronde est rougeâtre. Les feuilles alternes, ovales ont les nervures très marquées. L'inflorescence s'effectue en épis regroupés en haut de la tige. Les épis comportent de petites fleurs vertes difficile à étudier sans loupe. Le fruit est une minuscule capsule contenant une graine.

Tephrosia purpurea (Indigo rouge) Fabacées
Cette herbacée ressemblant à de la luzerne supporte la sécheresse et envahit les savanes de l'Ouest comme à l'Etang Salé. La tige traîne au sol avant de se redresser. Les feuilles comportent une dizaine des folioles opposées et une seule terminale. La fleur rose ou pourpre est portée par un calice pubescent. Le fruit est une petite gousse se vrillant une fois sèche pour libérer ses 5 à 10 graines jaunes.


Les plantes de haies ou de décoration
Certaines haies sont agréables à l'oeil lorsque l'on traverse des zones urbaines peu propices à la randonnée. Une manière d'agrémenter les quelques centaines de mètres parfois inévitables dans une boucle par exemple.


Duranta erecta jaune (Vanillier de Cayenne) Verbenacées
Parmi les nombreuses variétés de vanilliers de Cayenne, le jaune est le plus connu puisqu'il est employé comme haies touffues, impénétrables qui se taillent souvent et facilement. Non taillé, il atteint 5 mètres. Il produit quelques fleurs bleues à 5 pétales et donne une drupe orange. Attention car il comporte des épines très piquantes.

Duranta erecta L. (Vanillier de Cayenne) Verbenacées
Une autre variété aussi connue que la précédente qu'on retrouve dans les parcs et jardins mais plutôt comme ornement. Si la feuille verte est plus ordinaire que le jaune, la floraison spectaculaire bleue attire plus le regard. Il dégage une légère odeur de vanille, d'où son nom et attire les abeilles. Il se taille tout aussi bien.

Acalypha godseffiana (Acalypha) Euphorbiacées
On rencontre cet arbuste décoratif dans les parcs et jardins. Il est choisi pour son joli feuillage vert bordé de blanc ou de jaune pâle. Il supporte la taille. Sa sève peut être irritante pour la peau.

Acalypha wilkesiana (Foulard) Euphorbiacées
On rencontre là aussi de nombreuses variétés di se différencient par la couleur des feuilles. Utilisé comme haie ou comme massif décoratif il est de tous les parcs ou jardins. Il atteint 3 mètres. Les fleurs mâles et femelles apparaissent sur des pieds séparés.

Acalypha (Acalypha) Euphorbiacées
Frapper le nom d'acalypha sur Wikipédia affiche des centaines de noms de cette plante. Difficile donc de les nommer précisément. On se contente alors de reconnaitre les plus communes comme ces deux variétés qu'on voit partout pour créer des haies de séparation. Leurs feuilles vont du jaune en passant par le vert pour finir en rouge. La feuille verte est un nid à moustiques.

Codiaeum variegatum (Croton) Euphorbiacées
On trouve une dizaine de variétés de crotons à la Réunion. Ils servent essentiellement de haies ou d'arbuste d'ornement. Les couleurs sont toujours magnifiques du jaune au rouge en passant par le vert. Ils sont moins taillés que les acalyphas. Les feuilles coriaces et brillantes présentent toutes les formes.

Schefflera arboricola (Arbre ombelle) Araliacées
Le schefflera est bien connu comme plante en pot dans les pays froids. Sous les tropiques, il est utilisé comme décoration arborée ou comme haie. Il atteint 4 mètres. Ses feuilles au long pétiole porte 7 à 9 folioles vertes ou vert-jaune, brillantes. L'inflorescence de fleurs rouges et énorme tout comme les grappes de fruits.

Breynia disticha (La neigeuse ou lépreuse) Phyllanthacées
Introduite pour la beauté de son feuillage, la neigeuse constitue souvent des haies ou des massifs. Ses feuilles vertes panachées de blanc ou de rose pâle lui donnent une légèreté qu'elle a naturellement.

Pseuderanthemum carruthersii (Pseuderanthème) Acanthacées
Originaire de Polynésie, cet arbustes aux multiples cultivars est utilisé comme décoration dans les jardins. Il réside près de la côte car il déteste la fraîcheur et le froid. On trouve des jaunes, rouges ou verts. Belles fleurs en inflorescence au bout du rameau. Petite fleur blanche à cœur pourpre.

Graptophyllum pictum (Lait de la Vierge) Acanthacées
Plante d'ornement d'un beau vert ne dépassant pas 3 mètres. Les feuilles ovales, plus claires en-dessous et sont veinées de blanc ou de jaune. Les fleurs rouge sombre sont tubulaires. Il préfère le soleil et supporte la taille.

Polyscias guilfoylei (Géranium aralia) Araliacées
C'est une plante très utilisée en haies. Non taillé, l'arbuste peut atteindre cinq mètres. Les branches poussent serrées et verticales. Les feuilles alternes sont souples et souvent dentées. Elles comportent également un panachage de blanc ou de jaune clair mais peuvent aussi être vertes entièrement.

Ficus benjamina (Figuier pleureur) Moracées
Très connu pour décorer salons et halls dans des pots plus ou moins grands, on le trouve dans la nature sous forme de haies touffues ou de grands arbres aux racines parfois impressionnantes. Les branches sont souples en fin de rameau. Les feuilles vertes sont coriaces et luisantes. La fleur blanche est minuscule. Le fruit est une baie devenant orange à maturité.


Une cinquantaine de lianes quel que soit leur lieu de vie, jardin ou forêt profonde
Les lianes sont nombreuses, parfois endémiques. Elles gênent la progression dans certains milieux en accrochant la chaussure sans vouloir la lâcher. En voici les principales.


Rubus alceifolius (Raisin marron) Rosaceae
Sa feuille imitant la vigne permet de bien la reconnaître, mais ce sont surtout ses épines qui laissent de bons souvenirs. Fleurs et fruits ressemblent à nos framboisiers. Dans les parties sombres elle atteint des hauteurs impressionnantes pour aller chercher la lumière. A peine coupée, elle repousse en quelques jours. La reine des envahissantes.

Hiptage benghalensis (L.) Kurz (Liane papillon) Malpighiaceae
Arrivée au début du XXe siècle, cette plante très dangereuse a déjà pris possession de plusieurs remparts de la Rivière des galets ou Dos d'Ane. Elle s'enroule autour de tout ce qui pousse et l'étouffe. La fleur est magnifique et les samares à trois ailes volent au vent pour aller coloniser le reste de l'île.

Ipomoea purpurea (L.) Roth (Liseron, volubilis) Convolvulaceae
Cette liane qui pousse le long des pistes ou champs rencontrés lors des randonnées se reconnait surtout à sa fleur en calice variant du blanc au bleu en passant par des roses et violets. Bien implantée, elle peut recouvrir la végétation en place. Ses graines peuvent contenir des hallucinogènes.

Ipomea nil (Liane cochon) Convolvulacées
Cette liane très invasive recouvre de grandes surfaces en bordure de routes, chemins et champs et peut faire dépérir l'hôte qui la supporte. Les longues tiges dépassent les trois mètres. Les feuilles trilobées portent quelques poils. La fleur en forme de liseron est bleue avec le centre blanc. Elle rougit en flétrissant. Le fruit est une capsule à trois lobes contenant 5 ou 6 graines noires.

Ipomea alba (Liane Manche de Vierge) Convolvulacées
Moins commune que la précédente, elle est tout autant envahissante. Les tiges contiennent un latex laiteux collant au toucher. La feuille a une forme de cœur bien marquée. La fleur blanche et odorante éclos le soir et fane le lendemain sauf si le temps est très couvert. La corole est très évasée. Le fruit est une capsule pointue de 2 cm contenant des graines légèrement poilues.

Ipomea indica (Liane Bleue) Convolvulacées
C'est une des plus invasives des convolvulacées de la Réunion car ses tiges peuvent dépasser les 10 m. Elle grimpe ainsi sur les arbres qu'elle étouffe par le manque de lumière. Les feuilles basales sont en forme de cœur. Les autres sont trilobées. Les fleurs sont souvent regroupées. Elles sont bleues à bandes roses. Elles deviennent roses en s'enroulant sur elles-mêmes en fanant. Le fruit est une capsule contenant 4 graines veloutées.

