Du Maïdo au Maïdo par l'Îlet et le Rempart des Orangers

Difficulté
Très difficile
Indice de confiance Danger
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 8h30
Distance 12.6 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 2030 - 907 m
Dénivelé positif 1300 m
Dernière mise à jour 26/02/2022

Suivre le fil d'Ariane en acier inoxydable

Fiche refaite en totalité. Cette boucle, difficile et dangereuse, ajoutée comme souvenir en 2013, comportait un minimum de renseignements pour pouvoir l'effectuer. Quelques années plus tard, la trace est devenue un sentier bordé sur des centaines de mètres d'un long câble d'acier ou de tout aussi longs fils électriques empêchant de s'égarer et facilitant grandement les passages d'obstacles.
Les câbles n'impliquent pas de se précipiter dans cette randonnée de 9 heures demandant un excellent entraînement et une absence totale de vertige.

Un sentier de secours partant des Orangers Remparts permet de rejoindre, 900 m plus haut, le sentier de l'Îlet Alcipe. On réalise ce qu'un esclave marron était obligé de vivre pour aller se "ravitailler" dans l'Ouest quand la pitance venait à manquer. La pente y est très forte, le sol très souvent dénudé et les prises aléatoires. Un simple coup d'œil à la photo 8 en dit assez long pour décourager tout randonneur n'ayant ni l'entraînement ni l'habitude de ce genre d'aventure. S'il fallait chercher des yeux le sentier il y a quelques années, il suffit désormais de suivre un fil d'Ariane de 10 mm de diamètre et de plusieurs centaines de mètres. Difficile de savoir qui a installé cette ligne de vie mais les conditions d'escalade ont bien changé depuis quelques années. Merci à ces inconnus. La journée est classée en très difficile en raison de la descente de plus de 1000 mètres du Maïdo jusqu'aux Orangers qui met à mal les genoux, même les plus solides, à laquelle il faut rajouter cette remontée d'anthologie. Inutile de préciser qu'il ne faut pas entreprendre cette montée par temps de pluie qui rend les roches très glissantes. Même chose pour les téméraires qui tenteraient l'aventure en descente. Une chute n'est jamais agréable en randonnée ; ici, elle serait fatale.

