La remontée de la Rivière Ste-Suzanne à partir de Decotte

Difficulté
Difficile
Indice de confiance Faible
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 8h30
Distance 6.7 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1023 - 732 m
Dénivelé positif 480 m
Dernière mise à jour 13/06/2021

A éviter absolument après la pluie qui rend les galets glissants

Merci à Loïc de nous avoir guidés durant cette superbe sortie. Si nous sommes parvenus à le suivre partout, difficile de rivaliser avec les photos qu'il rapporte de ses expéditions.
8h30 pour 6700 mètres effectués par trois randonneurs sportifs, entraînés et rompus à ce genre d'exercice doit être le premier critère pour estimer que cette randonnée d'exploration est très difficile et ne s'adresse qu'à une minorité d’aventuriers. Le plus difficile n'est pas la partie sportive mais l'orientation pour trouver des traces de moins de 20 cm de large, quand elles existent.

Une bonne trentaine de bassins et cascades ponctuent la Rivière Sainte-Suzanne de sa source jusqu'à son embouchure. Plusieurs randonnées proposent d'en visiter en aval de Decotte, un hameau perché à 700 m dans les Hauts de la Perrière. Plus on monte et plus la difficulté se fait sentir comme sur la remontée de la rivière en amont du Bassin Carrosse. Cette très courte randonnée à la recherche de nouveaux bassins en amont de Decotte se situe un cran au-dessus de la précédente. Il faut, pour s'y lancer, un très bon état physique, un entraînement sérieux en orientation et un amour immodéré des sentes braco. La rivière, moins visitée en amont du pont, n'est pas salie pas tous les détritus que l'on peut retrouver en aval. Seuls les braconniers ont une fâcheuse tendance à laisser tout traîner autour des ruines de leur camp. Merci d'avance de laisser cet endroit vierge de tout plastique en rapportant ses déchets.
Conseil Randopitons pour les amateurs qui ne se sentent pas encore prêts à remonter la rivière : Se rendre au pont de Decotte et ne remonter que le sentier en bordure de rempart sans chercher à descendre aux cascades. Repérer les traces discrètes arrivant de la rivière et apprécier la pente d'un regard. Une fois cette reconnaissance effectuée, il sera plus facile de se lancer dans cette courte aventure en kilomètres mais longue en efforts.

