La remontée du Bras des Lianes à partir de Bellevue les Hauts

Difficulté
Très difficile
Indice de confiance Moyen
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 6h
Distance 7.7 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 538 - 228 m
Dénivelé positif 380 m
Dernière mise à jour 28/09/2022

Attention au niveau de l'eau

Le Bras des Lianes se visite pour aller à la rencontre de deux beaux bassins par des randonnées assez accessibles à tous à partir du village de la Rivière du Mât. Comme toutes les rivières de l'île longées par des pêcheurs pas toujours en règle avec l’administration, le torrent venant de la Forêt Domaniale des Lianes n'échappe pas à la petite sente discrète suivant ses berges au plus facile. Cette boucle permet de suivre le Bras des Lianes vers l'amont à partir du Bassin des Aigrettes. La remontée du bras est à réserver aux randonneurs entraînés ne craignant ni de perdre la trace des yeux ni de se mouiller parfois jusqu'à la poitrine pour atteindre l'altitude de 305 m et retrouver le sentier des canyonistes qui remontent à Bellevue les Hauts. L'itinéraire proposé, qui ne débute pas à l'aire de repos des Berges de la Rivière du Mât, emprunte un très agréable sentier descendant de Bellevue, à travers une belle forêt de bois de couleurs, hélas envahie de goyaviers. C'est donc une longue mais agréable descente qui attend les aventuriers avant de remonter la rivière par des portions parfois techniques. Le sentier de remontée à Bellevue les Hauts est extrêmement raide (voir profil) mais très bien tracé avec des racines judicieusement réparties par la nature. Attention, cette sortie ne s'improvise pas au dernier moment et doit tenir compte d'impératifs à respecter : 1 - La piste de départ entre les cannes est privée, ne jamais s'en éloigner ni pénétrer dans les champs ; 2 - Seuls les canyonistes ont l'autorisation de traverser le champ à la fin du sentier échappatoire ; 3 - Ne jamais entreprendre la remontée du torrent en période de précipitations qui augmentent le débit et le niveau de l'eau.