La randonnée débute par le sentier de Roche Plate à quelques mètres du Petit Bras de la Ravine Divon (Photo 1). Il faut entamer les 300 mètres qui séparent du rempart sur des basaltes bordés de branles verts et d'ajoncs. 70 m plus haut, on parvient à Ti-Col pour entamer la longue descente dans le cirque de Mafate. Profiter de magnifiques panoramas sur tous les pitons de la région et sur le cirque lentement illuminé par les rayons du soleil (Photo 2). La descente, interminable, maintes fois décrite, est une succession de hautes marches, de lacets, de parties pierreuses ou terreuses, de rares portions plates ou d'éboulis sécurisés de mains courantes (Photo 3). Depuis l'incendie de 2021, la végétation a beaucoup souffert et de nombreux éboulis avaient obligé les autorités à fermer le sentier. Depuis sa remise en état, les câbles sécurisent les portions fragilisées (Photo 4). Il faut une grosse heure à rythme normal pour atteindre la Brèche pour la première pause. L'endroit est bien situé pour bénéficier de superbes panoramas de tous côtés, surtout sur le nord du cirque (Photo 5). Continuer pour encore près d'une heure en direction des Orangers. La descente se poursuit tout d'abord sur un bel escalier bétonné, remplacé plus bas par des marches en pierre et de longues portions dans le fond et le long de la Ravine de la Brèche (Photo 6). Les premières cases se rencontrent vers la Ravine Grand-Mère. La marche est alors agréable sur de longues parties plates dans le lit de la ravine ou en rive gauche. Plus loin, on traverse la Ravine du Maïdo et le sentier se met à remonter assez fortement vers les Orangers sur de nombreuses marches facilitant la grimpette (Photo 7). Prendre à gauche au premier croisement et atteindre le Plateau l'épicerie. Laisser le GRR2 puis partir à gauche vers les Orangers Remparts. La montée, un peu raide parfois, permet de se rapprocher de cet îlet des Orangers le moins connu. Deux sentiers mènent à l'îlet, celui de gauche étant le plus facile malgré quelques raidillons. C'est le moment de regarder attentivement le rempart d'en face et d'imaginer le trajet restant à parcourir (Photo 8). Si la météo menace ou que les jambes commencent à flageoler, il est temps de rebrousser chemin en visitant ce hameau méconnu sinon poursuivre, franchir une ravine et parvenir à quelques tuyaux d'alimentation en eau (Photo 9). Partir entre les tuyaux et le grillage entourant une propriété. Suivre le grillage jusqu'au rempart de la ravine des Orangers. Le sentier, discret, descend dans le fond de la ravine à travers galaberts, fougères et chocas (Photo 10). Il passe devant une petite grotte qui confirme le bon itinéraire (Photo 11). Après la grotte, malgré des passages étroits, il n'y a plus d'hésitation à avoir puisque débute le long câble qu'on ne quittera que beaucoup plus haut (Photo 12). Suivre cette ligne métallique puis traverser la ravine pour entamer une rude montée de quelques mètres au début du rempart. On parvient très vite à une minuscule ravine qu'on traverse en prenant garde à la chute au fond du puits profond creusé par sa cascade (Photo 13). Il est encore temps de faire demi-tour car, très vite, on préfère largement monter que descendre, tant la pente est forte (Photo 14). Une comparaison des images prises en 2013 et 2022 permet de constater l'importance du câble pour la sécurité (Photo 15). La présence de la ligne de vie n'empêche nullement de marcher à quatre pattes, position la plus sécurisante (Photo 16). Plus haut, sans jamais avoir trouvé plus de 50 cm de terrain plat, le câble disparaît, remplacé par de longs fils électriques, heureusement très solides, mais beaucoup plus fins pour les mains (Photo 17). D'autres portions, moins sécurisées comportent cependant de belles prises pour les quatre membres qui commencent à fatiguer (Photo 18). A partir de 1500 mètres, la végétation devient plus dense et supprime un peu les sensations de vide (Photo 19). A cette même altitude, le sentier oblique sur la droite et se dirige vers une portion plus boisée sur le rein en franchissant quelques passages délicats où toute l'attention est requise (Photo 20). Les difficultés cessent peu mais la végétation assez dense rassure et aide aux franchissements difficiles (Photo 21). Depuis le début de la montée, on n'a jamais quitté des yeux les trois îlets des Orangers et l'on commence à apercevoir de nombreux autres endroits habités du cirque (Photo 22). De grosses pierres pour s'asseoir ou des traces de feux sous une modeste grotte permettent une halte pour souffler un peu (Photo 23). Les difficultés ne sont pas terminées pour autant (Photo 24) mais on commence à apercevoir la lumière en haut du rempart. Une dernière grimace et la délivrance se gagne entre deux troncs de tamarins des hauts à moins de 10 m du sentier de l'Îlet Alcipe (Photo 25). Il reste pourtant 250 mètres à remonter en direction de Ti-Col mais après l'effort fourni, on a l'impression de se promener, d'autant que le sous-bois de tamarins est magnifique (Photo 26). Cette forêt des hauts a, hélas, perdu beaucoup de ces arbres centenaires mais il en demeure heureusement quelques uns qui ont résisté (Photo 27). La montée en dents de scie prend près de 90 minutes en profitant souvent des paysages sur Mafate depuis le magnifique sentier avant de rejoindre enfin le point de départ.

Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.

