Du Piton de la Ravine St-Gilles au Piton des Orangers par la Caverne du Maïdo

Difficulté
Difficile
Indice de confiance Bon
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 6h
Distance 17.4 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 2360 - 1765 m
Dénivelé positif 630 m
Dernière mise à jour 07/04/2020

Une heure trente d'effort pour 6 heures de bonheur

Cette boucle de moins de 20 kilomètres traverse des paysages très variés et se caractérise par plusieurs points intéressants : une grande grotte connue des fidèles des messes au Maïdo ; des paysages grandioses depuis une vingtaine de points de vue du rempart de Mafate entre le Piton de la Ravine Saint-Gilles et celui des Orangers ; un sentier connu actuellement des seuls bovins autorisés à paître dans ces brandes d'altitude mais dont la trace est très bien marquée sur les cartes IGN. C'est bien sûr la seule difficulté de la boucle et le GPS est très fortement conseillé aux randonneurs qui n'ont pas trop le sens de l'orientation ou à ceux qui désirent suivre cette trace au mètre près. Le sol est souvent dénudé ou couvert d'une courte végétation qui permet de très bien se repérer. D'autres portions envahies de fougères ou de plantes calcinées sont moins évidentes à suivre. Eviter ce jour là une tenue blanche qui sera très vite striée de dizaines de traits noirs. Des rubalises ou quelques cairns rassureront en cas d'hésitation. Une seule chose à retenir : marcher le plus droit possible en direction du sommet en longeant la rive gauche de la Ravine Saint-Gilles. Le sentier, très ancien, est souvent visible sur le sol ou dans les trouées de la végétation. Sentier à éviter par temps de brouillard. Lire ses responsabilités. Une fois atteint le sommet, il faut absolument prendre son temps et ne pas chercher à battre des records de vitesse car les paysages entre ces deux pitons sont parmi les plus exceptionnels de l'Île. C'est l'occasion de voir, tel un hélicoptère, tous les îlets du cirque, de Marla aux Orangers. Un parcours qui mêle un peu d'aventure à une balade agréable en bord de rempart ou dans les forêts de tamarins. Attention, si la température peut être forte à partir de 10 h, elle est parfois négative au petit matin (glace et givre fréquents en hiver).

