Un tour au Canal des Aloès depuis le radier du Ouaki

Difficulté
Facile
Indice de confiance Bon
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 1h30
Distance 3.1 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 222 - 117 m
Dénivelé positif 130 m
Dernière mise à jour 26/10/2023

Le canal aux cactus

Cette très courte sortie dans une région peu connue pour ses randonnées a de quoi surprendre. On peut tour à tour s'approcher de la rivière, monter des escaliers, marcher sur le fond du canal des Aloès à sec, faire de l'escalade ou visiter des jardins en espaliers, certes un peu abandonnés. Les escaliers permettent de relier la route du Ouaki au village lui-même ; il est abrupt, en très bon état et sert d'entraînement aux habitants du village qui l'effectuent le plus souvent en courant. Le canal était destiné à transporter l'eau, récupérée aux Aloès plus en amont dans le Bras de Cilaos, vers les villes de La Rivière ou de Saint-Louis, mais les chocas et cactus ont depuis longtemps envahi le fond. Les randonneurs munis d'un coupe-coupe, peuvent tenter de longer le canal à la condition de couper cactus et chocas gênant un peu la marche. Heureusement, les minuscules piquants n'occasionnent pas de griffures. Le mur d'escalade est un des plus beaux et des plus techniques du département, bien connu des grimpeurs réunionnais. Les "restanques" réalisées avec d'énormes blocs de lave donnent une idée du travail qu'il a fallu accomplir pour obtenir quelques mètres carrés de terre où poussent de nombreux arbres fruitiers et servent encore de jardins aux habitants des cases au-dessus. Hélas, ces petits jardins sont de plus en plus abandonnés et souvent encombrés de déchets. La zone, semi-aride, offre de beaux panoramas sur la vallée du Bras de Cilaos ou la côte vers Saint-Louis et Saint-Pierre. La partie proche du terrain de sport est nettoyée et celle de pique nique peut accueillir plusieurs personnes.