Vanilla planifolia (Vanille) Orchidaceae
Orchidée aromatique cultivée à La Réunion, attachée à un tuteur naturel ou artificiel. Très fréquente dans le Sud sauvage. La fleur est fécondée artificiellement et c'est la gousse qui est vendue après un long séchage. On ne touche qu'avec les yeux les plants en bordure de sentier, maintenus par des piquets de goyavier ou poussant sur des arbustes.

Gloriasa superba (Glorieuse superbe) Colchicacées
C'est une plante grimpante plus qu'une liane. Elle atteint facilement 2 m. La tige vert clair est cassante. La longue feuille se remarque à la vrille qui la prolonge lui permettant de s'accrocher. La fleur jaune, rouge et orange est une merveille de la nature aux six pétales vrillés et ondulés. Les six étamines sont situées sous les pétales. Attention : plante très toxique.

Passiflora edulis (Fruit de la passion) Passifloraceae
On en voit de plus en plus le long des sentiers car cette liane se sème facilement avec les déjections des oiseaux. Sa fleur est un chef d'œuvre de la nature et ses fruits, même bien mûrs sont rarement délicieux à cause de l'ombre des sous-bois contrairement à celles cultivées dans les jardins.

Passiflora tripartita (grenadine banane) Passifloraceae
Très longue liane qui se remarque en moyenne altitude lorsqu'elle pend des arbres et que ses magnifiques fleurs roses attirent le regard. Comme la précédente, il vaut mieux manger les fruits du jardin à moins que celle rencontrée n'ait poussé au soleil. Bien mûr, le fruit est délicieux.

Passiflora foetida (Passiflore poc-poc ou fétide) Passifloracées
Fréquente le long des chemins, des ravines ou dans les friches, elle se repère à sa belle fleur et à la fourrure végétale entourant le fruit, jaune à maturité et comestible. Bien qu'assez envahissante, elle ne menace pas les plantes hôtes.

Passiflora vitifolia (Passiflore rouge ou à feuille de vigne) Passifloracées
On la trouve principalement dans les jardins privés où elle recouvre un mur ou une haie. Sa fleur est une des plus jolies passiflores. Son fruit, comestible à la forme d'un petit melon. La chair parfumée est assez acide. Ses tiges peuvent atteindre une dizaine de mètres.

Smilax anceps Wild (Liane croc de chien) Smilacacées
La forme de la feuille ovale avec apex pointu facilite son identification tout comme les courtes vrilles lui servant à s'accrocher aux arbres. On trouve également des aiguillons dans la partie basse de la liane qui peut pousser jusqu'à 1800 m d'altitude.

Humbertcalia tomentosa (Liane blanche) Astéracées
Cette liane des forêts d'altitude aime recouvrir les arbres pour chercher la lumière. Le dessus de la feuille est vert et le dessous presque blanc et duveteux, d'où son nom de liane blanche. Les inflorescences se remarquent de loin par leur grande taille en grappes de capitules.

Thunbergia laevis (Liane toupie, bec martin) Acanthacées
Très présente dans les bas de l'île, cette liane volubile envahit surtout les haies où on la repère à ses fleurs blanches à 5 pétales. Elle peut se reproduire à partir d'un morceau de tige, d’où de grandes difficultés pour s'en défaire.

Coccinia grandis (Courge écarlate) Cucurbitacées
Se rencontre principalement près des champs, bords de chemins et routes. La fleur blanche comporte cinq sépales triangulaires. Mur, le fruit de quelques cm devient rouge. La plante est utilisée en médecine dans certains pays de la zone Océan Indien.

Mansoa alliacea (Liane d'ail) Bignoniacées
Utilisée en décoration, cette liane débute sa vie comme arbuste. Les branches s'accrochent où elles peuvent en grandissant, ici à un grillage. Les feuilles opposées sont composées de deux folioles. Les fleurs, roses à violet clair ont la gorge blanche. Le fruit est une capsule contenant des graines à ailettes. La plante est utilisée en pharmacopée.

Lophospermum erubescen (Liane Maurandya) Plantaginacées
On trouve cette liane jusqu'à près de 2000 m où elle recouvre et menace de nombreuses espèces. Les feuilles triangulaires sont fortement dentées. La fleur rose en forme de trompette est tenue par 5 sépales duveteux au bout d'un long pédicelle. Les étamines sont orangées. Le fruit est une capsule contenant une grande quantité de graines légères facilement disséminées.

Toddalia asiatica (Liane patte poule) Rutacées
Bien connue des randonneurs pratiquant les hors sentiers ou les forêts profondes car elle s'accroche facilement au sac, aux vêtements et se détache très difficilement. Elle tient son nom de la position des feuilles trifoliées en forme de pied de poule. La fleur est minuscule mais le fruit plus gros (photo).

Cissus rotundifolia (Liane de bœuf) Vitacées
Comme pour la liane croc de chien, les vrilles sont fixées près des feuilles, en opposition de celles-ci. Les feuilles sont épaisses et charnues, légèrement dentelées sur le pourtour. Les fleurs, en petites grappes blanches poussent sur les dernières nées de l'année. Les fruits sont rouges à maturité.

Ipomea purpurea (Volubilis, liseron) Convolvulacées
Cette liane assez commune se reconnait à sa feuille en forme de cœur et à ses belles fleurs roses ressemblant à tous les liserons. On la repère souvent en bordure de champs ou dans certaines haies. La tige peut atteindre 4 m. La fleur en forme de trompette varie en couleur du rose au bleu

Antigonon leptopus (Liane corail, liane antigone) Polygonacées
Fleurie de ses milliers de grappes de fleurs roses, elle est impossible à manquer en randonnée. Une fois fanées ou en période de sécheresse, ce sont plutôt de longues tiges mortes ou brûlées par le soleil qui barrent le passage. Les fruits secs sont attachés à un cm de la tige.(akènes)

Ipomoea pes-caprae (Liane patate à Durand) Convolvulaceae
Liane indigène aux belles fleurs roses qui peut atteindre des longueurs impressionnantes et qu'on rencontre très souvent le long des plages. Longues tiges qui s'enracinent aux nœuds. La feuille est bilobée. La fleur pourpre en forme de d'entonnoir ne vit qu'un jour. Les graines flottent sans être détruites, facilitant son expansion.

Canavalia rosea (Patate cochon, cocorico à Maurice) Fabacées
Présente en bordure de plages de nombreuses régions du globe, cette liane est appelée liane cochon à la Réunion est moins fréquente que la patate à Durand. La feuille ressemble mais pas les fleurs qui servent souvent à les distinguer si elles poussent imbriquées l'une dans l'autre comme à Grande Anse.

Merrimia tuberosa (Rose des bois) Convolvulmacées
On la remarque de loin lorsqu'elle pend d'un arbre ou même d'un poteau électrique. Ses feuilles comportent un nombre irrégulier de lobes (entre 5 et 7). La fleur ressemble à un liseron jaune. Le fruit est le plus caractéristique. Séché, il entre dans la composition de compositions florales sèches.

Dioscorea Bulbifera L (Pomme en l'air) Dioscoreacées
La liane pomme en l'air a quitté les jardins pour se retrouver dans les sous-bois. Les fleurs mêles et femelles sont très distinctes. Le fruit, petit et rond, diffère du tubercule triangulaire comestible après cuisson qui pend le long de la liane. Une liane repart depuis un tubercule tombé au sol.

Argyreia nervosa (Liane d'argent) Convolvulacées
Cette liane moins fréquente qu'Ipomea purpurea peut atteindre des longueurs impressionnantes. On la remarque pendant d'un arbre par exemple. Les tiges sont légèrement pubescentes. La plante développe des grosses feuilles duveteuses en forme de cœur. Les inflorescences poussent en grappes de fleurs en trompette blanches ou roses. Les graines contiennent des hallucinogènes.

Lagenaria sphaerica (Caeasse sauvage) Cucurbitacées
Plante de plus en plus envahissante en fond de ravine ou dans les friches. Les tiges peuvent atteindre 10 mètres et plus. Les feuilles au long pétiole sont dentées et plus foncées sur le dessus. Grandes fleurs blanches attirant les insectes. Le fruit vert foncé tacheté de vert clair pend d'un long pédoncule et sent mauvais à maturité.

