De la route de Cilaos à l'Ilet à Malheur

Difficulté
Difficile
Indice de confiance Faible
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 2h30
Distance 2.2 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 790 - 465 m
Dénivelé positif 380 m
Dernière mise à jour 12/01/2019

A réserver aux aventuriers nostalgiques

Attention : l'Ilet à Malheur est la concession d'une famille du Serré qui ne tient nullement à ce que son terrain soit visité. Le sentier pentu peut constituer une belle sortie sportive pour les initiés mais il est demandé à chacun de ne pas dépasser le manguier en début de propriété. Toute incursion dans la propriété privé s'effectue sous la responsabilité de celui qui s'y aventure. Ne pas tenir compte des renseignements fournis sur ce plateau abandonné et surtout ne rien prélever à quelque titre que ce soit.

Effectué une première fois en 2012, non terminé pour cause de végétation envahissante, cet itinéraire était sans cesse remis au lendemain. La fiche encourageait les courageux à rechercher le sentier recouvert de toutes sortes de plantes dont les lantanas griffus ou les chocas pointus. Après quelques courriers de passionnés qui avaient retrouvé le lieu, il y avait assez d'éléments pour relancer cette courte expédition et remettre à jour cette fiche. Comme pour tous les sentiers oubliés, si chaque randonneur partait avec un coupe-coupe et enlevait les feuilles ou branches gênantes fraîchement repoussées on fabriquerait en quelques semaines un GR que l'ONF n'aurait plus qu'à baliser ! Cet aller-retour en forte montée ne s'adresse pas à tous les marcheurs. Il faut de la motivation pour effectuer l'ascension où les mains sont souvent utilisées, où les mollets sont toujours griffés (prévoir un pantalon), où l'équilibre est parfois instable et les fausses pistes courantes malgré les branches en travers de certaines fausses pistes. Mais on oublie l'effort aussitôt le petit plateau atteint car on se retrouve au siècle dernier en pensée et on imagine l'habitant des lieux en train de cultiver ce qui est désormais une jungle presque inextricable. Quelques pieds de mangues ou de goyaves (comme on dit ici) disséminés et un pied d'ananas sont les seuls vestiges de ces cultures. Partout des murettes sont érigées et couvertes de fougères ou longoses. Des traces de cases sont encore visibles et des ustensiles traînent au sol dont un alambic et un creuset qui ne sent plus l'ail depuis fort longtemps (Photo 19). Le lieu semble manquer d'eau et la vie devait y être rude ; le court sentier demandait un bon effort mais les paysages alentour permettaient certainement de se reposer en rêvant.

Cette très courte mais sérieuse sortie débute par un escalier visible en bord de route de Cilaos, quelques centaines de mètres avant le premier petit tunnel. Les chocas ont mangé les trois quarts de la construction mais on passe encore aisément. La pente est immédiate et ne cessera qu'à la première ravine puis au plateau. C'est souvent le coupe-coupe à la main qu'on effectue la montée en coupant tout ce qui a repoussé sur l'étroit trajet. Attention de ne pas glisser sur les longues feuilles de chocas coupées qui se transforment en skis sur un terrain pentu où la neige est remplacée par de la terre ou des jouvences glissantes. La chute peut être très rapide et les ravins alentour sont profonds ! Les marches sont parfois très hautes et il faut chercher les arbustes ou racines salutaires sur le bord. Quelques courtes portions vertigineuses obligent à prendre un peu plus garde à l'emplacement des pieds. On atteint sans trop de problème une ravine qu'il faut suivre sur quelques mètres avant de partir sur la gauche pour éviter une haute barrière rocheuse. Une série de lacets où le sentier est encore bien marqué permet d'atteindre le bord du plateau. On est accueilli par un manguier après un passage à plat dans des fougères. Quelques traces ouvertes par des visiteurs permettent de se balader dans la zone et de rechercher les murettes, traces d'enclos à bétail, de case, ou signes de vie. Cultiver à nouveau la zone demanderait des mois de défrichage et des tonnes de courage. La descente peut reprendre après cet émouvant pèlerinage. On retrouve en descente toutes les difficultés rencontrées dans la montée mais on bénéficie de plus beaux panoramas sur le cirque ou la vallée du Bras de Cilaos.
Deux seules difficultés pour atteindre le sommet sans encombre : avant la ravine, un petit éboulis a détruit une portion de sentier. Il faut passer dans les branches du poivrier qui est couché sur le côté (passage taillé au coupe-coupe). Après la ravine, on se retrouve au pied d'une falaise infranchissable (Photo 10). Remonter le fond de la ravine caillouteuse et bifurquer à gauche pour retrouver assez facilement le sentier.