La randonnée débute peu après avoir passé le radier du Ouaki où deux ou trois emplacements de parking peuvent se dénicher entre les cailloux. On trouve également une place située exactement dans le lacet de départ à condition de ne pas avoir peur de se garer sur une corniche étroite. Depuis le parking, on repère la route en lacets où se situe le départ du sentier avec quelques vues sur le Dimitile (Photo 1). Rejoindre la piste qui débute dans le lacet de la route après avoir visité la grotte rouge abritant Saint-Expedit dans la montée. On suit tout d'abord une petite piste, très souvent encombrée de détritus. Marcher sur le sentier qui a remplacé la piste, repérer sur la gauche l'escalier remontant vers le Ouaki qu'on prendra pour continuer la boucle. Ne pas bouder une courte balade vers le Bras de Cilaos qui ne prendra que quelques minutes. Pour cela, poursuivre sur le sentier et bifurquer plus loin sur la droite pour rejoindre la rivière entre les chocas et sur le sol couvert de roches (Photo 2). Cette courte halte près de l'eau donne une idée du sol à fouler pour remonter vers le Pavillon (Photo 3). Reprendre le même sentier pour retrouver l'escalier en pierre ou bétonné, bordé d'une main courante en bois vieillissante pouvant donner quelques échardes si on l'utilise (Photo 4). Quelques mètres plus haut, on traverse le canal totalement à sec. Ne pas hésiter à marcher au fond de ce canal bétonné de plus en plus envahi (Photo 5). Les agames des colons ont depuis longtemps envahi les lieux où ils peuvent se prélasser au soleil (Photo 6). Plus on longe l'ouvrage et plus il se bouche. Il faut parfois marcher sur le mur pour ne pas être griffé (Photo 7). Le canal est surtout envahi de chocas au début, très vite remplacés par les cactus (Photo 8). Il y en a partout qui grimpent aux falaises ou tentent de boucher le passage. Muni d'un bâton ou mieux, d'un sabre, le passage est encore possible mais on se lasse rapidement (Photo 9). Plus loin, des éboulis l'ont obstrué mais cela vaut la peine de le suivre ne serait-ce que pour voir tout le travail qu'il a fallu effectuer pour transporter de l'eau avant que des usines ne fabriquent des kilomètres de tuyaux. Faire demi-tour jusqu'à l'escalier (Photo 10). Avant de poursuivre vers le haut, reprendre l'exploration. On rencontre tout d'abord une grotte sur la droite bouchée par la verdure (Photo 11). Les ouvrages de tunnels sont remarquables et il est possible de passer en se baissant un peu (photo 12). De l'autre côté, on se rend compte que le milieu est fragile, que les éboulis sont fréquents et qu'on n'est pas à l'abri d'une pierre pouvant tomber de la voûte. Si l'on poursuit vers le sud, on termine sur un sentier défoncé, envahi d'arbustes et de roches tombées, frôlant une clôture. On reprend donc l'escalier bétonné après avoir à nouveau fait demi-tour. Plus haut, on rencontre un petit sentier partant sur la droite. Le suivre si l'on désire aller au pied de la muraille d'escalade (Photo 13). On a parfois la chance de passer par là lorsqu'une équipe est à l'entraînement (Photo 14). Un câble fixé sur la muraille permet d'aller plus loin sans appréhension sur une espèce de via ferrata (attention au vertige, ce n'est plus de la randonnée – Photo 15). Certaines voies équipées sont très techniques et comme partout sont baptisées de noms originaux. Les acrobates profitent, comme les randonneurs, de quelques panoramas sur la vallée du Bras de Cilaos (Photo 16). On attaque à nouveau l'escalier qui n'est plus en béton pour prendre la direction du terrain de sport (photo 17). L'escalier se transforme en sentier empierré bordé de deux larges murs qui seraient agréables pour se reposer s'il ne faisait pas si chaud et si les chocas n'en recouvraient pas une grande partie (Photo 18). Cet ouvrage élaboré ondule entre tamarins et acacias envahis de chocas (Photo 19). Il comporte des marches pour faciliter le passage. On parvient au "sommet" proche du terrain de sport après avoir délaissé le sentier principal pour obliquer à droite. Plus haut, partent des sentiers dont l'un va vers un kiosque (Photo 20). Le point de vue sur le Bras de Cilaos est désormais bouché par la végétation. Souhaitons qu'il soit un jour réhabilité. Reprendre le même sentier après une halte, une courte boucle près du kiosque et du terrain de sport ou du magnifique tamarin (Photo 21). Un autre permettait de rejoindre directement la route mais de hautes murailles ont été érigées, bouchant ainsi le passage. Bifurquer à droite au prochain croisement et entamer la descente par un sentier bordé de pierres et de broussailles (Photo 22). La descente s'effectue sur un vieux sentier, bordé de blocs rocheux, de plus en plus envahi de végétation (Photo 23). On devine, à travers, ce que furent jadis les lopins de cette terre lentement gagnée sur les roches qui constituent l'essentiel du sol. La descente est rapide entre roches et vergers abandonnés (Photo 24). Quelques lopins subsistent mais diminuent d'année en année (Photo 25). On rejoint ensuite la route sur un sentier tout aussi rocheux et glissant (Photo 26). Ne pas manquer le raccourci entre les prochains lacets sur un sentier très pierreux (Photo 27). On parvient rapidement au lacet servant de parking ou au radier du Ouaki. Avant de rejoindre le radier, observer ce curieux  lieu de culte entouré de croix rouges et la suite du Canal des Aloès sur sa partie métallique (Photo 28). Agréable et curieuse petite promenade autour du Canal des Aloès qui impose de se protéger du soleil. Fermer les yeux sur les ordures hélas trop connues des randonneurs dès que l'on chemine aux abords d'une route ou d'une ville.

Particularités

Balises

Pas de balises

Profil

Plan de l'itinéraire

Itinéraire

Se rendre à Bois d'Olive depuis Pierrefonds et traverser le pont au dessus du Bras de La Plaine en direction du Ouaki - Garer le véhicule après le radier ou tenter un stationnement au premier lacet - Prendre la piste qui débute à droite dans le lacet et la suivre jusqu'au début de l'escalier - Prendre d'abord le sentier en direction du Bras de Cilaos puis faire demi-tour après avoir rejoint la rivière pour un bain de pied - Emprunter l'escalier repéré au passage - Lors de la montée, effectuer une halte pour suivre le canal dans les deux directions et une autre pour rejoindre le mur d'escalade - Reprendre l'escalier, bifurquer au premier croisement vers la droite dans une échancrure du mur pour rejoindre l'aire de pique-nique – Partir ou non vers le terrain de sport et emprunter à nouveau le sentier utilisé à la montée – Au premier croisement, partir sur la droite, traverser les jardins en friche et rejoindre la route - Prendre immédiatement à gauche le raccourci et retrouver la route que l'on suit jusqu'au véhicule.


Commentaires sur cette randonnée (23)

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lélé97410, 10/06/2024 16:09
Randonnée complétée le 09/06/2024 en 1h00

Sentiers mal tracés (passage de Belal?) après les nombreuses marches. Promenade sympa.

