Roche Plate depuis Saint-Joseph par la Rivière des Remparts

Difficulté
Moyen
Indice de confiance Excellent
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 8h
Distance 27.5 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 738 - 148 m
Dénivelé positif 670 m
Dernière mise à jour 24/06/2019

Roche plate - Galet rond

Le village de Roche Plate a failli totalement disparaître en 1965 après l'incroyable éboulis de Mahavel qui a obstrué la Rivière des Remparts, menaçant la Ville de Saint-Joseph d'une arrivée brutale de l'eau du barrage (voir les explications détaillées au point de vue sur Mahavel au Sentier Botanique de Notre Dame de la Paix). Les habitants, évacués ne revinrent pas vivre ici. Ce n'est que quelques années plus tard qu'une première activité d'hébergement voit le jour, redonnant vie à ce petit coin de paradis perdu à 3 heures de marche de la première route.
Cette randonnée est une façon de rejoindre l'îlet isolé de Roche Plate, la plus facile mais la plus longue. Le paysage de galets à perte de vue peut lasser les amateurs de forêts ou de vastes panoramas. Une route grise et poussiéreuse débute le parcours : préférer le dimanche pour la parcourir car en semaine c'est le va-et-vient incessant des camions transportant les galets au concasseur qui emplit les oreilles de son fracas et l'air de poussière malgré le passage d'un camion d'arrosage. Il est donc conseillé d'employer le trajet qui traverse l'Îlet Delbon, en rive gauche, avec un départ en ville. La largeur de la vallée par endroits et l'épaisseur de galets donne une petite idée de quelques millénaires d'érosion et de travail de l'eau. Pourtant très peu d'eau pour se rafraîchir car elle disparaît en quelques mètres sous terre aux alentours de l'embranchement avec le Bras Caron pour réapparaître seulement quelques kilomètres avant Saint Joseph. Ce trajet s'effectue également en 4x4 pour les clients des gîtes qui aiment moins la marche que la solitude.

La randonnée peut débuter à deux endroits différents : en longeant la rivière dès le départ ou en la rejoignant par l'Îlet Delbon. Dans le premier cas, il y a plusieurs possibilités de parking en bord de piste à condition de ne pas gêner les camions (Photo 1). En semaine, on comprend très vite que le trajet du départ va changer des endroits calmes en forêt à près de 2000 m d'altitude (Photo 2). L'autre solution conseillée : se garer au parking au centre ville et remonter vers l'Îlet Delbon par la Rue Joseph Hubert puis Guy de Ferrière jusqu'au départ du sentier qui démarre à gauche de la route et plonge tout d'abord vers l'îlet (Photo 4). Après quelques installations de pompage, le sentier se transforme en piste agréable et presque plate à travers un grand verger de plusieurs centaines de mètres dans lequel on ne prélève pas de fruits à la saison (Photo 5) ! La piste se termine à la rivière des Remparts dans une zone où le lit est creusé de bassins entourés de grandes plaques basaltiques (Photo 6). On peut filer tout droit jusqu'à la première piste et remonter le lit ou prendre à droite au plus près du rempart pour longer un ancien bras de la rivière, isolé par les alluvions laissées par un ancien cyclone (Photo 7). Commence alors une longue remontée dans les galets sur un fond de rivière transformé en plaine par les prélèvements et les crues (Photo 9). La piste est la meilleure solution car le sol y est tassé et plus plat qu'en hors sentier. Pourtant, ce hors sentier peut faire gagner du temps ou du moins des kilomètres quand il permet de couper une longue boucle de la piste. Mais il y a également des milliers de tonnes de sable qui se chargeront de remplir les chaussures. Le paysage est un peu toujours le même : des falaises plus ou moins hautes qui bordent un fond de rivière plat et recouvert de galets sur une largeur variable. On s'approche de la Source Cazala située en rive gauche à l'aplomb du serré de Grand Coude (Photo 10). Le petit cirque comportant une cascade est connu pour ses cultures de cresson (Photo 11). Sur les rives, lorsque le sol est plus plat qu'ailleurs, on remarque ça et là des zones cultivées dans de minuscules petits îlets (Photo 14). Fini le temps où on venait ici à pied pour cultiver le lopin. Désormais, presque tous les véhicules se rencontrent sur le trajet car tout le monde ne peut pas s'offrir un 4x4 tout terrain. On sait qu'il y a quelqu'un au travail quand on entend les bruits d'outils mais surtout quand on aperçoit le véhicule garé près du rempart. On frôle le départ du sentier qui remonte à Jean Petit (Photo 16) puis plus loin, plus difficile à repérer, celui qui remonte à Grand Coude depuis l'Îlet Dimitile (Photo 17). La montée se poursuit, toujours caillouteuse et bordée de hautes falaises verdoyantes (Photo 21). Certains îlets abandonnés ont été repris, sans doute par les familles et se repèrent facilement en hauteur grâce aux manguiers qu'on aperçoit de loin et aux touffes de bambous qu'on retrouve généralement en ces lieux (Photo 24). On s'approche du Bras de Mahavel et d'un vestige de l'éboulis venant du Bras, ayant obstrué pour un temps la vallée par des millions de mètres cubes d'éboulis tombés des flancs du Morne Langevin. La cicatrice est encore visible, notamment si on remonte vers Mahavel. On peut, à partir de ce point, rendre visite à la cascade mais la marche est obligatoire sur les cailloux et il faut rajouter deux bonnes heures pour avoir la chance de photographier la vallée avec un rideau d'eau qui en cache une partie. De l'autre côté du bras, le sentier grimpe un peu pour escalader une partie de l'éboulis encore en place et on se retrouve sur une large piste qui chemine sous les filaos qui créent une ombre agréable après ces kilomètres de galets surchauffés. Le sentier de l'époque a petit à petit été remplacé par la piste utilisée par les véhicules, laissant le plus souvent d'immenses ornières remplies de boue. Plus loin, quelques cultures, vergers, grosses touffes de bambous et des murs en pierre sèche indiquent qu'on arrive à l'îlet de Roche Plate (photo 26). Il comptait près de 250 personnes avant le grand effondrement ; on peut s'y ravitailler et y dormir. Chaque case est entourée de petites cultures, de fleurs et d'arbres fruitiers (photo 27). Si on a la chance d'y dormir au calme, on peut, dès le lendemain, parcourir la région pour de nombreuses autres destinations. Plusieurs gîtes sont à la disposition des marcheurs ou des touristes qui viennent en véhicule (photo 28).
Facile , pas très attrayante, cette randonnée donne pourtant l'occasion de mieux connaître la vallée de la Rivière des Remparts et un îlet perdu ailleurs qu'à Mafate. Si on veut visiter Roche Plate sans marcher et y séjourner, il y a la possibilité de s'y faire transporter en 4X4 en prenant contact avec un des gîtes.

