5 nouvelles cascades sur la Ravine du Butor à partir du Sentier Laverdure

Difficulté
Très difficile
Indice de confiance Moyen
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 4h30
Distance 4.6 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1052 - 699 m
Dénivelé positif 100 m
Dernière mise à jour 18/04/2026

Nouvelles cascades pour aventuriers uniquement

Laurent et Martial ont poursuivi, au-delà de la 3ème cascade, l'exploration de la Ravine du Butor présentée sur la fiche 1988. Ils m'invitent aujourd'hui pour de nouvelles découvertes réservées aux habitués de ce genre d'aventure. 

Une randonnée presque familiale présente 3 cascades à partir de la RD43. Celle-ci poursuit l'exploration à partir du Sentier Laverdure, plus au Sud. La première est une balade facile où des randonneurs ont pourtant du mal à trouver des sentiers bordés de longues mains courantes. Cette seconde randonnée demande un excellent entraînement physique et un sens de l'orientation tout aussi développé, en raison d'un total hors sentier ainsi que des contournements de bassins aléatoires. Le sentier Laverdure, de plus en plus bouché par la végétation semble une autoroute comparé à la deuxième partie plus aquatique. Une fois la ravine atteinte, on se retrouve devant les descentes habituelles de ravines souvent publiées sur ce site. Les cascades ne sont pas extraordinaires comme sur le Bras Laurent, la Rivière des Marsouins ou la Rivière Sainte-Suzanne mais toutes ont leur charme autant que la rivière elle-même, bordée de forêts profondes. La recrudescence de cas de leptospirose dans le département doit faire réfléchir sur la nécessité de se baigner dans les bassins rencontrés. Ne jamais partir seul sur cette sortie, avoir dans la poche un appareil lisant les traces GPS et gare aux glissades sur la mousse ou dans les contournements sur terrain friable (vécu !). La trace fournie ne reflète pas la réalité sur le terrain car le trait rouge saute d'une rive à l'autre. Des câbles électriques, judicieusement situés, facilitent les descentes à condition de les repérer car le noir du plastique n'est pas toujours évident dans les longoses. Au pont de la RD43, nous avons choisi de laisser un véhicule pour remonter au Brûlé. La remontée de 3400 m à l'antenne du Brûlé est presque toute en montée.

