Du Plate au Tévelave par la passerelle de la Ravine des Avirons

Difficulté
Difficile
Indice de confiance Faible
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 5h
Distance 11.8 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1076 - 638 m
Dénivelé positif 620 m
Dernière mise à jour 20/02/2021

Par le tour de l'îlet du Noir Mort

Merci à Fanch et Martial qui ont reconnu ce parcours, l'un en rive droite, l'autre en rive gauche et m'ont invité à effectuer la boucle complète.

Sur la carte, dans la région du Tévelave, entre la Ravine des Avirons et le Grand Bras, on dénombre une bonne cinquantaine de petits ronds bleus correspondant à des sources. Toutes ne sont pas captées mais une grande majorité a fait l'objet de travaux de récupération du précieux liquide. Si on a le courage de marcher dans cette région couverte de longoses, on rencontre très souvent des canalisations de tous diamètres chargées du transport de l'eau. Certaines remplissent leurs fonctions durant des années et se trouvent noyées dans une jungle d'envahissantes. D'autres nécessitent quelques entretiens pour colmater les fuites. C'est à ce moment qu'il faut se précipiter pour se balader dans les bois de couleurs de la Forêt du Tévelave. Si aucun défrichage n'a été effectué par les équipes d'entretien, ne pas oublier le sabre qui se révèle fort utile pour étêter les longoses ou raccourcir les galaberts gênant le passage. C'est le cas de cette boucle qui comporte plus de route que de jungle mais qui s'adresse surtout à des amateurs avertis de ce genre d'expédition sportive et aléatoire. La passerelle qui traverse la ravine des Avirons est vieille mais solide. Elle a vrillé avec le temps aussi les sujets au vertige pourront emprunter un semblant de trace qui passe par en-dessous de l'ouvrage. Les allergiques au goudron manqueront quelques beaux panoramas et de belles traversées de cultures, prairies et villages isolés.

