La faune de la Réunion

L'île sans danger

La Réunion, de par son éloignement des continents, possède une faune très pauvre. Les rares "habitants" de l'île présents avant l'arrivée de l'homme (dodo, tortues terrestres) ont payé très cher cette suprématie. Parmi les espèces rencontrées durant les randonnées, nombreuses sont celles qui ont été importées au cours des trois siècles précédents. Aucune crainte pourtant de rencontrer un animal dangereux lors d'un déplacement, car, hormis la morsure nécrosante de l'araignée ou douloureuse de la scolopendre, les seuls animaux dangereux sont bien au-delà des lagons et préfèrent hélas depuis quelques temps les baigneurs et les véliplanchistes aux randonneurs !


Mammifères

Tangue
Cet adorable petit animal de la famille des hérissons, originaire de Madagascar se rencontre très souvent sur les sentiers à condition de marcher seul, en silence. Il se repose dans son terrier en période froide et se nourrit d'insectes, d'invertébrés ou d'escargots l'été. Peut avoir des portées de plus de 20 petits.

Les rats
Difficile de les manquer à la Réunion où ils pullulent. Ils vivent partout mais aiment tout de même les zones basses et habitées où ils trouvent plus facilement leur nourriture. Comme d'autres mammifères, ils fournissent un excellent vecteur au transfert de la leptospirose . Bien veiller à ne pas jeter d'ordures lors des randonnées. (3 photos)

Musaraignes
Ce petit animal qui ressemble à une souris est insectivore. Se rencontre souvent dans les cirques où on le repère très bien aux cris stridents qu'il pousse lorsqu'il est surpris par le randonneur. Inoffensif et utile, on se doit de le protéger.

Souris et mulots
Ils pullulent dans toutes les contrées et on les rencontre facilement même en altitude, surtout si une poubelle ou une aire de pique-nique est installée. On n'insistera jamais assez sur la nécessité de remporter ses déchets au lieu de les laisser sur le bord des sentiers.

Chiens
C'est l'animal, avec la vache, qu'il est le plus facile de rencontrer sur les sentiers tant ils sont abandonnés à la Réunion. C'est d'ailleurs devenu une habitude de partir en randonnée avec une boîte d'aliments ou des croquettes quand ce n'est pas tout le sandwich qui y passe goulûment.

Chats sauvages
Il n'y a pas à proprement parler de véritables chats sauvages tels qu'ils sont connus ailleurs. En revanche, les chats abandonnés pullulent dans toutes les régions où ils se nourrissent plus facilement d'oiseaux, de rats et de tangues que les chiens ayant subi le même abandon.

Vaches
Elles sont présentes sur toute l'île dans les prairies d'élevage. Plusieurs races sont élevées à la Réunion pour la viande ou le lait. avec une majorité de limousines et de charolaises. Attention à certains taureaux lors de la traversée de pâturages (comme au Piton de l'Eau).

Cerf de Java
Pas de souci de se faire embrocher sur un sentier GRR1 ou 2. Ces cervidés importés de Java sont essentiellement élevés à Marla en direction de la Maison Laclos et au pied du Piton Calumet. Ils sont plus ou moins faciles à observer en fonction de l'heure et du climat.

Chèvres
Elles sont également présentes dans toutes les régions de l'île mais on trouve très peu d'élevages intensifs. Toutes les couleurs sont représentées. Elles voient leur population fortement diminuer lors de certaines fêtes religieuses.

Moutons
Présents à la plaine des cafres et en d'autres endroits de l'île, on ne présente plus cet herbivore à la toison frisée. Aucun danger de traverser l'enclos où ils paissent.

Lapins
On peut voir ce splendide lapin presque noir et peut être quelques uns de ses congénères en haut du Dimitile où des pancartes interdisent de le (les) chasser. Voir la randonnée au Sentier Jacky Inard.

Lièvres
Il est beaucoup plus facile de trouver ses crottes dans les savanes du Cap Lahoussaye ou dans d'autres régions de l'île. En revanche, beaucoup plus difficile de le voir car il ne bouge pas ou part au dernier moment. Le photographier tient presque de l'exploit lors d'une randonnée

Anes
Depuis quelques années, on en voit de plus en plus le long des sentiers. Ici, à Grand Coude, ils bénéficient d'un climat qui semble leur convenir.

