De Dos d'Ane au Piton Cabris par la Crête d'Aurère

Difficulté
Très difficile
Indice de confiance Moyen
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 12h
Distance 16.4 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1299 - 250 m
Dénivelé positif 1850 m
Dernière mise à jour 01/11/2019

Parfois limite, mais c'est encore de la randonnée !

Lorsqu'on descend le Sentier Scout ou qu'on longe la Canalisation des Orangers, on aperçoit la Crête d'Aurère et le très pointu et étroit Piton Cabris qui ne manque pas d'être impressionnant. Il est possible d'y monter à partir de Deux Bras. La sortie est un véritable bonheur à condition tout de même d'avoir un excellent entraînement. Le sentier n'est pas officiel, n'est pas balisé, est bien visible tout le long du parcours et comporte des portions extrêmement abruptes où les mains sont indispensables. Le passage est peu fréquenté mais régulièrement débarrassé de ses fougères par des passionnés de randonnées extrêmes. Hélas, l'effort intense demandé, surtout avec un départ à Dos d'Ane élimine beaucoup de volontaires, même en partant de Deux Bras qu'on aura rejoint en 4x4. Il est déconseillé de prendre des bâtons de randonnée car ils gêneraient au moment des franchissements à quatre pattes. Des arbustes judicieusement laissés sur le bord du sentier sont efficaces pour éviter la chute. Ils sont plus qu'indispensables à la descente. Attention de toujours repérer l'arbuste des yeux avant de le saisir car de nombreux épineux s'avèrent très douloureux pour les paumes, même protégées de gants. La pente est certes très forte par endroits mais les paysages de toutes parts font oublier les efforts. On domine vers le Nord le Bras des Merles, la Crête de la Marianne, l'Îlet à Déjeuner et la Canalisation des Orangers de l'autre côté. Du sommet, on a une vue générale sur le cirque et on peut y deviner la quasi totalité des îlets. Le sol est aride et la température souvent chaude. Un minimum de quatre litres est indispensable si on ne veut pas souffrir de déshydratation durant l'ascension. Bien se couvrir également car seul un bois rouge dans la montée procure de l'ombre durant cette aventure. Si la crête paraît étroite vue de loin, une fois sur place, on se rend compte qu'elle est beaucoup plus large que les deux autres randonnées au Cimendef ou au Piton des Calumets. Ce n'est pas une raison pour s'y précipiter et il est fortement recommandé d'utiliser les services d'un accompagnateur professionnel.

