Le Piton Bé Massoune par le Petit et Grand Plate depuis l'Aire du Dioré

Difficulté
Difficile
Indice de confiance Moyen
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 9h
Distance 24.8 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1615 - 410 m
Dénivelé positif 1360 m
Dernière mise à jour 20/08/2020

Longue montée pour mieux voir le Trou de Fer

Voici une autre manière de découvrir Salazie en suivant longuement le rempart nord pour dominer le cirque de Petit Trou jusqu'à la Mare à Martin. De très nombreux emplacements permettent de se régaler des splendides panoramas sur l'ensemble des ilets et des pitons. On a d'excellentes vues sur le Trou de Fer, le Cap Anglais et bien sûr le Piton des Neiges. Aucune véritable difficulté par temps sec mais il faut faire attention aux parties glissantes et à certaines racines par temps humide. Le sentier est assez peu fréquenté malgré la beauté des lieux. La première partie permet de se gaver de goyaviers avant de traverser une longue portion constituée de branles géants aux racines aériennes. Les bois de couleurs et quelques rares mais beaux tamarins n'apparaissent qu'à l'approche du Bé Massoune. De très nombreux couples de merles pays sifflent mais font tout pour ne pas être photographiés. Emporter une bonne provision de boisson car la route est assez longue et on ne rencontre aucune source.

La randonnée débute à la fin de la belle piste constituée de deux bandes de roulement bétonnées sur lesquelles il est difficile de se croiser. Après un grand virage, elle se finit à un parking. Une barrière empêche les véhicules de poursuivre (Photo 1). Emprunter la nouvelle piste, très agréable également et entamer la longue montée au Bé Massoune sur un sol herbeux, en général très bien entretenu (Photo 2). Des kiosques sont installés un peu partout et s'avèreront utiles au retour, surtout si, comme souvent, la pluie est de la partie. On domine une longue partie de la côte de Sainte-Marie jusqu'à Bras Panon (Photo 3). Marcher jusqu'à une grande aire recouverte de pelouse comportant un kiosque. La piste est de plus en plus étroite et se transforme en sentier qui pénètre dans la Forêt Communale de Saint-André (Photo 4). La pente est parfois forte sur les racines, roches ou portions boueuses. Les goyaviers ont pris possession d'une bonne partie de la montée (Photo 5). On coupe plusieurs fois l'ancien sentier de moins en moins utilisé mais il est possible d'en emprunter des tronçons. Les petits pandanus des hauts occupent également de grandes surfaces. On par vient en 45 minutes au point de vue annoncé plusieurs fois depuis la barrière (Photo 6). Après cette longue montée dans la végétation, on peut se reposer un instant face au vide et on se régale des panoramas sur la Vallée de la Rivière du Mât, le Bonnet d'Evêque et le Bonnet de Prêtre à nos pieds. Un dernier kiosque permet également de souffler. Le sentier se poursuit en direction du rempart. Plus on montera vers le Bé Massoune, moins le sentier sera fréquenté. Plus loin, une belle vue complète de la Cascade Blanche permet d'en apprécier la hauteur de 600 mètres et pourquoi pas de rêver d'un jour la descendre en rappel avec une équipe de canyoneurs. Après les pylônes poursuivre plein Ouest, et marcher toujours à quelques mètres du bord du rempart qu'on ne quittera qu'une seule fois pour pénétrer dans la forêt et atteindre le Grand Plate. Les fougères, sabres et pandanus représentent une grande partie de la végétation (Photo 7). Quelques arbres morts, recouverts de mousses, de fougères ou d'orchidées dépassent ça et là (Photo 8). Le sentier comporte toutes les difficultés classiques des sentiers de forêts humides : parties pentues avec ou sans marches de rondins, parties boueuses ou marécageuses, portions herbeuses et agréables, petites pentes ou descentes pour franchir des aspérités du sol. La montée est à peu près constante jusqu'au rempart verdoyant du Grand Plate qui nécessite une incursion en forêt plein nord avant de retourner vers le rempart une fois le piton atteint (Photo 9). Si le Petit Plate est un plateau, le Grand Plate est le départ d'un second plateau qui de loin, vers Salazie, peut donner l'impression d'un piton (Photo 11). Le cheminement s'effectue en forêt dans une très belle végétation constituée de pimpins, fougères, sabres, branles au troncs tortueux (Photo 12) et orchidées de toutes sortes (Photo 13). Après avoir retrouvé le rempart, les panoramas s'élargissent de la Vallée de la Rivière du Mât au cirque tout entier. Les vues sont réellement impressionnantes (Photo 14). Le Gros Morne au loin occupe une grande partie du panorama (Photo 15). On admire l'inaccessible Trou de Fer dont on remarque bien le rempart vers la Forêt de Bélouve (Photo 18) dominé par le Mazerin. Sur la droite, on voit toutes les cascades qui blanchissent le rempart vers Bélouve et le Cap Anglais (Photo 19). On devine sans problème le col de la randonnée qui part du Plateau Wikers vers le Trou de Fer par le Bras de Caverne (Photo 20). Après une descente inattendue on reprend la montée vers le Bé Massoune. La végétation change peu à peu à l'arrivée vers le piton et l'on voit de plus en plus de tamarins, de grands bois de couleurs moussus (Photo 23), de calumets et de fougères. Plus de difficultés particulières jusqu'à l'arrivée au sommet qui, comme les autres, ne se remarque pas par la pente qu'il faut grimper pour atteindre le sommet mais plus souvent par l'angle qu'il fait dans le rempart, lui donnant du bas cette impression de piton. Le piton n'est pas un terminus du sentier qui se prolonge dans la même végétation vers le Piton Plaine des Fougères qu'on aperçoit plus haut sur la droite. Si un véhicule a été prévu à Grand Îlet, on peut très bien continuer jusqu'à une petite Vierge sous un arbre et prendre à gauche le sentier qui dévale la pente presque verticalement pour rejoindre Bé Cabot, sinon, on reprendra la descente vers le Dioré en profitant souvent moins des panoramas car le brouillard aura certainement fait son apparition.

Particularités

Balises

Pas de balise

Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.
Site géologique  Sites géologiques, en partenariat avec Laurent Michon, laboratoire Géosciences Réunion.

Itinéraire

Se rendre à Saint-André puis à la Rivière du Mât les Hauts - Prendre la direction du Lotissement du Dioré - Passer le lotissement et poursuivre environ un kilomètre avant de bifurquer à droite juste avant le stade de football - Suivre ensuite les pancartes indiquant la zone du Dioré sur une belle piste constituée de deux bandes de roulement bétonnées - Garer le véhicule au parking situé  à la barrière marquant la fin de la zone autorisée aux véhicules - Continuer à pied sur la piste puis sur le sentier jusqu'au point de vue sur Salazie - On ne quittera plus le rempart jusqu'au Piton Bé Massoune - Le retour s'effectue par le même itinéraire. L'idéal pour cette sortie consiste à prévoir une véhicule à Grand Ilet (ou prendre le bus) et regagner Bé Cabot et la Mare à Martin.

Randonnée ajoutée le : 01/03/2014