Aristolochia ringens (Jabot de dinde) Aristolochiacées
Liane grimpante à croissance rapide atteignant facilement 10 m. Feuilles en forme de cœur au bout d'un long pétiole. La fleur est très originale, elle n'a pas de pétales mais un grand calice développé au bout d'un sabot en forme de pipe. Elle est bordeaux taché de crème avec de petits poils. Le fruit est une capsule qui, à maturité ressemble à un parachute renversé, libérant des petites graines ailées.

Ipomoea aquatica (Liseron d'eau) Convolvulacées
Consommé comme les tiges de chouchous en brèdes, le liseron d'eau à quitté les bords de rivière pour envahir certains sous-bois très humides où il grimpe aux arbres (Ici au Bassin Bœuf). La tige peut mesurer plus de 3 m. Les feuilles varient en forme mais sont généralement triangulaires avec des nervures bien marquées. La fleur solitaire rose est en forme d'entonnoir à 5 pétales soudés. Le fruit est une capsule contenant 4 graines velues.

Epipremnum pinnatum (Pothos) Aracées
On le distingue souvent le long des troncs de grands arbres qu'il recouvre tranquillement de ses feuilles. On en trouve également dans la nature où il rampe, souvent en bord de mer sur des longueurs importantes. Il se bouture très facilement. Il contient de l'oxalate de calcium qui provoque des irritations cutanées.

Phylodendron sp. (Phylodendron) Aracées
On en distingue plusieurs espèces qui se différencient par la forme de leurs feuilles et leur couleur. Ils grimpent, rapidement comme le pothos, le long des arbres ou poteaux. On en trouve également hors des parcs et jardins, en quantité moindre que le pothos. Egalement irritant pour la peau.

Monstera deliciciosa (Monstera délicieux) Aracées
Sa feuille caractéristique permet de le reconnaître dans tous les jardins ou naturalisé près des îlets oubliés. C'est une liane robuste pouvant grimper aux arbres. La feuille découpée comporte de nombreuses perforations. L'inflorescence est une spathe jaune pâle entourant un épi central dur. Son fruit, toxique lorsqu'il est vert, devient un délicieux fruit peu consommé (ananas du pauvre).

Syngonium auritum (Fivefingers) Aracées
Encore une aracée introduite pour orner les jardins et qui s'échappe lentement pour coloniser l'île. Sa feuille est caractéristique avec 3 à 5 segments. Elle rampe en début de vie pour finir par grimper comme les aracées. Ses feuilles peuvent atteindre de grandes tailles (50 cm).

Ficus pumila (Figuier grimpant) Moracées
Se remarque principalement sur les murs pour les habiller. Plus on la taille et plus elle recouvre. Laissé libre, les tiges peuvent grimper assez haut. Il fleurit toute l'année et produit de petites figues non comestibles.

Hedera helix (Lierre grimpant) Araliacées
Régulièrement établi sur la planète on retrouve cette liane grimpante à la Réunion. Bien qu'invasive, on la rencontre assez peu en randonnée. Heureusement car son impact est très important sur la flore environnante. Les fruits sont toxiques.

Caesalpinia decapetala (Bois de sappan) Fabacées
Quel randonneur n'a pas juré en rencontrant cette longue ronce envahissante accrochée au sac à dos ? Nul ne s'aventure là où elle a décidé de créer un fourré. Les tiges, pouvant atteindre 10 m, sont entourées d'épines recourbées. Les grandes feuilles alternes d'une douzaine de pennes ont autant de folioles. Les fleurs jaunes en épis donnent des gousses.

Cocculus orbiculatus (Liane d'amarrage) Menispermacées
On trouve cette liane envahissante dans les bas humides de l'île. La tige peut atteindre 3 m. Les feuilles vertes, caduques, portent un long pétiole. La forme varie en fonction de nombreux critères. Petites fleurs blanches à 6 pétales. Le fruit est une petite drupe rouge. La plante a servi de cordage, d'où son nom, pour lier des éléments de construction.

Sechium edule (Chouchou, cristophine) Cucurbitacées
Extrêmement envahissant (4/5), le chouchou a quitté les treilles de culture pour se naturaliser, même dans des endroits improbables. Ses très longues tiges recouvrent le sol sur d'importantes surfaces, empêchant toute vie des autres plantes. On trouve 4 variétés.

Cissus quadrangularis (Liane carrée) Vitacées
Cette plante succulente est une excellente grimpante qui peut constituer dans l'ouest des masses végétales inextricables. Facilement reconnaissable à sa tige carrée et à sa petite feuille poussant entre deux segments. Pas d'épine pour blesser au passage du marcheur. Plante utilisée en médecine.

Piper borbonense (Lingue poivre) Pipéracées
Originaire de Madagascar, cette liane produit des graines utilisées en cuisine sous le nom de poivre Voatsiperifery. Il pousse en forêt de basse ou moyenne altitude en grimpant sur d'autres arbres. Il n'a pas de filaments mais adhère aux arbres par des racines poussant aux nœuds.

Piper nigrum (Poivre aromatique) Pipéracées
Surtout cultivé dans les jardins où il pousse sur des tuteurs, il fournit des grains de poivre agglutinés en grappes. Archi classique en cuisine, on le cueille vert ou mûr (noir). Il ne donne des fruits que durant 5 ou 6 ans mais la liane ne meurt pas pour autant.

Clematis mauritiana (Liane arabique ou mahabit) Ranunculacées
On la croise assez fréquemment lors des randonnées en forêt ou près des fourrés mais on ne la remarque vraiment qu'en période de floraison. Quelques pieds tentent de survivre sur la Plaine des Sables où elle se rabougrit et rougit. Ses graines ressemblent à des plumeaux.

Cassytha filiformis (Liane foutafout) Lauracées
Cette curieuse liane filiforme jaune se rencontre toujours en bord de mer. Elle envahit un hôte et se fixe à elle par des suçoirs lui permettant de se nourrir. Les feuilles sont minuscules tout comme les fleurs blanches. Seul le fruit, une drupe verte de 8 mm se remarque le mieux. Elle supporte les embruns.

Ipomoea coccina (Liseron rouge) Convolvulacées
Encore une liane poussant le long des chemins et dans les friches qui se remarque à ses feuilles en trois parties et ses fleurs rouges au pistil blanc et étamines qui dépassent. Sa pousse rapide lui permet de recouvrir rapidement l'hôte qui l'abrite.

Cardiospermum halicacabum (Liane poc-poc, pois de Merveille) Sapindacées
Plante invasive présente sur toute l'île. La liane, très fine, peut atteindre 5 m. Les feuilles comportent trois folioles très découpées. Reconnaissable à son fruit à trois côtés constitué d'une peau englobant les graines dures.

Mucuna bennettii (Liane de jade rouge, griffe du diable) Fabacées
Originaire de Nouvelle Guinée, cette liane à l'impressionnante fleur rouge se rencontre exclusivement dans les jardins. On en rencontre de plus de 20 m le long des clôtures. La feuille comporte trois folioles. La fleur en grappe vermillon est recourbée vers le haut, d’où son nom de griffe du diable.

Tecomanthe dentrophylla (Tecomanthe) Bihnoniacées
Importée de Nouvelle Guinée, comme la précédente, elle orne principalement les jardins en raison de sa fleur rose. Elle atteint 20 m en grimpant le long des arbres. Les fleurs, découpées en forme de clochette, regroupées en grappes de 15 à 20 poussent sur les bois anciens.

Pyrostegia venusta (Liane aurore ou de feu) Bignoniacées
Très commune à la Réunion, on le remarque dans les jardins de mai à septembre pour sa belle floraison orange. Sa croissance est rapide et elle peut facilement envahir. Feuilles à trois folioles. La floraison impressionnante affiche de longues fleurs tubulaires qui semblent éclater avant de recourber les quatre sépales.

Combretum indicum (Liane vermifuge, badamier sauvage) Combrétacées
Nouvelle liane aperçue sur les clôtures des jardins en raison de sa constante floraison odorante. La fleur nait blanche puis rougit avant de tomber. Les feuilles sont simples, légèrement dentelées. Elle atteint une moyenne de cinq mètres.

