Une boucle au Quai de la Vierge par les deux coulées de 2002

Difficulté
Moyen
Indice de confiance Bon
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 3h
Distance 6.4 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 200 - 1 m
Dénivelé positif 240 m
Dernière mise à jour 08/03/2023

Intéressant, même si plus court que le Sentier des Laves

Depuis le nettoyage et le balisage du Sentier des Laves par l'ONF, c'est un plaisir que de suivre la côte sauvage entre Bois Blanc et le Tremblet. Des pistes et des sentiers de pêcheurs tracés sur les coulées récentes permettent de quadriller la région afin de créer plusieurs itinéraires entre mer et route des Laves. Ces circuits, plus ou moins longs, jamais difficiles, se parcourent sans danger. Cette courte boucle emprunte deux bras de la coulée de 2002, une partie du Sentier des Laves ainsi qu'une courte portion de route nationale souvent évitée par quelques astuces. En novembre 2002, la coulée s'est longuement frottée au rempart de Bois Blanc avant d'agrandir l'île de quelques hectares ; à l'altitude de 250 m, un bras s'est détaché pour filer plus au sud et s’arrêter à quelques mètres des falaises. On emprunte la première pour la descente puis la seconde pour le retour. Un autre sentier, bien marqué au début, longe le bois en remontant la coulée en direction des Grandes Pentes. Cet écart facultatif permet d'étudier l'implantation de la végétation constituée comme toujours de lichens gris, de fougères, de bois de chapelet et de rempart où poussent à foison de magnifiques orchidées bambous. Sans doute est-il possible de poursuivre plus à l'ouest pour parfaire cette découverte. Afin de ne pas fouler des zones vierges, cette proposition d'exploration se termine volontairement à 200 mètres d'altitude pour préserver cette magnifique nature. C'est aussi pour cette raison que chacun évitera de s'éloigner de cet agréable sentier. Enfin, il est fortement déconseillé de partir avec son chien qui n'apprécierait guère le coupant des gratons du sentier.

