Du Bas de la Rivière à Bellepierre par le Bassin du Diable

Difficulté
Très difficile
Indice de confiance Moyen
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 9h
Distance 15 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 548 - 20 m
Dénivelé positif 750 m
Dernière mise à jour 16/02/2019

Et pour la pente ? voir le profil !

Pourquoi prendre le chemin le plus court et le plus aisé pour se rendre en un lieu lorsque l'on aime l'aventure ? Le Bassin du Diable se rejoint de plus en plus facilement à partir des Hauts de Bellepierre par un sentier étroit qui demande un bon sens de l'orientation sans imposer un entraînement de raideur. La Rivière Saint-Denis se remonte sans problème jusqu'au barrage par un circuit également à la portée de tous. Cette boucle relie ces deux circuits par un itinéraire réservé aux sportifs entraînés, ne craignant ni de se mouiller les jambes ni de sauter de rocher en rocher et surtout recherchant des sentiers totalement atypiques pour des souvenirs impérissables. Une fois la rivière remontée jusqu'au Grand Bras, il est possible de poursuivre le long de ce torrent jusqu'à la dernière cascade aval, très connue des canyonistes. Mais le clou de la boucle prendra près de deux heures pour effectuer seulement 500 mètres de marche pour 350 mètres de montée. Le profil ci-dessous parle de lui-même et peut rebuter tous ceux qui, les pieds mouillés doivent tout d'abord trouver le sentier avant de le suivre ou plutôt le grimper. Les lianes papillon ont, comme partout dans le nord de l'île, envahi le versant et obligent à se courber souvent, voire à ramper parfois sur quelques mètres. Les détails et photos des circuits de départ et d'arrivée sont consultables sur les fiches citées ci-dessus.