Thunbergia mysorensis (Liane de Mysore) Acanthacées
Myrose est située au sud de l'Inde. La liane a été introduite pour créer des clôtures végétales sur le grillage par exemple. Elle pousse très vite et s'enroule sur tout ce qui est proche. Sa très longue fleur est une grappe bordeaux et jaune attirant insectes et même les oiseaux à la recherche de nectar.

Hoya multiflora (Fleur de porcelaine ou de cire) Apocynacées
La longue liane aux feuilles coriaces et cireuses aime à grimper le long des grillages. Ses fleurs se présentent en demi-sphère d'une vingtaine de petites fleurs en étoile, blanches ou rose pâle avec centre rouge. Appelée dessous de la mariée à La Réunion.

Podranea ricasoliana (Bignone, liane orchidée) Bignoniacées
Cette bigogne est classée en liane en raison de ses très longues tiges mais, contrairement à ses cousines, elle n'a aucun moyen de se fixer à l'ôte (vrilles, ventouses, etc.). C'est pourquoi elle pousse en buisson serré ou se retrouve attachée à une clôture pour en verdir l'aspect. Les fleurs donnent de loin l'aspect d'une orchidée, d'où son nom sur l'île.

Thunbergia grandiflora (Thunberdie, Liane de Chine ou mauve) Acanthacées
On la voit partout, surtout quand elle déborde des clôtures où elle a été installée pour la décoration florale. Elle pousse si vite qu'il faut la rabattre souvent. La fleur qui pousse en grappe est bleu ciel avec un pétale plus grand. On voit également des fleurs blanches ou bleu plus puissant.

Petrea volubilis (Liane Saint-Jean) Verbénacées
On la remarque aussitôt en période de floraison où une trentaine de grappes bleues peuvent coexister. Ne pouvant se fixer, elle termine souvent sa vie en arbuste aux très longues branches. La fleur, de près est très originale avec 5 pétales arrondis entourés de 5 sépales longs.

Stephanotis floribunda (Liane de cire, jasmin de Mada.) Asclépiadacées
Elle est presque de tous les jardins, pergolas ou ombrières. Elle pousse vite et de manière touffue sans domestication. Elle atteint facilement les 6 à 8 mètres. Sa fleur blanche, très odorante, pousse en petites grappes et donne un fruit rempli de graines minuscules au bout d'un plumeau léger. Le sève est très irritante pour la peau.

Tristellateia australasiae (Etoile d'Australie, douche d'or) Malpighiacées
Une liane originaire d'Australie plantée dans les jardins pour l'ornement floral. Elle se développe peu et fleurit jaune une bonne partie de l'année. Le feuillage persistant permet d'avoir toujours de la verdure. Les inflorescences sont des grappes de belles fleurs jaunes à 5 pétales jaunes et étamines rouges.

Solandra Grandiflora (Liane trompette, solandre) Solanacées
Liane d'ornement à croissance rapide originaire du Mexique, agréable pour son feuillage vert qui tombe en début d'année. Elle peut atteindre 12 mètres de hauteur. Ce sont surtout les fleurs de 20 cm qu'on remarque de loin mais qui tombent au sol en 24 heures.

Actinidia deliciosa (Kiwi, groseille de Chine) Actinidiacées
Liane emblématique de Nouvelle Zélande, le kiwi se rencontre rarement en cultures organisées ou parfois en jardin. Peu ou pas de production de fruits sur les étals. Demande un tuteurage indispensable à la récolte. Nécessite un pied mâle et un pied femelle pour pouvoir récolter le précieux fruit.

Anredera cordifolia (Liane de miel) Basellacées
C'est la plaie des planteurs de canne qui envahit lentement leurs champs. La tige atteint très vite une dizaine de mètres. Les feuilles brillantes et charnues sont d'un beau vert. Les fleurs blanches, très odorantes, sont disposées sur de longs rameaux pendants et souples.

Momordica charantia (Margose marron) Cucurbitacées
Cette liane fine et très longue a vite fait de recouvrir une haie ou une clôture de ses tiges qui s'entrelacent. Sa fleur jaune se transforme en fruit comestible orange comportant des excroissances allant jusqu'au piquant. Utile pour lutter contre le diabète.

Lonicera japonica Thunb. (Chèvrefeuille du Japon) Caprifoliaceae
Classée comme envahissante mais assez peu rencontrée sur les sentiers. On le devine de loin grâce à l'odeur de ses jolies fleurs. La fine liane pousse en buissons dans les endroits non couverts de végétation et ne semble pas être très dangereuse pour le moment.

Bignonia magnifica (Liane entonnoir) Bignoniacées
Cette liane se repère à son impressionnante floraison mauve en traversant les zones urbaines où elle décore les clôtures. Les feuilles ovales et brillantes ont les nervures marquées. Les fleurs se reconnaissent à leur forme d'entonnoir et à leur belle couleur violacée.

Congea tomentosa (Pluie d'orchidées) Berbenacées
La pluie d'orchidées est une liane qu'on voit assez peu mais qui mérite une halte pour l'admirer. Elle mesure, adulte, plusieurs mètres. Les trois bractées couleur lilas ne sont pas la fleur. La fleur blanche est minuscule au centre de ces bractées. De longues étamines sortent de la fleur entre juin et août.

Plumbago auriculata (Dentelaire du Cap) Plumbaginacées
Entre liane et arbuste grimpant, la plante est originaire d'Afrique du Sud. Elle est utilisée en décoration ou en haie fleurissant toute l'année. Petites feuilles claires et ovales. L'inflorescence en fin de rameau comporte une vingtaine de fleurs bleu pâle à 5 pétales. Plante toxique.

Thunbergian erecta (Liane madame) Acanthacées
Cette plante est classée parmi les lianes en raison de ses très longs rameaux. Ils ne s'accrochant pas à un hôte mais s'enroulent sur eux-mêmes. Petites feuilles elliptiques opposées. La fleur tubulaire bleue à gorge jaune est discrètement odorante.

Pentalisson luteum
Cette liane décorative ressemble se trouve dans les jardins où elle pousse souvent le long des clôtures. Elle s'enroule aux branches et peut recouvrir les arbustes le long de la clôture. La tige peut atteindre 4 m. Les feuilles coriaces sont d'un vert jaune. La fleur ressemble à l'alamanda mais de taille moindre.


Les palmiers, cycas et plantes à stipes
Les plantes à stipes, ou faux-troncs, se caractérisent par l'absence de croissance en diamètre, contrairement aux arbres qui grossissent toute leur vie. Ils ne sont jamais en bois au sens botanique du terme.


Latania lontaroides (Latanier de Bourbon) Arécacées
Plus commun dans le Sud sauvage, ce latanier a longtemps été utilisé pour ses larges feuilles servant à recouvrir les toitures. Il possède la particularité de présenter des pieds mâles et femelles.

Livistona chinensis (Latanier de chine, éventail du Japon) Arécacées
Originaire du Japon, cette espèce de latanier se reconnait à ses grandes feuilles en éventail dont les extrémités, plus souples, retombent. Il atteint facilement les 10 mètres de hauteur. Il produit des fruits gris en grappe.

Bismarckia nobilis (Palmier de Bismarck) Arécacées
Originaire de Madagascar, on le retrouve partout sur l'île dans les parcs et jardins. Reconnaissable à la couleur gris clair de ses énormes feuilles en éventail, il croit lentement. Il est très présent au parc des Palmiers du Tampon.

Washingtonia robusta (Palmier du Mexique) Arécacées
Ce palmier importé du Mexique peut facilement et rapidement atteindre 20 mètres. On le reconnait surtout aux feuilles sèches pendant longtemps sous les feuilles vertes. Le tronc reste couvert de la base des feuilles très longtemps.

Chrysalidocarpus lutescens (Palmier multipliant) Arécacées
C'est le plus connu des palmiers de la Réunion. Importé de Madagascar, on le retrouve dans chaque jardin ou presque. Il présente la particularité de se multiplier à partir du pied. Ses fruits sont des énormes grappes de graines jaunes orangé.

Dypsis decaryi (Palmier triangle) Arécacées
Endémique de Madagascar où on le rencontre fréquemment, il a été importé en grande quantité. Très reconnaissable à ses trois rangées de feuilles grises d'un port droit et élancé. Il produit de longs filaments tombant au sol.

