De l'îlet Bananiers à Mare à Goyaves par le lit de la Rivière du Mât

Difficulté
Difficile
Indice de confiance Bon
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 5h
Distance 7.6 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 605 - 330 m
Dénivelé positif 320 m
Dernière mise à jour 18/06/2026

Ne pas partir trop tôt pour bénéficier dune meilleure lumère

Nouvelle exploration de la dernière portion de la Rivière du Mât qui n'était pas encore publiée, en suivant Laurent qui, comme d'habitude, l'a reconnue préalablement pour nous guider plus sereinement.

Lorsque l'on passe par Salazie et qu'on se penche au-dessus du pont qui enjambe la Rivière du Mât, on pense que l'étroit canyon rend impossible sa descente sans avoir à nager ou affronter de hautes cascades. Il n'en est rien, mais il faut tout de même tenir compte de la hauteur de l'eau au moment de la randonnée. Après les pluies, le niveau de l'eau peut sembler faible mais c'est surtout de la force du courant dont il faut se méfier. Avec la pluviométrie actuelle, on est certain de pouvoir effectuer la boucle 8 mois sur 12. Le départ s'effectue ici sous la passerelle menant à l'îlet aux Bananiers. Le lit est facile à rejoindre. Une fois à la rivière, ne pas chercher à garder les pieds au sec puisqu'il faudra très souvent traverser le cours d'eau. Rares sont les passages délicats imposant de contourner par les berges ou d'escalader les rochers. Prévoir un sac étanche pour mettre à l'abri le matériel électronique ou le casse croûte car il faudra se mouiller par deux fois en nageant moins de 5 mètres. Donc pas de danger, mais les allergiques aux bains frais s'abstiendront certainement. Parvenu au confluent avec la Rivière des Fleurs Jaunes, on retrouve une partie du circuit de l'Îlet Micot. En cas de fatigue il est possible de revenir au point de départ par la route la plus directe. La région, peu visitée par les randonneurs, est charmante quoiqu'un peu bossue. Les routes peu fréquentées traversent de beaux paysages vallonnés et verdoyants où l'on trouve plusieurs sentiers destinés à couper des virages qui feront gagner du temps tout en évitant les véhicules. Ces véritables sentiers n'apparaissent même pas sur les cartes IGN, pourtant ils n'ont rien à envier à nos GRR.

