La remontée de la Rivière Ste-Suzanne à partir de Decotte

Difficulté
Difficile
Indice de confiance Faible
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 9h30
Distance 6.7 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1023 - 732 m
Dénivelé positif 480 m
Dernière mise à jour 22/08/2022

A éviter absolument après la pluie qui rend les galets glissants

Merci à Loïc de nous avoir guidés durant cette superbe sortie. Si nous sommes parvenus à le suivre partout, difficile de rivaliser avec les photos qu'il rapporte de ses expéditions.
8h30 pour 6700 mètres effectués par trois randonneurs sportifs, entraînés et rompus à ce genre d'exercice doit être le premier critère pour estimer que cette randonnée d'exploration est très difficile et ne s'adresse qu'à une minorité d’aventuriers. Le plus difficile n'est pas la partie sportive mais l'orientation pour trouver des traces de moins de 20 cm de large, quand elles existent.

Une bonne trentaine de bassins et cascades ponctuent la Rivière Sainte-Suzanne de sa source jusqu'à son embouchure. Plusieurs randonnées proposent d'en visiter en aval de Decotte, un hameau perché à 700 m dans les Hauts de la Perrière. Plus on monte et plus la difficulté se fait sentir comme sur la remontée de la rivière en amont du Bassin Carrosse. Cette très courte randonnée à la recherche de nouveaux bassins en amont de Decotte se situe un cran au-dessus de la précédente. Il faut, pour s'y lancer, un très bon état physique, un entraînement sérieux en orientation et un amour immodéré des sentes braco. La rivière, moins visitée en amont du pont, n'est pas salie pas tous les détritus que l'on peut retrouver en aval. Seuls les braconniers ont une fâcheuse tendance à laisser tout traîner autour des ruines de leur camp. Merci d'avance de laisser cet endroit vierge de tout plastique en rapportant ses déchets.
Conseil Randopitons pour les amateurs qui ne se sentent pas encore prêts à remonter la rivière : Se rendre au pont de Decotte et ne remonter que le sentier en bordure de rempart sans chercher à descendre aux cascades. Repérer les traces discrètes arrivant de la rivière et apprécier la pente d'un regard. Une fois cette reconnaissance effectuée, il sera plus facile de se lancer dans cette courte aventure en kilomètres mais longue en efforts.