Hyophorbe lagenicaulis (Palmier bonbonne) Arécacées
Ce petit palmier atteint rarement 5 mètres. Son tronc caractéristique explique son nom. En forme de bouteille, le tronc est strié horizontalement à l'emplacement des feuilles. Attention aux fruits urticants.

Caryota mitis (Palmier queue de poisson) Arécacées
Ce palmier particulier porte peu de feuilles mais très longues. Les feuilles ressemblent à des queues de poisson. D'autres espèces lui ressemblent (Caryota zebrina). Ses fruits sont toxiques et irritants pour la peau.

Roystonea oleracea (Palmier royal) Arécacées
Un autre grand classique des régions tropicales qu'on trouve encore près des anciennes grandes demeures où il borde les allées. Il atteint souvent les 25 m. Les stries horizontales du tronc proviennent de l'empreinte des anciennes feuilles.

Adonidia merrillii (Palmier Paul et Virginie, palmier de Noël) Arécacées
Il est originaire des Philippines. Généralement de petite taille, il se remarque de loin en fin d'année par ses lourdes grappes de fruits aux couleurs chaudes. Sa croissance lente et sa taille lui valent d'être souvent plantés en pots.

Dictyosperma album (Palmiste blanc) Arécacées
Braconné depuis l'arrivée de l'homme sur l'île, il est désormais cultivé, plus pour la cuisine que pour l'ornement des jardins. Le cœur, appelé chou, est un délice présenté dans toutes les bonnes occasions culinaires en salade ou gratin.

Acanthophoenix rubra (Palmiste rouge) Arécacées
Comme son cousin le palmiste blanc, le palmiste rouge a été chassé jusqu'au plus profond des forêts comme le montre ce tronc coupé, proche d'un sentier de randonnée. Il se consomme comme le blanc de plusieurs manières.

Phoenix dactylifera (Palmier dattier) Arécacées
On est loin des oasis où il fournit des quintaux de dattes. Ici, il est plus avare en production mais ses fruits se consomment cependant. On le rencontre fréquemment le tronc recouvert de fougères, même en ville.

Phoenix roebelinii (Palmier dattier nain) Arécacées
Ce palmier dattier, de par sa petite taille (il dépasse rarement 3 mètres), est surtout cultivé dans les jardins où il sert plus de décoration que de production de dattes. Il fournit pourtant de grosses grappes mais les fruits sont minuscules.

Raphia farinifera (Raphia, mouffia) Arécacées
Commun en Afrique de l'ouest, on rencontre assez peu ce très haut palmier aux très longues feuilles et aux fruits impressionnants. La fleur, ainsi que le fruit composé de longues grappes de graines dures signent la mort de l'arbre qui ne fleurit qu'une fois.

Elaeis guineesis (Palmier à huile) Arécacées
Assez rare à la Réunion, on le distingue à son aspect plumeux et aux vestiges de feuilles disparues restant attachées au tronc. Inflorescence très dense comportant des centaines de graines noires jusqu'à 4 cm de longueur.

Cocos nucifera (Cocotier) Arécacées
Inutile de le présenter. Ses noix pouvant flotter pour aller germer à des milliers de km, il est répandu sur l'ensemble des régions chaudes du globe. Avec nos côtes rocheuses, l'implantation a été rendue plus difficile. C'est donc cultivé ou en bordure de route qu'on le découvre sur l'Île.

Zamia furfuracea (Zamia) Zamiacées
Endémique du Mexique, cette plante fossile datant du jurassique n'est visible que dans certains jardins, comme au Parc des Palmiers. La plante est toxique et se développe très lentement.


Plantes à stipes et bambous

Cycas revoluta (Sagou du Japon) Cycadacées
Plante à graine entre fougère et palmier, ce sagou originaire du Japon peuple certains jardins. Ses palmes coriaces, vert foncé, sont piquantes et poussent en couronne épaisse. Les pieds mâles diffèrent des femelles. Elle est toxique.

Cycas transachana (Sagou) Cycadacées
Plus rare que la précédente, on la retrouve dans quelques parcs et jardins. Elle comporte à peu toutes les mêmes caractéristiques. Elle est plus petite et ses frondes plus souples.

Ravanala madagascariensis (Arbre du voyageur, ravenale) Strelitziacées
Originaire de Madagascar où il est parfois très envahissant, son implantation à la Réunion est encore très modeste. Connu pour ses feuilles récupérant l'eau de pluie, il faut éviter de la boire. Il est très reconnaissable à ses immenses feuilles en éventail.

Pandanus utilis (Vacoa, pandanus) Pandanacées
Originaire d'Indonésie, ce pandanus peuple la majorité côtes du sud de l'Île où on le reconnait facilement à ses longues feuilles poussant en hélice, ses racines aériennes et ses fruits. Les feuilles ont longtemps été utilisées pour la couverture des toits.

Pandanus montanus (Vacoa des hauts, pimpin des hauts) Pandanacées
Il comporte les mêmes caractéristiques de P. utilis mais le milieu montagneux, forestier et humide entre 400 et 1700 m dans lequel il vit le rend plus frêle et plus tortueux. Son fruit est plus petit et allongé.

Pandanus purpurascens (Vacoa, pimpin) Pandanacées
Pousse dans les mêmes conditions que P. montanus jusqu'à 1200 m. Les racines aériennes et longues branches tortueuses sont les mêmes mais le fruit tirant sur un brun-rouge sont caractéristiques.

Beaucarnea recurvata (Pied d'éléphant) Asparagacées
Cette plante ressemblant à un arbre dans le bas et à un palmier dans le haut est originaire d'Amérique centrale. Le pied gris et renflé près de la terre lui donne l'aspect d'un pied d'éléphant. Ses longues feuilles retombantes chutent au fur et à mesure de la pousse.

Dracaena fragans (Dracaena) Xanthorrhoeacées
Arbuste décoratif multi-stipes originaire d'Afrique tropicale visible dans les jardins. Les feuilles vertes sont panachées de jaune au milieu. Les fleurs blanches très odorantes attirent les abeilles. Les fruits orange poussent en grappe.

Dracaena reflexa Lam (Chandelle) Xanthorrhoeacées
On le retrouve partout, surtout en bordure de champ où il a longtemps servi de bornage. Casse tête des géomètres et des notaires 100 après sa plantation, il peut atteindre 3, mètres de diamètre contrairement à une borne classique qui ne varie jamais.

Dracaena reflexa Lam var. reflexa (Chandelle) Xanthorrhoeacées
Même espèce que le précédent mais avec une variété comportant des feuilles vertes bordées de jaune. Plus âgé, il comporte un tronc moins impressionnant. Son stipe, plus fin, est très utilisé comme tuteur dans les plantations de vanille.

Dracaena reflexa anita (Arbre du bonheur) Xanthorrhoeacées
Classique des haies et massifs dans les jardins réunionnais, l'arbre du bonheur peut créer de véritables murailles végétales impénétrables. Elle supporte très bien des tailles régulières. Les feuilles du bas tombent tandis que celles du haut poussent. Grosses grappes de fruits orange.

Cordyline fruticosa (Cordyline) Asparagacées
Cette plante à stipe et aux feuilles décoratives, très colorées et variables selon les variétés se trouvent dans presque tous les jardins et parcs. Elle peut atteindre 5 mètres à l'âge adulte et supportent la taille.

Nastus borbonicus (Calumet) Poaceae
Espèce de bambou endémique de La Réunion. Il forme des touffes de feuilles échelonnées le long de la tige tous les 30 ou 40 cm. Généralement associé au tamarin des Hauts. Très nombreux en forêt du Tévelave.

Bambusa ventricosa (Bambou ventre de bouddha) Poacées
Originaire de Chine, ce bambou a la particularité de présenter des renflements du chaume laissant penser au ventre de Bouddha entre chaque nœud. Il est donc facile à reconnaître dans les parcs et jardin mais jamais dans la nature. Il se constitue rapidement de grosses touffes.

Phyllostachys bambusoides (Bambou géant) Poacées
Le bambou géant ne se décrit pas tant il est facile à repérer dans toutes les régions de l'île. Il peut atteindre 20 mètres de hauteur et pousser en touffes énormes de plusieurs mètres de diamètre. Sa croissance est assez rapide dans les régions humides.