Itinéraire

Se rendre à Saint-Gilles les Hauts puis poursuivre vers le Maïdo en traversant le Guillaume et Petite France – Stationner au départ du sentier de Roche Plate – Rejoindre Ti-Col et entamer la longue descente vers la Brèche – Bifurquer à gauche à la Brèche et rejoindre les Orangers – Atteindre les Orangers l'épicerie et remonter vers les Orangers Remparts – Trouver le départ de la remontée du rempart en longeant le grillage – Traverser la Ravine des Orangers puis remonter tout le rempart – Prendre à gauche au sentier de l'Îlet Alcipe et rejoindre Ti-Col – Partir à droite et rejoindre la route du Maïdo.


Commentaires sur cette randonnée (24)

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estelle68, 12/09/2022 18:30

Rando faite le 11/09/22 en 6h3p
La végétation reprend peu à peu ses droits du coup qques doutes parfois sur le chemin pour atteindre le rempart... Pas de sentiment d'insécurité, mais il faut rester vigilent !!

pirlouis, 26/08/2022 21:07

rando faite le 26/08/2022. On a mis 7 h au total. Comme indiqué dans la fiche et les commentaires, il faut absolument être en très bonne condition et ne pas souffrir du vertige pour apprécier cette très belle rando. Dans le cas contraire ça pourrait vite tourner à la catastrophe. Des travaux de sécurisation ont lieu sur le sentier qui descend à la Brèche; il devrait probablement pouvoir être ré-ouvert officiellement prochainement.

ArthurC974, 18/08/2022 17:24
Randonnée complétée le 17/08/2022 en 5h00

Boucle effectuée avec un ami le 17/08/22. Un vrai régal tout au long de l'ascension du rempart. Quelques rochers pas très bien accrochés, mais on ne s'est globalement pas senti en danger. La verticalité est impressionnante, et je ne peux que conforter les commentaires précédents sur la nécessité d'être en très bonne condition physique et de ne pas avoir le moindre vertige avant de se lancer dans cette montée.
Nous n'avions pas lu cette fiche descriptive avant d'y aller ; il nous a fallu chercher un peu le sentier en bas dans la ravine, ayant suivi cette dernière trop longtemps, avant d'apercevoir le câble qui monte sur l'arrête.

Walking Dog 974, 07/07/2022 17:10
Randonnée complétée le 19/02/2022 en 9h20

Bonjour slovene, merci pour votre aimable message. Tant mieux si mes petits commentaires aident certaines personnes. Je lis également vos commentaires et je dois dire qu'ils suscitent en moi l'envie de découvrir ces randonnées ! Je vous souhaite de passer du rêve à la réalité et de pratiquer ces fameuses randonnées "trop compliquées pour vous " comme vous dites mais pas comme je le pense : je suis sûr que vous serez en mesure de les faire un jour (si vous n'êtes pas déjà prête à le faire ! ). Comme le dit Martial c'est en partie une question de préparation. Pour finir , sur le rempart des Orangers, je rejoins Martial dans son analyse : c'est un magnifique parcours, sécurisé en partie avec les attaches mais à ne surtout pas sous-estimer. Cela dit, une fois fait, quelle satisfaction !