La randonnée débute à Dos d'Ane par la classique descente vers Deux Bras sur un sentier caillouteux, étroit et parfois glissant. Des lacets, une échelle, des portions rocheuses ou vertigineuses secourues par des câbles permettent d'atteindre l'Îlet Armand après une grosse heure de descente (Photo 2 et 3). On atteint ainsi le Bras de Sainte-Suzanne qui se passe sans problème à gué si l'eau n'est pas trop haute (Photo 4). Il vaut mieux alors se déchausser car la montée d'anthologie qui suit s'effectue plus facilement les pieds secs. En face, la piste utilisée par les 4x4 file droit vers la Rivière des Galets. Il faut la laisser pour prendre à gauche l'autre piste qui remonte vers le barrage du Bras de Sainte-Suzanne et le Bras des Merles. Une centaine de mètres après le croisement, ralentir le pas en arrivant à un élargissement de la piste car c'est là qu'il faut repérer le sentier qui remonte les premiers mètres des 1000 qu'il va falloir avaler sous un soleil de plomb. Après une courte montée, éviter de marcher vers la case et viser le manguier puis la première arête rocheuse de la montée (voir § "pour ne pas manquer le départ"). Après avoir trouvé le manguier puis contourné l'arête par la gauche, on ne se posera plus de question car le sentier est toujours sur la crête (Photo 1). Le sentier passe tout d'abord sous des tunnels de lianes papillon (Hyptage Benghalensis), une peste qui envahit de plus en plus l'entrée de Mafate comme on le voit en arrivant de la Rivière des Galets. On les remarque sur les flancs du rempart où elles recouvrent de plus en plus la végétation (Photo 3 - en bas). Le sentier est tout d'abord facile avec des montées faibles (Photo 5). D'anciens éboulis remis en état se passent aisément surtout que les plantes empêchant le vertige (Photo 6). Les lianes sont remplacées par des chocas, des épineux, quelques manguiers, vestiges d'anciennes cultures puis la végétation s'amoindrit au fur et à mesure de la montée. Certains passages sont à la limite de l'acrobatie mais se classent encore en randonnée technique. C'est le cas d'une barre rocheuse qui peut inquiéter mais se passe en se penchant au maximum vers l'avant, quitte à ramper en s'agrippant aux roches qui dépassent. Les vues sur la région s'élargissent rapidement. On repère facilement le chemin parcouru depuis Dos d'Ane pour rejoindre Deux Bras et on pourrait presque voir les touristes au kiosque de Cap Noir (Photo 8). De l'autre côté c'est le piton vers l'Îlet Alcide et la canalisation des Orangers qu'on ne domine pas encore (Photo 7). En se retournant, on remarque aussi le sentier qui se dessine dans la végétation, surtout les fougères trépignées pour élargir le passage (Photo 9). Plus on monte et plus le sol se recouvre de cailloux dont certains sont instables et peuvent s'avérer très dangereux en cas de petit glissement de terrain. Le sentier passe parfois en corniche étroite et sans végétation où il faut redoubler de prudence (Photo 11). On ne compte plus les marches dépassant un mètre ou les passages sur les rochers empilés en bordure de falaise (Photo 13). Inutile de préciser que cette sortie ne s'adresse pas aux randonneurs sujets au vertige même si les à-pics sont rares. Impossible de trouver des zones d'ombre de plus de 2m² et les roches surchauffées ont vite fait de rajouter des couleurs aux visages qui souffrent déjà. Pourtant on trouve à mi-pente un vieux bois rouge qui force le respect car, pour vivre sur une roche aussi pauvre et autant exposé aux vents, il doit être fort bien enraciné (Photo 14). Un petit coup d'œil sur les vestiges de l'Îlet à Déjeuner décourage d'y monter car on voit bien que les champs ont depuis longtemps été remplacés par les galaberts et autres invasives (Photo 17). De la crête, on aperçoit très bien le Sentier du Bras des Merles et encore mieux la Canalisation des Orangers (Photo 18) sur laquelle on voit distinctement les randonneurs ayant choisi de marcher plus à plat ! On a l'impression de les survoler en hélicoptère. Les cailloux et les rochers ne cessent presque jamais mais les fougères et la végétation freinent moins la progression (Photo 19). Même si le sentier est étroit, on ne peut s'égarer car l'arête, elle, est également étroite. Plus on monte et plus on se rend compte qu'il faudra monter ! Cette pente n'en finit jamais (Photo 21). Plus on avance vers le sommet et plus l'horizon sur le cirque s'agrandit. Le Piton des Calumets paraît également impressionnant au cœur du cirque (Photo 22). Après une longue et forte pente caillouteuse, on croit arriver au sommet du Piton Cabris (Photo 26) mais une descente un peu plus longue que les précédentes sépare encore de l'ultime montée. La dernière partie qui rejoint le sommet, beaucoup plus technique, n'est pas traitée ici et laissée à l'initiative des randonneurs qui verront en fonction de la météo, de l'heure, de la forme physique et du matériel dans le sac à dos s'ils entreprennent cette pente de 400 m pour bénéficier de panoramas encore plus impressionnants que ceux déjà admirés. Il est préférable d'être harnaché en cas de chute de pierre et chacun prend ses responsabilités.

Comment réussir cette sortie : Partir extrêmement tôt de Dos d'Ane (avant 4 heures) ou plus tard au premier voyage du taxi en partant de Deux Bras - Partir à trois personnes au minimum - Etre très bien entraîné - Ne pas emporter de bâton qui s'avérerait gênant - Prendre au minimum 4 litres de boisson et de la nourriture car l'effort est sérieux - Prévoir une petite corde au cas où le sol serait glissant ou pour les passages très techniques (facultatif) - Ne pas oublier l'écran total - Ne pas poursuivre si le brouillard arrive - Porter si possible des gants qui isolent des roches brûlantes et des épines.

La distance entre la Rivière des Galets et Deux Bras est importante et monotone. Celle entre Dos d'Ane et Deux Bras est technique avec un fort dénivelé qui impose également un excellent entraînement. La solution consiste à prendre le taxi 4x4 dans l'un ou l'autre sens. Le temps ainsi gagné permet de marcher plus longtemps dans le cirque ou de rentrer plus tard. Téléphoner assez tôt à Loïc Kondoki au 06 93 20 57 20. Site Internet.