Bambusa multiplex (Bambou classique) Poacées
Lors des randonnées, il est fréquent de rencontrer de grosses touffes de ce bambou fin qui aime les endroits frais et ombragés. On le voit aussi sur l'emplacement d'anciens îlets. Comme le précédent, il est utile pour retrouver des emplacements habités au siècle précédent.

Thysanoalena latifolia (Bambou Balai, herbe tigre) Poacées
Très utilisé en Asie pour la fabrication de balais, il en porte naturellement le nom. Importé pour décorer ou créer des haies, il s'est lentement naturalisé et deviendra certainement une plante envahissante. Il peut atteindre 4 mètres.

Bambusa spp. (Bambou nain) Poacées
On le rencontre dans tous les parcs et jardins mais il s'est naturalisé et envahit toute l'île des fossés jusqu'aux remparts bordant les cascades. Il peut atteindre 80 cm et se multiplie facilement. Reconnaissable aux touffes vertes où il pousse serré.

Bambou jaune et vert - Poacées
On le trouve plus rarement que le grand bambou de chine. Il est surtout cultivé dans les parcs pour décorer par la couleur jaune et vert de sont tronc.

Cordyline mauritiana (Canne marronne) Asparagaceae
Arbrisseaux des forêts humides de 500 à 2000 m. Poussent en touffe ou en épiphyte. Les feuilles sont disposées en éventail en haut de la tige. Fleurs blanches en grappes. Fruits noirs


Quelques orchidées non cultivées parmi les centaines à La Réunion
On rencontre des dizaines de variétés à La Réunion, certaines très souvent, d'autres beaucoup plus rarement. Ne sont présentées ici que quelques spécimens les plus courants.


Angraecum expansum (Petit faham) Orchidacées
Orchidée endémique de La Réunion et Maurice. Les feuilles sont alternes, coriaces marquées au milieu du limbe. Une fourche irrégulière marque la fin du limbe. La fleur blanche est solitaire, le labelle blanc est tournée vers le haut, un long éperon de 6 cm part vers l'arrière. Ses feuilles sèches à l'odeur de foin la font choisir pour aromatiser les rhums.

Jumellea fragans (Faham) Orchidacées
Cette orchidée endémique est une épiphyte vivant jusqu'à 1500 m. On la retrouve le plus souvent contre un tronc, sur des branches voire des rochers moussus. La feuille coriace comporte une encoche caractéristique à la fin de la feuille. Utilisée en médecines traditionnelles et dans les liqueurs pour son arôme, elle est prélevée de son milieu et pourrait être condamnée à court terme.

Arnottia mauritiana (Arnotie de Maurice) Orchidacées
Quatre espèces d'arnotie se partagent nos forêts, toutes endémiques de La Réunion ou de Maurice et protégées. Elle ne développe que deux feuilles avant de fleurir au bout d'une tige d'une vingtaine de cm. L'épi floral peut contenir une trentaine de petites fleurs roses à mauve. Elle se reconnaît à ses trois sépales dont deux latéraux plus grands.

Angraecum bracteosum (Angrec) Orchidacées
Endémique de la Réunion, cette orchidée aux longues feuilles vertes et coriaces tient son nom des bractées enveloppant les pédoncules et bases des fleurs qui poussent serrées les une contre les autres sans tige. Elle est épiphyte et se rencontre jusqu'à 1500 m. La plante est protégée.

Epidendrum (Orchidée pompon) Orchidacées
C'est l'orchidée la plus courante de l'île qui peuple presque tous les jardins quelle que soit l'altitude. Quelques pieds se rencontrent en forêt, sans doute jetées ou hybrides. Une tige longue avec ravines apparentes et petits rejets (keiki) porte en bout de rameau une touffe de fleurs qui peuvent être jaunes, roses ou orange.

Oncidium varicosum (Orchidée pluie d'or) Orchidacées
Se repère en passant devant les jardins, en général sur de grosses touffes qui se sont développées au cours du temps. Cette épiphyte possède 5 ou 6 feuilles de près de 30 cm. La floraison, spectaculaire durant un mois, s'effectue au bout d'une tige grêle de près d'un mètre qui supporte une cinquantaine de petites fleurs jaunes.

Arundina graminifolia (Orchidée bambou) Orchidacées
Impossible de manquer cette orchidée de la hauteur d'un randonneur dans de nombreuses fiches proches des forêts de moyenne altitude. Elle est même classée parmi les espèces invasives. Elles donnent l'impression d'être toujours en fleur. D'un diamètre de 7 ou 8 cm, elles sont d'un beau rose avec un gros pétale mauve. Les gousses contiennent des milliers de graines.

Bulbophyllum nutans (Ti carambole) Orchidacées
Orchidée épiphyte assez commune qui comporte plusieurs variétés à La Réunion, liées à la taille ou à la longueur des feuilles. On les remarque sur les branches moussues où elles avancent en créant de nouveaux bulbes. Les fleurs minuscules sont difficiles à repérer.

Calanthe sylvatica lilacina (Calante) Orchidacées
Orchidée protégée reconnaissable à sa longue hampe portant une vingtaine de fleurs claires. Le spécimen présenté (lilacina) mesure plus d'un mètre de hauteur et dont les fleurs roses carmin dégagent une très agréable odeur de lilas qu'on peut sentir à plusieurs mètres avant de les repérer.

Calenthe sylvatica alba (Calanthe blanche) Orchidacées
Orchidée protégée reconnaissable à sa longue hampe portant une vingtaine de fleurs claires. On la retrouve jusqu'à 1800 mètres dans les forêts d'altitude. Il est difficile de la définir puisqu'un nombre incalculable de noms lui ont été attribués et que la fleur peut avoir plusieurs couleurs. .

Angraecum eburneum (Petite comète) Orchidacées
Espèce protégée, interdite à la cueillette, cette orchidée à la magnifique floraison odorante se retrouve jusqu'à 800 m d'altitude. Les feuilles charnues sont simples et linéaires. Le groupe de fleurs peut atteindre un mètre.

Beclardia macrostachya (Béclardie à longs épis) Orchidacées
Orchidée épiphyte présente de 300 à 1700 m. Les feuilles canaliculées se présentent en éventail. On aperçoit chaque fois des racines qui peuvent être à l'air libre. La hampe florale est plus longue que les feuilles et pousse souvent à l'horizontal. Elle affiche jusqu'à 10 fleurs blanches qui font tout d'abord penser à des clochettes.

Benthamia nigrescens (Benthamia) Orchidacées
Cette petite orchidée qui dépasse rarement 30 cm, aime l'altitude de 1000 à 2000 m. Elle fleurit dès lors qu'elle a quatre feuilles au moins. L'inflorescence est une hampe assez haute comprenant un épi dépassant largement le feuillage. Les fleurs vert clair sont minuscules.

Cynorkis squamosa (Cynorkis) Orchidacées
Plus terrestre qu'épiphyte, cette orchidée est assez fréquente en 600 et 1500 m. dans les forêts humides. On la trouve dans les mousses en bordure de sentier par exemple. Elle présente rarement plus de deux feuilles. La floraison s'effectue en grappe d'une quinzaine de fleurs dont le labelle en en position supérieure.

Angrae cumstriatum (Angrec strié) Orchidacées
Grande orchidée endémique aimant les forêts d'altitude. Les longues feuilles sont striées de clair. L'inflorescence est une grappe de 5 à 6 fleurs. C'est la seule orchidée au monde à être polonisée par un oiseau. Zoiseau blanc (Zosterops borbonicus) a été surpris à chercher le nectar par les caméras du laboratoire de biologie végétales de la Réunion. Il participe ainsi à la pollinisation de la plante qui produit une capsule.

Cynorkis purpurascens (Cynorkis) Orchidacées
On rencontre assez fréquemment cette orchidée de 300 à 1800 m, même le long des sentiers. Elle pousse plus au sol que sur les arbres. Elle ne présente qu'une seule feuille poussant lors de la floraison. La longue tige supporte de 3 à 20 fleurs à la forme caractéristique d'une belle couleur rose mauve.