La randonnée débute au pont enjambant la Rivière Sainte-Suzanne. Descendre directement dans le lit de la rivière par le sentier en amont du pont, rive gauche. Il est possible d'emprunter le sentier qui remonte dans le sous-bois puis de gagner les rochers un peu plus loin. Comme toujours dans ce genre d'exercice, marcher au plus facile en cherchant des traces sur les berges, en évitant les rochers ou en les franchissant par des sauts de cabri (Photo 1). Après trente minutes à chercher le meilleur passage, on se retrouve face à une petite falaise laissant imaginer le pire. Pourtant elle se passe assez facilement en utilisant les racines judicieusement placées par la nature (Photo 2). On parvient rapidement à une belle cascade alimentant un bassin d'eau noire (Photo 4). La haute falaise semble infranchissable. Partir en rive droite et débuter la montée par les basaltes de la rive (Photo 5). Remonter une petite ravine servant de captage et poursuivre vers le haut de la chute (Photo 6). Les tuyaux, qu'on rencontrera un peu partout lors de la montée indiquent que l'homme est prêt à tous les efforts pour distribuer ce précieux liquide. En cas de grosse fatigue, penser aux hommes qui ont acheminé ce tuyau sur plusieurs kilomètres et la fatigue diminuera aussitôt ! Après moins de trente minutes de cheminement sur les roches, on parvient à la Petite Chipie, plus haute, qui alimente un vaste bassin (Photo 7). C'est par la rive gauche qu'on quitte ce magnifique endroit. Pas de trace "officielle" visible mais des trouées dans la végétation invitent à grimper entre les roches (Photo 9). La végétation est assez clairsemée mais on rencontre deux barres rocheuses dans ce rempart déjà très pentu. Chercher le meilleur passage sans jamais s'éloigner d'une ligne assez droite vers le nord. On se retrouve sur le sentier le plus fréquenté par les marcheurs et cueilleurs (Photo 10). Ce sentier longe le rempart couvert de goyaviers et de longs sabres (Machaerina iridifolia) qui empêchent de profiter des paysages. On peut cependant voir la Forêt des Lianes dans certaines trouées (Photo 11). La trace est loin d'être un GRR mais même les novices peuvent la suivre sans hésitation (Photo 12). Un peu plus haut, près d'un tronc d'arbre en travers du chemin, un autre sentier de bonne qualité part sur la droite en direction du Piton Charpentier. Cent mètres plus loin, repérer sur la gauche, pour une prochaine fois, le sentier étroit qui descend au pied de la cascade de la Grande Chipie, repérable aux encoches faites au coupe-coupe sur l'écorce des arbres. Poursuivre un peu et entamer une descente assez technique en direction de la rivière. Les marches sont hautes, la pente forte mais les goyaviers aident à freiner la descente. On parvient près d'un petit bassin bordé de larges plaques basaltiques (Photo 13). Repérer l'endroit pour remonter plus tard sans chercher le sentier et entamer la poursuite de la montée. Après les basaltes, le fond est surtout constitué de gros blocs. Après 10 minutes d'acrobaties diverses, on parvient à une nouvelle chute très esthétique dans un cadre idyllique. La chute n'est pas très haute mais le vaste bassin d'eau claire et l'arbre qui la surmonte en font un endroit idéal pour la pause (Photo 14). Reprendre le chemin inverse, passer le point de départ du sentier et poursuivre vers l'aval. On passe près d'un des plus grands bassins de la journée, peu profond mais aux eaux claires (Photo 15). Plus bas, en prenant garde, on peut voir le bassin de la Grande Chipie qu'on a repérée depuis la route tout en profitant de la vue en direction de Sainte-Suzanne (Photo 16). Entreprendre la jonction avec le sentier utilisé en descente en reprenant le cheminement sur les grosses roches (Photo 17). La remontée est rude mais courte jusqu'au sentier qu'on reprend par la gauche. Ce sentier emprunte assez longuement le lit d'un ru à sec (Photo 18). Il s'en éloigne parfois de quelques dizaines de mètres avant de le reprendre et c'est là qu'il faut prêter attention à la direction à suivre. Ne pas manquer ces magnifiques étendues de goyaviers totalement habillés de longues mousses orangées magnifiées par les rayons du soleil (Photo 19). On retrouve, après une descente, une autre petite ravine qui peut abriter une grande flaque après les pluies. Le sentier qui descend vers la rivière est situé quelques mètres plus loin, sur la gauche et ne se repère pas aisément. Une fois repéré, monter un talus puis rejoindre la rivière par une des pentes les plus faciles de la journée. On parvient près de nouveaux bassins dont un grand et profond alimenté par une courte chute. Deux minutes plus tard, une petite cascade se contourne facilement par la rive droite (Photo 20). La jonction avec le prochain bassin ne prend que 15 minutes. Ses eaux profondes se prêtent agréablement à la baignade (Photo 21). C'est en rive gauche, au plus près du bassin, qu'on quitte ce nouveau lieu paradisiaque (Photo 22). Comme il n'y a pas de sentier, prendre garde pour rejoindre le haut de la chute par un passage vertical, assez technique. On parvient à un magnifique figuier aux longues tiges pendantes trempant dans un bassin. Il est facile de rejoindre le haut de la chute sur les basaltes de la rive droite (Photo 23). Plus haut, le prochain bassin, dans un cadre plus sauvage pourrait servir à une nouvelle pause mais il y a plus de 6 heures que l'on remonte la rivière (Photo 24). Débute la plus difficile jonction par la rive droite. Il faut monter assez fortement entre les arbres clairsemés au début puis les fougères et les sabres deviennent plus touffus sur le plateau. Ne pas chercher à s'éloigner de la rivière. Le bruit de l'eau guide et le GPS devient utile pour ne pas s'en éloigner. Une fois sur la rive, on se retrouve près de nombreux bassins profonds et sauvages. Repérer, avant de poursuivre, le début du sentier de remontée se situant en rive gauche à partir de la barre basaltique en amont des deux bassins, à deux pas d'une petite cascade (Photo 25). Il faudra passer au plus près de cette petite chute agréable pour traverser la rivière et trouver le sentier très raide remontant le rempart (Photo 26). Avant d'entreprendre la montée en direction du sentier principal, reprendre la remontée de la rivière. Le dernier bassin est situé au pied d'un grand cassé. La chute est presque tarie mais l'eau coule abondamment sur la rive droite depuis une source proche d'une grotte (Photo 27). Revenir à la cascade de la photo 26, entamer la rude montée entre sabres et goyaviers pour rejoindre le sentier. Après ces sept heures à monter et éviter des cassés, la jonction avec le pont de Decotte ne prendra que 90 minutes. On retrouvera les goyaviers, les longoses, les magnifiques mousses et les fonds de petites ravines sur une descente constante (Photo 28). A hauteur de Decotte, le sentier semble se poursuivre vers d'anciens champs envahis de fougères et longoses. Il faut absolument éviter de poursuivre tout droit dans ces propriétés privées qui pourraient créer des litiges avec les propriétaires. Chercher à droite le début du sentier. Il est moins instinctif que celui repéré vers les anciens champs. Le but consiste à plonger dans le rempart par un circuit assez technique et peu évident à repérer. Partir à droite à l'embranchement. Ensuite, suivre le sentier qui se rapproche du pont et de la rivière, parfois fortement et rencontre des tuyaux ou les longe avant de parvenir à la route, fin de cette difficile et magnifique boucle.

