Roche Plate depuis Grand Coude et par l'Ilet Dimitile

Difficulté
Moyen
Indice de confiance Moyen
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 6h
Distance 16 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1142 - 484 m
Dénivelé positif 900 m
Dernière mise à jour 10/08/2018

Mahavel, pour une prochaine fois ...

Cette page reçoit exactement 10 fois moins de visites que celle du Piton des Neiges ou de la Fournaise, ce qui est compréhensible mais cela montre que l'on ne cherche pas assez à connaître la région de Grand Coude. Ce circuit est souvent utilisé dans le cadre d'un entraînement à des courses plus longues et difficiles par des sportifs qui ne craignent pas trop une griffure. La difficulté explique que les randonneurs moyens l'évitent, pourtant, un peu comme à Grand bassin, une visite à Roche Plate permet de mieux comprendre quelle était la vie des réunionnais qui choisissaient de s'isoler dans des îlets perdus à plusieurs heures de marche de la civilisation. Désormais presque abandonnés ou voués au tourisme, ces îlets ne peuvent même plus subvenir à leurs propres besoins. C'est toujours avec de l'émotion qu'on les traverse. Le sentier escalade le Déblai, ou Barrage de Mahavel, né en 1965 d'un éboulement de 15 millions de mètres cubes ayant obstrué la vallée. Désormais érodé par l'eau, le barrage présente l'aspect d'une petite falaise de galets et de terre facile à franchir. La seule difficulté de cette manière de rejoindre le village perdu est le retour par la montée sur Grand-Coude à partir de l'Ilet Dimitile. On peut marcher jusqu'à la cascade de Mahavel mais il faut partir plus tôt. Le mieux est donc d'effectuer une randonnée spécifique pour le Bras de Mahavel.

La randonnée débute au classique parking de l'église de Grand Coude et rejoint rapidement le rempart pour le longer au plus près dans les grandes herbes ou en bordure de prairies. Il est également possible de partir du village, se garer au début de la piste qui relie directement le départ du Sentier Dimitile. Ne pas partir sans se régaler du spectacle du panorama situé en aval de la Rivière des Remparts qu'on rejoindra dans une heure. Le sentier plonge immédiatement dans la forêt de bois de couleurs pour descendre d'une cinquantaine de mètres par des lacets courts et déjà abrupts. Puis on chemine à plat ou en très douce descente sur 200 mètres avant d'attaquer la véritable plongée vers les galets du fond de la rivière. Heureusement, quelques échelles éviteront des glissades lors des passages délicats. Le sentier est très raide mais surtout presque rectiligne. Plus de lacets pour reposer un peu sur les 450 mètres de descente qui suivent. On rejoint un petit rein pour poursuivre la plongée encore plus difficile sur des plaques de lave, cailloux, terre glissante. La végétation est assez dense et donne peu l'occasion de points de vue sur le rempart en face, eccepté dans la portion la plus abrupte du sentier, près du rein. La pente ne diminue pas du tout quand reviennent les lacets mais on aperçoit l'Îlet Dimitile et on sait que les efforts vont prendre fin. Quand il bifurque vers la gauche dans les cailloux et les jouvences, c'est est presque fini. On rencontre la portion d'une ancienne piste et un petit replat ; c'est à gauche qu'on trouvera la sortie du bois. Les tas de galets qu'on rencontre très vite sont difficiles à escalader et certains sont instables. Chercher le meilleur passage dans les zones basses ou sableuses pour marcher tout droit vers le rempart opposé et trouver la piste qui remonte vers Roche Plate. De ce point jusqu'à la petite muraille d'une vingtaine de mètres du Barrage de Mahavel il n'y a plus à réfléchir où poser le pied ou chercher une branche pour ralentir la descente car on chemine presque à plat sur une piste large, poussiéreuse mais sans aucune difficulté. Après un peu moins de 3 km on redescend un peu pour franchir le gué du Bras de Mahavel où un mince filet d'eau peut parfois couler. Les cailloux qui jonchent le sol proviennent d'une part des travaux fréquents pour aménager la piste, d'autre part du grand effondrement de 1965 (Voir § ci-dessous). Comme ce crochet est très sportif il faut éviter de le combiner avec cette visite de Roche Plate. En revanche, les difficultés déjà passées et les temps permettent d'évaluer ce qu'il faudra la prochaine fois pour relier ce gué. La falaise de cailloux et de terre recouverte de filaos constituant le Remblai (ou Barrage de Mahavel) se passe rapidement malgré la pente en lacets. On se retrouve très vite dans une belle forêt de filaos qu'on ne quittera qu'aux abords de l'îlet. La piste est large car très fréquentée par les 4x4 qui ont créé çà et là des ornières qui n'arrivent que très rarement à se vider de leur boue. Quelques petits détours sont obligatoires pour éviter de "s'embourber". Quelques fruitiers, bambous, cultures annoncent le village de Roche Plate qui n'abrite plus beaucoup d'habitants si on ne compte pas les gîtes. Les vues sur le rempart jusqu'au Nez de Bœuf sont impressionnantes et on comprend pourquoi il faut venir de Saint-Joseph ou de la Route du Volcan pour s'isoler dans cette étroite vallée. Il y a moins de trois heures qu'on marche mais il faudra en rajouter un peu pour la remontée du rein du Dimitile. Une petite pose, un verre dans un gîte ouvert et c'est parti pour le chemin inverse qui utilisera le même itinéraire, c'est à dire aucune difficulté pour la forêt de filaos ou la piste mais obligera à se pencher vers l'avant pour remonter l'étroit sentier abrupt qui relie la vallée à Grand Coude. Plusieurs fois lors de cette montée, on sera amené à se demander pourquoi personne n'a installé plus d'échelles. Quand on a le panorama du Morne Langevin dans les yeux et qu'on longe le rempart pour retrouver l'église, on sait que c'est est fini et c'est là qu'on décide si on effectuera un jour le circuit de Mahavel.