La randonnée débute ici derrière l'église de Salazie sur un parking ombragé. Rejoindre la route principale et marcher en direction de Hell-Bourg. En face de la fin du cimetière, emprunter la petite route étroite pour échapper à la circulation. Elle se dirige vers un ancien restaurant. Prendre le sentier sur la droite à la fin de la route puis rejoindre la RD48. 100 m plus loin, bifurquer à nouveau à gauche sur la petite route en face du château d'eau. Elle descend en lacets vers la rivière. Ne pas manquer le sentier indiquant l'Îlet aux Bananiers avant de trouver la passerelle traversant la rivière. Elle permet d'apprécier le niveau de l'eau (Photo 1). Si les conditions conviennent, délaisser la passerelle et descendre dans le lit de la rivière. Si le niveau est correct, la hauteur de l'eau ne dépasse pas les 40 cm et le courant supportable (Photo 2). La descente le long des berges peut débuter pour plus de 3 heures. Comme toujours, il faut chercher le meilleur passage qui varie en fonction des crues. Les pieds sont obligatoirement mouillés, surtout si le lit se rétrécit (Photo 3). Pour les rapides ou les portions plus fougueuses, le bâton est conseillé pour un meilleur maintien lors des traversées (Photo 4). Après une quarantaine de minutes aquatiques, on parvient aux deux ponts à l'entrée de la ville (Photo 5). Puis la rivière se rétrécit mais le passage est le plus souvent possible sur les galets de la berge en changeant régulièrement de rive (Photo 6). Plus bas, une cascade termine la course de la Ravine Grosse Roche. Il est possible, en prenant garde au sol glissant, de grimper un peu pour apercevoir la cascade précédente (Photo 7). La vallée s'élargit et permet de belles vues sur les remparts verdoyants bordant la rivière et la route de Salazie (Photo 8). Mais on retrouve rapidement les passages plus étroits et ombragés. Après les interminables racines le long des parois, on traverse cette fois des longues lianes de pothos créant un écrin de verdure (Photo 9). Après la petite cascade en rive gauche, on commence à apercevoir le barrage de la prise d'eau de la Rivière du Mât. On passe au plus près des grilles récupérant l'eau envoyée dans l'ouest par un long tunnel. Dépasser l'ouvrage et redescendre au plus près de la rivière dès que le terrain le permet (Photo 10). Un peu plus en aval, dans un virage après une nouvelle passerelle, le passage devient assez dangereux. Il est à demi bouché par de larges plaques de basalte créant à l'arrière un violent toboggan (Photo 11). C'est le seul moment où il faudra quitter le cours d'eau pour escalader sans danger les roches de la rive (Photo 12). Une fois le palier franchi, on regagne le lit par le haut de la plaque basaltique inclinée (Photo 13). La pente s'accentue, éliminant ainsi les galets emportés vers l'aval par le courant (Photo 14). Le courant s'est intensifié en raison de la pente, les passages délicats se multiplient. Prendre simplement son temps pour éviter les glissades ou bien repérer les meilleurs endroits où poser les pieds. Ne pas manquer le tunnel créé par un énorme rocher couché en travers de la rivière. Pas de crainte car il est bien arrimé à la falaise (Photo 15). La vallée devient de plus en plus agréable avec roches et verdure (Photo 16). Les passages délicats ne cessent pas pour autant et demandent un peu de sens de l'équilibre (Photo 17). Les canyons reviennent ensuite avec de plus en plus de courant mais toujours franchissable (Photo 18). La vallée, tantôt étroite, tantôt un peu plus large, est toujours aussi agréable (Photo 19). Les parties les plus étroites ont rapidement une hauteur d'eau plus importante. Lorsqu'il est impossible de contourner par les rives ou les falaises, il faut se résoudre à se laisser glisser jusqu'à l'eau et nager sur 2 ou 3 mètres. Une brasse suffit en général mais il faut penser à mettre à l'abri tout ce qui doit l'être (Photo 20). Il y a actuellement deux de ces passages à franchir mais cela change très vite d'une saison à l'autre, surtout si un cyclone vient perturber les roches du lit. La deuxième se situe à quelques mètres du confluent avec la Rivière des Fleurs Jaunes. C'est donc les vêtements trempés qu'on atteint le câble à nœuds fixé à une roche pour escalader le rocher qui fait face. Une fois sur le rocher, effectuer une courte boucle pour emprunter l'estuaire et retrouver la corde utilisée pour se rendre aux ruines de l'Îlet Micot . Repérer et utiliser la deuxième corde pour atteindre le rocher (Photo 21). Un dernier coup d'œil à la Rivière des Fleurs jaunes avant d'entamer le sentier de remontée vers la route (Photo 22). Ce dernier change radicalement des 3 dernières heures. Finie la descente aquatique, remplacée par une escalade glissante où les branches s'avèrent très utiles (Photo 23). Il ne passe plus par l'ancienne étable mais la contourne dans les hautes cannes fourragères. On arrive assez vite aux habitations. En partant à gauche par la Route de Bois de Pommes on parvient à l'église en quelques minutes. En poursuivant par la Route du Château d'Eau, on grimpe fortement vers deux petits pitons caractéristiques qui dominent le Plateau des Fleurs Jaunes (Photo 24). Très peu de circulation en ce lieu bordé de toutes parts de grands champs de chouchous (Photo 25). Entamer ensuite la descente vers le village éparpillé de Mare à Goyaves en profitant de beaux panoramas sur la région (Photo 26). En face de la Mare à Goyaves, qui est plus un marécage qu'une étendue d'eau, repérer un escalier sur la gauche. Il annonce le début d'un magnifique sentier en excellent état descendant de manière abrupte vers Salazie (Photo 27). Marcher 150 m sur la route avant de retrouver un autre sentier indiqué "Chemin Papaya" sur l'arrêt de bus. Très ombragé, il finit agréablement cette boucle par une nouvelle descente qui permet d' économiser 1500 m de goudron (Photo 28). Les habitations de Salazie se multiplient avant d'arriver au centre ville puis à l'église où il est possible d'effectuer une halte à la tombe du Père Bourasseau, proche du parking.

Balises

Pas de balisage

Profil

Plan de l'itinéraire

Site géologique  Sites géologiques, en partenariat avec Laurent Michon, laboratoire Géosciences Réunion.

Itinéraire

Se rendre à Salazie et stationner en ville - Marcher vers Hell Bourg puis bifurquer en direction de l'Îlet aux Bananiers - Passer sous la passerelle et descendre la Rivière du Mât jusqu'au confluent de la Rivière des Fleurs Jaunes - Remonter au confluent en direction de Mare à Goyaves puis regagner le point de départ en empruntant plus les raccourcis que la route.

De Bras Marron jusqu'à l'océan

Sept randonnées utilisent le fond de la Rivière du Mât pour effectuer des boucles dans la région de Salazie et du village de la Rivière du Mât les Hauts. Si le tronçon entre les Sources Manouilh et Bras Marron n'a pas été reconnu, il devient envisageable, pour les aventuriers amateurs de marches aquatiques, de tenter l'aventure d'une descente incluant les 6 parties présentées sur la carte-ci-dessous. Il vaut mieux prévoir deux jours, partir tôt, par beau temps et eaux basses et bivouaquer au milieu du parcours. De nombreux emplacements abrités permettent de passer une nuit sereine après un bon bain dans un des dizaines de bassins rencontrés.


Commentaire sur cette randonnée (1)

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Suepairpiénu, 18/06/2026 22:32
Randonnée complétée le 13/06/2026

Rando superbe mais musclée : certains passages glissants se négocient avec prudence et fermeté (photo 4) !
Maillot et sac étanche obligatoires !
Hâte de la refaire en octobre lorsque le courant sera moins fort et que le soleil éclairera davantage les parois de cette magnifique portion de rivière !
Merci à Ousarsiph2 pour le guidage et à Randopitons pour la fiche !

Randonnée ajoutée le : 15/06/2026