Balises

Pas de balisage

Profil

Plan de l'itinéraire

Itinéraire

Se rendre à Sainte-Marie ou Sainte-Suzanne puis quitter la voie rapide à la bretelle vers Bagatelle - Rejoindre Bagatelle puis Bagatelle Pointe Canal et suivre les panneaux du Bassin Bœuf - Poursuivre après le Bassin Bœuf jusqu'au hameau de Decotte - Continuer jusqu'au pont enjambant la Rivière Sainte-Suzanne et stationner au plus proche - Rejoindre la rivière et la remonter en suivant les indications du § ci-dessus - Faire demi-tour à la dernière chute présentée et rejoindre le point de départ par le sentir d'altitude.


Commentaires sur cette randonnée (14)

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Oremus, 05/09/2022 22:15
Randonnée complétée le 04/09/2022

Partie aval réalisée le 27/08/2022 avec Walking Dog 974 : très belle remontée de la rivière jusqu'au pied de la Petite Chipie. La montée du rempart en rive gauche en aval de la Petite Chipie fût effectivement la partie la plus compliquée de cette sortie : une bonne heure de montée très sportive. Le reste s'est fait sans encombres et le clou du spectacle fût la vue au-dessus de la Grande Chipie. Tout simplement magnifique !

Partie amont réalisée le 04/09/2022 avec Ousarsiph2 : une partie que j'ai trouvé beaucoup plus sauvage que l'aval, qui regorge de merveilles tant dans la rivière que sur le rempart. Le cheminement s'est fait sans encombres malgré un temps pluvieux rendant parfois les roches aussi glissantes que des savonnettes. Bien faire attention où l'on pose son pied. Attention, pour la dernière remontée du rempart : le départ de la sente se trouve au niveau de la barre rocheuse de la photo 26 et non la barre rocheuse de la photo 25. En cas de doute suivre la trace GPS qui est fidèle. Le départ est bien raide comme expliqué dans les précédents commentaires mais le terrain s'assagit ensuite rapidement. La dernière cascade de la photo 27 semble contournable, comme l'a indiqué Ousarsiph2. La rivière Sainte-Suzanne n'a pas encore révélé tous ses trésors...