La randonnée débute au grand parking utilisé par les fidèles pour certaines grandes messes du mois de mai rassemblant des milliers de catholiques. Redescendre de quelques mètres la route pour entamer la sinueuses Route Forestière des 1800. La balade est de tout repos sur la large piste recouverte d'herbe rase mais surtout de petits cailloux (Photo 1). Elle est bordée d'ajoncs d'Europe, de fougères, de branles verts mais aussi de carcasses de tamarins brûlés lors des incendies criminels (Photo 2). On peut observer quelques panoramas sur l'Océan en direction de Saint-Paul ou de l'Ermitage (Photo 3). Quelques vaches paissent parfois dans les brandes à la recherche d'un peu d'herbe. On passe une vingtaine de ravines très visibles sur la carte et dont certaines sont encaissées dans de profondes failles abruptes. Il est possible d'en longer quelques une à la recherche de bassins, crevasses, falaises et même cascades après les pluies. Ne pas manquer la Ravine de Saint-Gilles car c'est le repère pour trouver le sentier oublié qui montera en ligne presque droite jusqu'au rempart de Mafate (voir § ci-dessous). Ne pas dépasser le radier suivant et chercher à gauche la trace peu utilisée. Le sentier est très étroit, invisible sur les basaltes (Photo 4) ou sur les cailloux et comporte plus de traces de sabots que de chaussures de randonnée. Des rubalises de différentes couleurs sont installées sur les branches au début de la montée. On les retrouve de moins en moins nombreuses jusqu'à disparaître comme si les baliseurs avaient abandonné avant de rejoindre la piste du Maïdo ! Il chemine à distance presque égale entre les deux ravines à sec encombrées de milliers de branles ou tamarins brûlés (Photo 5). Plus haut, seule la Ravine de Saint-Gilles demeure sur la gauche. Si la végétation est trop dense, bien penser à reprendre le même axe à la sortie de l'obstacle. La montée varie en environnement tout au long du parcours mais pas la pente qui est constante (Photo 6). Elle devient pourtant plus forte à l'approche d'un petit piton qui domine dans la végétation (Photo 8). Il faut s'en approcher en suivant la trace jusqu'à un rocher caractéristique avant d'entamer la forte pente d'une vingtaine de mètres en longeant le cratère (Photo 9). Le sentier qui montait cette forte pente a souffert de l'envahissement de la végétation. On se retrouve au sommet rocheux avant de rechercher à nouveau la trace (Photo 10). Poursuivre vers l'est et traverser la ravine en amont avant de grimper une arête rocheuse mais cet écueil est sans danger. En cas de difficulté, rejoindre la ravine et la suivre au plus facile en cherchant les parties du sol les moins encombrées. Ce hors sentier n'est pas de l'aventure si on garde à l'esprit qu'il ne faut pas trop s'éloigner du fond de la ravine. La remontée se termine à la piste de la Glacière. Partir sur la gauche et emprunter un peu plus loin le sentier menant au Piton de la Ravine Saint-Gilles et au sentier de Bord (Photo 11). Les difficultés sont finies et le plaisir commence ici en regardant plus bas vers le Cirque de Mafate (Photo 12). La descente caillouteuse donne tous les 20 mètres un point d'observation nouveau (Photo 13). Plus on se rapproche du Maïdo et plus on devine le nord du cirque vers Roche Plate et la Crête des Orangers (Photo 14). Attention aux fissures indiquées par des panneaux et surtout celles qui ne le sont pas en bordure de rempart où le poids d'un randonneur peut les faire glisser 1000 m plus bas (Photo 15). Poursuivre vers le Maïdo en descente constante sur des millions de cailloux de toutes tailles, des roches ou plus rarement de la terre (Photo 16). On parvient, les chevilles en feu, au parking du Maïdo et son grand belvédère pour des panoramas déjà observés dans la descente et laissés aux touristes non marcheurs (Photo 17). Longer le belvédère jusqu'au point de vue sur les Orangers (Photo 18) et entamer une nouvelle descente caillouteuse vers le nord (Photo 19). Marcher dans les ajoncs et sur des parties terreuses jusqu'à la clôture puis au départ du sentier de Roche Plate (Photo 20). Avant de continuer, jeter un œil sur le parcours qui plonge vers la Brèche pour de nouveaux panoramas sur le Roche Ecrite ou le Cimendef (Photo 21). Poursuivre plein nord et longer le rempart (Photo 22) jusqu'aux abords du Piton des Orangers qu'on devine mieux que le Piton de la Ravine Saint-Gilles (Photo 23). Le sentier est très agréable sous les tamarins et sur la pelouse tout en bénéficiant de nouveaux panoramas sur Mafate. Le pare-feu Tête Dure est facile à trouver car le sentier coupe le rond-point qui termine la piste qui le traverse (Photo 25). Redescendre dans les herbes par la piste ou ses raccourcis jusqu'à une retenue d'eau sur la droite, cachée par les tamarins, très nombreux dans la zone. On parvient à un immense rond-point doté d'une bouche à incendie en son centre. Elle est destinée à ravitailler les hélicoptères et citernes de pompiers en cas d'incendie dans la région. Une piste herbeuse part sur la gauche et serpente sous les arbres jusqu'à la route du Maïdo. La suivre sans effort est un vrai plaisir, surtout que la fin de la boucle approche (Photo 26). A la route, prendre à gauche et rejoindre le point de départ en longeant les lacets ou plutôt en les coupant par les raccourcis créés à force de passages. Ne pas manquer, avant d'ôter les chaussures, le petit détour vers la Caverne du Maïdo située sous une cascade à sec du Bras de la Ravine Divon (Photo 27). La grotte est une longue cavité sous roche, peu profonde et qui abrite un des 5000 oratoires de l'Île (Photo 28). La ravine, qu'on peut suivre jusqu'à la route, comporte quelques petits bassins remplis après la pluie.

Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.

Itinéraire

Se rendre vers Saint-Paul par la Route des Tamarins - Prendre la bretelle vers le Guillaume et le Maïdo - Suivre les nombreux panneaux et rouler en direction de la Petite France - Passer le village, la luge, la route du Tévelave et rouler 1500 mètres jusqu'au Parking de la Messe - Débuter par la Piste Forestière des 1800 - Marcher jusqu'à la Ravine Saint-Gilles et la dépasser de quelques mètres - Prendre à gauche le TRÈS discret sentier qui remonte vers le Piton de la Ravine Saint-Gilles (voir explications ci-dessous) - Marcher jusqu'au rempart et le suivre en direction du Maïdo - Traverser le parking et profiter de la totalité du belvédère - Rejoindre le sentier de Roche Plate et poursuivre vers le Piton des Orangers - Au piton, bifurquer à gauche sur le pare-feu Tête-Dure et descendre jusqu'au point de ravitaillement des pompiers - Reprendre à gauche sur la Piste Forestière Oméga et rejoindre la route du Maïdo - Remonter vers le Maïdo, passer la Piste des 1800 et tourner à droite en face du panneau du parking de la Messe - Remonter le sentier en rive droite du Bras de la Ravine Divon jusqu'à la longue grotte avant de rejoindre le parking, fin de la boucle.

Le sentier lontan vers le Piton de la Ravine Saint-Gilles

Encore présent sur la dernière édition des cartes IGN, le sentier qui remonte en direction du Piton de la Ravine Saint-Gilles ne semble pas facile à repérer. Pour être certain de ne pas le manquer, repérer la discrète Ravine Saint-Gilles et surtout la suivante reconnaissable à son radier bétonné. Chercher entre les deux ravines, le discret départ du sentier. Ne pas entreprendre la montée sans être certain d'être sur le bon sentier. Un très vieille trace de peinture blanche sur une roche indique le départ réel. Un peu plus loin, quelques rubalises et traces de peinture blanche confirment le bon itinéraire.