La randonnée débute à l'antenne, facile à trouver sur la droite de la route en direction de Mamode Camp. Quelques emplacements permettent de stationner au plus près de l'antenne. Marcher plein sud sur la route sur 150 m seulement (Photo 1). Le sentier Laverdure est facile à deviner grâce à ses deux rambardes blanches sur la gauche de la route. Le sentier est assez envahi mais il est parfois remplacé par des pistes desservant les habitations ou des chemins herbeux (Photo 2). On emprunte même une route bétonnée avant de se lancer pour plus de 30 minutes sur le sentier après avoir franchi la passerelle du Bras Mahot (Photo 3). Quand on connaît l'aventure qui approche, on profite de ce sentier même s'il est parfois étroit, glissant, envahi de bambous où il fait presque nuit (Photo 4). Le Petit Méandre se franchit sans même le remarquer. Le Grand Méandre est plus large. Il se traverse facilement pour reprendre le sentier glissant dans les longoses (Photo 5). Après cette ravine, les cryptomerias font leur apparition et la marche est plus agréable (Photo 6). La trace effectue de longs lacets. Passer le premier et se préparer à l'aventure qui se présente. Après le deuxième lacet, il est possible de se rapprocher de la Ravine du Butor pour atteindre le haut d'une première cascade. Se rapprocher de la ravine puis partir en hors sentier dans les touffes de bambous jusqu'au cours d'eau (Photo 7). Une petite cascade coule sur la droite mais la plus importante est en aval. On parvient très vite près de la chute sur un sol très glissant. Prendre garde pour en atteindre le haut d'où l'on aperçoit le bassin 15 m plus bas (Photo 8). Ces 15 m sont impossibles à franchir. Remonter alors le sentier et trouver, avant le lacet vers la gauche, un emplacement dans la végétation très touffue ; un semblant de trace. Quelques coups sur l'écorce montrent que des pêcheurs passent par là et laissent des repères, mais très difficiles à suivre. Il faut viser une crête entre le Grand Méandre et la Ravine du Butor et ne surtout pas chercher à descendre le rempart trop dangereux. Le cheminement doit décourager tous les novices en la matière qui pourrait les conduire dans un hélicoptère du PGHM (Photo 9). Attention, pas de réseau dans cette zone. Si on tente de se rapprocher du Grand Méandre, on longe ce rein et l'on trouve un câble électrique facilitant la descente d'une barre rocheuse près d'un gros arbre. Ce câble se termine à deux pas de la dernière cascade du Grand Méandre sur la gauche (Photo 10). La récompense se situe vers l'amont de la Ravine du Butor où l'on entend couler une chute en plusieurs paliers. Le premier est assez facile à remonter en se mouillant un peu (Photo 11). On se retrouve près d'une bâche sous laquelle s'abritent les pêcheurs en cas de pluie mais le campement semble abandonné. La chute principale poursuit sa course sans passer par un bassin (Photo 12). Entamer la descente le plus naturellement possible en cherchant toujours le meilleur passage (Photo 13). Pas de grosses difficultés même si certains rochers sont assez gros (Photo 14). La descente s'effectue en grande partie sur les berges ou dans le lit, les chaussures dans l'eau (Photo 15). Inutile de tenter de marcher les pieds au sec, surtout avec les roches très glissantes. Un nouveau bassin, plus modeste, permet une halte mais attention à la natation car le fond est proche (Photo 16). Les rives deviennent plus difficiles à suivre car les longoses poussent jusque dans l'eau. Repérer, en rive droite, une trace, sans doute créée par les débordements lors des crues. Elle ressemble à un sentier facile à suivre à condition de pousser les longoses et califons qui tentent de la boucher complètement (Photo 17). La trace prend fin à un nouveau bassin alimenté par une charmante cascade (Photo 18). Il est alors préférable de reprendre le cours d'eau même si certains obstacles offerts par le dernier cyclone peuvent ralentir un peu (Photo 19). On retrouve les galets, quelques petites falaises ou des éboulis ne ralentissant pas la descente (Photo 20). Peu de difficultés, mais prudence sur les plaques basaltiques très glissantes en raison de la mousse qui recouvre tout (Photo 21). Le cheminement amène à un toboggan finissant sa course dans un bassin. Près du bassin on remarque qu'il se termine en petite cascade. Le bassin est large et profond (Photo 22). Poursuivre, toujours sur ces plaques glissantes. On parvient à un nouveau toboggan qui n'incite pas à l'emprunter. Il faut simplement descendre en se servant des petites marches créées par les orgues volcaniques érodés (Photo 23). Après avoir longé le bassin, on rencontre de nouveaux ces toboggans (Photo 24). Les berges sont également constituées d'orgues qui facilitent le contournement des bassins (Photo 25). On parvient bientôt à la troisième cascade présentée sur la fiche 1988. Trouver, en rive gauche, une faiblesse dans le haut talus vertical et entamer la montée assez friable. L'effort est important pour dominer le bassin que l'on aperçoit sur la droite. Là aussi, difficile de repérer au premier coup d'œil les câbles cachés dans les longoses qui facilitent grandement la progression (Photo 26). Si on ne connaît pas cette cascade, prendre à droite dans la descente le discret sentier s'en approchant sinon poursuivre dans les longoses en direction du captage et sa passerelle. Aussitôt après la passerelle, emprunter le sentier bordé de câbles puis revenir au plus près de la ravine après une forte descente (Photo 27). Partir ou non vers l'amont pour 3 minutes de marche afin d' atteindre la haute cascade du captage (Photo 28). Retourner au gué facile à deviner par le câble traversant le lit. Frôler les installations et l'oratoire puis partir à gauche sur la RD43 jusqu'au parking à 100 m. Si aucun véhicule n'a été prévu, il faudra rajouter près d'une heure pour remonter à l'antenne mais, cette fois, à des vitesses dépassant les 1 km/h !

Balises

Pas de balisage

Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.