La randonnée débute sur le Chemin de Bellevue les Hauts (route de l'Eden et Cascade du Chien) que l'on a emprunté à partir de Vincendo. Plusieurs emplacements de stationnement se trouvent entre la piste de départ et celle du retour. La trace proposée commence près de la pancarte jaune du dernier parking. Il faudra obligatoirement effectuer la jonction en marchant sur la route, très peu fréquentée entre végétation assez fournie et champs de canne à sucre (Photo 1). Nombreuses sont les pistes débutant à gauche pour rejoindre des habitations ou propriétés privées. Voir la carte pour ne pas manquer celle partant vers le sentier. Emprunter une courte portion de cette large piste jusqu'aux quelques pieds de palmistes. Partir à gauche et suivre au mieux un chemin longeant les cannes, très envahi de végétation (Photo 2). Lorsque la piste, plus propre, fait un virage vers la gauche, chercher à droite le départ du sentier caché par les fougères (Photo 3). On est immédiatement surpris de trouver un sentier praticable après les 300 m effectués dans les hautes herbes pour y parvenir. Il descend entre les bois de couleurs très envahis par endroits de goyaviers (Photo 4). Le sol est terreux, parfois glissant recouvert aussi de feuilles tombées des arbres moussus (Photo 5). Des aménagements de qualité sont encore en bon état dans les parties les plus pentues (Photo 6). On rencontre une première bifurcation. Le sentier file droit en direction du Bras des Lianes. Prendre celui de droite partant à angle droit. Si le chemin parcouru jusqu'ici était en descente, ce nouveau sentier est plus facile car il longe souvent la courbe de niveau, n'effectuant des montées et descentes que pour le franchissement des ruisseaux. Plus loin, il descend également. On rencontre quelques passages délicats assez pentus et glissants lorsqu'ils sont humides (Photo 7). Le sentier traverse une zone ombragée occupée par des palmiers avant de rencontrer une ravine caillouteuse assez large qui se franchit à gué les pieds au sec (Photo 8). Toujours bordé de nombreux goyaviers il descend également au plus près de magnifiques spécimens de bois de rempart. Après 40 minutes de descente assez agréable dans ce sous-bois glissant, on se retrouve sur le sentier venant de la Rivière du Mât pour rejoindre le Bassin des Aigrettes. Les longoses cachent le départ du sentier pour les randonneurs désireux d'effectuer le parcours à l'envers. Pour être certain de ne pas le manquer, se repérer au petit ruisseau traversant le sentier et se poursuivant par une petite cascade (Photo 9). La suite est une balade en direction du bassin sur un très large sentier utilisé pour remonter vers la boucle du Bassin des Aigrettes (Photo 10). Plus loin, on rencontre le sentier venant de droite en longeant le bras depuis le village. Partir à gauche sur une forte montée et rejoindre en un petit quart d'heure le bassin que l'on peut atteindre en passant sur les gros rochers qui l'entourent (Photo 11). La chute est toujours aussi agréable dans son cadre végétal et minéral (Photo 12). Revenir un peu sur ses pas puis emprunter le sentier plus étroit mais tout aussi pentu qui remonte en direction du haut de la cascade (Photo 13). Il est possible de s'approcher du bord de la rivière pour apercevoir la chute précédant celle aperçue au bassin. Le canyon est étroit, le courant très fort, les berges glissantes, aussi, prendre garde à l'approche (Photo 14). Reprendre le sentier et entamer une courte montée qui éloigne un peu du torrent. Très vite, on trouve sur la droite une autre sente repartant vers le Bras des Lianes. Débute alors une remontée du cours d'eau qui offre déjà de très beaux bassins d'eau claire abritant quelques cabots bleus (Photo 15). L'étroite trace s'éloigne très rarement des berges. De rares rubalises rassurent lorsque l'on croit perdre la bonne direction (Photo 16). Quelques bassins méritent un arrêt pour apprécier la beauté des sites (Photo 17). Les falaises bordant le torrent empêchent parfois le sentier de passer au plus près. Il faut alors remonter un peu pour les contourner à travers les jamrosats (Photo 18). Le courant devient parfois plus violent mais il y a toujours un passage pour éviter les remous (Photo 19). Après 45 minutes de sentier, on arrive à une cascade coulant en rive gauche. On peut toujours suivre le sentier et ses rares rubalises pendant près de 30 minutes. Plus haut, il faut se rapprocher au plus près de l'eau et trouver le meilleur passage entre les rochers qui peuvent être glissants (Photo 20). Les rives s'élèvent et se rapprochent. Plus moyen d'échapper aux pieds dans l'eau et très vite, on réalise qu'il faudra se mouiller jusqu'à la poitrine (Photo 21). Il n'est pas trop tard pour renoncer en cas de panique ou du niveau trop haut qui imposerait de nager. Ces passages ralentissent considérablement la progression mais on arrive bientôt près d'un gigantesque rocher en travers du lit annonçant la fin proche de l'aventure. Franchir une dernière fois le Bras des Lianes en contournant l'énorme masse (Photo 22). Une cascade sur la droite sert de repère pour commencer à chercher le sentier remontant vers Bellevue les Hauts (Photo 23). L'endroit charmant invite à une pause avant la très sportive remontée. Repérer le départ du sentier près d'un gros rocher surmonté d'un cairn. Une fois reconnu, décider ou non en fonction du chrono, de poursuivre la remontée vers la Cascade du Chien à la recherche de nouveaux bassins ou chutes d'eau. Le sentier, principalement emprunté par les pêcheurs et canyonistes, est très facile à décrire : montée violente dans les pailles sabre et fougères où les mains s'avèrent aussi utiles que les pieds (Photo 25). Certains arbres méritent à eux seuls la pratique de ce sentier difficile (Photo 26). Compter 30 minutes pour avaler les 200 m de pente en utilisant les marches naturelles ou creusées, les racines ou un câble. Le sentier devient de plus en plus plat et descend plus loin vers une petite ravine très profonde. Les professionnels poursuivent tout droit puisqu'ils ont l'autorisation de passer dans les champs de Bellevue les Hauts. Pour les randonneurs, remonter la ravine assez facilement jusqu'à la petite cascade en marchant dans le fond entre les jamrosats (Photo 27). La carte IGN indique des pistes par des traits noirs caractéristiques. Ces pistes ont depuis longtemps été abandonnées à la végétation. Le GPS peut rassurer sur la direction à suivre. La large piste du trait noir de la carte est désormais une friche uniquement marquée par les quelques passages créant un modeste sentier (Photo 28). Ces 200 m sont les plus difficiles de la boucle en orientation mais la récompense arrive vite en apercevant le véhicule laissé sur le bord de la route.