Chevaux
Aucun ne vit en liberté mais on les rencontre fréquemment à l'approche de zones de promenade ou près des centres équestres. On croise également des cavaliers qui empruntent les sentiers habituellement réservés aux randonneurs et favorisent ainsi la dégradation des sentiers.

Eléphant de mer
Ecrit au singulier car pour le moment, seul Alan vient sur la Plage du Tremblet pour se reposer. On attend qu'il ramène une femelle et crée une colonie ; mais combien de temps faudra-t-il attendre ? En attendant, mieux vaut ne pas le déranger comme font trop de touristes qui s'approchent au plus près pour la photo.

Baleines
Il vaut mieux un téléobjectif pour les photographier comme celle-là mais ce n'est guère difficile, en hiver, où elles viennent assez nombreuses pour mettre bas. Elles s'approchent souvent au plus près de côtes et c'est à cette saison qu'il faut effectuer le tour de l'île afin d'être sûr d'en apercevoir.

Les chauves-souris
Deux espèces sont présentes dans l'île : Marmopterus acetabulosus et Taphozous mauritianus. Comme toutes les chauves-souris, elles se cachent le jour et chassent les insectes la nuit. Elles colonisent certaines grottes rencontrées en randonnée.

Oiseaux

Papangue ou busard de Maillard
Rapace protégé à la réunion qu'on aperçoit à chaque sortie dans l'île. D'une envergure de 1 m en moyenne, il se nourrit de petits animaux et oiseaux. Une aire d'observation lui est consacrée sur la route du Tévelave et des panneaux renseignent sur sa vie. (2 photos)

Zoizeau la Vierge (ou gobe mouche de paradis
ou zoizo la Vierge) Se rencontre très souvent en couple dans les sous-bois où il se nourrit d'insectes. Peu farouche, il vient même à la rencontre du randonneur qui éveille sa curiosité.

Tec-tec ou traquet de la Réunion
On le voit partout et on ne peut la manquer car c'est lui qui vient souvent à la rencontre du promeneur. Cet adorable endémique se nourrit d'insectes et ne craint nullement l'homme ; on peut essayer de lui donner des miettes, il vient les chercher. (2 photos)

Cardinal
Facilement reconnaissable à son plumage rouge (mâle), cet oiseau vit peu en forêt. On le rencontre souvent près des habitations et dans les champs où il se nourrit de graines. Le rougeoiement du plumage est plus intense en été. Il est facile de la fidéliser au jardin en lui donnant chaque jour des grains de riz qu'il attendra à heure fixe, perché à quelques mètres de sa mangeoire.

Zoizo vert ou oiseau-lunettes vert
Peut se confondre avec zoiso blanc. Signe distinctif : lunettes blanches autour des yeux. Se rencontre fréquemment en forêt ou il chasse de branche en branche. Il se nourrit de fleurs, de nectar ou de chenilles qu'il cherche souvent sur les ti fleurs jaunes.

Zoiseau blanc
Petit oiseau endémique à l'adorable frimousse grise. On le rencontre assez souvent en sous-bois où il chasse les insectes de branches en branches. Sa population est importante et on est sûr d'en rencontrer partout en randonnée. Le plumage varie assez nettement en fonction de la région de l'île dans laquelle il vit ce qui lui a valu plusieurs baptêmes au cours des ans.

Bec de corail
petit passereau granivore, importé sur l'île pour sa beauté. Vit en troupes parfois importantes volant de tiges en tiges pour en extraire les graines. On peut également l'apercevoir dans nos jardins. Il s'envole facilement à l'approche du marcheur.

Moineau
C'est sans doute l'oiseau le plus connu au monde avec le pigeon et la mouette. Il vit aussi bien en ville que dans les jardins et se trouve assez facilement jusqu'à des hauteurs importantes. Très fréquent aux abords des aires de pique-nique.

Serin du Mozambique
Ce petit oiseau a été introduit à la Réunion où on commence à le voir un peu plus fréquemment. Il aime vivre dans les savanes de l'Ouest. C'est un granivore qui ne dédaigne pas de manger des insectes ou des jeunes pousses ou de boire le nectar des fleurs. Se distingue du moutardier par sa tête grise et sa barre noire sur l'œil. C'est la femelle qui nourrit les petits.