Itinéraire

De Saint-Denis, Boulevard Sud, prendre la direction de Saint-François depuis la Providence ou, mieux, du Brûlé à partir de Bellepierre – Dépasser la mairie du Brûlé et stationner au plus près de l'antenne proche de l'arrêt de bus "Au banc" – Marcher plein sud jusqu'au départ du sentier Laverdure – Franchir le Bras Mahot, le Petit Méandre ainsi que le Grand Méandre – Ne pas franchir la Ravine du Butor mais la rejoindre en hors sentier jusqu'à la confluence Grand Méandre/Ravine du Butor – Suivre vers l'aval la totalité de la Ravine du Butor jusqu'à la RD43 – Retrouver un véhicule laissé près du pont ou rejoindre par la route le point de départ.


Commentaires sur cette randonnée (4)

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MichelPey, 20/04/2026 20:32

Merci martial pour ton invitation à découvrir cette portion de la ravine du butor. Le sentier laverdure est ombragé et agréable. La descente vers la ravine demande beaucoup d’attention et de vigilance. Une fois dans la rivière il faut être prudent, rochers glissants, traversée aquatique. Une zone est magnifique où l’eau coule en torrent sur des orgues basaltiques. Un contournement de cascade se descend aidé de câbles judicieusement installé pour être en sécurité.. une fois arrivé à la passerelle c’est plus facile.

Martial, 20/04/2026 18:05

Pour ma cinquième visite dans cette ravine que j’affectionne particulièrement, je serai accompagné de Nicolas.
Concernant la première descente de rempart mentionnée sur la fiche, il existe en réalité un passage propre pour descendre, que je ne connaissais pas lors de sa rédaction. Celui-ci permet de réduire sensiblement la difficulté du parcours.
Si vous suivez l’itinéraire décrit, en venant depuis la route de Mamode Camp, traversez la ravine puis poursuivez sur le sentier Laverdure sur une centaine de mètres. Repérez ensuite, sur votre gauche, un sentier qui s’engage en rive droite, au-dessus de la ravine. Empruntez-le jusqu’à une bifurcation, puis prenez à gauche pour descendre sur l’arête.
Le sentier est bien marqué et vous mènera à une zone de bambous, au pied des premières cascades.
Il est également possible d’y accéder par Macassis : le trajet à pied est plus court, mais la route pour y monter est étroite.
Concernant la photo 9 et la cascade, nous avons réussi à l’entrevoir en descendant dans le rempart, sans toutefois pouvoir atteindre la rivière, bloqués par la verticalité de la paroi. Il s’avère qu’elle est magnifique. Ce sera notre prochaine quête.

Gazelle, 20/04/2026 15:35
Randonnée complétée le 11/04/2026 en 4h30

La chance que Martial nous ait proposé de découvrir ce parcours en sa compagnie !! Une randonnée aquatique d’aventure comme je les aime, et en plus dans les hauts de ma ville !

On démarre par le sentier Laverdure, étroit et bordé de goyaviers, qui traverse des habitations, petites cases créoles nichées dans la végétation. Ce sentier réveille en moi tellement de bons souvenirs : j’ai passé une partie du confinement dans ce coin, à m’y cacher et à y gambader. 🫣

On poursuit ensuite dans une forêt de longoses et de bambous. L’odeur des fleurs de longoses est agréable, et par endroits, on marche presque dans l’obscurité sous les voûtes de bambous.

On attaque ensuite le hors sentier. Le passage le plus compliqué reste effectivement la descente dans la ravine du Butor.

Une fois en bas, ce sont des instants de pur bonheur, avec de l’émerveillement à chaque bassin et à chaque cascade découverte.
Ah ! Ce plaisir extrême de crapahuter une petite chute d’eau pour accéder à un bassin sous sa cascade !!

Il faut tout de même être à l’aise pour évoluer dans les rivières et les ravines, mais la récompense est là à chaque pas.


Merci Martial pour cette superbe découverte sportive, et merci Randopitons.
Randonnée classée en tête de mon top 10 !

Ousarsiph2, 19/04/2026 12:56
Randonnée complétée le 06/04/2026 en 4h30

Bonjour, superbe descente de rivière, régulièrement agrémentée de cascades parfois modestes mais toujours jolies. Les contournements de cascades sont classiques et pas trop difficiles ou dangereuses pour les habitués. Seul le premier accès raide à la ravine du Butor depuis le sentier Laverdure illustré par la photo 9 justifie le classement en Très difficile. Merci Randopitons pour cette fiche aventureuse !

Randonnée ajoutée le : 18/04/2026