Particularités

Balises

Pas de balises

Profil

Plan de l'itinéraire

Itinéraire

Se rendre à Saint-Louis puis à la Rivière et prendre la direction de Cilaos – Après avoir passé l'Ilet du Petit Serré puis la grande boucle offrant deux points de vue, garer le véhicule à gauche de la route, exactement 600 m avant le premier tunnel, près d'un escalier qui débute près de la ravine qui coule parfois en petite cascade – Débuter par les marches de l'escalier et suivre le sentier jusqu'à l'îlet à Malheur – Effectuer une visite du lieu si la végétation le permet - Le retour emprunte le même itinéraire.

Le film de martial Bertrix

7 minutes de film pour mieux appréhender les efforts à fournir pour cette montée sportive sur un sentier encombré et étroit.. Merci à Martial et René qui ont respecté les lieux et n'ont pas dépassé le manguier.


Commentaires sur cette randonnée (6)

Vous devez être connecté pour ajouter un commentaire.
Fanch, 09/05/2019 19:01
Randonnée complétée le 04/03/2017 en 2h00

A MARKUS : excellente nouvelle!

markus, 09/05/2019 16:08

Tous le sentier (que j'ai parcouru aujourd'hui) a été nettoyé, et on arrive au manguier en moins d'une heure de marche tranquille ( attention tout de même à quelques portions de sentier pentues, friables et glissantes, surtout après la ravine, ou plutôt avant, au retour, la descente étant, comme souvent, plus dangereuse!)

Christian Léautier, 12/01/2019 15:15
Randonnée complétée en 2h30

Peut être le moment d'aller jusqu'à l'ilet à Malheur! (et même plus loin!!!) Le monumental escalier de pierre qui démarre la rando à partir de la RN 5 a été nettoyé des chocas envahissants ! le nettoyage est confirmé pour la suite. Je suppose que le propriétaire a poursuivi jusqu'à l'ilet ( non testé ce jour) ? A effectuer en tenant compte des conditions restrictives à partir du manguier (photo 13) pour respecter scrupuleusement la propriété privée. Belle rando sportive mais où les difficultés que nous avions rencontrées il y a plus de 2 ans seraient alors atténuées si le nettoyage du sentier était confirmé jusqu'à l'ilet. En attente d'un commentaire....Merci d'avance.

Fanch, 04/03/2017 21:24
Randonnée complétée le 04/03/2017 en 2h00

Merci Christian, je connais très bien ce sentier pour avoir cherché longtemps, à l'époque où Randopitons n'avait pas encore dépassé cette ravine, le passage vers l'Ilet. Je suis aussi monté sur le plateau... jusqu'au manguier. La ravine est désormais méconnaissable. Autrefois végétale, elle est purement minérale désormais. L'accès vers l'Ilet est désormais devenu très difficile sans un poil d'aménagement (marches, paliers). J'ai dans l'idée d'y revenir bientôt et aussi d'atteindre une plateforme qui se situe dans le prolongement direct de la ravine qui échoit au niveau du parking.

Christian Léautier, 04/03/2017 17:25
Randonnée complétée en 2h30

Pour répondre à Fanch et pour avoir fait avoir plaisir cette difficile rando avec JPG , il faut bien remonter la ravine sur 20-30m environ (si ma mémoire est bonne) puis bifurquer à 90° à gauche car ensuite le sentier, bien étroit, ne se perd pas des yeux. Mais effectivement peut être que Carlos vous a joué un mauvais tour.Très beaux panoramas en montant et émotion à l'arrivée à l'ilet que nous avons scrupuleusement respecté.Des souvenirs inoubliables.

Fanch, 04/03/2017 13:40
Randonnée complétée le 04/03/2017 en 2h00

Un sentier lontan qui tombe en désuétude. Amis des chocas passez votre chemin, ma sortie matinale se changea vite en raid à la machette contre cette sympathique espèce végétale tant appréciée des gens de l'Entre-Deux. Malgré leur envahissement, le chemin se devine encore très bien jusqu'à la fameuse ravine qui nous empêcha longtemps de trouver l'entrée de l'Ilet. Auparavant quasi inextricable, celle-ci est méconnaissable pour les rares amateurs de sentes marronnes. M'est avis que les eaux de CARLOS ont fait un ménage décisif et rédhibitoire pour remonter jusqu'au plateau. Il va falloir refaire quelques marches pour atteindre les 100 derniers mètres. Ce jour, je n'ai pu accéder à l'Ilet à Malheur.

Randonnée ajoutée le : 01/06/2015