Balises


Aucun balisage sur la Crête d'Aurère

Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.
Site géologique  Sites géologiques, en partenariat avec Laurent Michon, laboratoire Géosciences Réunion.

Itinéraire

Se rendre à la Rivière des Galets et rouler en direction de Dos d'Ane - A l'entrée du village, se garer au plus près de l'église - Débuter la randonnée en descendant la route en direction du Sentier du Bras de Sainte-Suzanne - Bifurquer à gauche et suivre le sentier jusqu'à l'Îlet Albert et à la Rivière qu'on franchit à gué - De l'autre côté, tourner à gauche en direction du Bras des Merles par la piste - Quand la piste s'élargit, chercher sur la droite le départ du sentier - Monter jusqu'à la petite ravine et ne pas la franchir - Prendre la direction d'un manguier sur la gauche et trouver le sentier qui file sans jamais disparaître jusqu'à la dernière descente avant le Piton Cabris - Le retour emprunte le même itinéraire à moins de rentrer par la rivière en direction de la Rivière des Galets.
Les plus courageux ou les mieux équipés termineront les 400 mètres qui séparent du sommet avant de faire demi-tour.

Pour ne pas manquer le départ

Pas de difficultés particulières pour suivre le sentier à partir de deux Bras. La seule hésitation jusqu'au Piton Cabris se situe au début du sentier.
En partant vers le Bras des Merles à partir du croisement des pistes, marcher jusqu'à la case qui se trouve sur la droite, entourée de tôles ondulées et de grillage. Plus loin, la piste s'élargit comme si une autre piste voulait partir sur la droite. C'est à cet élargissement qu'il faut chercher le départ discret du sentier (Photo). L'entrée se remarque facilement mais le passage semble fermé. On passe pourtant en frottant un peu le sac à dos. On se retrouve près de la case et on oblique à gauche en direction d'un manguier. Le sentier se repère facilement et se suit jusqu'au sommet.

Le film de Martial

Pris lors de la création de la fiche, ce film donne quelques bonnes idées du circuit sportif.


Commentaires sur cette randonnée (31)

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Pulsar, 14/06/2020 13:23

Fait le 13 juin 2020, quelle aventure ! Je ne pensais pas que se soit autant éprouvant, entre les passages accroupie, les recherches d'itinéraires, l'escalade, les montées dans la terre sèche et glissante à 70% et les pierres qui s'effritent.
Malgrès mes lectures ici, je ne pensais pas cela serais aussi délicat. Sujet au vertiges s'abstenir !
Le jeu en vaut la chandelle.
Le tracé était la majorité du temps évidente, mais à certains endroit nous avons chercher...
Une fois sur la crête on ne se pose plus beaucoup de question.
Les réserves d'eau descendent à vue d'œil.
Par chance le temps était couvert et nous à permis de ne pas trop souffrir de la chaleur.
Nous nous sommes arrétés avant la dernière descente d'où le point de vue est extra ( il doit être absolument exceptionnel du piton Cabris)
Non initiés et entrainé passez votre chemin.
Lors de notre passage nous à avons pas mal coupé de chokas et barré certain itinéraires qui ne sont pas bon.

leooh67, 08/06/2020 15:59
Randonnée complétée le 07/06/2020

Randonnée faite ce dimanche 7 juin avec 4 compagnons. Nous avons mit 11h avec une pause repas/café au réchau et une pause baignade sur le retour. Le trajet jusqu'au début de la crête est assez pénible, il faut batailler avec la végétation et être attentif pour ne pas perdre le chemin (qui reste tout de même visible). Une fois arrivé sur la crête c'est un vrai bonheur. La vue est incroyable des deux côtés, avec des passages vertigineux qui apportent un veritable plaisir supplémentaire ! Nous nous sommes arrêter à 100 mètres du sommet du piton cabri, ça deviens plus dangereux après ce point. Sinon nous ne nous sommes pas senti en danger avant ça. De loin ma randonnée préfèré de l'île, je ne suis pas déçu !!! Par contre il ne faut pas avoir peur de galérer, sinon votre plaisir risque d'être un peu mitigé.
Par contre les manches longues sont vraiment vraiment indispensables, nous étions 3 à ne pas en avoir et je ne vous racontes pas l'état de nos bras et nos jambes !
Merci à ceux qui ont ouvert cette voie, c'est vraiment une belle expérience mentale et sportive :)

leooh67, 29/05/2020 20:59
Randonnée complétée le 07/06/2020

Super merci beaucoup pour vous réponses vous êtes au top ! Je vous ferai un retour de notre expérience :) (attention, le grand ballon d'Alsace culmine tout de même à 1424 mètres ;))