Damier
Espèce de capucin vivant en bandes et volant d'herbes en herbes dans les régions de savanes de l'ouest de l'île. Il est facilement reconnaissable à son poitrail tacheté comme un damier. Egalement présent dans le nord de l'île.

Travailleur à bec rouge
Beau petit oiseau à bec rouge qui colonise de plus en plus l'ouest de l'île. Très grégaire, on peut en voir plus d'une dizaine d'un coup vers l'Etang Salé ou Saint-Leu. Il se nourrit essentiellement de graines sauvages. Comme le cardinal, son plumage subit de grandes transformations de couleurs à la période de la reproduction.

Moutardier ou serin du Cap
Espèce de serin très recherchée par les braconniers qui les vendent à des acheteurs qui aiment les entendre chanter en cage ! A chacun sa façon d'apprécier la nature ! Il vit en moyenne altitude et se rencontre assez souvent dans le Cirque de Cilaos. Il se nourrit de graines et on peut en apercevoir parfois dans les cryptomerias..

Veuve dominicaine mâle
Oiseau originaire d'Afrique et introduit à la Réunion où on peut le rencontrer dans l'Ouest, vers le golf de l'Hermitage ou vers le Gol. Il possède un bec rouge orangé et un plumage blanc et noir. On le rencontre dans les zones herbeuses où il se nourrit de graines. Le mâle peut féconder plusieurs femelles et ne s'occupe donc pas des petits. Il perd sa très longue queue après la période nuptiale.

Veuve dominicaine femelle
Même description que ci-contre sans les longues plumes de la queue spécifique des mâles. Elles ne sont pas très prolifiques et élèvent seules leurs petits. On les confond difficilement avec les autres oiseaux.

Merle pays
Il est plus facile à entendre en forêt qu'à voir. Mais il suffit, quand on l'entend, de s'asseoir en silence pour le voir voler de branches en branches. Il est encore activement braconné. Reconnaissable à son bec et ses pattes jaunes.

Caille des blés ou caille patate
Vivant généralement par deux, cette minuscule caille préfère la fuite devant le promeneur que l'envol. Elle aime les champs de cannes et tous les terrains lui permettant de trouver les graines nécessaires à son alimentation.

Perdrix
importée avec de nombreuses autres espèces pour la chasse, la perdrix se rencontre souvent dans les zones d'élevage, en bordure de forêts mais aussi en sous bois. Reconnaissable à son vol caractéristique.

Faisan
Très présent à la Plaine des cafres, le faisan se fait d'abord remarquer par son chant avant de se tapir à l'arrivée du randonneur. Il ne fuit lourdement et bruyamment qu'en cas de rencontre directe avec l'homme, sinon il préfère la fuite à pied sur ses longues pattes.

Tourterelle de Madagascar
Elle ressemble plus à un pigeon qu'à une tourterelle. On les rencontre, souvent par deux, dans les clairières où elles cherchent leur nourriture. Elles sont assez farouches et difficiles à approcher.

Tourterelle pays
cette petite tourterelle souvent apprivoisée en ville est plus farouche dans les clairières lorsqu'elle est à la recherche des graines constituant l'essentiel de sa nourriture.

Condé
Bulbul Orphée à huppe noire. Cet oiseau à très mauvaise réputation à la Réunion où il est considéré comme un nuisible n'hésitant pas à sacrifier des nichées d'autres espèces pour pondre ses œufs.

Martin
Importé pour lutter contre certains insectes comme les sauterelles, le martin s'est très bien adapté à tous les types de paysages et c'est plus dans nos jardins que sur nos sentiers que l'on peut le rencontrer.

Tisserin ou bellier
présent sur toute l'île, il se repère surtout à son type de nidification en colonie et à la couleur jaune de son plumage. Tous les arbres ou hampes de chocas font son affaire pour installer son nid mais souffrent beaucoup de son installation.

Salangane
Une des deux espèces d'hirondelles vivant à la Réunion dans les grottes et anfractuosités rocheuses. Vivent en bande parfois si importante que le sol est recouvert d'une épaisse couche glissante d'excréments (La Chapelle).

Pigeon
Contrairement au continent, on trouve les pigeons en bord de mer où ils nichent dans les anfractuosités des falaises. Ils partagent souvent l'habitat avec les macouas ou autres oiseaux des falaises. On en trouve également sur l'île.