Martial, 07/07/2022 11:07
Randonnée complétée le 05/07/2022

Tout d’abord, je vais remercier slovene pour ce gentil commentaire.
Nous avions pratiqué cette sortie en 2016, à une époque ou elle était beaucoup plus discrète qu’aujourd’hui.
Quelques changements notoires depuis ; nous remarquons que la végétation à beaucoup poussé dans le rempart, même si la verticalité n’a pas changé, l’impression de vide en est atténuée. Un câble métallique court dans le rempart jusqu’à la source captée. (A ce sujet, bien faire attention au tuyau, qui assure l’alimentation en eau des Orangers 3).
Au-dessus de la source, des câbles téléphoniques prennent le relais.
Attention cependant, même avec les mains courantes, la sortie est difficile et engagée, bien faire le point de ses capacités avant de se lancer ; des pas d’escalades, faciles certes mais exposés ponctuent le rempart, certains dans la forêt sont humides, très glissants et exposés.
D’autant que la longue descente depuis le Ti-Col jusqu’aux Orangers à déjà bien entamé les réserves de cartilage qui restent encore en place dans les genoux.
Parvenue à la photo 13 de la fiche, il est temps de prendre une décision cruciale, continuer ou faire demi-tour, en sachant que cette perspective s’amenuisera au fur et à mesure de la montée.
Arrivée au bout du câble, au niveau de la source captée, la redescente dans la suite du rempart devient inenvisageable sans matériel d’escalade ; le passage devenant quasi vertical.
C’est avec bonheur que nous atteignons le sentier du rempart de Mafate, après presque 3 heures de montée sévère.
Cette période d’hiver austral semble être le moment idéal pour effectuer cette sortie ; nous n’avons pas souffert de la chaleur, malgré le beau soleil qui nous à accompagné pendant toute la journée.
Je ne saurai conseiller vous tout de même de partir avec une réserve de boisson d’au moins 3 litres, l’effort reste intense.
La boucle est d’anthologie et ravira les amateurs du genre.
Au retour vers le Maïdo, nous profiterons d’un spectacle unique, une mer de nuage blanche recouvrant le cirque de Mafate, avec seuls les principaux sommets émergeant.
Pour le transport, nous privilégieront les bus au départ de la gare routière de St Pierre, avec un départ à 4h30 pour rejoindre St Paul, puis le terminus, sentier de Roche Plate à 6h50, un petit quart d’heure de retard à l’arrivée.
Le retour se fera en véhicule jusqu’à St Paul, ou un monsieur très sympathique nous à véhiculé, et nous à permis de gagner 1 bonne heure à l’arrivée sur St Pierre vers 19h30.
Une longue mais magnifique journée passée en compagnie de Christian, René et Chantal.
Photos Jointes 1-L’éboulis dans le sentier de Roche Plate 2-Le rempart qu’il nous faut affronter 3-Au-dessus de la cascade de la photo 13 (A partir d’ici, le demi-tour va devenir périlleux sans matériel d’escalade 4-en forte montée 5-Petit montage de quelques passages dans le rempart.

slovene, 07/07/2022 09:40

A Christian,

Waouh, merveilleux récit.
Toujours un plaisir pour moi de lire vos commentaires de randonnées exceptionnelles. A travers vos lignes si bien racontées, je vis la randonnée, merci, cela me permet de connaître les parcours et sites de mon île.
Je randonne également et je connais bien les sentiers de la Réunion mais les randonnées dans la catégorie Difficile, Piton Cabri, 3 Salazes, Tapcal, etc, etc...trop compliquées pour moi, je me contente de lire vos récits qui me font rêver...
Merci Christian, Walking Dog, Martial qui savent bien décrire tous ces beaux paysages.
Merci également à Randopitons.
Au plaisir de vous croiser sur les sentiers, qui sait...
Bonne journée