Les principales fougères le long des sentiers

L'identification des fougères est très difficile en raison des ressemblances entre les plantes. Cette page a été réalisée grâce à l'identification de Christophe Iborra lors d'une incursion en forêt vers les sources du Grand Bras. L'identification des noms a été supervisée par Edmond Grangaud, le spécialiste des fougères à La Réunion (Guide des fougères et plantes alliées des Mascareignes, édition 2010).
Ne sont présentées qu'une quarantaine de fougères.

Cyathea excelsa (Fanjan femelle) Cyatheacées
Grande fougère arborescente des forêts humides de montagne. Endémique Réunion-Maurice. Le tronc ou stipe conserve longtemps les bases des anciennes feuilles (frondes) tombées. Se distingue de Cyathea glauca par ses jeunes crosses et rachis sans poil

Cyathea glauca (Fanjan femelle) Cyatheacées
Grande fougère arborescente endémique des forêts humides de montagne. Le tronc ou stipe conserve longtemps les bases des anciennes feuilles (frondes) tombées. Se distingue de C. excelsa par ses jeunes crosses velues.

Cyathea borbonica (Fanjan mâle) Cyatheacées
Fougère arborescente indigène, très fréquente en zone humide à toutes les altitudes. Son tronc ou stipe grêle est le seul à ne pas garder de vestiges de feuilles, ce qui le rend mieux reconnaissable.

Cyathea cooperi (Fanjan australien) Cyatheacées
On le trouve un peu partout où il commence à devenir envahissant, jusque dans les jardins. Ses tiges sont recouvertes de longs poils blancs. Il atteint 5 à 6 m.

Blechnum marginatum
Cette fougère est endémique de la Réunion. On la rencontre souvent en touffes de plusieurs frondes qui peuvent atteindre un mètre de hauteur. Elle aime pousser en hauteur à partir de 1500 mètres dans les endroits humides ou sous-bois. Les pennes sont alternes et coriaces. Particularité : une moitié du limbe est stérile, l'autre fertile.

Ctenitis cychlochlamys
Cette fougère endémique de la Réunion est assez commune sur l'île entre 800 et 1500 mètres dans les forêts humides. Les frondes peuvent facilement atteindre un mètre de longueur. On peut assez facilement la distinguer à ses poils nombreux et assez longs de couleur brune. Il n'est pas rare de rencontrer des touffes d'une vingtaine de frondes.

Ochropteris pallens
Fougère terrestre pouvant être de grande taille, retombante et très découpée. Assez commune dans les forêts humides, elle est endémique de la région malgache

Megalastrum
Endémique de la Réunion et de Maurice, cette belle fougère, plutôt rare, se rencontre dans les forêts humides d'altitude. Les frondes peuvent atteindre plus d'un mètre. Son aspect luisant permet de mieux la distinguer ainsi que la longueur toujours différente de ses pennes.

Selaginella distachia Cordem
Endémique de la Réunion, cette belle plante ressemble à une fougère mais n'en est pas une. Elle pousse sur des rhizophores, sortes de petits pilotis qui les éloignent du sol tout en les nourrissant. Les sélaginelles portent des feuilles, petites et pointues disposées en 4 rangées. Elle produit des sporanges mâles ou femelles.

Sphenomeris chinensis
Cette gracile et belle fougères est commune dans l'île dans les milieux ouverts le long des pistes, larges sentiers ou lisières éclairées. Elle pousse en petite touffes pouvant atteindre 1 m. Leur aspect courbé et retombant indique leur fragilité.

Adiantum hispidulum - Pteridacées
On la trouve un peu partout sur l'île et même dans nos jardins. Elle aime pousser sur des rochers. Les frondes très fines poussent en petites touffes et il est fréquent de rencontrer les plus jeunes colorées d'un rouge rosé agréable à l'œil.

Adiantum reniforme L. (Fougère tam tam) Pteridacées
Fréquente en sous-bois humides de 500 à 1300 mètres, elle est facile à reconnaître par sa forme originale pour une fougère. Avant de prendre les couleurs de l'image, elle est d'un vert soutenu et brillant. Elle pousse souvent en petites touffes d'une vingtaine de tiges.

Amauropelta salazica Thelyptridacées
Elle aime plutôt l'altitude et il est fréquent d'en rencontrer dans les sphaignes humides. Les frondes d'une quarantaine de cm poussent en touffes et sont souples. Elle est recouverte un peu partout de fins poils courts.

Antrophyopsis boryana (Langue de boeuf)
Fougère indigène facile à reconnaître grâce à sa forme. Elle pousse en zone humide, souvent au sol, dans les parties sombres des sous-bois. Ses sporanges sont disposés parallèlement, le long des nervures.

Asplenium daucifolium
On peut assez facilement la reconnaître une bonne partie de l'année aux bourgeons poussant sur la face supérieur des frondes (fougère gemmifère) et qui donneront naissance à de nouvelles fougères une fois tombés au sol. On la trouve un peu partout en forêts humides ou sur le bord des talus.

Athyrium scandicinum
On la trouve en sous-bois en moyenne et haute altitude dans les zones très humides où elle est assez commune. Les frondes rassemblées en touffes atteignent souvent un mètre et sont couvertes d'écailles comme le rhizome.

Blechnum attenuatum
Plus facile à photographier sur les arbres où elle s'accroche en grosses touffes dans les forêts humides. Celle-ci, photographiée au sol représente presque une exception. Leur fronde peut atteindre les deux mètres de longueur

Parablechnum tabulare (Fausse osmonde)
Assez fréquente sur les anciennes coulées jeunes ou non encore totalement colonisées par une végétation plus grande. Elle ressemble à une fougère arborescente. Les frondes sont disposées en couronne au sommet de son rhizome. Elle pousse lentement mais peut atteindre plus d'un mètre à cœur.

Christella dentata (Christelle dentée) Thelypteridacées
Il est presque plus facile de trouver cette fougère dans son jardin plutôt que le long des sentiers à condition qu'elle trouve l'humidité nécessaire à sa survie. On en aperçoit également dans les ravines à sec. Pousse en touffes d'une dizaine de frondes d'une cinquantaine de cm.

Cneopteris argyrata
Le dessous des jeunes frondes semble recouvert d'une fine poudre blanche. Elle pousse principalement sur les troncs et hautes branches des arbres des forêts humides par des rhizomes rampants recouverts d'écailles. Les spores sont produites par des sores circulaires situées à la périphérie des segments.

Blotiella pubescens (Fougère de laine)
Assez commune à la Réunion dans les régions humides de n'importe quelle altitude, on la rencontre systématiquement à chaque randonnée en milieu humide. Ses courts poils et son aspect duveteux permettent de ne pas la confondre.

Elaphoglossum aubertii
Très commune jusqu'à 1500 m où elle pousse en touffes et en épiphytes sur les arbres des forêts primaires ou sur les grands branles moussus.

Elaphoglossum hybridum
Cette petite fougère, rencontrée dans les Mascareignes, n'aime pas les courant d'air et pousse à l'abri. On la rencontre fréquemment sur les talus que forment les sentiers encaissés, les abords de grottes, anfractuosités de roches moussues et ombragées. Les frondes stériles plus ou moins longues en fonction de l'habitat cohabitent avec les fertiles, toujours plus petites.

Elaphoglossum lepervanchei
Assez commune, cette petite fougère en forme de langue pointue, se trouve de 200 à 1500 m. Elle est assez difficile à distinguer en raison de la particularité qu'elle détient de prendre plusieurs formes pour ses feuilles. Elle est principalement épiphyte mais peut se rencontrer occasionnellement sur le sol sec et moussu.

Elaphoglossum macropodium
Elle ressemble à Elaphoglossum lepervanchei et en a toutes les caractéristiques. Parfois terrestre mais le plus souvent épiphytes, on la rencontre entre 200 et 1500 mètres.

Ephrolepis abrupta
Cette longue fougère est surtout connue sur les coulées récentes où elle est une des premières plantes à coloniser après le refroidissement de l'éruption et l'invasion des lichens. Elle se multiplie par stolons qui se ramifient en rampant au sol. Les frondes poussent très nombreuses et drues, pouvant dépasser le mètre de hauteur.

Histiopteris incisa
Cette belle fougère assez commune dans les bois de tamarins se rencontre dans les forêts humides des hauts. Elle se reproduit par rhizome long et souterrain. Le pétiole, légèrement bleuté en début de pousse lui a valu le nom vernaculaire de fougère bleue. Les pennes sont opposés et les frondes assez longues. Certaines de ces fougères, en milieu sombre, peuvent atteindre plusieurs mètres.