Pétrel de Cook
(Pterodroma cookii) Une espèce non endémique de pétrels qui longe nos côtes à la recherche de petits poissons.

Pétrel de Barau
C'est un oiseau de mer endémique de la Réunion qui vit et se nourrit en mer mais niche en très haute altitude, principalement au Piton des Neiges. Il est assez fréquent d'en rencontrer au moment où ils se perdent en ville après leur premier envol.

Macoua
Sterne de la famille des Laridés qui se rencontre fréquemment dans les crevasses des rochers de la côte déchiquetée du sud où l'on peut l'observer qui quitte son abri, file vers le large et revient presque aussitôt se poser. (2 photos)

Paille en queue
Commun dans toutes les îles chaudes du globe, cet oiseau blanc à la queue interminable vie en bord de mer. Mais on le rencontre souvent en randonnant dans les hauts et dans les ravines profondes comme la Rivière des Remparts.

Poule d'eau
(Gallinula chloropus pyrrhorrhoa). Très facile à reconnaître grâce à son bec rouge et jaune lorsqu'elle chasse des petits poissons ou batraciens dans les herbes des étangs. Assez peu farouche

Courlis cendré
Cet oiseau migrateur se rencontre souvent en bord de mer où il chasse des petits crabes. Il se laisse approcher mais fuit à la moindre alerte. Il est facilement reconnaissable à ses longues pattes et son bec recourbé.

Butor
Difficile à apercevoir, cet ardéidé crabier ne dédaigne pas les poissons de l'Etang du Gol. Il ne faut pas faire trop de bruit pour le surprendre à chasser.

Canard
Nous sommes trop loin des terres pour que les canards sauvages migrateurs passent par nos rares étangs. Ils peuvent vivre en troupeaux près de certaines cases bordant une rivière (ici, Rivière Saint-Denis) ou en solitaires dans des coins plus reculés comme ce barbarie sur le Bras de la Plaine. Ils sont très bons mais il faut les laisser en paix.

Coq de combat
Quelques gallodromes officiels à la Réunion justifient l'élevage de ce coq aux pattes interminables. Beaucoup de combats "marrons" se perpétuent au nom de la tradition. Choyés par leur propriétaire, ils sont plus difficiles à rencontrer que le coq classique qui nous réveille si tôt le matin.

Insectes

Araignée ou "bib" ou "bibe"
Deux espèces qui se différencient par la couleur de leur abdomen vivent abondamment à la Réunion où elles tissent de grandes toiles très solides et attendent au centre. Ses longues toiles gênent parfois le randonneur. On peut parfois voir le microscopique mâle se tenant à distance. La femelle meurt peu après avoir pondu. Attention, morsure nécrosante.

Araignée architecte
Cyrtophora citricola : Cette araignée grise se reconnait à sa toile avant de l'avoir aperçue au fond de son petit tunnel. Les mailles sont carrées et la toile en 3d contrairement aux toiles plates aux mailles en triangles. Sa forme de tortue et son abdomen carré facilitent l'identification. Souvent, des cocons alignés pendant dans l'entrelacs de fils.

Celle-ci, aux longues pattes et un corps fin ressemble à l'araignée croix mais ses couleurs diffèrent. Comme elle, elle vit discrètement en sous-bois. La toile est peu fournie et elle attend des heures le passage d'un insecte. Ses pattes sont démesurées en rapport avec le corps.

Araignée "Babouk"
Heteropoda Venatoria. Grande araignée nocturne vivant souvent près des habitations où elle chasse de nombreux insectes dont les cafards. Elle ne tisse pas de toile et se contente de guetter ses proies et se précipiter pour les capturer. Souvent, comme sur la photo, elle transporte ses petits dans un grand sac fixé sous l'abdomen.

Scorpion
Il n'est pas rare d'en rencontrer à la maison si elle jouxte un jardin, quand il chasse la nuit le long des meubles. Vit sous les cailloux ou écorces au sol quand il ne chasse pas les insectes. La piqûre est également très douloureuse. La femelle transporte ses petits sur le dos.

Les phasmes
Deux espèces, Orobia concolor et Monandroptera inuncans vivent à la Réunion, principalement sur les goyaviers mais aussi sur d'autres essences. De mœurs nocturnes, ils sont très difficiles à repérer et à photographier.
Voir la photo de Frédéric où deux de ces individus vont se prouver qu'ils sont adultes !