Balises


Très peu de balises, voire pas du tout

Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.

Itinéraire

Se rendre à Saint Joseph - Solution 1 :  au rond point avant le pont prendre la direction de la Plaine des Grègues et tourner à droite vers le fond de la vallée de la Rivière des Remparts - Garer le véhicule sur un des nombreux emplacements le long de la route de service de la carrière de galets et graviers - Solution 2 : Préférer un départ en ville et une remontée des rues Joseph Hubert et Guy de Ferrière avant de traverser les vergers de l'Îlet Delbon et retrouver la rivière. Remonter la Rivière des Remparts - Passer l'Ilet Dimitile, le Bras de Mahavel puis le Barrage de Mahavel (le Déblai) - Traverser la forêt de filaos avant d'arriver sur Roche Plate - Le retour s'effectue sur le même itinéraire. Si un véhicule a été prévu, il est possible de rentrer sur Grand Coude ou par le Nez de Bœuf. Ne pas manquer d'effectuer la boucle du Fond de Sonje en cas de remontée vers le Nez de Bœuf.


Commentaires sur cette randonnée (4)

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Maxime Lenclen, 13/09/2018 20:27

Est-ce possible de camper à Roche Plate ?

Lucien, 26/07/2018 19:09
Randonnée complétée

faite ce jour depuis Jean Petit les Bas (29km) en 7 h hors pauses.
Très belle rando. a faire en hiver car pas d'ombre. AR sur la journée est un peu long mais le jeux en vaut la chandelle.

Sophie M, 10/09/2017 17:09
Randonnée complétée le 10/09/2017 en 7h00

Faite ce jour en 7 heures hors pauses depuis le début du sentier. Parfois sable, parfois galets, parfois gros galets, le circuit permet de bien faire travailler certains muscles des jambes pas toujours sollicités autrement ! Une fois à Roche Plate on a décidé de continuer un peu car il est vrai qu'il y avait un rassemblement de buggies. encore plus bruyants que les 4x4... il suffit de prendre la direction Nez de Bœuf, le sentier se rétrécit ; suivre l'indication "point de vue sur Roche Plate" pour être en hauteur et au calme pour le pique-nique (temps indiqué = 30 minutes, on en a mis 10 alors ne pas hésiter !). La forêt de filaos est très jolie avec le tapis de jouvences. On pensait aussi avoir chaud, mais on a eu du vent tout le long, plutôt pas mal. A faire une fois !

Alizon, 28/07/2017 23:26
Randonnée complétée le 28/07/2017 en 5h00

On a passé la carrière et on a continué sur la piste jusqu'au maximum que puisse passer une petite auto avant de s'enliser ou de crever les pneus sur un gros caillou ! Puis randonnée dans le lit de la rivière des remparts. Plat, très sympathique, paysages magnifiques ! En cette saison c'est parfait, mais l'été ça doit être dur (pas un coin d'ombre). Quand on arrive à Roche Plate c'est magnifique, d'abord les filaos, puis la foret et ce petit ilet. On croirait un oasis, très très joli.
A refaire et en poussant aux coins d'eaux un peu + loin une prochaine fois (30min de marche de l'ilet) !
Depuis là où nous avons la voiture, où il y a un croisement avec une piste qui part à gauche, une à droite et une tout droit, nous avons mis 5 heures aller et retour !

Randonnée ajoutée le : 01/01/2013