La randonnée débute au pont enjambant la Rivière Sainte-Suzanne. Descendre directement dans le lit de la rivière par le sentier en amont du pont, rive gauche. Il est possible d'emprunter le sentier qui remonte dans le sous-bois puis de gagner les rochers un peu plus loin. Comme toujours dans ce genre d'exercice, marcher au plus facile en cherchant des traces sur les berges, en évitant les rochers ou en les franchissant par des sauts de cabri (Photo 1). Après trente minutes à chercher le meilleur passage, on se retrouve face à une petite falaise laissant imaginer le pire. Pourtant elle se passe assez facilement en utilisant les racines judicieusement placées par la nature (Photo 2). On parvient rapidement à une belle cascade alimentant un bassin d'eau noire (Photo 4). La haute falaise semble infranchissable. Partir en rive droite et débuter la montée par les basaltes de la rive (Photo 5). Remonter une petite ravine servant de captage et poursuivre vers le haut de la chute (Photo 6). Les tuyaux, qu'on rencontrera un peu partout lors de la montée indiquent que l'homme est prêt à tous les efforts pour distribuer ce précieux liquide. En cas de grosse fatigue, penser aux hommes qui ont acheminé ce tuyau sur plusieurs kilomètres et la fatigue diminuera aussitôt ! Après moins de trente minutes de cheminement sur les roches, on parvient à la Petite Chipie, plus haute, qui alimente un vaste bassin (Photo 7). C'est par la rive gauche qu'on quitte ce magnifique endroit. Pas de trace "officielle" visible mais des trouées dans la végétation invitent à grimper entre les roches (Photo 9). La végétation est assez clairsemée mais on rencontre deux barres rocheuses dans ce rempart déjà très pentu. Chercher le meilleur passage sans jamais s'éloigner d'une ligne assez droite vers le nord. On se retrouve sur le sentier le plus fréquenté par les marcheurs et cueilleurs (Photo 10). Ce sentier longe le rempart couvert de goyaviers et de longs sabres (Machaerina iridifolia) qui empêchent de profiter des paysages. On peut cependant voir la Forêt des Lianes dans certaines trouées (Photo 11). La trace est loin d'être un GRR mais même les novices peuvent la suivre sans hésitation (Photo 12). Repérer sur la gauche, pour une prochaine fois, le sentier étroit qui descend au pied de la cascade de la Grande Chipie. Plus loin, près d'un tronc d'arbre en travers du chemin, un autre sentier de bonne qualité part sur la droite en direction du Piton Charpentier. Le délaisser et entamer une descente assez technique en direction de la rivière. Les marches sont hautes, la pente forte mais les goyaviers aident à freiner la descente. On parvient près d'un petit bassin bordé de larges plaques basaltiques (Photo 13). Repérer l'endroit pour remonter plus tard sans chercher le sentier et entamer la poursuite de la montée. Après les basaltes, le fond est surtout constitué de gros blocs. Après 10 minutes d'acrobaties diverses, on parvient à une nouvelle chute très esthétique dans un cadre idyllique. La chute n'est pas très haute mais le vaste bassin d'eau claire et l'arbre qui la surmonte en font un endroit idéal pour la pause (Photo 14). Reprendre le chemin inverse, passer le point de départ du sentier et poursuivre vers l'aval. On passe près d'un des plus grands bassins de la journée, peu profond mais aux eaux claires (Photo 15). Plus bas, en prenant garde, on peut voir le bassin de la Grande Chipie qu'on a repérée depuis la route tout en profitant de la vue en direction de Sainte-Suzanne (Photo 16). Entreprendre la jonction avec le sentier utilisé en descente en reprenant le cheminement sur les grosses roches (Photo 17). La remontée est rude mais courte jusqu'au sentier qu'on reprend par la gauche. Ce sentier emprunte assez longuement le lit d'un ru à sec (Photo 18). Il s'en éloigne parfois de quelques dizaines de mètres avant de le reprendre et c'est là qu'il faut prêter attention à la direction à suivre. Ne pas manquer ces magnifiques étendues de goyaviers totalement habillés de longues mousses orangées magnifiées par les rayons du soleil (Photo 19). On retrouve, après une descente, une autre petite ravine qui peut abriter une grande flaque après les pluies. Le sentier qui descend vers la rivière est situé quelques mètres plus loin, sur la gauche et ne se repère pas aisément. Une fois repéré, monter un talus puis rejoindre la rivière par une des pentes les plus faciles de la journée. On parvient près de nouveaux bassins dont un grand et profond alimenté par une courte chute. Deux minutes plus tard, une petite cascade se contourne facilement par la rive droite (Photo 20). La jonction avec le prochain bassin ne prend que 15 minutes. Ses eaux profondes se prêtent agréablement à la baignade (Photo 21). C'est en rive gauche, au plus près du bassin, qu'on quitte ce nouveau lieu paradisiaque (Photo 22). Comme il n'y a pas de sentier, prendre garde pour rejoindre le haut de la chute par un passage vertical, assez technique. On parvient à un magnifique figuier aux longues tiges pendantes trempant dans un bassin. Il est facile de rejoindre le haut de la chute sur les basaltes de la rive droite (Photo 23). Plus haut, le prochain bassin, dans un cadre plus sauvage pourrait servir à une nouvelle pause mais il y a plus de 6 heures que l'on remonte la rivière (Photo 24). Débute la plus difficile jonction par la rive droite. Il faut monter assez fortement entre les arbres clairsemés au début puis les fougères et les sabres deviennent plus touffus sur le plateau. Ne pas chercher à s'éloigner de la rivière. Le bruit de l'eau guide et le GPS devient utile pour ne pas s'en éloigner. Une fois sur la rive, on se retrouve près de nombreux bassins profonds et sauvages. Repérer, avant de poursuivre, le début du sentier de remontée se situant en rive gauche à partir de la barre basaltique entre deux bassins (Photo 25). Le bassin amont est alimenté par une fine cascade qui servira également de repère pour quitter les lieux (Photo 26). Avant d'entreprendre la montée en direction du sentier principal, reprendre la remontée de la rivière. Le dernier bassin est situé au pied d'un grand cassé. La chute est presque tarie mais l'eau coule abondamment sur la rive droite depuis une source proche d'une grotte (Photo 27). Revenir à la cascade de la photo 26, entamer la rude montée entre sabres et goyaviers pour rejoindre le sentier. Après ces sept heures à monter et éviter des cassés, la jonction avec le pont de Decotte ne prendra que 90 minutes. On retrouvera les goyaviers, les longoses, les magnifiques mousses et les fonds de petites ravines sur une descente constante (Photo 28). A hauteur de Decotte et de ses anciens champs envahis de fougères et longoses, partir à droite à l'embranchement. Ensuite, emprunter le sentier qui redescend le rempart, parfois fortement et rencontre des tuyaux ou les longe avant de parvenir à la rivière et au pont, fin de cette difficile et magnifique boucle.

Balises

Pas de balisage

Profil

Plan de l'itinéraire

Itinéraire

Se rendre à Sainte-Marie ou Sainte-Suzanne puis quitter la voie rapide à la bretelle vers Bagatelle - Rejoindre Bagatelle puis Bagatelle Pointe Canal et suivre les panneaux du Bassin Bœuf - Poursuivre après le Bassin Bœuf jusqu'au hameau de Decotte - Continuer jusqu'au pont enjambant la Rivière Sainte-Suzanne et stationner au plus proche - Rejoindre la rivière et la remonter en suivant les indications du § ci-dessus - Faire demi-tour à la dernière chute présentée et rejoindre le point de départ par le sentir d'altitude.


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Randonnée ajoutée le : 29/05/2021