Au final une randonnée à ne pas sous-estimer. Elle est longue, difficile, exigeante, mais tellement belle. En enlevant les pauses et les redites de parcours, j'arrive à un temps d'environ 10h (5h30 pour la partie aval et 4h30 pour la partie amont). Comme Martial je recommanderai de scinder cette randonnée en plusieurs parties si c'est la première fois qu'on l'effectue. Lisez bien la fiche et les commentaires qui vous apporteront de précieux conseils.

Je remercie enfin Walking Dog 974 et Ousarsiph2 de m'avoir accompagné lors de ces deux belles sorties.

Ousarsiph2, 04/09/2022 16:43
Randonnée complétée le 04/09/2022 en 6h30

Bonjour, boucle de la partie supérieure effectuée ce jour en compagnie d'Oremus. Le temps était humide voire pluvieux par moment, et les rochers bien glissants. Pas de réel souci cependant pour suivre la trace et contourner les cascades.
A noter : on doit pouvoir continuer, il y a bien un contournement de la dernière cascade, qui part raide en rive gauche, 20 ou 30 m en aval du bassin.
Par ailleurs, le sentier de rempart continue lui aussi (je l'ai emprunté sur quelques mètres) , et doit pouvoir se poursuivre jusque...

Walking Dog 974, 28/08/2022 00:11
Randonnée complétée le 27/08/2022 en 19h50

Bonjour, c'est avec beaucoup de satisfaction que j'ai fini de réaliser cette randonnée le 27/08/22 en compagnie d'Oremus qui a eu la gentillesse de répondre à mon invitation. Merci à lui.
J'ai parcouru cette sente dans le désordre (original !)
1- le pied de la Grande Chipie (non cartographié sur Randopitons mais évoqué ) - 19/07/22 - 7 heures
2- la partie amont - 02/08/22 -7 heures
3- la partie aval - 27/08/22.- 5h30
Ce samedi 27 août , vers 07h15, sous un ciel de plus en plus radieux, nous avons arpenté cette magnifique partie aval qui s'est révélée aussi physiquement exigeante que l'amont, ce qui me fait dire que j'ai bien fait de ne pas venir lors de la 1ère sortie initiée par Christian L, puisque je n'étais pas en état de le faire (grande fatigue).
Comme je m'y attendais, c'est bien le sentier de rempart permettant de sortir de la rivière qui nous aura posé le plus de difficultés : en effet, nous n'avions probablement pas trouvé le bon départ de sentier. et notre avancée fut grandement ralentie.
Cependant, en nous basant sur la trace et le GPS qui faisait son possible pour nous aider ("sauts" de localisation), et en adoptant le mode "sanglier furieux" 😇, nous traversâmes bon gré mal gré la végétation en suivant au mieux la trace.
Après avoir franchi les deux barres rocheuses intimidantes (merci la corde que j'avais apportée) et rencontré les touffes de sabres familiers plus haut, c'était gagné : le sentier principal fut retrouvé !
Dès lors la suite était (relativement) aisée et magnifique : quelle joie de se trouver sur le sommet de la Grande Chipie et d'admirer au loin le pont duquel nous venions et en arrière -plan Sainte Suzanne !
En tout, 3 sorties et près de 20 heures me furent nécessaires pour "boucler la boucle" de cette randonnée intraitable qui révèlera ses trésors à ceux et celles qui le désireront vraiment.
Elle est à l'image des Grande et Petite Chipies, princesse capricieuse et exigeante qui ira au bal avec les meilleurs prétendants....
J'ai aimé rencontrer cette "princesse des randonnées" qui ne se laisse pas faire...Superbes émotions.

photo 1 : la Petite Chipie et son bassin se trouveront au bout d'un lit pavé de rochers (glissants à souhait ce jour-là, ce qui me fit souvent marcher à 4 pattes pour éviter de tâter de la roche....normal pour un Walking Dog vous me direz...)
photo 2 : la Grande Chipie et la tête de la Petite Chipie- attention, le sentier n'est pas (encore) tracé sur Randopitons; c'est une chance pour moi que Martial m'y ait emmené. Merci Martial.
Note : j'ai ouï dire que les Crapahuteuses avaient trouvé plus facilement les 2 Chipies que beaucoup de messieurs....Mais c'est normal, entre filles, on se comprend😇 (attention, je n'ai pas dit que les dames Crapahuteuses sont des chipies, ne me faites pas dire ça !😁😇 )
photo 3 : le sommet de la Grande Chipie, magnifique tableau que je n'oublierai pas.
La Nature est merveilleuse.
photo 4 : des bassins et chutes de la partie amont (encore plus sauvage que l'aval).