Balises


Rares traces oranges, vertes et quelques rubalises

Profil

Plan de l'itinéraire

Itinéraire

Se rendre à Saint-André puis à la Rivière du Mât avant de prendre la route de Bellevue les Hauts - Stationner entre la piste de départ et celle d'arrivée (ici, celle de fin de boucle) - Rejoindre le sentier de descente au Bras des Lianes - Descendre jusqu'au parcours des cascades du Bras des Lianes et marcher vers le Bassin des Aigrettes - Remonter vers le haut de la cascade des Aigrettes puis poursuivre longuement le long du Bras des Lianes - Chercher le sentier de secours des canyonistes en face de la haute cascade - Remonter le sentier sportif jusqu'à la ravine profonde qui le coupe - Longer la petite ravine, poursuivre sur l'ancienne piste sur des traces de passages jusqu'au véhicule.


Commentaires sur cette randonnée (3)

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Christian L, 11/08/2022 14:57
Randonnée complétée le 04/08/2022 en 7h00

Copie de ma page Facebook où vous retrouverez également toutes mes photos

La nuit a été laborieuse ! 12 heures dans le dodo mais pas pour un sommeil de bébé car les traces de cette rando inédite, très difficile et relativement longue -environ 7 heures- ne se sont pas fait attendre : problèmes intestinaux et crampes.

Et c'est parti dans les hauts de Ste Suzanne avec Jean-Paul, Martial et Nicolas pour une aventure dont nous ne connaissons pas l'issue puisque par principe l'inédit c'est l'inconnu.
L'approche du rempart s'effectue au lever d'un soleil timide à travers des champs de canne, des pistes ou des chemins bien envahis de hautes herbes jusqu'au moment où nous rencontrons un agriculteur souriant mais qui nous fait bien comprendre que nous sommes sur des propriétés privées.Nous poursuivons selon le shéma qu'il nous indique pour trouver un autre agriculteur, tout aussi souriant,mais qui nous fait fermement comprendre, lui aussi, que nous sommes dans des zone privées et que si plus loin nous passons près d'un autre agriculteur, il ne se gênera pas pour nous "envoyer" ses chiens ! Bien sûr à aucun moment nous rencontrons des panneaux "propriété privée".

Le rempart atteint, c'est alors un superbe sentier bien entretenu qui va nous conduire en aval du bassin des Aigrettes avec de hautes et vertes fougères, une forêt plus classique de goyaviers ou de jamrosats et de grandioses pieds de palmistes. Les traces préparées par nos guides, Jean-Paul et Martial ne sont donc plus valables mais c'est le propre de l'inédit et nous ne le regrettons pas.

Nous remontons alors le Bras des Lianes, nous faisons deux tout petits crochets en haut et en bas du bassin des Aigrettes pour une séquence photos puis nous entamons la partie encore plus inédite qui devra nous mener beaucoup plus en amont jusqu'au point où il faudra escalader un rempart vertical, un échappatoire de canyonneurs pour nous "évader" du lit de la rivière. Cela suppose que l'on puisse toujours progresser sans être bloqué par un canyon infranchissable, par des bassins trop profonds ou par des cassés insurmontables.

Un discret sentier en rive droite nous fait du bien mais nous le perdons assez vite et là nous bataillons dans les fougères et une forêt plutôt hostile dans une pente elle aussi pas bien agréable. Par-ci, par là 2 ou 3 bouts de vieilles rubalises qui nous rassurent un peu lorsque nous décidons de retrouver le lit de la rivière et ô nouvelle bonne surprise, encore une rubalise.
Toute la remontée va s'effectuer dans une eau plutôt froide, en escaladant et contournant les galets mouillés, très glissants en cherchant les meilleurs passages dans un courant assez fort. On progresse! Jean-Paul et Martial regardent leur GPS et nous disent qu'on a bien avancé ce qui me réjouit particulièrement!

Enfin, devant nous, en rive gauche, une jolie cascade qui devrait marquer la fin de la remontée semi-aquatique et le départ vertical vers le sentier des canyonneurs. Ce sentier je l'avais pratiqué naguère avec mon ami Ludovic lorsque nous étions venus sous un jour pluvieux, remonter encore plus en amont vers la cascade du Chien.