La randonnée débute au Plate où un grand parking peut accueillir des dizaines de véhicules en face de l'école du village. Imaginer pouvoir stationner ailleurs reste aléatoire. Partir vers les Avirons sur la D3 et passer le pont sur la Ravine du Trou. Poursuivre un peu et bifurquer à gauche sur le Chemin de Grande Terre. La montée régulière passe entre les champs de canne, les prairies, de hauts fossés couverts de renouées ou de broussailles (Photo 1). Le Piton Calvaire dépasse de la verdure lorsque l'on regarde vers la mer (Photo 2). Après deux kilomètres de cette agréable étape d'échauffement, on parvient à un petit bâtiment blanc sur la droite de la route. Remonter vers cette station de pompage (Photo 3). On passe quelques puisards métalliques où l'on entend couler l'eau. Un sentier rudimentaire s'enfonce dans la végétation déjà très encombrée de galaberts, longoses et jouvences. La marche est facile jusqu'au rempart qui plonge vers la Ravine des Avirons, envahie de longoses (Photo 4). Poursuivre sur la gauche le long de la canalisation qu'on ne quittera guère durant la traversée (Photo 5). La marche se fait presqu'à plat mais le rempart sur la droite peut être impressionnant par endroits. On distingue, dans le bas, le sentier qu'on prendra pour ressortir en rive gauche et l'on devine même la passerelle (Photo 6). La canalisation longe des barres rocheuses comportant des mains courantes très sécurisantes (Photo 7). Le passage est étroit mais on passe sans se poser de question. Certains ouvrages bétonnés étroits remplacent efficacement le sentier (Photo 8). Quelques roches détachées de la falaise ou des arbres bouchent parfois le passage et imposent de rares acrobaties. La pente s'intensifie vers le bas et il suffit de suivre le tuyau qui plonge pour connaître la direction (Photo 9). La pente devient de plus en plus forte dans les longoses et surtout les galaberts qui accrochent les vêtements. Un passage plus vertical que les autres se franchit sur une échelle posée au sol (Photo 10). Un regard vers le haut et la barre rocheuse du départ donnent une bonne indication du pourcentage de la pente (Photo 11). Sous les feuilles mortes de longoses on découvre les marches d'un escalier qui amène plus facilement jusqu'à la passerelle (Photo 12). Le sentier se termine à la passerelle étroite qui longe la canalisation. Une trace part sur la droite pour franchir la ravine dans les renouées qui dépassent le mètre de hauteur. C'est l'option que choisiront les marcheurs aux jambes flageolantes. Les autres partiront sur les caillebotis métalliques pas toujours bien fixés (Photo 13). Le coupe-coupe dans le sac peut s'avérer très utile pour agrandir le passage bouché par les branches de poivriers. Une fois les branchages franchis, l'ouvrage part littéralement en vrille et impose de marcher un pied sur la passerelle, l'autre sur la canalisation. Les mains sont indispensables pour se maintenir (Photo 14). Sous l'ouvrage rouillé, les fanjans ont grandi dans les renouées qui couvrent le sol (Photo 15). Plus bas, un câble neuf et des haubans permettent de voir l'autre tuyau, plus récent, qui traverse la ravine. Chacun doit prendre ses responsabilités pour emprunter cette passerelle et passe en-dessous en cas de doute. Attention, il ne devra pas y avoir plus d'une personne à chaque franchissement même si la passerelle est encore très solide malgré son aspect délabré (Photo 16). De l'autre côté, le sentier débute en pente plus forte que pour la descente (voir profil ci-dessous). On distingue l'ouvrage en s'élevant d'une trentaine de mètres (Photo 17). Le tuyau, noyé par endroits dans de gros plots de béton, est en très forte pente. Le sentier qui le longe est tout aussi encombré que sur l'autre rive et la montée s'apparente parfois à de l'escalade (Photo 18). Les plots de béton créent des marches hautes de plus de 80 cm avant de rencontrer un escalier ressemblant à celui utilisé dans la descente (Photo 19). Quelques passages particulièrement difficiles comportent des cordes ou des échelles salutaires (Photo 20). Il faut près de 30 minutes très sportives pour atteindre le bord du rempart. Le sentier, plus fréquenté, est facile à suivre, presqu'à plat dans les branles et fougères (Photo 21). Laisser le sentier partant à droite sur l'ancien emplacement de l'Îlet du Noir Mort et poursuivre sous les cryptomerias vers le sentier des Ouvriers (Photo 22). C'est la fin des difficultés. Partir à droite sur le sentier des Ouvriers (Photo 23). Il descend vers le Bras de Jeanne qu'on traverse à gué avant d'en suivre un court tronçon pour reprendre la descente (Photo 24). Plus loin, le sentier arrive à la route du Tévelave. Poursuivre jusqu'au village par le sentier ou par la route. Depuis l'éboulement et l'interdiction d'emprunter cette route, les plantes s'en donnent à cœur joie et auront vite fait d'occuper toute la surface bétonnée (Photo 25). Passer la barrière, l'aire de repos et arriver au village. Prendre à droite au Chemin Miel Vert puis entamer la longue descente vers la D3 en longeant de belles étendues de chouchous qui recouvrent tout (Photo 26). Il suffit, pour certains habitants, de tendre la main depuis la fenêtre pour cueillir les brèdes de midi ! On passe entre les habitations et les jardins fleuris avant de poursuivre sur le Chemin Parc à Mouton. Plus bas, prendre à droite le chemin de l'Alambic pour contourner le discret Piton Forcade qui dépasse à peine des prairies et des champs de canne. La circulation est faible et l'on peut descendre sereinement en longeant la Ravine des Avirons (Photo 27). La fin de la boucle, toujours sur route, est tout aussi agréable en effectuant un long lacet pour franchir le pont sur la Ravine des Avirons (Photo 28). L'école du Plate se rejoint sans effort.

Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.

Itinéraire

Se rendre aux Avirons et poursuivre en direction du Tévelave - Prendre à gauche sur la D3 et rouler jusqu'à l'école du Plate - Débuter la randonnée en repartant vers la Ravine des Avirons et emprunter le Chemin de Grande Terre - Remonter le chemin sur 2500 m et trouver la station des eaux, début du sentier - Marcher vers le rempart puis entreprendre la descente jusqu'à la passerelle - Traverser puis remonter en direction de l'Îlet du Noir Mort - Rejoindre le sentier des Ouvriers puis partir vers le Tévelave par le sentier ou par la route - Partir à droite sur le Chemin Miel Vert puis le Chemin Parc à Mouton - Contourner le Piton Forcade par le Chemin de l'Alambic puis retrouver la D3 - Bifurquer à droite et regagner l'école du Plate.


Commentaires sur cette randonnée (5)

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JPG, 25/02/2021 21:07

Merci Christian : Légende corrigée - C'était un test pour savoir si tu lisais les fiches !!! Pour ce qui est de la sortie, je ne l'ai pas trouvée aussi dangereuse que tu sembles le dire. Il faut faire attention, certes, mais si je passe, tu passes. Regarde bien l'icône chien non recommandé. Ton prochain commentaire sera pour nous dire que tu as traversé.