photo 5 : quelques beaux passages (il y en a tant !) ; les sentiers sont eux aussi très sauvages et beaux par moments avec leurs troncs tortueux et leurs mousses ocres.
Note 2 : à propos du temps mis : 20 heures effectives, mais en décomptant les portions faites plusieurs fois à cause des 3 visites, et si je ne compte pas la sortie bonus du pied de la Grande Chipie, j'arrive à 12 heures environ, ce qui nous rapproche sensiblement des 08h30/09h30 de la boucle originale de Randopitons.
Oremus et moi sommes très contents de notre randonnée.
Mais cela n'aura été possible que par l'aide de Randopitons et Loïc, le guidage de Martial et Christian : cette randonnée se prépare et il ne faut surtout pas hésiter à se faire accompagner.

Merci à tous ceux qui m'ont permis d'arpenter cette sente.

Walking Dog 974, 03/08/2022 17:03
Randonnée complétée le 27/08/2022 en 19h50

Bonjour Jean Paul. Merci pour les explications et surtout pour cette très belle fiche dont je me souviendrai🙏🏻 (d'autant qu'il me reste la partie aval à découvrir). Impossible n'est pas Français, donc OUI c'est possible de réaliser cette randonnée en 08h30 environ 😁...surtout si c'est M.Randopotons qui le fait ✊️

JP Goursaud, 03/08/2022 16:25

@Martial, Christian et Walking Dog 974 : Bravo pour votre persévérance et le bouclage de cette fiche. Vos commentaires m'ont fait douter quant à la durée de 8h30 que je propose. J'ai repris trace GPS et photos du jour. Résultat : Partis à 7h15, retour à 16h30 soit 9h15 de sortie totale sans la descente à la Grande Chipie. 33 minutes de baignade à la photo 7 ; 25 minutes de réglages pour les photos de Loïc à la photo 14 ; 12 minutes de baignade à la photo 21 et 15 minutes de photos et d'exploration à la source et grotte de la photo 27 soit 1h25 à ne pas marcher et 7h50 de randonnée. C'est pour cela que j'ai proposé 8h30. Devant les difficultés que vous mentionnez, je rajoute une heure car je reconnais que nous étions avec Loïc qui avait reconnu les lieux. Reposez-vous bien.

Walking Dog 974, 03/08/2022 14:14
Randonnée complétée le 27/08/2022 en 19h50

Je suis en accord complet avec Martial et Christian que je remercie pour leurs précieux commentaires. Bien sûr, il me reste une partie à explorer, mais je peux déjà dire que cette randonnée au tracé si particulier est riche, très riche....de quoi constituer facilement 2 ou 3 fiches distinctes !
Cette randonnée est vraiment spéciale.
Je ne dis pas qu'il est impossible de tout faire en 08h30, mais alors il faut être très bon marcheur dans ce type d'environnement et être un as du chrono.
Nous, nous avons réalisé cette fiche étape par étape afin d'apprécier au mieux cette sortie (et aussi afin d'assurer notre sécurité je pense), sans parler de la partie bonus du pied de la Grande Chipie que je n'oublierai pas.

Lors d'une belle journée de ciel bleu, à nous les sentiers étroits de goyaviers les remontées de rivière et les passages dans la Nature sauvage et touffue
La visite de la dernière boucle en amont, longue et assez technique me fait dire que notre choix de rebrousser chemin la dernière fois était le plus sage finalement, surtout en termes de durée de réalisation et de fatigue accumulée.
Merci Martial.