Christian Léautier, 29/05/2020 16:41
Randonnée complétée le 15/07/2018

Pour Leooh67 et pour compléter JPG , pour moi ce qui m'a le plus marqué c'est la grande friabilité de la roche, ce qui n'est pas le cas ou beaucoup moins pour les 3 Salazes , le Cimendef ou le piton des Calumets. C'est surtout dans ce sens là qu'une corde est rassurante...Bien sûr, mon avis n'est que subjectif ! Oui cette rando par sa longueur -pas de kms mais de temps-et ses difficultés fait partie des randos "mythiques" alors, Leooh67, plus que jamais bon courage pour aller au bout de vos rêves!! (67 le Bas Rhin ? si oui rien à voir avec les Vosges, mais ça vous le savez déjà).On attend impatiemment vos impressions au retour.

JPG, 29/05/2020 14:24

Leooh67 : Relisez effectivement tous les commentaires et emportez-les sur l'appli mobile pour les relire si besoin. La fin de la montée peut être comparée à la fin du Cimendef (rando 1087) ou du Piton des Calumets (rando 1382). Le vertige (ou du moins le danger de chute) est moins important que pour les Trois Salazes (rando 1342). La corde rassure mais on ne se lance pas dans une telle aventure si on souffre de vertige. Trois conseils importants : Prendre beaucoup de boisson ; Se munir d'une grande quantité de liquide ; Ne pas oublier deux gourdes de plus que d'habitude !!! Bonne escalade et partez TRES tôt car les journées sont très courtes actuellement.

leooh67, 29/05/2020 14:03
Randonnée complétée le 07/06/2020

Bonjour, je compte faire cette sortie avec un ami le week end prochain. J'ai bien lu les commentaires, et je voudrais savoir si nous pouvons la réaliser sans cordes. En comparaison, les passages vertigineux sont ils aux niveaux de certains autres sur l'île, pour ce faire une idée. Merci de vos éventuelles réponses qui nous permettraient de faire cette randonnée qui a l'air mythique !!

vincecoi, 06/05/2020 21:38
Randonnée complétée le 28/04/2020 en 9h30

Une véritable épreuve physique et mentale !!
Parti de dos d'âne 09h30 pour un aller/retour jusqu'au sommet, pauses comprises.
A deux bras, le départ de la sente est juste après la case que l'on laisse sur la droite ; on monte au dessus de la case puis prendre à gauche avant d'arriver à une petite porte en direction du manguier .
Je confirme qu'il faut être attentif pour bien suivre la trace ; quelques hésitations à la montée. En particulier, à 870 mètres d'altitude, en sortant d'une partie boisée, on retrouve des fougères. Une trace monte dans les fougères ; ne surtout pas la prendre, c'est une voie sans issue après quelques grosses minutes de montée. Il faut donc continuer tout droit en sortant du bois ; un cairn sur la droite indique le bon chemin mais il était masqué par les fougères. La sente descend légèrement pour remonter ensuite sur une autre crête bien mieux praticable.
Ensuite il n'y a plus trop d'hésitations, on suit en permanence la crête.
De l'avant dernier sommet, il faut compter uniquement tente minutes pour rejoindre le sommet : 15' sur la crête avec un passage un peu expo sur quelques mètres (c'est le seul de la sortie) puis 15' de belle dernière ascension où on avale le dénivelé sans s'en apercevoir. La roche y est assez bonne.
Le début de la descente en est facilité.
Ensuite quelques parties de terre assez raides au milieu des fougères et autres épineux où il est nécessaire de se retenir à la végétation ; les gants peuvent être très utiles sur ces parties.
Dans le sens de la descente, toujours en sortant de la même partie boisée, une trace su la gauche part au milieu des fougères ; un piquet planté dans le sol en marque le début. Ce n'est pas le bon itinéraire ; la bonne trace est plus sur la droite toujours au milieu des fougères.
Ensuite pas mal d'hésitations sur la partie basse ; être très vigilant.
J'étais jambes courtes à la montée et longues à la descente ; je confirme qu'un pantalon est plus confort !!
Prévoir une bonne réserve d'eau. A sec un peu avant l’arrivée à deux bras j'ai pris 40' de pause pour prendre un bon bain dans la rivière. Au top !!
Après tout cela, la montée vers dos d’âne est encore plus interminable que d'habitude...
En bref une véritable aventure réservée aux initiés mais qui offre des angles de vue uniques.