La randonnée débute au parking de la Vierge au Parasol où seule subsiste la piste abandonnée menant à la statue depuis longtemps démontée. Le sentier remontant vers l'ouest est très facile à trouver en lisière du bois bordant le parking. Il passe au plus près des arbres et se remarque surtout à l'absence de lichens dus aux passages (Photo 1). La végétation est beaucoup plus importante que dans la portion maritime empruntée en deuxième partie de descente. On retrouve, en plus des lichens et fougères, des pieds de bois de chapelet, de filaos, de bois de rempart atteignant déjà des hauteurs raisonnables (Photo 2). Le sentier, toujours proche de la lisière, monte calmement en direction des Grandes Pentes (Photo 3). On aperçoit d'ailleurs de nombreuses coulées entre le Piton de Crac et le Piton de Jouvancourt (Photo 4). Le sol devient plus souvent chaotique après 1 km de marche. De grosses roches ou des sculptures recouvertes de lichens égayent le paysage (Photo 5). A 200 m d'altitude, le sentier emprunte le haut d'une vague de lave solidifiée qui marque la fin de la montée sur sentier (Photo 6). Il est préférable de faire demi-tour pour repartir par le même itinéraire vers la route. Une fois à la route, partir sur la gauche et marcher 50 m à partir de l'arrêt de bus. Un étroit passage dans la végétation puis sur une grosse buse en ciment marquent le début du sentier descendant au Quai de la Vierge. Le début est un peu chaotique (Photo 7) mais, très vite, le sentier en légère descente devient large, propre, et se parcourt sans difficulté (Photo 8). A l'approche de la mer, la pente s'accentue et le sentier pénètre entre des failles créées par les coulées de 2002 (Photo 9). La descente reste facile en suivant le sentier le long de ces petites falaises recouvertes de lichens (Photo 10). La faille devient de plus en plus profonde ; le sentier poursuit alors sa descente en empruntant la rive gauche du ravin dans lequel il ne vaut mieux pas chuter (Photo 11). Après moins de 15 minutes de marche depuis la route, on parvient aux abords du Quai de la Vierge (Photo 12). Il est possible de visiter la zone sans grand danger jusqu'au Quai de la Rouville, plus au nord. Partir légèrement sur la gauche et descendre jusqu'à une aire plane et verdoyante le long d'une haute falaise où il doit faire bon bivouaquer (Photo 13). Prendre son temps pour visiter toutes les curiosités du Quai de la Vierge. Ce quai, géographiquement, se trouve 200 m au sud mais cette partie de l'île créée par la coulée nord de 2002 ne semble pas avoir été baptisée depuis. Il propose des gouffres où s'écrasent les vagues, des minuscules plages de sable et de galets, deux arches modestes et difficiles à repérer (Photo 14). Sans parler de la faune habituelle des côtes écumantes comme les crabes, oursins tortue ou blennies sautant de roche en roche grâce à leurs nageoires-pattes. Quelques bassins se remplissent d'écume à l'arrivée des vagues tandis que d'autres se prêtent aisément à la baignade parmi quelques poissons piégés (Photo 15). Profiter du spectacle qu'offre la mer puis rejoindre le bois de filaos vers le sud (Photo 16). Après une falaise et quelques grottes, poursuivre puis entamer la montée vers le Sentier des Laves en empruntant un sentier de pêcheurs très étroit entre les filaos. Il grimpe pour contourner des accidents de terrain et mène à nouveau au bord de la falaise du vrai Quai de la Vierge que l'on peut également parcourir (Photo 17). Repérer le sentier qui remonte fortement vers le départ du Sentier des Laves (Photo 18). Il rejoint la fin de la piste où un poteau de l'ONF indique le début du sentier. Il commence par de nombreuses racines au sol, s'éloigne un peu de la côte, se poursuit dans les tabacs marrons puis sur les aiguilles de filaos avant de parvenir à une belle grotte sur la droite. Il revient ensuite le long de la falaise littorale pour des panoramas sur la coulée de 2007 (Photo 19). Il continue en pleine nature dans les hautes fougères (Photo 20) avant de pénétrer sous les goyaviers qui assombrissent le parcours puis dans quelques zones de pandanus. Il arrive à la coulée sud de 2002 qui se traverse également sur un sentier de laves concassées de bonne qualité (Photo 21). Cette coulée comporte à nouveau deux branches séparées par un bois de filaos envahi d'herbes (Photo 22). La dernière comporte un sentier de pêcheurs en lisière, facile à deviner depuis le bord de mer (Photo 23). Franchir tout d'abord la courte mais forte pente sur ce tracé facile à suivre des yeux dans les lichens blancs (Photo 24). Il longe un bois très touffu n'ayant pas subi de coulées volcaniques depuis de nombreuses décennies, celle de 1961 s'étant arrêtée à la route nationale (Photo 25). La fin de la montée est beaucoup plus calme jusqu'à la RN2 qu'on devine au bruit des véhicules (Photo 26). Une fois à la route, le but consiste à rejoindre le début de la boucle en empruntant un minimum de goudron. Pour cela, traverser la route et partir à droite en empruntant la piste qui lui est parallèle (Photo 27). Le dernier kilomètre s'effectue en cherchant tous les parkings actuels ou anciens (Photo 28). La marche entre les parkings s'effectue sur un large chemin goudronné de la RN2, délimité par des bandes de peinture blanche. Compter une vingtaine de minutes pour effectuer cette partie de la boucle peu intéressante hormis les fleurs poussant dans les fossés ou les goyaviers délicieux à la saison. Il est même recommandé de stationner à la coulée sud de 2002 afin d'effectuer cette portion d'asphalte en début de boucle.

Balises

Profil

Plan de l'itinéraire

Itinéraire

Se rendre à Saint-Philippe ou Sainte-Rose et rejoindre le Grand Brûlé - Stationner ou descendre du bus à l'arrêt Vierge au Parasol - Débuter par une remontée de la coulée de 2002 en direction du Piton de Crac puis faire demi-tour à 200 m d'altitude - Redescendre et traverser la route - Atteindre l'océan par un magnifique sentier empruntant la coulée nord de 2002 - Visiter le Quai de la Vierge puis rejoindre le Sentier des Laves que l'on suit jusqu'à la fin de la coulée sud de 2002 - Remonter cette dernière jusqu'à la RN2, rejoindre la Vierge au Parasol par la RN et tous ses longs parkings ou pistes évitant la circulation.