Bib l'argent ou leucauges
Elles sont vertes et noires et possèdent des points jaunes et des bandes argentées. Elles vivent au milieu de leur toile tissée à un mètre de hauteur. Au moindre danger, elle file se réfugier sous une feuille. Elle est commune dans les jardins et dans les zones de basse altitude où on les remarque durant les pauses casse-croûte durant les randonnées

Guêpe
Polistes hebraeus. Très présente dans nos jardins et greniers, on la rencontre plus difficilement en altitude ou en forêt humide contrairement à l'abeille qui adore les troncs creux.
A la Réunion, ce sont ses larves qui sont recherchées pour être consommées grillées. (2 photos)

Taon jacques
Batocera rufomaculata : Le plus grand coléoptère de la Réunion est de plus en plus difficile à observer malgré sa taille en raison des pesticides répandus. Il affectionne tous les bois avec une préférence pour les fruitiers. Sa larve, zandette, est recherchée pour la gastronomie locale.

Abeille
On ne présente plus l'insecte le plus utile à la nature et qui participe à la pollinisation de toutes les fleurs pour leur permettre de produire des fruits. Impossible à manquer sur les sentiers. Elles ne sont pas dangereuses et ne piquent que pour se défendre.

Bourdon bleu
On en rencontre assez fréquemment sur les fleurs plusieurs espèces de la même couleur. Cette variété possède de très beaux yeux bleus.

Mouches
Beaucoup trop de variétés pour être décrites ici. Il faut juste savoir qu'on rencontre des dizaines de variérés de mouches lors des randonnées à la Réunion. Celle-ci, très irisée, aime beaucoup les fleurs jaunes

Punaise
Là encore, trop de variétés ou d'espèces pour être décrites sur un site de randonnée. L'insecte sent souvent très fort et il vaut mieux éviter de s'assoir dessus pour ne pas garder l'odeur durant toute la sortie. Il est néanmoins intéressant d'étudier leur vie et leur sexualité débridée.

Libellules
Il en existe plusieurs variétés sur l'île ; la plus grosse et la plus vorace d'insectes d'entre elles étant Anax impérator qu'on rencontre un peu partout dans l'île sans que la zone soit forcément humide. Les plus communes sont plus fines et plus légères et possèdent toujours de belles couleurs.
(7 variétés présentées)

Moustique
L'aèdes, le plus connu des insectes de la Réunion depuis la pandémie de chikungunia de 2006. On le rencontre plus aisément autour des habitations mais il est également présent dans toutes les zones humides. Ses cousins, l'anophèle ou le culex n'ont pas toujours été innocents.

Grillons
Grillus bimaculatus. Facile à trouver dans les pelouses ou sous les feuilles en forêt. Encore plus facile à deviner le soir lorsqu'il décide de nous empêcher de dormir. Possède à la Réunion de nombreux cousins de plus petite taille. Très prisé des martins qui les cherchent dans les pelouses.

Criquet migrateur
Logusta migratoria : Cet insecte grégaire lors des migrations peut devenir solitaire par disette ou sédentarité. C'est le plus connu des criquets pour les dégâts qu'il occasionne aux cultures. A la Réunion, il n'a pas été observé de grosses migrations mais certaines années, on le voit plus souvent et parfois en nombre important.

Hanneton
Hoplochelus marginalis. Importé très récemment sur l'île (années 70), les larves de ce coléoptère vivent sous terre et causent de gros dégâts aux racines. Fait l'objet également d'une lutte biologique pour essayer d'en diminuer les populations qui n'ont que peu de prédateurs naturels.

Scolopendre ou cent pieds
Assez commune dans nos jardins où elle vit sous les pierres ou les pots de fleurs, elle se rencontre aussi sur les sentiers. Sa morsure est très douloureuse. Elle se nourrit d'insectes et de petits animaux (escargots, jeunes crapauds ou souriceaux). Elles n'atteignent pas à la Réunion les tailles qu'on lui connaît sous d'autres tropiques (jusqu'à 30 cm).

