Très courte boucle à l'Observatoire des Papangues

Difficulté
Très facile
Indice de confiance Excellent
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 24 min
Distance 0.8 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1295 - 1260 m
Dénivelé positif 40 m
Dernière mise à jour 27/04/2020
Affiché depuis le 01/08/2019
Fermeture de la route du Tévelave
Attention, la RF du Tévelave et la Rf des Longoses sont fermées en raison de grands éboulis ou d'impraticabilité. Pour randonner au Sentier des Ouvriers, on peut partir du village du Tévelave. Pour toute autre sortie au nord du Tévelave, il est préférable de venir par la Route Forestière de Grande Terre ou, plus sécurisant, depuis Saint-Paul en direction du Maïdo et obliquer à droite sur la Route Forestière des Tamarins. La fermeture risque s'éterniser et il est difficile de trouver des indications quant à d'éventuelles réouvertures.

Venir avant le brouillard

Cette randonnée n'en est pas une tellement elle est courte. Elle doit s'intégrer obligatoirement dans une autre proposée dans ce secteur comme le Sentier des Ouvriers ou celui de Grande Terre car organiser une randonnée de 750 mètres est chose plus difficile qu'il n'y paraît, surtout si on habite de l'autre côté de l'île. Elle présente néanmoins quelques intérêts malgré sa courte distance. On est proche de la Ravine des Avirons, profonde et touffue à cet endroit ; on côtoie aussi de beaux cryptomerias même si l'exploitation du bois est en train de bien dénuder la zone et bien sûr on en apprend un peu plus sur ce rapace endémique tout en guettant dans les airs la présence du mâle blanc et noir ou de la femelle marron. Attention car le brouillard tombe souvent très tôt : il ne gêne pas la lecture des fiches explicatives mais peut empêcher d'apercevoir un oiseau.

La boucle débute à deux pas de la borne kilométrique n° 5 à un emplacement très bien signalé par une pancarte même si les abords envahis de longoses ont tendance à cacher de plus en plus quand ce n'est pas entretenu. La forêt de cryptomerias est régulièrement abattue par zones, laissant quelques spécimens un peu squelettiques (Photo 1). Le sentier descend doucement vers un vestige de plantation de cryptomerias pas encore marqués à la peinture indiquant un abattage prochain (Photo 2). Par beau temps, la balade sur la courte piste herbeuse est très agréable (Photo 3). On frôle un escalier qui passait au-dessus de la clôture lorsqu'elle existait encore puis on poursuit sur un sentier de plus en plus attaqué par les fougères et bringeliers (Photo 4). On est déjà arrivé au kiosque sous son cryptomeria esseulé qui a perdu récemment son jumeau faisant de l'ombre à l'abri pédagogique (Photo 5). Le kiosque est petit mais suffisant pour accueillir quelques personnes qui viendront lire les trois panneaux sur la vie du busard (Photo 6). Même cette modeste balade de moins d'un kilomètre offre de beaux panoramas vers Le Plate et son piton calvaire (Photo 7) ou sur la Ravine des Avirons au fond totalement envahi (Photo 10). Les pancartes explicatives se lisent rapidement et sont suffisante pour se renseigner sur ce rapace endémique (Photo 8). Avec un peu de chance et surtout du silence, on peut espérer voir un oiseau planer au-dessus du kiosque (Photo 9). Une fois la lecture terminée et si aucun rapace ne vole au-dessus des lieux, on peut reprendre le chemin inverse et regagner le point de départ. On peut aussi partir vers le sud et rejoindre la route en suivant la piste qui descend un peu dans les herbes (Photo 12). On débute dans l'herbe en descente pour poursuivre en montée sur la terre. Certaines portions, surtout vers le bas, sont humides et souvent boueuses. La végétation est essentiellement constituée d'envahissantes comme le bringelier ou le galabert et bien évidemment la longoses (Photo 13). La fin de la piste est agréable sous les premiers cryptomerias (Photo 15). On parvient sans effort à la route qu'il suffit d'emprunter par la gauche. La forêt de cryptomerias est plus belle mais la remontée est très courte pour pouvoir en profiter pleinement (Photo 16).

Particularités

Balises

Pas de balises.

Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.

Itinéraire

Se rendre aux Avirons puis prendre la route du Tévelave - Traverser le village et rouler en direction du Nord vers la Route Forestière des Tamarins - Passer plusieurs fois des croisements de la route et du Sentier des Ouvriers - A la borne n° 5, garer le véhicule près de la pancarte indiquant l'observatoire - Prendre le sentier qui débute sous des cryptomerias, traverse une zone déboisée et se termine à un kiosque dédié aux rapaces - Poursuivre sur la piste qui descend un peu avant de remonter vers la route - Prendre à gauche la route et retrouver le véhicule.
Si on est trop pressé ou en train d'effectuer un autre trajet, faire l'aller-retour, de la route au kiosque tout simplement.

Le busard de Maillard ou papangue

Le busard de Maillard, Cirus maillardi, seul rapace nicheur de la Réunion est un endémique protégé. On estime à 150 couples et 400 individus sur l'île. La différence entre mâle, blanc et noir, et la femelle brune est flagrante. On le voit de la mer au sommet des montagnes en train de planer à la recherche de rats et souris qui représentent 50% de son alimentation. Il ne déteste pas les serpents, jeunes tangues, insectes ou même charognes s'il n'a rien d'autre à se mettre dans les serres. Il ne faut pas manquer le spectacle de la parade nuptiale avant l'accouplement. La femelle pond et couve deux ou trois œufs qui incubent 5 semaines pendant que le mâle la ravitaille. L'oiseau est encore braconné et on lui attribue à tort des destructions de volailles ou cabris dus principalement aux chien errants.


Commentaire sur cette randonnée (1)

Vous devez être connecté pour ajouter un commentaire.
Martial, 16/04/2016 11:52
Randonnée complétée le 15/04/2016

15/04/2016-La trace proposé ici est impossible à suivre en raison de la végétation qui à tout envahi, de plus il semble que ce lieu à changé; trouver la large piste derrière le kiosque qui rejoint l'observatoire et rejoindre la route par la large piste du haut.

Randonnée ajoutée le : 01/04/2013