Une boucle du piton Guichard au Textor par le Nez de Boeuf

Difficulté
Moyen
Indice de confiance Bon
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 4h30
Distance 14.2 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 2151 - 1747 m
Dénivelé positif 650 m
Dernière mise à jour 16/11/2017

Nouvelle sortie près du Grand Bras de Pontho

Cette boucle d'une douzaine de kilomètres remplace une autre à peu près identique venant du Chalet des Pâtres mais qui empruntait une courte portion privée dans les prairies.Elle suit plusieurs itinéraires déjà traités sur d'autres circuits entre le Piton Guichard et la Piton Textor mais emprunte parfois des sentiers nouveaux.

Cette agréable boucle à près de 2000 mètres d'altitude au milieu des troupeaux permet de visiter à nouveau certains pitons de la région en variant les itinéraires. C'est par exemple le cas de la remontée du Grand Bras de Pontho qui s'effectue sans danger. On retrouve les longues clôtures de fil barbelé  séparant les randonneurs des vaches paisibles qui vivent là une grande partie de l'année. Avec le réchauffement climatique, le Lac Argamasse a de moins en moins d'eau, il est même à sec une grande partie de l'année. Paradoxalement, le Piton de Sable conserve plus souvent ces maars dans lesquelles se reflètent les pitons alentour. La brume, voire les forts brouillards qui arrivent souvent très rapidement ne permettent pas toujours de bénéficier des magnifiques panoramas qu'on peut observer de toutes parts durant la boucle. Il est donc plus prudent de ne pas escalader le Nez de Bœuf si ces brouillards sont épais et tenaces. Quant aux Trous Blancs, c'est toujours un plaisir d'y repasser même si on les connaît déjà. Il y a toujours un nouveau paysage à découvrir, depuis le belvédère naturel ou depuis le bord des remparts.

La randonnée débute au parking situé au pied du Piton Guichard. Des panneaux pédagogiques situés sous l'abri donnent des explications sur les formations géologiques qui débutent à cet endroit et se finissent à la Fournaise (Photo 27). Un sentier, emprunté aussi par les cavaliers, remonte le fossé et entame un tour complet du piton Guichard. Suivre ce sentier agréable et sans difficulté en longeant les premières clôtures de la boucle. Les points de vue vers le sud et l'ouest donnent sur Bourg Murat et le Piton Dugain (Photo 1). La balade alterne les gros cryptomerias, les parties herbeuses ou terreuses avant d'arriver au croisement du sentier partant vers Bourg Murat. Poursuivre vers la droite et longer des prairies vieillissantes (Photo 2). Les cryptomerias sont de plus en plus nombreux et le sentier remonte sur une portion basaltique. C'est là qu'il faut repérer le discret sentier qui part sur la gauche en longeant les grands arbres (Photo 3). Ce n'est pas un large GR mais il n'y a guère de difficulté pour le suivre. Très vite, on s'approche au plus près de la ravine au fond rocheux, le suivre durant 500 mètres (Photo 4). Avant de remonter sur le basalte creusé de centaines de marmites, descendre de quelques mètres pour observer un impressionnant et rare phénomène géologique. Le lit de la rivière s'est effondré et l'eau ne peut poursuivre sa route qu'après avoir rempli totalement le bassin (Photo 5). C'est lors d'un épisode pluvieux qu'il faudrait y aller pour voir la cascade se jeter dans ce trou inquiétant mais le basalte doit être très glissant à ce moment là. Remonter la ravine en marchant au plus facile jusqu'au gué impossible à manquer car les centaines de passages ont laissé des traces très visibles à la fin du sentier venant du piton. Partir sur la gauche, traverser d'anciennes prairies envahies d'ajoncs d'Europe et serpenter jusqu'au sentier large et rectiligne venant du Chalet des Pâtres. Les balises deviennent totalement inutiles car le sentier est désormais un long couloir entouré de barbelés (Photo 7). D'un côté le Grand Bras de Pontho qui alterne les parties sauvages et rocheuses et les fonds herbeux (Photo 9), de l'autre les interminables prairies. Le sentier varie entre des marches soutenues de bois, des obstacles en pierres (Photo 10), de longues portions terreuses ou herbeuses. Le sentier coupe une piste, mais on retrouve les prairies un peu après la petite échelle qui franchit la clôture. Les branles verts s'intensifient à l'approche du prochain croisement de sentiers (Photo 12). Prendre à gauche vers le Lac Argamasse qu'on peut rejoindre tout droit ou en obliquant sur un discret sentier vers le GRR2. Contourner le petit lac désormais trop souvent à sec et poursuivre vers le Piton Textor en restant sur la gauche aux croisements. Aux antennes, marcher vers le départ des parapentistes et descendre vers la plaine dénudée au pied du piton de Caille (Photo 14). Utiliser un des nombreux sentiers qui contournent le Piton de Sable et reprendre le GGR2 pour quelques centaines de mètres. Au point 2077, bifurquer à gauche sur la belle piste ancienne qui file en direction de la route du Volcan (Photo 16). La racine au milieu ne restera pas des années (barbecues trop proches !) cependant les poutres empilées à quelques mètres de là confirmeront le bon itinéraire. A l'aire de pique-nique, prendre à droit et la longer. Suivre le petit sentier parallèle à la route jusqu'au départ de celui qui longe le précipice de la Rivière des Remparts, passe près d'un belvédère pour de magnifiques panoramas puis poursuivre jusqu'au sommet du Nez de Bœuf (Photo 17). De là, les vues sont grandioses si la brume n'est pas de la partie. Redescendre et obliquer à gauche vers la route, la traverser et filer en direction des Trous Blancs en retrouvant les inévitables clôtures de barbelés. Le sentier est agréable mais comporte quelques petites difficultés qui ne semblent pas décourager les vététistes (Photo 20). Après quelques embranchements, on parvient en vue du promontoire situé entre les deux maars (Photo 24). Après avoir profité des vues sur celui en amont au milieu des prairies (Photo 25) puis celui en aval beaucoup plus imposant et déchiqueté (Photo 26) partir sur un sentier sans grande difficulté en direction du Tamarin Dodo puis de la piste menant à la route du Piton Sec. A partir de la route, plusieurs itinéraires mènent au parking du départ en longeant le Piton Guichard.

