De Hell Bourg au Bras de Caverne par l'ancien sentier de la Fenêtre

Difficulté
Très difficile
Indice de confiance Danger
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 6h
Distance 7.2 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1503 - 936 m
Dénivelé positif 650 m
Dernière mise à jour 04/05/2022

Sortie aventure PLUS

Attention : les trois traces GPS extraites le jour de la randonnée ne coïncident pas en raison des difficultés liées au rempart. En conséquence, le tracé proposé entre la croix souvenir et la Fenêtre ne doit pas être appliqué à la lettre sous peine de graves difficultés ou de chutes dangereuses.

Avant 1954, date de l'installation d'un téléphérique entre la Mare à Poule d'eau et Bélouve, le sentier permettant de rejoindre le haut du rempart était différent de l'actuel. Il filait au nord-est vers le Fenêtre au lieu de prendre vers le sud comme il le fait désormais. Ce sentier était utilisé par les ouvriers qui descendaient le bois sur leur dos. Le parcourir, même 70 ans plus tard, donne une idée de l'exploit quotidien de ces porteurs. Avec la construction du monte-charge, puis plus tard de la route de Bélouve, ce sentier est tombé dans l'oubli. S'il est très facile d'en trouver le début lors de la montée au gîte, le pratiquer est une véritable aventure qu'il est même déconseillé d'entreprendre tant les difficultés sont grandes dans bien des domaines : le sentier n'est plus visible sur de longues portions envahies de végétation ; les pierres glissent facilement sous le pied ; les falaises verticales représentent des obstacles qu'il faut contourner. Le sentier se termine à la Fenêtre facilement repérable depuis la Mare à Poule d'Eau, encoche sur la crête telle la Brèche de Roland dans les Pyrénées. Comme dans l'aventure du Piton Tambour, la jonction avec le gîte prend 4 heures pour moins de 2 km d'ascension et il est important d'en prendre connaissance avant de se lancer. Rappel : ce site est avant tout un recueil de souvenirs de randonnées et nullement une recommandation de passer partout même si la fiche semble inciter à le faire.