Balises


Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.

Itinéraire

Se rendre à Grand Coude et se garer 200 m après l'église - Traverser la prairie d'élevage où une piste d'atterrissage a été construite sur la gauche - Filer le long du rempart en marchant vers le sud jusqu'au départ du sentier de l'Ilet Dimitile - Rejoindre la Rivière des Remparts qu'on remontera en partant sur la droite dans le lit de galets et de sable pour retrouver la piste des 4X4 - Suivre la piste et franchir le Bras de Mahavel puis le Barrage de Mahavel (Déblai) - Traverser la forêt de filaos avant d'arriver à Roche Plate - Le retour s'effectue par le même itinéraire. On peut suivre le lit de la rivière (à sec) pour ne pas traverser à nouveau la forêt de filaos. Si un deuxième véhicule a été prévu, on peut redescendre jusqu'à Saint Joseph ou remonter jusqu'au Nez de Bœuf depuis Roche Plate.

Mahavel

Sur l'île de La Réunion, le 6 mai 1965, vers 4 heures du matin, un pan de la falaise du bras de Mahavel s’est effondré, obstruant son embouchure dans la Rivière des Remparts deux kilomètres plus bas. L’éboulis n’a pas fait de victimes bien que les déblais de 30 millions de m³ se soient accumulés sur plusieurs mètres de haut jusqu’au pied des maisons du village de Roche Plate. Le bruit fut entendu de la Plaine des Cafres jusqu'à Saint-Joseph. Les habitants ont d'abord pensé à une éruption volcanique. Le lac de boue qui s’est formé a été source d’inquiétude pour les habitants de Saint-Joseph situé en aval. Pendant un temps l’évacuation a été envisagée. Le creusement d’un chenal pour vider le barrage a été entrepris. En fin de compte, il s’est érodé naturellement, et le lac s’est vidé au fil des mois. (source Wikipedia)


Commentaires sur cette randonnée (3)

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Jacques K, 10/08/2018 12:43
Randonnée complétée

j'ai fait le sentier du dimitile à la montée il y a environ 3 semaines, il est certes pas entretenu, mais pour les aventuriers ça passe!!!

rde, 09/08/2018 19:00
Randonnée complétée le 09/08/2018

9/08/18 Tentative aujourd'hui....sentier impraticable :(

Valma, 11/09/2016 16:31

11/09 sentier fermé! depart difficile à trouver , sentier pas du tout entretenu et dangereux (tronc d arbres en travers)

Randonnée ajoutée le : 01/12/2007