Mouche bleue
(tenthrède Cibdela janthina) Introduite en 2008 à la Réunion pour lutter contre l'envahissement de la vigne marronne (Rubus alceifolius) elle remplit en partie sa mission (voir article ci-contre) mais elle est déjà accusée de proliférer, de prendre la place des abeilles, de pénétrer partout même là où il n'y a pas de vigne à grignoter et d'y pondre ses larves voraces! L'avenir dira ce qu'il en est réellement en espérant qu'il ne sera pas trop tard pour faire marche arrière.

Larves de la mouche bleue
Très vorace sur les feuilles de la vigne marronne, elle peut, en grand nombre éradiquer la plante d'une zone. Mais on voit bien en randonnant que des hectares de cette peste ne sont pas encore colonisés alors que nos jardins en sont de plus en plus envahis. Elle délaissera peut-être très rapidement la vigne pour manger nos salades ou champs de chouchous. A suivre !

Papillons
une vingtaine d'espèces de papillons survolent la Réunion, dont 8 endémiques protégées. Le sujet est donc trop vaste pour être traité sur cette page. Se référer aux excellents ouvrages parus sur la question. (3 photos)

Bebête l'argent
(protaetia aurichalcea) Coléoptère originaire d'Inde qu'on rencontre fréquemment sous les arbres fruitiers à la recherche de fruits pourris. Leurs grosses larves vivent dans les détritus, déchets ou humus du sol. Les élytres sont noires tachées de blanc argenté. On lui prête la vertu de rendre riche.

Punaise verte.
Palomena prasinaune : cette punaise commune se retrouve un peu partout dans l'île, tant dans les jardins que dans les sous-bois un peu éclairés. Attention : l'insecte dégage une très forte odeur si on la manipule par mégarde. D'une couleur difficile à distinguer sur le feuillage, elle se nourrit de fruits ou minuscules particules de plantes.

Iule.
Pachybolidae sp : La iule est un myriapode facile à reconnaître à sa forme ronde et à son habitude de se rouler en boule au moindre mouvement. Elle possède 4 pattes par anneaux et grandit à chaque mue, augmentant ainsi son nombre de pattes. Elle se nourrit de végétaux en décomposition et contribue à l'aération du sol.

Sphinx du Liseron.
Agrius convolvuli : Difficile à distinguer à cause de ses couleurs, il devient en revanche très visible lorsqu'il est attiré par la lumière. Egalement appelé sphinx à cornes de bœuf, il peut atteindre 10 cm. Ses ailes, toujours un peu écartées, permettent de distinguer son abdomen rayé.

Sphinx tête de mort.
Acherontia atropos : on le reconnaît à sa grande taille, ses antennes plumeuses mais surtout au dessin qu'il a sur le thorax donnant à penser à une tête de mort. Son envergure et sa légèreté lui permettent de très longs voyages migratoires. Sa chenille, énorme, est verte ou jaune avec des points et des zébrures.

Sauterelle verte.
Ruspolia differens : On la rencontre à la réunion en deux couleurs (brun ou vert clair). Ses pates arrière sont démesurées et ses antennes aussi longues que son corps et très fines. Elle saute autant qu'elle vole. Elle dépasse rarement 3 cm.

Criquet arboricole.
Anacridium melanorhodon : de couleur beige ou gris-brun, ce criquet de 8 à 9 cm se reconnait principalement à ses yeux striés de noir et son regard déroutant. Comme le migrateur il peut être grégaire et tout dévorer sur son passage. Plus rare à ola Réunion, ses dégâts sont insignifiants.

Bébête tortue.
Aspidomorpha quinquefasciata : appelée bébête tortue en raison de la forme de sa "carapace", on le trouve principalement sous les feuilles de patates douces. Le corps paraît presque transparent. Les juvéniles changent de forme à chaque mue et semblent avoir des houppes qui sont en réalité les mues et leurs excréments.

Les cancrelats
On ne présente plus cet insecte présent sur tous les continents, plus fréquemment dans les zones chaudes. Craint et pourchassé, il survivra pourtant sans doute à l'humanité qui n'aura jamais réussi à s'en défaire. Pourtant il est inoffensif et utile car détritivore. Les grands de la Réunion nous viennent d'Australie et on les rencontre surtout dans les habitations.