La randonnée débute à la mairie annexe de Hell Bourg. Remonter la rue puis poursuivre tout droit sur le Chemin de Bélouve. On se retrouve très vite sur le sentier, bétonné au départ, qui descend légèrement pour aller franchir la Ravine Chouchous entourée de hauts bambous (Photo 1). Comme partout dans le cirque de Salazie, ces chouchous recouvrent des pans entiers de rempart, grimpant très haut dans les filaos ou bouchant simplement le sentier. Les portions bétonnées sont assez nombreuses au départ, facilitant la marche (Photo 2). Sur la gauche, quand le bambou balai ne bouche pas la vue, on assiste à l'arrivée du soleil sur le cirque (Photo 3). Lorsque le béton cesse, la pierre prend le relais et les marches sont parfois assez hautes (Photo 4). Des parties ont souffert de l'érosion due aux pluies et la marche s'effectue sur le muret cimenté qui retenait les portions ouvragées. Des passages étroits sont correctement sécurisés par des mains courantes ou câbles (Photo 5). Il faut franchir quelques lacets un peu raides parfois, des rigoles ou sources plus ou moins fournies, des oratoires originaux dont un dans sa boîte aux lettres, avant de parvenir à une croix en bois située dans un lacet serré qui débute la dernière ascension vers le gîte. La croix a été installée en hommage au gramoune Manoro, mort ici à 85 ans lors d'une chasse au tangue en solitaire. Le sentier historique se poursuivait à l'époque en direction de la Fenêtre. Le départ est donc facile à repérer entre les goyaviers (Photo 6). Après une très courte descente, il remonte le rempart dans une végétation très dense (Photo 7). Il faut beaucoup d'entraînement pour savoir que le sentier passe entre ces racines, bois de couleur et hélas, entre goyaviers et longoses (Photo 8). D'anciens éboulis et arbres abattus imposent de quitter la trace qu'on perd très facilement. La remontée devient alors une marche à l'azimut en cherchant toujours le meilleur passage, surtout lorsqu'on se retrouve face à une falaise lisse et humide impossible à escalader sans matériel (Photo 9). La meilleure solution consiste alors à longer ces barres rocheuses sur un sol en général assez variable passant des racines mal fixées à des bandes de terre de moins de 20 cm recouvertes de jouvences, paille sabre ou longoses (Photo 10). On croit parfois retrouver le sentier mais on déchante très vite en arrivant à une nouvelle falaise verticale (Photo 12). Plus on monte et plus le ciel bleu se dessine entre les branches, signe que la Fenêtre approche. On se retrouve enfin sur quelques vestiges de plastique laissés là par des braconniers, signe d'une pratique plus régulière. Une dernière forte montée rapproche de la fenêtre creusée entre deux falaises rocheuses (Photo 13). Cela fait plaisir de retrouver une véritable trace même si elle a mal vieilli depuis 7 décennies (Photo 14). Partir alors à droite en direction du gîte. On longe à nouveau des barres rocheuses mais l'on sait qu'il n'y aura plus d'obstacle. Le sol est généreusement recouvert d'une superbe végétation variée et verdoyante (Photo 15). Il plonge ensuite à gauche par des portions bien marquées au milieu de magnifiques orchidées poussant au pied des bois de couleurs moussus (Photo 16). Avant de bifurquer à nouveau vers le gîte ne pas hésiter à poursuivre vers le Bras de Caverne même s'il faut enjamber quelques racines (Photo 17). On rejoint en quelques minutes la ravine près d'un bassin d'eau claire qui incite peu à la baignade en raison du fond assez ferrugineux (Photo 18). Par temps sec, il est agréable de suivre un peu ce petit cours d'eau qui se précipite quelques centaines de mètres plus loin au fond du Trou de Fer. Après cette visite facultative, remonter au croisement puis rester sur le sentier de plus en plus difficile à suivre. Repérer les quelques coups de machette sur l'écorce de certains arbres pour se rassurer. On arrive très vite à une ixième barre basaltique verticale entourée d'une très belle végétation (Photo 19). Il faut alors longer la barre et escalader quelques blocs rocheux sans grande difficulté (Photo 20). La végétation change totalement en quelques dizaines de mètres. On passe de la forêt de bois de couleurs moussus à celle de tamarins où les longoses sont remplacés par les fougères. Tenter de suivre la trace au sol en visant entre les fougères et en effectuant quelques détours dus à des contournements d'arbres (Photo 22). C'est là qu'il faut un bon sens de l'orientation pour ne pas revenir au rempart ou descendre vers le Bras de Caverne. On traverse là un classique de la forêt de Bélouve entre tamarins et fanjans recouverts de fougères (Blechnum - Photo 23). Poursuivre au milieu des fougères en suivant au mieux la trace (Photo 24). On parvient sans avertissement sur le caillebotis du sentier du Trou de Fer. Prendre à droite puis rejoindre très vite le gîte sur un très large sentier qui s'envahit doucement de vigne marronne (Photo 25). Profiter du point de vue depuis le belvédère ou effectuer une halte sur une table de pique nique avant d'entreprendre la descente en direction de la mairie. La descente a le même pourcentage que la montée sur le sentier oublié (et pas toujours retrouvé) mais l'espace pour poser les pieds est sans commune mesure (Photo 26). La progression est très rapide en raison de cette forte pente qui comporte plus bas de nouvelles séries de lacets serrés (Photo 27). Après les records de lenteur de la montée, la descente ressemble à une course tant on se rapproche vite de Hell Bourg que l'on aperçoit devant soi (Photo 28).

Balises

Balisage uniquement sur sentier officiel

Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.
Site géologique  Sites géologiques, en partenariat avec Laurent Michon, laboratoire Géosciences Réunion.

Itinéraire

Se rendre à Saint-André puis à Salazie et enfin à Hell Bourg - Stationner devant la mairie annexe et entamer la montée vers le Gîte de Bélouve - En montant et en arrivant à la croix souvenir dans les lacets, prendre à gauche l'ancien sentier désormais invisible - Rejoindre difficilement la Fenêtre puis prendre la direction du gîte en effectuant un détour au Bras de Caverne - Au gîte, reprendre le sentier officiel et regagner la mairie de Hell Bourg.