La randonnée débute ici le long de la Rivière Saint-Denis, au pied de la Rampe Ozoux qu'on descendra en fin de boucle mais peut également commencer n'importe où le long du circuit urbain. On passe très vite sous le pont Vinh San avant de rencontrer le gué de la rivière et la passerelle qui séparent les habitants du Bas de la Rivière au reste de Saint-Denis. C'est ici qu'il faut évaluer le niveau de l'eau qui coule au gué. S'il est trop fort, il est préférable de revenir plus tard car il y aura une dizaine de passages de rivière qui deviennent dangereux par fortes eaux. Après avoir traversé le village et rejoint le sentier qui débute en rive gauche, le cheminement est facile, voire ludique, jusqu'au barrage (Photo 2). S'il est possible d'atteindre l'ouvrage sans trop se mouiller les pieds, c'en est terminé avec les chaussures sèches. Très vite, il faut traverser la rivière de nombreuses fois (Photo 3) ou la longer en utilisant les sentes laissées par les pêcheurs. Pas d'itinéraire précis conseillé lorsque l'on ne trouve pas de passage ; il faut savoir que la rivière est large, l'eau peu profonde et que marcher dans le lit se fait toujours sans difficulté. Le cheminement est cependant lent car il faut éviter de glisser. Le bâton peut être recommandé pour créer la troisième patte mais sera très gênant dans la montée du rempart. Sur la gauche, plusieurs cascades coulent des ravines Cresson, Bambous, Rubinais ou Jamrose, créant de magnifiques paysages (Photo 6). La vallée n'est pas comme souvent un étroit canyon même si elle se rétrécit par moments (Photo 9). Le temps manque pour se baigner mais de très nombreux bassins se prêtent au rafraîchissement (Photo 10). En marchant lentement le long de ces bassins, on remarque les cabots à bouche rondeSicyopterus lagocephalus est un gobie d'eau douce qu'on remarque dans les rivières réunionnaises. Il est surtout connu des pêcheurs et consommateurs de bichiques qui les pêchent aux embouchures des cours d'eau et les consomment par millions. Ceux qu'on voit sur les rochers sont les survivants ayant passé les mailles des nasses. qui semblent se reposer sur les cailloux et ne se déplacent que si la chaussure risque les déranger. On remarque également des chevrettes aux longues pinces qui détalent au moindre geste d'un violent coup de queue. Dans le courant, ce sont les petites anguilles qui filent lorsqu'elles sont dérangées pendant leur chasse. Après deux heures à se régaler des paysages, à découvrir la faune et la flore particulières des lieux ou à deviner constamment le meilleur passage, on parvient au confluent du Grand Bras (voir § ci-dessous). C'est là qu'il va falloir chercher et trouver le départ du sentier qui ramènera, également en deux heures, au sentier officiel du Bassin du Diable. Mais avant, puisque les chaussures sont mouillées, pourquoi ne pas poursuivre le long du petit torrent pour se rapprocher de la dernière cascade ? (Photo 11). La cascade est la troisième que pratiquent les canyonistes depuis le Bassin Diable. Elle tombe en un toboggan rapide qui finit sa course dans un bassin peu propice à la trempette (Photo 12). Le cheminement est beaucoup plus difficile que le long de la Rivière Saint-Denis en raison de rochers plus gros mais la distance est courte (Photo 13). Une fois que l'aller-retour, facultatif mais intéressant, est effectué, trouver le début de la montée dans les longoses. Le ton est immédiatement donné avec une pente qui dépassera le plus souvent les 60%. Durant deux heures on ne voit plus que le crâne du compagnon en aval et les semelles de celui en amont (Photo 14). Plus on monte et plus les lianes papillon envahissent la magnifique forêt de bois de couleurs mais laissent des fenêtres d'où l'on peut apercevoir la rivière et apprécier la distance déjà parcourue (Photo 15). Quelques zones rocheuses imposent de petits détours qui peuvent s'avérer dangereux car le sentier est étroit (Photo 16) mais en général, il est toujours visible malgré la végétation (Photo 18). Des zones de plusieurs dizaines de mètres sont rendues pénibles en raison des lianes qui bouchent le passage et obligent à se courber ou ramper. Pourtant, des trouées permettent de magnifiques panoramas sur la Rivière Saint-Denis pour des photos inédites de la vallée (Photo 17). Le sentier s'élargit de plus en plus au fur et à mesure de la remontée. En revanche, jamais la pente ne faiblit (Photo 21). Un énorme filao qui borde le sentier annonce la fin proche de la montée et on surgit sur le parcours du Bassin du Diable. Prendre à droite et entamer le parcours sur l'étroit sentier, souvent encombré de branches ou bordé de rochers (Photo 22). Compter un bon quart d'heure pour rejoindre à nouveau le Grand Bras et presque autant pour s'approcher du bassin et de sa haute cascade (Photo 23). Après plus de 6 heures effectuées depuis le départ, il reste peu de kilomètres mais encore beaucoup de temps pour rejoindre la Pente Ozoux et il ne faut pas trop s'attarder au Bassin de ZouraVoir la légende du Bassin du Diable et de Zoura sur la randonnée n° 1167. Le retour, comparé à ce qui vient d'être parcouru pourrait être considéré comme une balade si le sentier n'était pas si étroit, glissant et encombré de végétation (Photo 24). Par endroits, les poivriers tombés ou brisés obligent à se courber tout comme la grosse touffe de bambous qui s'est couchée au sol et a créé un tunnel très sombre (Photo 25). La fin longe quelques cases isolées qu'on remarque plus au bruit des chiens et des coqs qu'aux habitations elles-mêmes, cachées dans la nature luxuriante. A la fin, obliquer à gauche et descendre violemment vers l'Allée des Hématites pour rejoindre la D42. Si le GPS a été totalement inutile jusqu'à présent en raison des hautes falaises, il peut s'avérer pratique pour trouver les innombrables raccourcis qui coupent les virages de la D42 (Photo 27). On gagne ainsi plusieurs kilomètres mais on évite surtout la circulation importante autour de l'hôpital de Bellepierre. Seul le dernier kilomètre imposera une rando urbaine avec passages piétons et feux tricolores avant de rejoindre le haut de la Pente Ozoux. Ce passage en quatre lacets serrés joue le même rôle que l'Eskalié Ti Kat Sou un peu plus loin en permettant de rejoindre le bas de la ville. Des escaliers coupent les lacets et permettent ainsi de rejoindre plus vite le véhicule qui attend au soleil depuis neuf heures (Photo 28).

Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.