Pellaea dura
Fougère héliophile n'aimant pas l'altitude. Elle préfère les endroits ensoleillés comme ici à Cilaos sur un versant exposé au soleil. Les frondes sont irrégulières et graciles. On en remarque également en altitude, preuve de son adaptation à plusieurs milieux.

Lycopodiella cernua (Fougère mariée)
De Tahiti à la Martinique en passant par la Réunion, cette fougère est la compagne du randonneur. On la trouve partout sur le bord des chemins à presque toutes les altitudes. Elle est plus rare en forêt humide car elle aime la lumière. Ce n'est pas exactement une fougère mais elle en présente toutes les caractéristiques. Elle possède de minuscules feuilles disposées en spirale atour de la tige

Pellaea viridis
Très jolie fougère qui vit à basse altitude et supporte la sécheresse même s'il est possible d'en trouver en milieu humide dans les hauteurs. Elle est fréquente dans les jardins où elle colonise les bords de murs. Des frondes en touffes importantes partent d'un petit rhizome et atteignent souvent les 50 cm. Le pétiole est fin, noir et lisse et brillant. Les sores sont régulièrement fixés sur la périphérie des limbes.

Polystichum ammifolium
Difficile à définir car elle varie souvent en fonction de l'altitude et de l'hygrométrie. Verte dans les bois, elle jaunit et rougit dans les rocailles de la Plaine des Sables. Les frondes partant d'un rhizome peuvent dépasser les 1,5 m. Le limbe va décroissant vers le haut.

Spherostephanos unitus
Fougère commune des zones humides de basse altitude, rêche au toucher. Les pennes sont étroites, et les pennes inférieures se réduisent brutalement (non vu sur cette photo).

Pseudophegopteris cruciata
Assez grande fougère aux frondes dressées puis retombantes et aux pennes opposées ou sub opposées. Espèce commune à la Réunion en zones un peu exposées des forêts humides d'altitude moyenne à haute.

Pteridium aquilinum
Très commune sur l'île, elle envahit les zones dénudées jusqu'à 1000 m et peut atteindre plus de trois mètres en sous-bois car elle grimpe pour chercher la lumière. Se reproduit par son rhizome. Elle bouche très rapidement les sentiers si quelques coups de sabres ne sont pas donnés régulièrement.

Pteris sp. Adiantacées
Adiantacées. Cette variété de fougère tient son nom de pteron (grec) qui signifie plume. Elles sont toujours élégantes et souples.

Pteris scabra
Cette fougère des forêts humides de moyenne altitude aime particulièrement les sous-bois sombres. Elle se distingue par sa première paire de pennes qui se divise en général en trois segments qui ne sont pas alignés sur les autres qui eux, sont opposés. Les sores sont linéaires sur les segments fertiles.

Sticherus flagellaris
Fougère commune des zones de moyenne altitude qui pousse en zone dégagée et humide. Peut former des surfaces importantes. Les frondes se ramifient et diminuent avec la hauteur de la plante.

Vittaria isoetifolia Pteridacées
Fougère indigène des forêts humides d'altitude. Epiphyte à rhizome court. Ses frondes sont lisses et pendent jusqu'à 80 cm sous les arbres ou les rochers. Facile à identifier.

Vittaria ensiformis
Cette fougère épiphyte se rencontre souvent en forêt humide, sous les troncs moussus des arbres penchés. Les frondes pendantes et plates sont collées les une aux autres. Diffère par la forme des pennes de Vittaria isoetifolia Pteridacées.

Dicranopteris linearis
Facile à repérer et identifier, cette fougère est commune dans toute l'île. Elle peut atteindre des hauteurs impressionnantes en envahissant souvent le lieu qu'elle colonise. Les frondes se divisent à l'infini en deux nouvelles frondes. Les tiges sont creuses.

Asplenium polyodon
Cettebélégante fougère, photographiée à Cilaos sur un sol pauvre et sans autre végétation montre que cette espèce peut s'adapter à plusieurs milieux. Elle ne dépasse pas les 30 cm de hauteur.

Platycerium (Corne de cerf ou corne d'élan)
Fougère épiphyte originaire des forêts équatoriales. Une première fronde plate s'attache au tronc d'un arbre et les autres poussent quand elle est bien fixée. Les nouvelles frondes produisent des spores. L'ensemble atteint parfois des tailles impressionnantes.

Tillandsia usneoides (Barbe espagnole) Bromeliacées
Originaire d'Amérique du Sud, cette barbe espagnole finit à la Réunion sur des clôtures grillagées ou pendant des branches au jardin. Cette épiphyte des contente de peu en absorbant le calcium de l'eau de pluie. Elle est grise et devient verte une fois mouillée. Difficile d'apercevoir ses minuscules fleurs à trois pétales jaunes.


Les champignons de La Réunion

Très difficile de trouver des spécialistes du champignon à La Réunion, d'où les très courtes explications.

Phlebopus gr. marginatus
Ce magnifique cèpe atteint facilement 40 cm de diamètre et plusieurs kilogrammes. On le rencontre principalement sur des terrains sableux mais également ailleurs. De belles récoltes s'effectuent au golf de l'Etang Salé ou dans l'Ouest, près de Saint-Paul. Photo Gilbert Moyne

Agaric
C'est un champignon très connu (même en boîte !) qui se rencontre surtout dans des prairies humides, jusqu'à 1000 m d'altitude. Existe en de nombreuses espèces se ressemblant fortement. Une seule est toxique mais ne vit pas à la Réunion. Facilement reconnaissable à ses lamelles rosées.

Lépiote (coulemelle) agaricacées
Ce magnifique champignon à lamelles blanches et au pied très haut ne peut guère se confondre avec d'autres. On la retrouve à peu près sur tous les continents.

Lentin
Se rencontre souvent dans d'anciens brûlis ou le long des sentiers bordés de filaos. Ces champignons désignent souvent des espèces se ressemblant. Ne pas consommer sans se renseigner auparavant.

Collybie - Collybia
les collybies, sont un genre de champignons de la famille des tricholomatacées. Leur nom a été tiré du grec kollubos désignant une petite pièce de monnaie, sans doute en raison de la minceur de leur chair, souvent en galette. Source Wikipedia

Panéole
Très facile à trouver le long des routes forestières bordées de pelouse humide où les vaches ont laissé des excréments

Dictyophora indusiata lutea
Magnifique champignon, très rare à la Réunion, disposant d'un pied blanc entouré d'une espèce de filet orange qui grandit avec le champignon. Spécimen trouvé dans un champ de canne. Photo Gilbert Moyne.

Cystoderme
Constituent un genre de champignons basidiomycètes de la famille des tricholomatacées. Le nom du genre a été construit sur le grec kustis, "petit sac" et derma, "peau", en référence à l'armille qui recouvre leur pied et laisse souvent des traces (dentelures) à la marge du chapeau. Ce sont des champignons à lames claires, jadis classés parmi les lépiotes mais plus proches des armillaires. Le genre comprend plusieurs dizaines d'espèces.

Pycnoporellus-fulgens
Ces superbes pycnopores poussent sur les bois morts sans chercher à se cacher de la lumière. Contrairement à d'autres champignons parasites des arbres morts, celui-ci vit peu de temps et se délite rapidement.

Glaziella aurantiaca
Ces superbes champignons reposent au sol telles des pelures d'oranges oubliées. Ils possèdent une odeur agréable. Photo Gilbert Moyne

Favolashia calocera
joli petit polypore qui pousse sous les branches mortes, trouvé plusieurs fois en forêt (en redescendant du Maïdo vers la piste de luge) Photo Gilbert Moyne

Clavulina cristata (Clavaire à crête de coq)
Ce champignon assez commun a été nommé crête de coq en raison de ses multiples branches. Bien que comestible et réputé pour la finesse de son goût, on ne goûte pas à la Réunion où le champignon peut subir l'influence du milieu.

Entre gale et champignon
Pas de nom à fournir pour ces curiosités photographiées sur un tronc moussu de grand natte. Couleur brun-violet et aspect dur au toucher. Forêt des Makes.

Dernière modification : 10/04/2022