Christian L, 06/07/2022 16:32
Randonnée complétée le 05/07/2022 en 8h30

J'ai bien envie de commencer par la fin ! Une bien épaisse couche de chantilly qui nappe majestueusement notre dessert: tout le cirque de Mafate à nos pieds dans une crème onctueuse et sucrée d'où ne dépasse que les sommets déjà conquis parfois de haute lutte comme le Cimendef, ou plus facilement atteint comme la Roche Ecrite ou le Piton des Neiges.Un dessert exceptionnel . La récompense à la hauteur d'une rando tout aussi exceptionnelle . Mais auparavant lever à 3 heures, bus Car Jaune à St Pierre à 4h30 puis bus Kar'ouest à St Paul à 5h50 (avec 15 minutes de retard...ce qui va s'avérer très important pour le retour) puis c'est l'apéritif obligatoire pour cette rando hors normes, commencée à 7 heures dans le froid et le givre qui recouvre le sommet du Maîdo pas encore dans le soleil. Dès les premiers rayons du soleil sur le cirque de Mafate, nous plongeons vers l'ilet des Orangers. Pas de vent et de suite une douce température qui permet de quitter nos carapaces polaires. L'apéro ? 1h45 jusqu'à la Brèche sur un sentier bien sécurisé malgré les récents éboulis. Un sentier malgré tout fermé dont on peut se demander s'il rouvrira un jour puisque les autorités craignent de gros éboulements de falaise. Dans un an, dans 10 ans, ou nous l'espérons surtout pas tout à l'heure? En tout cas pour les Mafatais de Roche Plate c'est la meilleure issue hors du cirque et la preuve une maman et son fils de 4ans qui ont pris le bus avec nous et qui vont entamer la descente assez vertigineuse et chaotique ! Grand bravo à ce gracieux bambin, bien emmitouflé de la tête aux pieds et qui a du sortir du lit à 4 heures du mat'. De la Brèche aux Orangers2, 1 heure mais à force de descendre et de descendre encore nous souhaitons ardemment un peu de montée car nos genoux sont mis à rude épreuve.

Le plat de résistance de cette mémorable journée commence par un "échauffement de montée" à l'ilet des Orangers 3 pendant environ 1/2 heures puis voici devant nous la muraille que nous allons devoir "avaler". Ce sera fait en 3 heures. Si on met les mains et que pendant 3 heures on s'agrippe à la paroi parfois plus que verticale (est-ce possible!) et que l'on tient des câbles judicieusement mis ici par une main "divine", ne serait-ce pas alors de l'escalade, cotation 3 ? Merci Olivier par l'info. L'important pour bien digérer la pente, c'est de ne pas se surestimer et de bien aller à son rythme. Bientôt nous oserions presque demander un peu de descente pour reposer nos genoux qui frottent contre la paroi rocheuse ! Bien sûr le vertige est totalement interdit. Je lève souvent la tête vers le haut du rempart pour voir ce qu'il reste à parcourir et franchement je trouve que je gère bien mon affaire. Je me retourne souvent pour admirer les grandioses panoramas inédits, bien calé contre la falaise pour photographier le spectacle. Le haut du rempart est très proche mais je m'égare de la trace pour "admirer" un dépotoir de bouteilles et ordures dont je me demande bien comment il a pu arriver jusqu'ici. Nous essayons de poursuivre mais raisonnablement il faut un peu redescendre pour retrouver le bon passage, avec environ 15 minutes de perdues, qui elles aussi, vont compter à l'arrivée. Pour boissons, des litres d'eau ont été nécessaires bien que nous n'ayons à aucun moment souffert de la chaleur. Une expédition donc à faire de préférence l'hiver car ceux qui se sont aventurés en été ont connu l'enfer.

Curieusement le retour le long du rempart fut plus délicat. Pourtant je me régale des vues sur le cirque qui petit à petit s'ennuage de blanc et la progression est féérique dans une forêt d'énormes tamarins et de hautes fougères. La pente est bien raisonnable et devrait nous permettre d'attraper le bus à 15h05. Mes compagnons s'activent, j'essaye de les suivre, mais les crampes ne sont pas loin jusqu'au moment où nous nous rendons bien compte que ça ne sera pas possible. Sûrement de ma faute s'il nous manque 1/2 heure pour réussir notre pari. Vous vous rappelez les 15 minutes de retard du bus à l'aller et les 15 minutes perdues vers le dépotoir!
Alors en attendant le prochain et dernier bus de 17h45, presque 4 heures après l'avant dernier, nous "siestons" à 2000 m d'altitude et nous reposons nos muscles dans les clairières que nous traversons, chauffées par un doux soleil radieux, nos corps et nos esprits au-dessus des nuages.

