Francois André

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St-Pierre, Réunion, 65-70 ans, membre depuis 16/09/2018

Dernière activité: il y a 3 jours


Je suis natif de l'île

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Voilà un débat qui resurgit à chaque fois que l’on publie des indications sur la façon de se rendre dans un site « secret » un peu « sacré », en tout cas peu connu, magnifique, et magique. Ce débat nous l’avons entre nous mais nous l’avons aussi dans notre for intérieur : vais-je préserver cet endroit du vulgum pecus ou vais-je le révéler pour permettre à tous ceux qui le peuvent, d’en profiter ?
1- D’un côté, je me sens comme la vestale, veillant sur la préservation de la flamme sacrée, gardant le lieu contre les intrus, les moldus, ceux qui ne connaissent pas. Je me sens un peu comme un aristocrate, fier de son privilège de « sachant », regardant de haut la plèbe. Parfois peut-être à la limite de l’ayatollah psychorigide et intolérant.
2- D’un autre côté, je me dis « mais de quel droit garderais-je ce privilège pour moi ? » ; « les autres n’ont-ils pas eux aussi envie d’en jouir ? pourquoi leur en défendrais-je l’accès ? ». Quand je vois le bien fou que cela me fait, je me dis que ce serait une manière de rendre la vie plus riche pour les autres, le monde meilleur. Peut-être même qu’il y a un côté pédagogique et psychologique bénéfique à la fréquentation de la nature. Une étude japonaise a même montré que passer du temps dans la nature était plus efficace que les médicaments pour le traitement de la dépression …
Entre ces deux positions mon cœur balance…
Nous sommes par contre tous d’accord sur un point : la nature doit être respectée ! Notre passage ne doit pas laisser (ou alors le minimum) de traces visibles, et pour avoir vu l’évolution de mon île sur près de 7 décennies, je suis plutôt optimiste sur l’évolution de la conscience écologique chez les jeunes générations.
François

Ce matin, j'ai perdu mon T shirt blanc Randopitons sur le sentier Bayonne. Si quelqu'un le retrouve, merci de me le ramener.

Nous sommes montés samedi 5 novembre au premier sommet du Piton Cabri.
La trace est nettement plus marquée qu’auparavant, et nous étions 6 personnes sur la crête ce jour-là. Il y a toujours la zone de confusion au niveau du dernier manguier, situé 400m au-dessus du grand ficus, un peu plus d’une heure ¼ après le début. Une trace monte vers un lambeau de forêt primitive sèche, intéressant sur un plan botanique, mais c’est un cul de sac. Il faut aller horizontalement vers le nord, sans trop descendre non plus. On arrive alors au pied de la montée horrible, avec une pente à 45° dans la poussière, les fougères et les galaberts. Je bénis par avance celui qui installera des escaliers dans cette portion.
Elément nouveau : le troupeau de cabri qui parcourt le massif, et qui lui a donné son nom du reste. Impressionnant de voir 5 cabris dans une falaise, mais triste de voir les bois de joli-cœur scalpés de leurs écorces, promis à une mort lente.
Attention à la chaleur ! La consommation d’eau est d’environ 75cc/h. personnellement, je me suis arrêté au 1er sommet à cause des crampes.

Randonnée faite hier en partant à vélo de la pointe des galets jusqu'au 2 bras.
A mettre dans la catégorie "super difficile" pour des raisons physiques et psychologiques. Une vraie « maha faty » (qui peut donner la mort) pour les amateurs d’adrénaline.
Jusqu’à Grand Place les hauts, sur des sentiers connus, pas de problème.
La montée au plateau est une bonne mise en condition, avec l'épreuve de l'escalade mais là il y a une corde.
La traversée du plateau constitue un vrai test nerveux : la trace GPS de Jean-Paul est une aide toute relative car il n'y a plus de trace ou plutôt il y en a mille : celles des malheureux qui ont tourné en rond dans cette forêt enchantée.
Sans compter les clôtures de l'ancien élevage de cerf.
Après l'enfer du plateau, la montée vers la crête n'est qu'un purgatoire. En gros il faut longer la ravine chouchou par l'ouest pendant la première moitié puis s'en éloigner subtilement. La trace est nettement meilleure sur cette portion.
A partir de la crête, le paradis commence, avec des vues fantastiques, mais sujets au vertige, s'abstenir.
La dernière épreuve, peu avant le sommet, consiste à chevaucher la crête à 2 reprises sur 7m avec une jambe côté Cimendal et l'autre côté plateau.
Arrivé au sommet, il faut redescendre un peu pour arriver à la pointe. C'est l'Olympe !
Pour le retour, on se dit qu'on connaît mais on se reperdra quand même sur le plateau, dans la forêt.
Ah oui, attention 300m après la ravine des calumets à ne pas rater la corde sur la droite car l'ancien sentier qui va tout droit est plus marqué (là aussi par les errances des égarés) et il mène droit dans le précipice.
Randonnée commencée à l’aube, terminée au crépuscule, 2/3 du trajet en vélo à la frontale.

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Date complétée Nom de la randonnée Difficulté Dur. Dst. Profil
04/05/2025
Très difficile
10h 18.6 km
04/05/2025
Très difficile
10h 18.6 km
05/11/2022
Très difficile
12h 16.4 km