Du Quai Neuf à la route forestière 31 géothermique de Sainte-Rose

Difficulté
Moyen
Indice de confiance Faible
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 1h45
Distance 8.5 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 191 - 20 m
Dénivelé positif 180 m
Dernière mise à jour 18/05/2020

Bientôt l'aventure

La piste géothermique est laissée à la nature et il sera bientôt difficile de s'en souvenir.

Dans les années 80, des sondages ont été effectués pour déceler dans le sous-sol du Grand Brûlé les sources chaudes qui auraient pu être exploitées pour faire tourner des turbines. Le projet n’ayant pas été poursuivi ou plutôt déplacé pour effectuer d’autres forages vers la Plaine des Sables, il ne subsiste désormais sur les lieux que les vestiges de la route employée alors. Cette route, qui a été depuis traversée par la coulée de 2001, est de bonne qualité sur les 500 premiers mètres. La végétation a bien envahi les lieux sur la portion suivante mais le passage est encore aisé et même agréable car il y a beaucoup d’oiseaux dans cette région semi-désertique. En revanche, la dernière partie est désormais à mettre aux oubliettes. Les traces qui subsistent sont celles des chasseurs de tangues ou des randonneurs fous qui préfèrent les griffures aux coups de soleil. Le cheminement s’effectue dans une forêt de grandes fougères et le plaisir de randonner disparaît très vite.
Ce n’est pas le cas de la portion qui rejoint la RN2 à la Pointe du Grand Brûlé ou Quai Neuf sur une piste en assez bon état où passent encore quelques véhicules de pêcheurs. On rejoint rapidement l’océan mais il n’est pas très aisé de se rapprocher du grand platier qui le borde et où traînent des centaines de vestiges de bas de lignes cassées et autres "souvenirs" de pêche.

La randonnée débute au parking du Quai Neuf, facile à repérer après la coulée de 2004 en venant de Saint-Philippe. Après avoir partagé son casse croûte avec les chiens errants qui traînent là une grande partie de l'année, traverser la route et emprunter la piste qui descend vers la mer (Photo 1). Le cheminement sur l'herbe est agréable au milieu d'une végétation fournie. On rencontre une plantation de takamakas bord de mer ainsi que quelques autres essences (Photo 2). La descente est faible et la marche facile malgré les hautes herbes qui ont tendance à envahir la piste et ses abords (Photo 3). Les 200 derniers mètres sont agréables dans un belle verdure (Photo 4). Puis les filaos couvrent toute la surface jusqu'à la côte créant une balade ombragée (Photo 5). La côte, au nord, est rocheuse et difficile d'accès (Photo 7). Au sud, c'est l'inverse et l'on peut marcher sans danger sur près d'un kilomètre sur les plaques créées par les éruptions (Photo 8). S'il fait beau, on peut rester dans le coin autant qu'on veut avant de faire demi-tour par la même piste ombragée.
A la RN2, prendre à gauche et marcher en direction du Tremblet sur un kilomètre en traversant les coulées de 2004. On rencontre souvent des équipes casquées et harnachées qui se dirigent vers les nombreux tunnels de lave. Une occasion, au retour, pour se renseigner et prendre rendez-vous pour effectuer au moins une fois cette balade souterraine. Repérer à droite le début de la Route Forestière Géothermique fermée par une barrière. Entamer la montée, tout d'abord très facile car la piste est bien marquée et la végétation n'a pas encore commencé sa colonisation (Photo 9). Par moments, elle est totalement plate pour un cheminement facile (Photo 10). Sur le côté, on remarque la lente installation des bois de chapelet qui profitent de toute anfractuosité pour implanter leurs racines (Photo 11). Viendront ensuite les lichens et les fougères avant la mise en place naturelle des filaos. S'il est facile de marcher sur certaines coulées, d'autres, en revanche, sont beaucoup plus instables et dangereuses (Photo 12). On peut dénicher assez facilement, sans tenter des explorations risquées, de belles coulées plissées (Photo 13). La piste s'approche justement d'une zone de coulées plus anciennes où les filaos, déjà grands, ont poussé en bouchant l'horizon (Photo 15). On bénéficie, depuis la piste, de belles vues sur les Grandes Pentes et le Grand Brûlé si le brouillard na pas tout envahi (Photo 17). La piste file vers la droite, quitte les coulées et pénètre dans une végétation touffue comportant beaucoup de fougères (Photo 18). Au petit matin, la rosée a du mal à s'évaporer et mouille rapidement les chaussures. Cette piste, herbeuse et en pleine jungle est assez agréable et facile durant quelques centaines de mètres (Photo 19). On parvient, après un virage serré vers la gauche, à des zones couvertes d'orchidées bambous, qui dans certaines régions sont classées comme plantes invasives (Photo 20). Le spectacle est très agréable en période de floraison. Bien profiter du spectacle avant de décider de poursuivre. La carte IGN montre un trait noir qui se poursuit mais les fougères ont décidé de recouvrir cette trace (Photo 21). On peut encore marcher en se mouillant les jambes (Photo 22) mais il arrive un moment où la balade se transforme en aventure (Photo 23). Même si on devine parfois des traces de chasseurs de tangues, la randonnée peut prendre fin à l'emplacement des orchidées pour un retour par la piste puis la route jusqu'au parking.

Balises

Pas de balises

Profil

Plan de l'itinéraire

Itinéraire

Se rendre à Saint-Philippe dans le Sud Sauvage ou Sainte-Rose dans le Nord du Grand Brûlé - Gagner le Grand Brûlé et se garer au parking situé en début de piste qui descend au Quai Neuf (Alt 86 m) - Suivre la piste jusqu'à la côte puis retourner jusqu'à la RN2 - Bifurquer à gauche en direction de Saint-Philippe jusqu'au début de la Route Forestière Géothermique - Suivre la piste qui traverse les coulées de lave, les bois et filaos puis les zones de fougères - A la "clairière aux orchidées", décider de poursuivre la portion sportive ou rebrousser chemin jusqu'au véhicule.


Commentaire sur cette randonnée (1)

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Fanch, 29/05/2016 15:28
Randonnée complétée le 28/05/2016 en 2h00

Descente au quai neuf agréable avec un bel espace sous les filaos pour pique niquer au son des vagues. La RF31 s'envahit peu à peu d'autant qu'une rambarde en bloque désormais l'accès depuis la RN2.

Randonnée ajoutée le : 01/06/2012