Profil

Plan de l'itinéraire

Itinéraire

Se rendre à Bourg Murat par la Route des Plaines et bifurquer à la Maison du Volcan vers le Piton de la Fournaise - Après avoir passé la dernière ferme et quelques lacets, stationner au parking situé à droite sous les cryptomerias - Débuter la boucle par le sentier au bas du parking - Contourner le Piton Guichard et remonter durant 500 mètres le Grand Bras de Pontho avant de bifurquer à gauche au gué sur la ravine - Traverser une zone d'anciennes prairies jusqu'au sentier qu'on emprunte par la droite - Remonter, toujours entre les barbelés jusqu'au croisement vers le Lac Argamasse - Faire le tour de la mare et rejoindre le Piton Textor - Redescendre vers le Piton de Caille et revenir vers le Piton de Sable - Repartir par le sentier vers le Nez de Bœuf, grimper à son sommet avant de redescendre pour rejoindre les Trous Blancs - Longer les mares par l'ouest et retrouver le Piton Guichard - Suivre le sentier vers le parking, fin de la boucle.

Formation d'un maar

Les deux Trous Blancs, au même titre que les Trous de Cissia et le Cratère de Commerson (265 m) sont catalogués comme des maars.
Un maar est un cratère volcanique d'explosion, parfois rempli par un lac ou envahi par la mer, ce qui n'est pas le cas de ceux de la Réunion. Il s'agit d'une forme de destruction par l'activité volcanique. Le Piton de l'Eau, quant à lui, est issu d'une forme différente de volcanisme.
Pour les maars, le phénomène est le suivant : le magma, en remontant vers la surface, rencontre dans le sous-sol une nappe phréatique ou un cours d'eau souterrain. Une partie de cette eau se vaporise alors sous l'effet de la chaleur, ce qui entraîne une importante augmentation de la pression dans le sous-sol, au point que les roches en surface sont soudain éjectées à la manière d'un bouchon de champagne. Généralement, la nappe phréatique ou le cours d'eau souterrain qui a contribué à la formation du cratère alimente ensuite un lac dans le bassin ainsi créé. Les maars sont donc très souvent des lacs de forme circulaire aux pentes plus ou moins abruptes.
Source : Wikipedia

Time lapse de Guillaume Lescoute

Les nuages venant de l'est tentent de s'installer sur la Plaine des Cafres.


Commentaire sur cette randonnée (1)

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Christian Léautier, 16/11/2017 15:36
Randonnée complétée le 16/11/2017 en 4h00

Raccourci de la rando décrite sur le site pour "tester en douceur (ou presque !!!) mes douleurs costales" (pas parfait mais ok pour dimanche-on se comprend-) avec avant tout 4 buts photographiques: 1/le fond des 2 Trous Blancs atteint malgré les barbelés qui quadrillent les prairies et qui sont là pour les vaches et pas pour les randopitonneurs -ça n'engage que moi, qui prend -comme dit souvent-mes responsabilités- 2/ le grandiose Tamarin Dodo 3/le sommet du Nez de Boeuf pour les panoramas à 360 ° 4/la prospection de la ravine du Grand Bras de Pontho qui mérite vraiment d'être davantage parcourue. Joli programme atteint pour une boucle originale démarrée aux aires de pic nic de Piton Sec. Rien de bien difficile sauf un peu plus délicat,le Grand Bras de Pontho pour les amateurs du genre: je l'ai parcouru naguère en plusieurs étapes jusqu'au Piton Hyacinthe!! (ça vaut le coup);le "must" serait de le faire en 1 seule étape depuis l'amont, à quelques encablures du Tamarin Dodo , mais pour éviter l'aller retour cela suppose une "récupération" à l'autre bout.

Randonnée ajoutée le : 05/11/2017