Commentaires sur cette randonnée (4)

Vous devez être connecté pour ajouter un commentaire.
Christian L, 05/05/2022 16:45
Randonnée complétée le 05/05/2022 en 4h00

"Il faut battre le fer pendant qu'il est chaud! "
Sitôt dit, sitôt fait! Deux jours plus tard nous retournons, Martial et moi, à Bélouve pour cette fois-ci pouvoir mettre le nez à la Fenêtre. C'est du moins notre souhait.

Nous partons dans le sens inverse de la première fois et par conséquent de la fiche. La large allée de la piste des Fleurs Jaunes nous accueille avec de bonnes herbes pleines de la rosée du petit matin. Il a beaucoup plu cette nuit. Très vite on bifurque à gauche dans la majestueuse forêt, toujours dominée par les tamarins et les fanjans mais bien envahie par les vignes marronnes. Beaucoup d'égratignures pour rejoindre le haut du rempart qu'il nous faudra nécessairement descendre pour rejoindre la ravine de la Vierge. On cherche un peu mais on trouve relativement bien et quelques marques de braconniers sur les arbres nous permettent d'être optimiste.

La descente est vertigineuse, glissante mais sécurisée par des branches et des troncs auxquels nous nous agrippons. Un sentier relativement net masqué par des tapis de jouvences bien humides nous fait bonne impression. La ravine de la Vierge est sauvage avec effectivement des bassins d'eaux claires avec des couleurs orangées ferrugineuses. Je dis "effectivement" par rapport au commentaire et aux photos de la fiche mais, comme il y a deux jours, les gps s'affolent alors on ne sait pas trop où aller. Nous perdons un peu la tête comme nos applications. Nous remontons un peu la rivière et atteignons un grandiose cassé que nous ne voyons pas sur les photos du site. Est-ce l'indice que les randopitonneurs ne sont pas passés là ? Et la photo 19 qui parle de nouvelles falaises en rive gauche ? N'est-ce pas plutôt en rive droite même si nous savons que JPG se trompe très rarement ? Bref pas évident pour la suite. La Fenêtre est en face de nous, sur le haut du rempart qu'il va là aussi falloir escalader.

On part donc bien à gauche et nous grimpons allègrement au milieu de mousses du plus bel effet qui me font penser aux photos 15 et 16 ? Point d'interrogation. Nous longeons de hautes falaises avec le vide sur notre gauche à quelques centimètres de nos pas. Est-ce utile de dire que la moindre glissade serait fatale ? Une belle échancrure sur notre droite, pas très loin à vol d'oiseau, nous ferait penser à la Fenêtre mais les traces de nos deux gps s'éloignent inexorablement de celles de randopitons. Y aurait il deux Fenêtres? Ne vaudrait-il pas mieux aller à la Fenêtre de droite?

Nous redescendons à la ravine de la Vierge pour repartir de plus belle en montant dans le rempart vers la droite. De nouvelles falaises, du vide cette fois sur notre droite et toujours là aussi quelques bribes de traces sur les arbres et au sol un semblant de sentier, bien encourageant. Nous arrivons triomphalement sur la crête dans un fouillis de végétation, de troncs, de fougères, de pailles sabres... Est ce là ou à peu près là la Fenêtre, celle de droite ? En tout cas, pas de panoramas. La trace randopitons n'est pas loin de la nôtre alors ? On en reste là pour aujourd'hui car, de plus des nuages menaçants se rapprochent.

Un autre indice va beaucoup nous intriguer en redescendant le rempart . Cet indice, pas vu en montant, est une extraordinaire échelle en bois, vieille comme Mathusalem, qui escalade la falaise jusqu'à son milieu où une excavation semblerait le but de ceux qui l'ont gravie ? Re-point d'interrogation. Mais alors pourquoi JPG n'en parle t-il pas ? Est ce un indice qui montre qu'il n'est pas passé par là ? Car pour nous, la photo est plus qu'évidente! Super, pour ma collection d'échelles car celle ci est hors normes, fabuleuse, fantastique, époustouflante...

C'est vraiment tout pour ce matin car la pluie commence à tomber et notre retour se termine sous une pluie battante.
"La boucle n'est pas bouclée" mais aujourd'hui notre enquête a beaucoup progressé dans cette extraordinaire forêt de Bélouve qui, c'est évident, nous reverra bientôt pour peut-être le dernier épisode de cette randonnée elle aussi hors normes, fabuleuse, fantastique, époustouflante !!!