Itinéraire

Se rendre à Saint-Denis et rouler vers la Redoute - Bifurquer à gauche sur le pont qui enjambe la Rivière Saint-Denis - Rouler le long de la rive droite sur la rue de la Digue et stationner à la fin de la Pente Ozoux - Débuter en longeant la rivière et remonter par la route ou le sentier jusqu'au barrage - Poursuivre vers l'amont et rejoindre le Grand Bras - Remonter ou non jusqu'au cassé et sa cascade - Trouver en rive droite du Grand Bras le discret sentier qui remonte la falaise - Grimper jusqu'au sentier du Bassin du Diable venant de Bellepierre - Descendre au Bassin du Diable et revenir sur ses pas en effectuant la totalité du sentier du Bassin du Diable - Arrivé à la route, redescendre en employant la route et plus particulièrement tous les raccourcis qui évitent de longs lacets - Arriver par la rue Tourette à la Rampe Ozoux et descendre vers le véhicule en coupant les lacets.

Le début du sentier du rempart

Une fois atteint le Grand Bras qui finit sa course sur quelques cailloux avant de se jeter dans la Rivière Saint-Denis (vignette en haut), marcher en rive droite du torrent. Peu de difficultés malgré les roches glissantes et racines de jamrosas. Les longoses deviennent de plus en plus nombreuses. Guetter sur la gauche, entre plantes et arbres, le départ du sentier, difficile à repérer pour les amateurs de GRR mais très instinctif pour les amateurs de randonnées peu ordinaires. On se trouve à une bonne cinquantaine de mètres du confluent. La falaise devient tellement verticale par la suite qu'aucun doute n'est permis. Les deux heures de montée peuvent débuter.

Le parcours, vu du Colorado

Quand on marche de Saint-Denis au Colorado, on termine à l'observatoire météorologique symbolisé par sa toiture en forme de boule blanche. Près de là se trouve un belvédère permettant d'admirer le fond de la Rivière Saint-Denis. En face, on devine très bien le Bassin Diable, le plus haut ; la cascade en amont et la petite en fin de course du Grand Bras. Le trait rouge montre le parcours qu'il faut effectuer pour s'échapper de la rivière pour remonter vers Bellepierre ou gagner le Bassin Diable.


Commentaires sur cette randonnée (5)

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Martial, 01/03/2019 19:30
Randonnée complétée le 08/02/2019 en 9h00

Cybruseb, je me ferai un plaisir de te renseigner, mais tu as déjà tout sur la fiche ; lis la attentivement, et tu auras quasiment tous les détails ; ayant participé à cette sortie, je reste à ta disposition pour de plus amples renseignements.

Cyrbruseb, 01/03/2019 18:52

Bonjour, j'aimerai beaucoup faire cette rando -accès facile ou difficile- (je suis randonneur aguerri).contactez moi svp en semaine n 'importe quand ou le we du 9-10 mars. cyril 0692.38.64.66

Timon Liliane, 16/02/2019 23:01

Tout est dis Mr Martial :) Reste que plus qu'a écarquillé les yeux de toutes cette beauté, et que de gratitude à mère Nature ;) cette cascade au bout la Rivière St-Denis me manque déjà une merveille, avec un aura à coup le souffle

Martial, 11/02/2019 15:51
Randonnée complétée le 08/02/2019 en 9h00

Je vais tout de suite classer cette sortie dans mes favorites, une manière des plus sportives pour rejoindre le fameux bassin du diable, dont le sentier d’accès classique nous y amène bien trop vite. La remontée de la rivière St Denis est splendide et très facile jusqu'au barrage; après, c'est une autre histoire, à réserver aux randonneurs aimants les sentiers vertigineux et la marche dans les ravines sur les rochers glissants. La montée du rempart à partir du Grand Bras jusqu'au sentier du bassin du Diable est d'anthologie et ravira les amateurs. Attention toutefois, ceux qui voudront le tenter à la descente (ce que personnellement je ne conseille pas) devront se munir d'une corde d'une quinzaine de mètres afin de s'assurer sur certains passages. Une fois atteins le sentier, ce n'est plus qu'une formalité de rejoindre le bassin et de revenir par le sentier classique. Photos jointes, 1-les artistes viennent jusque ici 2-les ravines coulent depuis le rempart 3-tout devient beaucoup plus sauvage après le rempart 4 et 5 la montée du rempart

Ousarsiph2, 10/02/2019 14:48
Randonnée complétée le 09/12/2018 en 6h00

Boucle faite par anticipation le 9 décembre dernier. Je pense, que le sentier Malide à trouvé son maitre (cf commentaires sur la fiche de ce dernier le qualifiant de plus raide de la région nord ; celui ci est bien plus raide !). J'ajouterais des conseils de prudence à ceux qui tenteraient de faire cette boucle dans l'autre sens...

Randonnée ajoutée le : 10/02/2019