Mais ce mardi, quel plaisir ! Les derniers bassins et cascades se méritent., et notre équipe s'est montrée efficace !
Une grande satisfaction fut tirée de cette journée !

Je remercie mes 3 compagnons pour leur rassurante présence et leur expérience.
Et quel plaisir de partager un repas de fin gourmet (merci Christian ) avant d'"avaler" une montée d'échappatoire tout aussi "fine" ! Lol !
Mon conseil : la trace Randopitons est très fiable sur cette randonnée.
Vous pouvez vous baser dessus sans problèmes. (la lecture de la fiche est également aidante, bien sûr ! ).
Je suis épaté par la précision de la trace réalisée par Jean- Paul dans ce genre de milieu difficile. Merci Jean- Paul !

Mon 2ème conseil : lisez les commentaires précédents (Martial, Christian ) pour bien vous rendre compte du niveau de difficulté de cette marche, mais aussi de sa beauté...

Merci Randopitons !

Martial, 03/08/2022 12:08

Après notre 3ème sortie le long de cette splendide rivière Ste Suzanne, par une magnifique matinée ensoleillé, nous clôturons cette fiche et même plus, puisque nous y rajouterons la descente au pied de la Grande Chipie et au dessus de la petite.
Mon conseil, pour réussir cette sortie, lisez et imprégnez vous de la fiche, lisez les commentaires, même s'ils sont long, et n'hésitez pas à la morceler en plusieurs parties pour s'imprégner totalement et plus longuement de toutes les merveilles rencontrées.
Gardez bien à l'esprit que c'est une sortie difficile, montés et descentes de rempart abrupt, contournement de bassins pouvant présenter divers dangers, progression sur des sentiers ou traces à peine visible; roches pouvant être extrêmement glissantes si le temps est humide.
En contrepartie, vous découvrirez des merveilles, dont seuls les aventuriers dans l'âme pourront se délecter.

Christian L, 03/08/2022 08:59
Randonnée complétée le 02/08/2022 en 7h00

La dernière partie de cette fabuleuse trilogie est effectuée avec une équipe inédite de baroudeurs expérimentés que sont Hervé, Martial et Walking Dog. Il s'agit de rejoindre les derniers bassins et cascades les plus en amont de la rivière Ste Suzanne, sans passer par les Chipies, sans descendre ou remonter par les sentes intermédiaires. Et pourtant il nous faudra encore 7 heures de gros efforts, et cela malgré un très beau temps (enfin!), des galets plutôt secs, le niveau de la rivière plutôt bas! De nouveau environ 5 petits kilomètres, soit une moyenne horaire très très faible.

Nous reprenons donc, la voie la plus rapide ou plutôt la moins lente, sans remonter dans la rivière, pour rejoindre le beau sentier de rempart en rive gauche au milieu des goyaviers, des arbres de la forêt de couleurs, des merveilleuses mousses qui cette fois-ci sont encore plus belles derrière l'écran de soleil et pour encore embellir le décor des orchidées en fleurs!. Le ru est beaucoup moins boueux et beaucoup moins glissant; la première descente vers le bassin atteint la seconde fois est encore marquée par nos traces d'il y a 15 jours et nous arrivons à ce lieu enchanteur où nous avions fait demi-tour en 1H 30, ce qui est exactement dans notre plan d'attaque.
La suite nous apprendra que si nous avions continué sous la pluie, dans le vent et le froid, ça aurait été l'enfer...Heureusement que nous avions écouté ce jour là la voix de la sagesse ...

Les bassins et cascades rencontrés sont de pure merveille mais mention pour le tout dernier (photo 27 du site) que nous quittons à regret en nous disant que de le contourner et d'aller voir plus haut ne serait pas une mauvaise idée pour une 4è visite. Ah, ah!...

Avant d'arriver à ce superbe bassin, ne pas oublier de signaler qu'il nous fallut gravir bien difficilement une montée de rempart dans une végétation de sabres inextricable mais Martial, en éclaireur nous ouvrit le passage (merci !) et les coupe-coupe restèrent sagement dans les sacs à dos, donc c'est que ça passe...mais à quel prix pour les bras et les jambes. Des efforts que je paierai plus tard, c'est à dire dans la nuit avec de grosses crampes et beaucoup d'agitation.