Christian L, 15/04/2024 17:47

@ maxence reu. Votre problème n'est pas le sentier mais le temple. Le canal est certes bien végétalisé mais il est sympa de parcourir ces vestiges historiques, d'un patrimoine hélas en ruine. Le spot d'escalade est également, à mon avis, bien sympa à découvrir surtout s'il y a alors des grimpeurs. La solution en regardant le tracé randopitons est d'éviter la zone du temple oú de mauvais sorts pourraient, d' après vous, être jetés.Il y a bien d'autres endroits pour garer un véhicule. Sinon, comme vous le proposez, ce n'est pas le chemin " nul à chier" ! (sic) qui devrait être détruit mais plutôt le temple !!!

Fanch, 11/04/2024 16:40
Randonnée complétée le 14/10/2018 en 2h20

A Maxence réu : ce chemin ne doit pas être détruit. Il est très fréquenté par les pratiquants d'escalade.
On peut néanmoins déplorer les macotes qui le saccagent avec leur déchet et l'abandon d'un patrimoine par les pouvoirs publics.

maxence reu, 11/04/2024 13:20
Randonnée complétée le 11/04/2024 en 1h00

Le chemin est nul à chier il devrait être détruit tellement il est nul… ne pas aller perte de temps à fuir et d’énergie nous devons nous garer sur un temple qui jeté de mauvais sors sur votre voiture. Ça a gâché une heure de ma vie. Pour y accéder, nous devons marcher sur la route. J’ai failli me faire shooter quatre fois. Il y a rien à voir à part un camps de junky

JP Goursaud, 14/02/2024 17:38

@Suepairpiénu : Ça c'est du zébouli !!!

Suepairpiénu, 14/02/2024 15:04

Février 2024
Un éboulis a détruit une partie du canal sur la droite en montant (photo 1).

La partie gauche nécessite de ramper au niveau de la grotte (photo 2).

Pour aller au kiosque, suivre le rectangle jaune (photo 3), car, plus loin, le sentier pierré se termine. Pour ceux qui aiment l'aventure, il est possible de longer le mur pour retrouver le sentier qui mène au kiosque.

2 points de vue sont accessibles (photos 5) : un en hors sentier à partir du kiosque (photo 4), l'autre en empruntant le sentier à gauche quand on redescend.

Walking Dog 974, 26/10/2023 16:33
Randonnée complétée le 06/09/2023 en 1h20

Bonjour, j'ai pu accompagner l'auteur du site pour cette nouvelle mouture de la fiche réalisée début septembre.
Le tracé de cette petite balade est biscornu mais facile si on suit bien la fiche et la carte.
En accord avec l'avis de Naoe (voir plus bas) on peut être surpris par moments par la soudaineté du dénivelé de cette sortie pourtant familiale. Mais surtout on constate avec déception que le canal est très encombré dans sa partie amont....dommage.

J'ai apprécié l'originalité de cette sortie à caractère historique (j'aurai appris l'histoire de ce Canal des Aloès).

Au moment où nous avons cheminé sur ces vestiges de canal, la chaleur prenait déjà ses marques dans cette région envahie de chocas et de cactus, (plantes résistant à la chaleur, ce qui veut tout dire !) .

Il faut le prendre en compte avec l'été qui arrive.

Heureusement le Bras de Cilaos tout proche permet de se rafraîchir un peu (voir trace) !
Une sortie courte mais pittoresque. 😎🧡🧡

Merci Randopitons !

Martial, 26/10/2023 15:30
Randonnée complétée le 28/07/2016 en 1h00

Réalisée en 2016 dans une version un peu plus longue. Pas de changement notoire.
Cartes jointes.

Naoe, 25/08/2023 13:30

Peu d'intérêt sur cette trace avec le regret que le canal ne soit pas plus emprunté.
Le passage en tunnel très sympa mais débouche sur une partie non entretenue pour remonter jusqu'à la route.
Petite sortie mais où le dénivelé se fait d'un coup.

Eva25, 25/07/2023 14:23
Randonnée complétée le 25/07/2023 en 1h15

Faite ce jour avec des enfants de 7 et 10 ans.
Suite aux commentaires précédents, j'ai décidé de débuter l'exploration au niveau du stade rue Verval... Bonne idée ! Effectivement l'aire de pique nique est remplie de déchets mais on oublie vite en descendant à l'aventure le long des différents sentiers possibles, jusqu'au bord de la rivière...
En suivant plusieurs traces sur strava (plutôt que sur RP, car pour une fois les traces sont peu précises car très proches les unes des autres) on retrouve bien les tunnels, très ludiques pour les enfants !
J'ai évité la route en faisant plutôt des allers retour, mais pas désagréables sous les chocas et les cactus (pitaya ?)
Les sentiers ne sont pas tous praticables jusqu'au bout, pas toujours "entretenus", mais quelle aventure ! A faire 🤗 merci RandoPitons !

Randonnée ajoutée le : 26/10/2023