JP Goursaud, 04/05/2022 12:39

Vu les derniers commentaires, je passe la fiche au niveau le plus bas de confiance car si Christian et Martial ne passent pas, on arrive là dans de la véritable aventure à ne laisser qu'aux inconditionnels. Circuit réalisé dans le seul but de sortir des sentiers battus et déconseillé à tous. Prenez vos responsabilisés.

Christian L, 03/05/2022 18:03
Randonnée complétée le 05/05/2022 en 4h00

Quand on lit la fiche randopitons on se dit que cette rando-là, ça va être du lourd et même du très lourd. Classée très difficile avec un indice de confiance faible (la suite nous dira que l'indice de confiance est plutôt nul!) mais surtout ce qui semblait inquiétant pour la suite, c'est de lire que faire cette rando "est une aventure qu'il est même déconseillé d'entreprendre" (sic JPG). Hou là là...Donc, qui de mieux que Martial pour malgré tout tenter la boucle en partant de Bélouve, en négligeant la montée trop facile (!) et trop connue(!) de Hell-Bourg vers le gîte de Bélouve. Et surtout pour éviter de nous rendre à Salazie en voiture pour un fastidieux trajet. Autant dire d'entrée que sans guide il vous sera très difficile de réussir et en 6 heures comme indiqué sur la fiche, alors là impossible. Ca n'engage que nous bien sûr.

Des bribes de sentier mais les trois-quarts du temps rien: pas une marque sur un arbre, pas une vieille bouteille ou un papier qui traine. Bien sûr pas de cairn ou de rubalises, ça serait un luxe. Nous payons au prix fort l'absence d'indices, d'autant plus que nos applications s'affolent dans le rempart et ne nous servent pas à grand chose. Alors nous grimpons (j'allais dire bêtement...) tout droit ou presque en nous agrippant aux branches, aux racines et surtout aux pailles-sabres, omniprésentes, mais qui ne sont pas d'une sécurité optimum. La pente est très raide, glissante, et comme les cailloux dévalent sous nos pieds, nous gardons, Martial et moi, une bonne distance de sécurité égale à celle entre deux véhicules sur l'autoroute. Mais ici l'avance est autant dire très lente. Des falaises se présentent devant nous et nous n'essayons pas de les franchir puisque la fiche nous dit bien de les longer, de les contourner. A droite ? A gauche ? Il semblerait qu'il faille toujours partir vers la gauche pour rejoindre la Fenêtre mais...Le vide est en général à gauche juste à côté de nous. Nous essayons de bien visualiser la photo 9 en nous demandant si nous sommes bien arrivés à ce point précis du parcours ? Pas évident; Martial tente et retente mais là, force est de constater que nous sommes "coincés". Où nous sommes, longer la falaise serait trop risqué.Et en particulier en partant vers la gauche. Sommes-nous montés trop haut ? C'est donc un demi-échec ou un demi-succès, c'est selon, lorsque nous décidons de rebrousser chemin en espérant retrouver la trace de l'aller, ce qui est effectivement le cas en redescendant le vertigineux rempart. Les pailles-sabres sont encore restées sagement couchées à la suite de notre premier passage. Dis en passant, Jean Paul, une petite marque de temps en temps, un tout petit bout de rubalises aux endroits stratégiques, ça ne serait pas de trop ? Bon, ça serait une offense pour l'environnement mais quand même...Exceptionnellement car même en étant chevronné (je ne parle pas pour moi) RIEN pour nous servir de fil d'Ariane.

Alors, si nous allions voir de l'autre côté, c'est à dire vers l'autre bout du sentier (c'est, vous l'avez compris, un grand mot puisque les traces sont bien rares). Remontée au gîte de Bélouve, direction la ravine de la Vierge à travers une forêt exceptionnellement belle de tamarins et de fanjans. Mais voilà toujours pas, ou très peu de traces, et un océan de fougères-aigles hautes d'environ deux mètres. Il faut se frayer un passage, éviter les vignes marronnes qui commencent à pointer leur nez, ramper ou sauter pour éviter les gros troncs des tamarins au sol. Et toujours nos applications qui perdent la tête. Nous longeons le rempart abrupt de la ravine de la Vierge en essayant de trouver un point de faiblesse dans ce rempart où nous pourrions nous glisser. Sans une longue corde qui nous serait nécessaire pour remonter au cas où..., nous décidons de reculer. De nouveau un semi-succès ou un semi-échec, c'est selon.
Nous comprenons que nos deux tentatives n'ont pas été vaines car maintenant nous serions capables d'y revenir et en un temps sûrement divisé par deux. Donc nous considérons que nous avons fait du bon boulot. Personne à ce moment-là pour nous féliciter ! Et quand je regarde tout le tracé de l'itinéraire, nous en avons fait environ les trois quarts. Le moins ou le plus difficile ?? L'avenir nous le dira.