Au final, 8h30 magiques mais la magie ne va pas s'arrêter là. A l'arrêt de bus un monsieur stoppe son véhicule et nous propose de nous emmener directement à la gare de St Paul, Chantal, Martial, René et moi, et nos 4 gros sacs à dos. Nous n'en croyons pas nos yeux qu'il puisse encore exister sur terre des gens comme ça ! Alors que ce grand monsieur en soit ici encore remercié. Nous sautons dans le bus Car Jaune S3 à St Paul à 18h 25. Arrivée à St Pierre à 19h30. Retour à la kaz à 20h15...Etonné que le corps puisse avoir tant de ressources : très peu et très mal dormi la nuit précédente pourtant presque la grande forme à l'arrivée...mis à part un petit dodo dans le bus du retour. Aucune marque particulière de fatigue pour cette longue journée.

Cette aventure qui s'apparente souvent à de la varappe, j'ai pu la réaliser grâce à mes amis, véritables anges-gardiens, toujours prêts à m'aider et me secourir au cas où et qui se sont toujours adaptés à mon rythme. "Mwin la fé" (en bon créole ?) et de plus dans le temps préconisé sur la fiche. Grand merci à Martial et René...et bravo à Chantal, qui a vaincu sa peur. Pas évident...car une fois dans le rempart impossible de reculer et de faire demi-tour à moins d'être bien équipé; vraiment trop risqué de refaire le chemin à l'envers. Pour rappel, naguère les câbles et passages sécurisés n'existaient pas et cette "issue de secours" pour quitter le cirque de Mafate était alors beaucoup plus difficile. Maintenant, ce rempart est bien sécurisé mais tout est relatif, car un passage sans corde ni câble, à l'ombre, glissant, et dans des jouvences, avec le vide à mes pieds m'a donné un peu de fil à retordre. Personnellement, je me suis trouvé beaucoup plus à l'aise qu'au Cimendef ou au Piton Cabri.

Olivier BBT, 27/03/2022 18:07
Randonnée complétée le 27/03/2022 en 5h30

Magnifique "rando", il parait que quand on met les mains ce n'est plus de la rando cotation 3 pour l'escalade :) et effectivement la sente est bien tracée (j'ai à peine donné quelques coups de sabre dans les galaberts pour faciliter le passage afin que les sacs n'accrochent pas). La descente du maido était bien plus encombrée (effets de batsirai, sentier toujours officiellement fermé). Montée faite au soleil donc 2 à 3 litres au départ des orangers ce n'est pas de trop. (n'oubliez pas qu'il y a une source sur la gauche 15 min avant l'ilet des orangers, un peu avant le raidillon pour charger ou recharger histoire de ne pas descendre avec trop d'eau). Pour le timing, pour des profils sportifs la boucle peut etre faite en 5h (hors pauses) en trottinant dans la descente de ti col aux orangers. Comptez 1h30 à 2h00 selon les profils pour faire le rempart depuis la ravine. Les cables en acier avec ancrages sont présent jusqu'à un gros tiers du parcours (pour accès au "captage" en photo ci dessous de la source qui alimente le tuyau PEHD noir). Après c'est cables électriques classiques des sentiers marrons (mais uniquement nécessaires pour se rassurer sur les prises notamment là ou la roche est mouillée et glissante). Donc en résumé, très beau parcours, très bon indice de confiance pour trouver la sente mais pour public averti et entrainé non sujet au vertige ! Pour info, nous avions cordes/baudriers/sangles (en secu au cas ou) mais non utilisés. Casques pour tout le monde vu que groupe de 6 et risque de chutes de pierre.

Grunt974, 23/03/2022 07:13
Randonnée complétée le 19/03/2022 en 10h00

Bonjour. Rando faite le 19/03. Descente du Maïdo parfois très encombrée d'arbres couchés (sentier fermé), par contre tout le reste du tracé est impeccable, et en particulier la remontée dans le rempart : les câbles rassurent et montrent bien le sentier. Par contre, il est important de ne pas être sujet au vertige pour certains passages, et d'amener pas mal d'eau (aucun point d'eau sur le parcours).
Très très beaux points de vue.