La grosse hésitation de la journée c'est pour trouver le sentier de la dernière remontée de rempart car en scrutant longtemps la photo 25 et le commentaire correspondant, nous en concluons que ce fameux sentier est au niveau de la barre basaltique entre les 2 bassins! Eh bien non!. Nicolas et Martial "fouillent" mais ne trouvent rien. Et c'est Nicolas qui déniche le passage situé environ 20 m plus en amont (merci!) car on a vite fait de perdre, comme nous, un quart d'heure à chercher. Ceci dit pour ceux qui viendront un jour mettre leurs pas dans les nôtres. Les cinq premiers mètres du sentier sont verticaux, bien cachés et nous laissent songeurs mais c'est bien là car ensuite c'est "l'autoroute".

Arrivés en haut du rempart, il ne reste plus qu'à se laisser glisser pendant 1h30 jusqu'au pont de Decotte par le même sentier déjà pris à l'aller. Une formalité.

Amis "randopitonneurs", si vous faites l'effort de relire mes 3 longs commentaires (là aussi, merci) vous risquez d'additionner les 3 temps d'expédition effectués et vous vous direz alors qu'il faut 22 heures pour effectuer la totalité de la boucle. Non bien sûr en y regardant de près d'autant plus que la fiche n'inclut pas une visite à la Grande Chipie (un gros bonus), mais nous pensons que tout faire en 8h 30, comme préconisé relève d'un exploit.

La rivière Ste Suzanne et le Bras Laurent regorgent de très nombreuses richesses qui se méritent au bout de plusieurs randos très exigeantes qui raviront les plus difficiles! Je reste émerveillé d'avoir déjà à mon tableau de chasse les bassins ou cascades Tarzan, Canne, Nicolle, Boeuf, Bois, Grondin, Carrosse, Pilon, Jacob, Petite Chipie, Grande Chipie, "Chipettes", "Arche du Paradis", tunnel de lave du Bras Laurent, etc...
Qu'en soit ici remerciés tous mes compagnons (encore un autre merci!!) qui m'ont guidé tout le long de cette longue rivière où les liens d'amitié se sont encore un peu plus tissés,
.

Walking Dog 974, 27/07/2022 22:08
Randonnée complétée le 27/08/2022 en 19h50

Je ne saurai mieux dire que mes accompagnateurs Martial et Christian qui ont tout dit.....cette randonnée est exigeante et c'est deja une bonne chose d'être allé au pied de la Grande Chipie....mais il me reste beaucoup de choses à voir ! Un beau parcours, prenant mais difficile .

Christian L, 20/07/2022 17:20
Randonnée complétée le 02/08/2022 en 7h00

Allez on y retourne " en battant le fer pendant qu'il est encore chaud " ! avec au programme cette fois-ci la Grande Chipie, vue seulement d' en-haut précédemment, la Petite Chipie, vue que d'en-bas précédemment et les bassins et cascades les plus en amont, jamais encore vus précédemment. Avec une nouvelle équipe de choc, inédite (avec Walking Dog ...without his dog, Raphaël et Martial notre guide.

La première grande difficulté sera finalement assez facilement vaincue, car nous étions déjà venus faire le repèrage dans la zone; nous avions cherché ce fameux sentier à gauche avant le carrefour du piton Charpentier...qui n'existe pas ! (randopitons a rectifié); nous avions également la trace de Loïc qui finalement correspond assez bien à nos deux tentatives précédentes avec le départ à gauche où de belles entailles sur les arbres encadrent l'entrée du pseudo-sentier, avec une descente raide tout droit dans les sabres et les goyaviers puis en obliquant ensuite à droite aux 3/4 de la descente pour trouver la très relative "faiblesse" du rempart. Comprenez qu'il faudra installer une longue corde ou une sangle pour se laisser glisser vers le bas en utilisant de belles racines mais seront-elles solides ? On a vu souvent des faiblesses de rempart beaucoup plus nettes ! On entend le bruit de l'eau, on entrevoit la Grande Chipie, mal cachée derrière un écran de végétation et on se dit que cette fois-ci c'est presque gagné ! Petit détour en haut de la Petite Chipie (waouh!) et remontée sur des gros rochers glissants à souhait pour enfin saluer la Grande Chipie (re-waouh!) qui nous reçoit dans son habit de lumière, une longue robe blanche qui traîne jusqu'à ses pieds avec une belle ceinture arc-en-ciel du plus bel effet. Le ciel est d'un bleu intense qui se marie bien avec les habits d'appârat de notre Chipie d'amour que nous quittons à regret en remontant le vertigineux rempart où nous sommes tout contents de retrouver la sangle laissée en place à l'aller.