Donc, OUI nous reviendrons avec du matériel adéquat pour descendre le rempart vers la ravine de la Vierge, pour trouver les jolis bassins du Bras de Caverne et le remonter de l'autre côté en découvrant enfin le beau sentier moussu de la photo 16 qu'il faudra bien avoir un jour la grande satisfaction de parcourir pour faire, beaucoup plus loin la jonction avec la trace que nous avons ouverte ce matin.
En démarrant, j'ai trouvé Martial anormalement bien peu confiant dans la possibilité de mener à bout cette aventure. Pas bon signe, n'est-ce-pas ? Nous nous sommes donc promis de venir à bout un jour ou l'autre de cette boucle fort prometteuse.

Martial, 03/05/2022 17:18

C’est en compagnie de mon dallon Christian que nous tenterons cette sortie ce matin.
Ayant de nombreuses fois parcouru le sentier entre Hell Bourg et le gîte, et ce, dans tous les sens, en plus venant du sud, nous déciderons de partir du gîte de Bélouve et de ne tenter que la partie « sentier oublié » dans le sens de la fiche.
J’ai lu et relu de nombreuses fois la fiche et regardé les photos, mais, mon indice personnel de confiance sur la réussite de cette sortie est à « très faible », traces gps incertaines, comme précisé sur la fiche, personne connaissant le passage pour nous guider et strictement aucun indice sur le terrain.
Nous trouverons facilement le départ du sentier comme indiqué par la croix, nous avons suivi, à l’instinct un semblant de trace et décidé de faire demi-tour un peu plus haut ; en pensant, que plus nous montons, plus dur sera la redescente en cas de demi-tour, car il faudra alors trouver le même passage qu’a la montée, sous peine d’aller se bloquer au-dessus des barres rocheuses et de ne plus trouver le passage.
De plus, n’ayant pas de matériel adéquat en cas de redescente, nous n’insisterons pas et déciderons de tenter notre chance de l’autre côté, au moins jusque dans le bras de la vierge.
Revenu au gîte, le sentier partant à gauche dans la forêt se repère facilement, et malgré la végétation, nous arrivons sans encombre au bord du rempart du bras de la vierge, mais impossible de trouver une descente envisageable et de se lancer au hasard sans aucun indice sur le terrain.
Bien sûr, ce genre de défit nous plait et il n’est pas question de remiser cette sortie au fond d’un tiroir.
Je pense la prochaine fois, tenter une descente dans le bras de la vierge par le gîte.
En lisant la fiche, certains points me posent question, il est précisé qu’en 1954, l’ancien sentier permettant de rejoindre le haut du rempart était différent de l’actuel, or, lorsque je consulte une carte de 1950, le sentier est placé au même endroit que sur l’ign actuelle, et il n’y a aucune trace de ce « passage ».
Le point nommé, « la fenêtre » indiqué sur la fiche en haut du rempart, est indiqué sur les ign de 1950 et d’aujourd’hui dans le milieu du rempart.
Avis aux amateurs, mais attention, comme la fiche le précise, ne partez pas la fleur au fusil, c’est un vrai challenge de trouver le passage sans guide, et surtout, pour la partie rempart, prévoyez une corde d’au moins 20 mètres en cas de redescente suite à blocage.
J’ai placé 2 petits bouts de rubalises sur le passage que nous avons emprunté dans la montée et notre passage va rester visible quelques temps, pour ceux qui auront l’envie de poursuivre.
Bien sûr, les amateurs de gr bien tracé et allergique au hors sentier passeront leur chemin.

Randonnée ajoutée le : 01/02/2022