elow94, 30/12/2019 01:02
Randonnée complétée le 21/12/2019 en 14h40


Randonnée effectuée le 21/12/19 en passant par 2 bras. Nous sommes partis vers 3h30 et avant mis un peu moins de 15h pour un aller retour du parking sans prendre les 4*4. Nous avions 11L d'eau à 2 et c'était un peu juste !
Le sentier est très bien tracé et facile à trouver, la montée se fait en s'agrippant aux racines et fougères... Et parfois les rochers vous restent dans la main ! La descente se fait en partie sur les fesses.
Tenue en manches longues, pantalon et gants de jardinage obligatoire !
J'ai pour ma part été jusqu'à la 2e crête (au delà de la trace), ce qui ne nécessité à mon sens pas de corde ; et mon ami à continué jusqu'au bout où il a dû s'encorder.
C'est évidemment une sortie difficile qui nécessite de toujours rester vigilant mais qui en vaut le coup et est magnifique !!

Olivier BBT, 26/11/2019 19:29
Randonnée complétée le 24/11/2019 en 10h00

Sujet au vertige, pas à l'aise sur vos appuis, peur d'éraflures sur vos bras et jambes, pas d'entrainement solide sur du D+, pas envie de salir et abimer vos mains, ne lisez pas la suite :)

Juste Waow, Le pied, on en prend plein la vue (des vues qu'on n'a pas l'habitude d'avoir) mais ça se mérite. Depuis parking Rivière galets jusque deux bras puis direction bras des merles le sentier sur la droite de la piste qui monte est longé par un tuyau PEHD et on arrive à une porte (trouvez le sentier, il est à gauche avant la porte en montant le talus) , 3 Litres d'eau et tout a été vidé. La montée sous le soleil fait mal. Je n'ai pas suvi les conseils de criminelpanda et mes bras et jambes sont griffés dans tous les sens (le pantalon short est bon pour la poubelle completement déchiré). Ca frotte de partout tous les buissons secs et des passages se font parfois à 4 pattes avec un sac à dos qui s'accroche tout le temps.
Quelques hésitations de temps en temps sur la voie à suivre (sur la première partie) dans les bois car plusieurs traces dont certaines ne mènent à rien mais pensez qu'il faut monter et on retrouve une trace. Il y a quelques cairns quand meme à repérer.
Commentaire d'un de mes compagnons d'aventure, quand on met les mains, ce n'est plus de la rando et ca arrive pas mal de fois, surtout sur la fin. A bon entendeur !
Prudence dans la descente (les rochers sont instables parfois donc les appuis ou les prises délicates et toute chute là haut est à haut risque, le choix d'aller jusqu'au bout est personnel et doit tenir compte de la fatigue déja accumulée pour ne pas faire d'erreur de pas ou de prise) Partie en terre meuble également délicate dans la descente . Dans notre cas sous la pluie au retour, une vraie patinoire. Corde sortie au milieu en descente sur tronçon très vertical, complètement trempé et rochers glissants. En cas de risque de fortes pluies fin de matinée début d'après midi, la corde n'est donc pas facultative selon moi mais fortement recommandée.

le nantais, 01/11/2019 17:14
Randonnée complétée le 01/11/2019 en 8h00

rando faite ce jour 01/11/2019.
très sportive et la végétation laisse des traces sur la peau !

comme le dit Criminelpanda dans les commentaires, il faut vraiment anticiper le retour aussi bien pour l'eau (jamais autant transpiré sur une rando) que pour les difficultés techniques si vous allez au bout (passage assez technique, ne pas hésiter à descendre sur les fesses à certains endroits).

Pour ma part, j'étais parti avec 3L, (j'en ai perdu 1,5 car ma poche s'est percée). Si j'étais amené à la refaire, je déposerai une réserve d'eau au pied du piton pour le retour. 3L est un minimum pour cette rando (pour un départ et arrivée à Dos d'âne).

Randonnée ajoutée le : 01/12/2014