Et voici la deuxième grosse difficulté de la journée car c'était sans compter la malice et le vilain tour que nous a joué la Chipie. Son foulard arc-en-ciel noué autour de la taille n'était qu'un leurre. En peu de temps, le vent s'intensifie, la pluie arrive et redouble d'intensité et le froid me gagne. Apparemment mes compagnons résistent mieux que moi et à la presque entière unanimité, (jolie tournure de phrase !) nous décidons de poursuivre plus en amont.

Je n'arrive pas à me réchauffer : le sentier est souvent un petit ruisseau moussu dans lequel nous pataugeons, les longoses et les goyaviers tout mouillés se frottent à mon short et à ma veste à peu près polaire. J'essaye de forcer un peu le pas pour ne pas trop m'engourdir, d'avancer "au mental" mais pendant plus de 3 heures, le froid ne me quitte pas. Les "méga-éclaircies" dont me parle Martial se réduisent à 3 minutes de trouées de ciel bleu. Bref, la Grande Chipie nous a bien eus !

Mais nous allons alors bientôt nous enfoncer dans une forêt extraordinaire, magique ( waouh !), jamais vue sur l'île à part peut-être tout en haut du Voile de la Mariée dans le cirque de Salazie. Des mousses jaunes, orangées qui dégoulinent des bois de pomme ou des goyaviers...et cela sur de longues portions. J'en oublie le vent glacial et le froid qui me pénètre malgré mes deux couches "polaires"; je photographie à tout-va même s'il faut sortir sans cesse l'appareil du sac à dos, détrempé et tout crotté et en me disant que malgré tout, les photos ne seront peut-être pas belles et qu'il faudra revenir.

La prochaine descente de rempart est un peu moins compliquée car il n'y a pas de rochers à "désescalader" mais l'épaisseur de la végétation et les énormes sabres trempés obligent à chercher sans cesse le meilleur passage. La rivière n'est pas loin. Une mignonne petite cascade alimente un grand bassin profond vert tendre qui se contourne en rive droite. Et là d'un accord totalement unanime nous décidons de faire-demi-tour : toujours la pluie, le vent et le froid. Il faudrait sinon remonter la rivière, avancer sur de gros rochers "savonnettes", risquer une montée rapide des eaux qui s'avèrerait dangereuse et terminer avec 2 heures de plus dans les jambes.
Pas impossible mais ça ne serait pas raisonnable.

Finalement les photos de mousses sont bien belles (re-waouh!) (du moins à mon avis) mais hélas, les derniers bassins et cascades ne sont toujours pas atteints. Il faudra donc revenir une 3è fois pour "boucler la boucle" ! Première tentative 8 h (pour 4 kms). Deuxième tentative (aujourd'hui, 7 h pour 5 kms), La troisième expédition devra nécessairement se solder par un succès même si de grosses difficultés -rempart, végétation, contournement des bassins- nous attendent. 6 heures ? Ce sera évidemment par grand beau temps, pour avancer sur des galets bien secs, pour nous frayer de nouveau des passages dans des rus ni boueux ni glissants et pour avancer triomphalement au milieu de la haie d'honneur des mousses jaunes et orangées !
Et cette fois-ci, nous nous garderons bien d'aller rendre visite aux Chipies !

Randonnée ajoutée le : 29/05/2021