Commentaires sur cette randonnée (4)

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Ousarsiph2, 06/07/2024 14:50
Randonnée complétée le 06/07/2024 en 3h00

Joli circuit fait ce jour conformément à la trace. Pas de difficultés particulières. A noter une très jolie borne, un peu à l'écart du sentier, qui rehausse l'intérêt de la boucle. Elle marque sans doute une limite domaniale. (Photo 1 et 2 avec sa position)

Naoe, 28/01/2024 14:44
Randonnée complétée le 28/01/2024 en 3h50

Tracé fait ce jour.
Première partie (montée A/R et jusqu'à la mer) très beau. Le chemin dans les lichens s'arrête un peu avant la tracé à l'écran. Inutile de pousser plus avant.
La redescente vers la mer est très belle à son aboutissement. Le sentier le long de la côte est quant à lui plus compliqué après la plage de galets. La végétation cherche par endroit à reprendre sa place et les arbres de Belal entravent à plusieurs endroits le passage (à contourner avec prudence, on ne voit pas où on met les pieds). Retour par la route pour ne pas reprendre le sentier comme imaginé initialement.
En tous les cas, pas de regret, jolie ballade.

Christian L, 13/03/2023 18:02
Randonnée complétée le 13/03/2023 en 3h30

Utilisons une fois de plus les transports en commun . Bus Cars Jaune ligne S1 St Pierre à 5h20. Arrivée à la Vierge Parasol vers 6h45. Retour au même arrêt à 10h12. Impeccable pour faire cette petite boucle, sans se presser et même en poussant un peu plus au nord le long de la côte jusqu'au Quai de la Rouville. Boucle faite l'envers de randopitons, pour de suite "avaler" la partie bétonnée et pour au retour davantage m'attarder sur la partie aller-retour en direction du piton de Crac en faisant coincider avec le passage du bus. Enfin, je parcoure le sentier des Laves sous le soleil et la chaleur...Quel bonheur ! Magie du Grand Brûlé et du Sud Sauvage. Ps: si vous arrivez de Saint Benoît, Cars Jaune S1 ou bus Estival 48 ou 49 avec un terminus à la Vierge Parasol...juste devant le départ du sentier, mais dans ce cas, bien regarder les horaires pas très fréquents. Je recommande sans hésitation cette rando, relativement courte et relativement facile.

Walking Dog 974, 09/03/2023 18:45
Randonnée complétée le 02/03/2023 en 3h00

Bonjour, j'ai pratiqué cette petite boucle avec l'auteur.
Voilà qui ravira ceux qui apprécient les sols volcaniques (et en particulier les gratons😁 ) et les lichens, ainsi que les beaux panoramas côtiers du Tremblet.

Le sentier est marqué, (sauf partiellement sur la remontée de la coulée de 2002 vers le Piton de Crac) et offre un faible dénivelé; c'est donc un parcours largement à la portée de la plupart des Randopitonneurs. Avec les précautions d'usage, dont celle de ne pas y emmener son chien 🐶🐶 !

PHOTO 1 : la marche est aisée sur des sentiers sûrs, bordés de gratons noirs et rugueux.
A certains endroits le lichen a bien colonisé ces produits volcaniques.

PHOTO 2 : cette sortie est l'occasion d'étudier le résultat des coulées, leur déplacement. On note un début de colonisation par les filaos.

PHOTO 3 : du fracas des vagues contre la roche sombre naissent des "souffleurs" et des créatures fantasmagoriques, fruits de l'écume de la mer et du ciel...

Ne dirait-on pas SOBEK, le dieu crocodile égyptien, surgissant furieux des eaux du Nil ?
Du moins c'est ce que j'ai vu.

La partie maritime de cette escapade est très intéressante.

PHOTO 4 : on peut aussi trouver des plages de galets !

PHOTO 5 : il était agréable de rencontrer ici et là quelques touches de couleur...

Il ne manque que le rouge des délicieux goyaviers (où sont-ils passés ? 😁😄 )

Merci Randopitons !

Randonnée ajoutée le : 08/03/2023