Christian L, 25/02/2021 17:57
Randonnée complétée le 23/02/2021 en 2h00

La descente depuis l'ilet du Noir Mort ayant été faite récemment sans gros problèmes, je m'attaque à la descente depuis Tan Rouge sur le versant opposé avec l'idée de remonter ensuite par le même sentier, une fois la passerelle atteinte car rebuté par les longues portions de la boucle sur le goudron.(je me permets de corriger la légende de la photo 1 : ce n'est pas 250m de goudron mais 2500m ! sur le chemin de Grande Terre et non pas de Terre Rouge) Malgré les passages récents de mes compagnons, la végétation surtout de jouvences, renouées, galaberts, a déjà envahi inexorablement le sentier très étroit et parfois suspendu dans le rempart au-dessus du vide.De nombreuses cordes en place rassurent et la ou les canalisations solides servent d'appui. Mais voilà, là où il aurait fallu une corde il n'y en a pas donc descente très verticale sur les fesses car le moindre faux pas serait fatal! Puis l'échelle rouillée, cassée mais solide. Puis désescalade de 2-3 mètres avec une canalisation très humide sur laquelle il vaut mieux ne pas glisser et là aussi, un bout de corde aurait été bien judicieux mais il n'y est pas. Je suis seul car mes compagnons ont abdiqué plus haut, victimes du vertige et de la dangerosité ; je pense pouvoir descendre, pareillement presque sur les fesses mais pourrais-je remonter en me hissant à ce passage où les racines, branches...font cruellement défaut pour s'agripper. Bref, je recule sagement et reviendrai par l'autre côté! Bien sûr, à ne pas faire seul sauf si on a l'habitude de ce genre d'expédition. Je considère personnellement cette descente dangereuse...donc plus que difficile! Rando à ne pas mettre entre toutes les mains ni entre tous les pieds...

Martial, 23/02/2021 12:24
Randonnée complétée

Noar974, si tu as pris le chemin des sources, tu as passé la corde qui aide à descendre, juste après la corde, tu bifurque à gauche, tu emprunte la grande échelle et tu descends jusqu'à la passerelle ; tu peux la traverser et remonter de l'autre coté. Pour ce qui est de ton itinéraire, tu étais effectivement à l'ilet du Noir Mort et la descente dont tu parles est celle qui rejoint la ravine du bras de Jeanne; je te met une photo de l'endroit ou tu pars à gauche pour trouver l'échelle et de la, descendre vers la passerelle.
Je te conseille de télécharger l'application randopitons sur ton smartphone, elle te rendra bien des services.

Noar974, 23/02/2021 12:15

Echec pour moi ce jour. Et pas facile de se repérer avec plusieurs sentiers. Aucun problème pour trouver le début du sentier "marron" à l'aire de pique nique sous les cryptomerias, sur le sentier des ouvriers. Apres une traversée dans les fougères, je suis parti à gauche après le regard en béton, laissé sur ma gauche un chemin à une bifurcation en Y, je suis arrivé à une petite zone de cryptoméria (ilet du noir mort ???). Juste après débute une descente dans une ravine abrupte où je n'ai pas réussi à voir de départ de sentier ni vu de tuyau d'ailleurs.
J'ai ensuite tenté de partir à droite plus haut à la bifurcation en Y, qui suit un petit tuyau, mais très encombré par les goyaviers, j'ai rapidement rebroussé chemin.
Je suis remonté au regard en béton, pris à droite sur le chemin qui mène aux innombrables sources le long du rempart. J'ai progressé assez loin loin mais pas un grand interêt si ce n'est de se rendre compte que tout est mis en oeuvre pour capter la moindre source d'eau. Il semble que ce soit sur ce chemin que se situe en fait le départ vers la passerelle (après coup j'ai cru voir une bifurcation à gauche tout en bas des escaliers en béton ???)

Fanch, 21/02/2021 21:17
Randonnée complétée le 16/02/2021 en 5h00

Un aboutissement! Cette passerelle que nous contemplions sur les cartes IGN enfin traversée! Moins d'une semaine après l'établissement de la fiche, je repasserai au dessus. La descente comme la montée voient déjà des longoses, vignes et autres galaberts repousser. Cà grandit vite les végétaux dans ce secteur

Randonnée ajoutée le : 20/02/2021