Walking Dog 974, 24/02/2022 20:29
Randonnée complétée le 19/02/2022 en 9h20

Bonjour, je me suis mesuré à cette superbe mais exigeante randonnée en compagnie d'un trio de (très) bons marcheurs dont JPG et son expérience (et il valait mieux ! Faire seul cette randonnée n'est pas impossible, mais très risqué...lisez bien la fiche avant de vous décider).
Je me méfiais de cette boucle, véritable petite montagne à gravir, et j'ai eu raison...
Je voulais une marche qui sorte de l'ordinaire, et j'ai été servi (mais tous les sentiers ont quelque chose d'extraordinaire pour moi !).

Après la descente plutôt agréable du sentier de Roche Plate et ses magnifiques panoramas (photo 1) puis la descente vers la Brèche pour gagner l'îlet des Orangers (photo 2), nous prîmes un rafraîchissement réconfortant avant d'entamer le sentier (photo 3)menant au redoutable rempart....d'ailleurs, au sujet des breuvages consommés, je savourai le choix inconscient de deux de mes compagnons de marche qui burent une célèbre boisson pétillante d'origine française au nom proche de celui des fruits du fameux rempart ! Amusant et de bon augure je dois dire ! "mes compagnons "boivent" le rempart " !)

En face du rempart, au dénivelé assez impressionnant, je redoutais surtout que nous fussions surpris par une pluie battante lors de l'ascension.
Heureusement je n'eus pas le temps de "gamberger" trop longtemps : il fallait avancer; le groupe se montrait calme et résolu, la confiance tranquille de JPG était là.

Donc je ne peux pas dire que j'aurai fait cette marche les doigts dans le nez.
Ou alors les doigts dans le nez et l'autre main sur un câble bien solide alors lol !
Ah, ces fameux câbles....quand je pense à tous ceux qui ont gravi le rempart (dont JPG) encore sauvage et totalement dénué de câbles à l'époque, je leur dis bravo, c'est un autre niveau !
Avec les précieux cordons la montée restait tout de même impressionnante et était très bonne pour le cardio (lol), mais parfois j'imaginais certains passages délicats sans leurs attaches et alors d'autres sensations émergeaient !
La pluie survint mais de façon épisodique, de telle sorte que nous ne subîmes pas un déluge mais que nous eûmes des averses courtes et rafraîchissantes.
Les rochers n'étaient pas glissants, les prises étaient sûres. Une chance !
Quel sentier difficile et beau !Quel magnifique parcours ! Les paysages ne cessaient d'être superbes (photo 4) au fil des la montée.
Mes crampes naissantes furent vite dissipées par un cocktail de sels minéraux au goût....orangesque , (nouveau clin d'oeil positif du destin je dirais !) judicieusement apporté par François (merci à lui d'ailleurs).

Après bien des efforts (et certaines pauses respiratoires !) nous atteignîmes le beau sentier de l'îlet Alcipe.
Celui-ci, quoique ayant subi les outrages cycloniques, était agréable à parcourir (photo 5).
Et comme le dit la fiche, ce sentier de bord était des "vacances" après cette pente
très sportive !
Le retour au Petit bras de la Ravine Divon se fit dans le calme et la satisfaction d'avoir "vaincu" un "géant".
Une journée qui me fera certainement des souvenirs...

MERCI à JPG pour son invitation sur cette sente improbable mais bien réelle....
Merci aussi au groupe dont j'ai aimé l'attitude patiente et cool lorsqu'il s'agissait de m'attendre reprendre mon souffle, tout en imprimant un certain rythme à la marche pour éviter de rentrer la nuit !

Super cette marche !

Randonnée ajoutée le : 25/02/2022