Reptiles et autres

L'endormi
Chamaeleo pardalis. Difficile à repérer s'il ne se déplace pas. Fréquent sur les sentiers du sud de l'île, vers St Philippe où il faut parfois faire attention de ne pas les fouler du pied en période des amours. Il est protégé. Le mâle est plus coloré que la femelle. (2 photos)

Couleuvre
On en rencontre de deux couleurs : brun très clair (photo) ou grise. Prompte à fuir et à se réfugier dans les racines ou anfractuosités, on ne les observe bien que si l'on est seul et que l'on chemine en silence dans les bas de l'île. (2 photos)

L'agame
Calotes versicolor, appelé "caméléon" à la Réunion il vit sur toute l'île et passe ses journées sur des massifs ou buissons à guetter tous les insectes qui passent. Dérangé, il saute au sol et file se réfugier en attendant de reprendre sa chasse. (2 photos)

Typhlina bramina
Très difficile à repérer, ce petit serpent noir, aveugle, vit principalement sous terre dans des galeries à chasser fourmis et termites. Il est plus facile à dénicher par temps de pluie sous les pierres plates sous lesquelles il se réfugie au sec. On peut facilement le prendre en main et observer sa minuscule langue.

L'agame des colons
Introduit dans les années 90 à partir de bateaux en provenance d'Afrique, il a colonisé la région ouest. On en trouve désormais de Saint-Denis à Saint-Louis. Sa tête rouge-orangée permet de le distinguer de loin. En foction de la températeure et de l'humeur, le corps vire parfois au bleu.

Le margouillat
(Geckos d'intérieur) S'il est presque impossible d'en découvrir lors de randonnées, il sera, en revanche plus facile de le voir le soir au gîte en regardant vers le plafond quand il s'approche des lumières pour attraper un insecte..

Gecko vert des hauts
(Phelsuma borbonica) appelé également gecko de Bourbon, de la Réunion ou lézard vert des hauts. Il se nourrit d'insectes et de nectar dans les zones boisées aérées. Il aime les climats chauds et humides bien que celui-ci ait été photographié lors de l'ascension du Cimendef où il a certainement rencontré des nuits très fraîches.

Le gecko de Manapany
(Phelsuma inexpectata) C'est un très beau gecko bleu vert couvert de petites taches rouges ou orangées. Il ne vit que sur quelques hectares à Manapany et tend à disparaître, délogé ou détruit par un cousin de Madagascar, introduit et très difficile à déloger dorénavant.

Le grand Gecko vert malgache, Phelsuma (madagascariensis) grandis
Ce grand gecko vert pouvant atteindre 25 cm est endémique de Madagascar. Vendu dans le commerce pour les collectionneurs, il a fini comme souvent dans un jardin, a pondu et s'est multiplié sur l'île. Facile à reconnaître à ses tâches rouges sur le dos et aux barres reliant ses yeux. Il est une menace sur les autres espèces plus petites ou sur ses jeunes congénères.

Les escargots cornet
Subulina striatella. Très commun dans les jardins où on les découvre en soulevant un caillou. Ce minuscule escargot à la coquille longue, transparente et fine se déplace très lentement. On le trouve aussi en randonnée sur la terre le plus souvent et dans les sous-bois. Il est très commun mais n'est pas facile à repérer en raison de sa très petite taille.

L'escargot
On ne présente plus ces gastéropodes qui se multiplient plus vite qu'on peut les chasser de nos jardins. On le trouve partout à la Réunion. Il semble ne pas être récolté et on ne le voit pas sur les tables des restaurateurs.

Limace endémique
Hyolimax maillardi - succinidae. Petite limace endémique qui vit dans les forêts humides d'altitude. Elle vit au sol ou sur les racines de fanjans pour chercher sa nourriture constituée d"algues microscopiques ou de micro mousses. Translucide et aux couleurs claires variant du jaune pale au blanc parfait avec striures sombres. Possède un semblant de carapace.

Escargot Rose
Euglandina rosea : Entre l'achatine et l'escargot, ce petit gastéropode de 3 à 5 cm est plus rare que les précédents mais se rencontre tout de même le long de nos sentiers humides en sous-bois. C'est un carnivore redoutable des achatines. Il a été introduit pour en diminuer la population mais a très vite préféré s'occuper de certaines espèces endémiques.