La cascade est en point de mire mais juste auparavant un grand bassin profond qui barre totalement la rivière encadré par de jolies falaises moussues! Martial avance et traverse à la nage en rive droite. Nicolas le suit... Et moi qui ne sait pas nager ? Notre hantise d'avoir à faire demi-tour, de revenir en arrière dans des hors sentiers touffus, longs et difficiles ne va t-elle-pas être inévitable. Et surtout si près du but. Jean Paul me propose de carrément traverser pour rejoindre la rive gauche et là on verra bien. Il va falloir suivre Jean Paul, de l'eau jusqu'aux épaules, qui s'agrippe à la paroi rocheuse, glissante et en pente. Quelques points d'ancrage pour les mains mais peu à mon goût. Si je glisse, je n'ose penser au pire ! je poursuis car je ne vois pas trop d'autre issue (?) et là je panique car je ne vois pas le fond dans l'eau trouble remuée par mes compagnons. Soit disant, le pire est passé et j'ai toujours pied! La victoire semble proche lorsque Nicolas revient me chercher en me tendant son bâton salvateur.
Nous arrivons au niveau de la cascade; nous en profitons pour un rapide pique-nique largement mérité. Je déniche le sentier des canyonneurs bien caché dans cet enfer vert. Nous savons alors que nous n'aurons pas à faire le chemin à l'envers et que la victoire est au bout du rempart.

Qui dit sentier des canyonneurs, dit sentier bien raide, parfois avec des cordes...Ici ce sont les racines qui nous font tout le long la courte échelle. Hélas, je ralentis la marche de mes compagnons car suite à des problèmes intestinaux (peut-être à cause des passages dans l'eau froide ?) mes derniers hectomètres vont être galère et j'avance à la manière d'un zombie ! Les crampes sont proches et se réveilleront seulement dans la nuit.

Cette nouvelle rando, inédite, exigeante, mais ô combien somptueuse, pourra donc bientôt être en ligne sur randopitons sans que ceux et celles qui étudieront la rando se doutent des difficultés que nous avons connues tout le long de sa gestation et jusqu'au jour de la naissance de cette fiche.

Merci randopitons!!

Walking Dog 974, 05/08/2022 11:37
Randonnée complétée le 27/07/2022 en 6h00

Bonjour, j'ai pratiqué cette très belle boucle en compagnie de Jean-Paul, Martial et Christian.
Avec un tel brelan de randonneurs, cette sortie ne pouvait qu'être une réussite !
Mais attention, c'est le genre de sortie qui se mérite...

Si ce parcours présente un début peu engageant (pistes agricoles envahies ou oubliées) et qui peut nous faire questionner, la suite est un régal !

Ainsi, quelle agréable surprise de s'engager tout d'un coup sur un beau sentier certes un peu abrupt et glissant mais ravissant (photo 1) !

Nos retrouvailles avec le Bassin des Aigrettes et son haut de cascade si caractéristique procurent toujours le même contentement (photo 2).

Puis vient le plat de résistance ....la remontée du Bras des Lianes proprement dite !
A ce moment, nous nous trouvions dans l'endroit le plus sauvage et le plus beau de la randonnée.
Le sentier de bordure du Bras des Lianes, pourtant ponctué de rubalises visibles, n'en reste pas moins difficile par moments, mais il est vraiment plaisant, ajouré de remarquables et profonds bassins d'eau claire, de berges moussues (et glissantes !)., de mignonnes petites chutes (photo 3).

Naturellement, toutes ces petites merveilles ne doivent surtout pas nous faire oublier la dangerosité potentielle des lieux : j'attire votre attention sur la fiche Randopitons qui mentionne bien "Attention au niveau de l'eau" en préambule, et c'est vraiment justifié.

En effet, notre passage nous a montré un Bras des Lianes plutôt calme, au niveau d'eau "jouable"; et pourtant il présentait déjà de beaux bassins bien profonds bordés parfois de parois rocheuses verticales obligeant à trouver un gué (nous pouvons l'attester Martial et moi !); ce qui nous a laissé songeurs quant à la puissance de ce cours d'eau en cas de crue !
Et le fait d'être bon nageur n'y changera pas grand-chose.

Donc il faut bien se renseigner sur le niveau de ce bras avant de s'y trouver sous peine de sérieux problèmes.

La sortie atteint son but : après une série de passages plus ou moins aisés durant lesquels notre sens de l'équilibre fut sollicité (lol) cette assez belle cascade d'un affluent s'offrait à nous (photo 4).

Après une petite pause, nous quittions le Bras des Lianes par une belle échappatoire bien athlétique (photo 5)
Mais l'aventure ne nous lâchait pas totalement : après la fine chute de la ravine, il fallut encore nous frayer un passage dans un sentier bien couvert par les friches...

Belle sortie au final...

Merci à Martial et Jean-Paul pour leur invitation à la création de cette toute nouvelle sortie.
Bravo à Christian pour sa volonté de dépassement !

Martial, 04/08/2022 17:19

Cette sortie dont nous avons eu la chance de partager la génèse, va ravir tous les aventuriers; attention cependant, lisez bien la fiche et sachez que vous vous aventurez dans du lourd.

Randonnée ajoutée le : 02/08/2022