Le tour du Piton Bébour

Difficulté
Facile
Indice de confiance Excellent
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 1h
Distance 2.9 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1428 - 1331 m
Dénivelé positif 120 m
Dernière mise à jour 22/04/2019

Ah, les belles racines !

Cette randonnée permet, en quelques minutes, de se familiariser avec la végétation présente dans la Plaine des Marsouins, c'est à dire une forêt primaire humide, riche en espèces de plantes et dont beaucoup sont endémiques et donc fragiles et à surveiller. Le mieux est de flâner à la recherche d'une plante peu commune ou de magnifiques orchidées. On y rencontre de superbes tans rouges avec des troncs énormes couverts de multitudes de plantes épiphytes. Attention de ne pas cueillir de fleurs ou de plantes. On y remarque également de magnifiques racines tortueuses qui sont piétinées à longueur de journée mais résistent au temps. Le temps donné ci-dessus correspond à une marche normale mais il faut compter une heure de plus si on veut déterminer toutes les espèces qu'on rencontre, surtout avec des enfants un peu curieux.

Le début de la randonnée est facile à trouver sur la gauche de la route menant à Bélouve. Effectuer tout d'abord une halte au Col de Bébour pour observer le piton depuis le belvédère (Photo 1). Le panorama donne une très bonne idée de l'étendue de la forêt et du piton qui la domine. Rejoindre le début du sentier facile à trouver après avoir franchi le radier du Bras Cabot. On distingue très bien le long rempart Duvernay au pied duquel pousse une grande forêt de cryptomerias (Photo 2). La forêt s'étend jusqu'au Bras Cabot et abrite quelques kiosque de pique-nique (Photo 3). Un panneau très visible est planté en début de circuit (Photo 4). Il résume les sentiers de la région dont la boucle du Piton Bébour. Le départ s'effectue dans les arums et les fougères qui longent le sentier recouvert de planches ou sur terre ferme (Photo 5). La pente est faible le long d'un petit affluent du Bras Cabot qu'on distingue mal dans la végétation très dense (Photo 6). On ne le voit toujours pas un peu plus loin mais la trouée permet de revoir le Coteau Duvernay au milieu des très hauts fanjans (Photo 7). La marche se poursuit sur pente faible jusqu'à une nouvelle trouée qui offre un panorama sur l'ensemble du piton recouvert de bois de couleurs d'où dépassent les fanjans (Photo 9). On arrive au croisement des deux extrémités du sentier. Prendre à droite pour éviter de monter trop fortement ; il vaut mieux conserver le tronçon plus abrupt et comportant racines et ornières pour la descente. La montée devient plus importante mais sans excès. Des marches en planches maintiennent le plus souvent le sentier de bonne qualité (Photo 10). Le paysage est toujours le même. Il est constitué de bois de couleurs moussus et recouverts des inévitables épiphytes de ces forets primaires ou semi-primaires (Photo 12). Comme en début de montée, les parties boueuses comportent des bois alignés en travers pour isoler de la boue (Photo 13). En fin de montée, on traverse de nouvelles zones humides. L'une est couverte d'herbes (Photo 15), d'autres de jouvences (Photo 17). On ne rencontre cependant aucun moment où l'envie de faire demi-tour est la plus forte. Le sentier entame un très long virage pour revenir à son point de départ. Ce sont surtout les racines qui deviennent de plus en plus présentes sans être gênantes (Photo 19). La forêt est touffue et aucune espèce ne domine les autres. Elles sont réparties sur l'ensemble du parcours et on en identifie plusieurs sans difficulté. Les espèces de fougères ne se comptent plus ; on a l'impression de toutes les avoir vues sur moins de 3 km quand on revient au parking. Certaines forment des touffes énormes qui sont accrochées aux troncs des arbres (Photo 23). Les orchidées sont moins faciles à dénicher qu'on ne le pense car si les grandes colorées se voient de loin (Photo 21), les petites accrochées aux branches sont plus discrètes. Les épiphytes envahissent tout ce qui peut l'être et c'est un exploit que de trouver 20 cm d'écorce visible. Même les arbres mourants servent de support jusqu'à ce que la pourriture et le poids des plantes les fassent tomber. Les points de vue sont inexistants dans cette descente qui est plus technique que la montée. Le sentier devient parfois très étroit, se faufile entre des fougères, passe sur des arbres morts ou dans des ornières glissantes. On frôle un ancêtre de tan rouge aux magnifiques racines usées par les semelles (Photo 25). D'autres parties boueuses s'effectuent sur des troncs coupés et disposés en pas japonais, très utiles après une pluie (Photo 27). Moins d'une heure après le départ, on se retrouve au croisement utilisé à la montée (Photo 28) et la fin du parcours s'effectue sur le même trajet jusqu'au parking.
Cette très courte sortie est à combiner avec une autre effectuée dans la région ; le Cassé de Takamaka, tout proche par exemple, mais souvent fermé officiellement ou le sentier botanique de Bras Cabot à quelques dizaines de mètres du départ du Piton qui complètera les informations recueillies sur cette boucle. La végétation y est identique ; seule la distance parcourue change ! De plus ce dernier est pratiquement plat.

Particularités

Balises

Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.
Site géologique  Sites géologiques, en partenariat avec Laurent Michon, laboratoire Géosciences Réunion.

Itinéraire

Se rendre à la Plaine des Palmistes puis prendre la direction du Col de Bébour par la Petite Plaine - Une fois passé le col de Bébour, rouler 1200 m et garer le véhicule à l'aire de pique-nique sur la gauche ou au parking sur la droite après la ravine - Les sentier débute dans le virage - Suivre le sentier et contourner le piton dans le sens inverse aux aiguilles d'une montre - Le retour s'effectue par le même sentier que celui pris au départ.


Commentaires sur cette randonnée (3)

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Fanch, 10/06/2019 18:36
Randonnée complétée le 10/06/2019 en 1h30

Ballade sympathique sans difficulté si ce n'est le sol glissant. La présence de légion de goyaviers nous obligera à passer plus de temps sur cette sente.

Titox974, 01/07/2018 14:59
Randonnée complétée le 01/07/2018 en 1h20

Randonnée agréable à faire. Arbre en travers du chemi (mais on passe malgré tt ). Relativement boueux.

lafleche974, 17/08/2017 07:32
Randonnée complétée le 12/07/2017 en 0h50

Dommage que le début du sentier serve de toilette. On devrait mettre en place des toilettes sèche avec le nombre d'agent qui travaille dans cette forêt et le nombre de visiteur chaque weekend cela me parait indispensable. Sentier un peu humide.
J'ai commencé le sentier par la gauche ( je préfère monter dans un peu de boue que devoir y descendre au risque de tomber)
Le début du sentier permet également de se restaurer la peste locale est présente :)
et la boucle en facilite sa digestion.
Bonne balade.


Randonnée ajoutée le : 12/03/2019