Achatine
Ce spectaculaire gastéropode se rencontre quasiment partout sur l'île, parfois en très grande quantité par manque de prédateurs naturels. Il peut atteindre 15 cm pour 250 g. Il faut même faire parfois très attention pour ne pas marcher dessus par temps humide et en sous bois.

Limaces
Toutes sortes de limaces de toutes tailles ou de toutes couleurs traversent les sentiers par temps humide. Trop nombreuses pour être détaillées.

Bipalium Kewense
On remarque parfois dans nos jardins ou sur les sentiers ce très long animal qui a tout de la limace mais peut faire penser à un petit serpent. Sa tête est triangulaire en forme de hache et sa vitesse extrêmement lente. Ils mesure de 5 à 20 cm comme celui-ci. Il est carnivore et ne déteste pas ses congénères. Merci à Vincent Velio pour l'information.

Chapeau chinois
Cet escargot chapeau chinois fait partie des 8 espèces d'omphalotropis rubens rencontrées à la Réunion. Il est un des rares gastéropodes à respirer par des branchies. Il n'a pas d'opercule. Très commun entre 600 et 1200 m d'altitude sur les feuilles humides des arbres ou sur les longoses. Il se nourrit des microscopiques algues poussant sur la surface de la feuille.

Laevicaulis alte (Férussac, 1822)
Cette limace classique des pays tropicaux a été introduite à la Réunion où elle devient invasive et destructrice pour les récoltes. On la trouve à basse altitude. Son corps est gris tâché de noir et donne l'impression d'être triangulaire. Elles peuvent vivre en région sèche et se nourrissent la nuit, plus humide.

Lombric
13 familles et 5000 espèces sur terre. Le plus connu des animaux même s'il vit sous terre. C'est aussi le plus utile des animaux, capable d'une activité biologique hors du commun. On le rencontre sur les sentiers lorsqu'il pleut et qu'il veut changer de milieu. Dans ce cas, on détourne le pied ou on l'aide à franchir l'obstacle, surtout s'il est sec.

Chiton
bien ancrés sur leur pied large, ils résistent à l'assaut des vagues. Ils rampent très doucement sur les rochers pour brouter les micro-algues. Leur carapace est constituée de 7 ou 8 articulations constituées d'aragonite. Ils se rencontrent sur les rochers de bord de mer lors des randonnées littorales à condition de s'approcher du bord. Ses dents sont plus dures que l'acier mais il ne mord pas !

Tortue terrestre radiata
Il y a bien longtemps que les tortues qui vivaient à la Réunion par dizaines de milliers ont disparu. Juste un clin d'œil pour cette radiata rencontrée par Frédéric Fontaine sur un des sentiers les plus connus de Mafate dont on taira le nom. Espérons qu'elle y vivra en paix et saura bien s'y nourrir.

Tortue marine
Elles sont nombreuses à Kélonia près de Saint-Leu mais ne peuvent pas nager dans l'océan. Quelques unes vivent autour de l'île mais sont difficiles à photographier sans téléobjectif. Ici, c'est au Cap Méchant qu'elle est venue chercher un peu d'oxygène.

Littorinidae
Cette variété mauritiana ou cousin proche vit sur les rochers et la lave des bords de mer, à la limite des vagues. Photographiés ici à Terre Rouge, ils s'agglutinent jusqu'à une dizaine de spécimens collés l'un à l'autre. Faciles à dénicher et à photographier. Consulter l'excellent site de Maurice Jay pour plus de détails.

Coquillages de bord de mer
On en rencontre sur tous les circuits qui font le tour de l'île, de toutes tailles, de toutes couleurs. Ici, Nerita quadricolore ou cousin proche. Les espèces et variétés sont si nombreuses qu'il vaut mieux consulter l'extraordinaire site de Maurice Jay qui en recense des centaines. Ils sont battus par les flots et bougent assez peu.

Crabe de terre
On en rencontre parfois lors des randonnées en bordure de littoral où ils se cachent dans les anfractuosités. Ils fuient rapidement ou menacent de leurs pinces écartées pour impressionner. (8 spécimens)

Le crapaud
Le plus commun d'entre eux, Bufo gutturalis, introduit sur l'île au début du XXème siècle pour lutter contre le borer de la canne a colonisé toute l'île et se rencontre sur 80% des sentiers quand il saute pour éviter de se faire piétiner.

Dernière modification : 11/12/2017