La canalisation de la Ravine des Fleurs Jaunes depuis le Bélier

Difficulté
Difficile
Indice de confiance Bon
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 4h
Distance 8.7 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1496 - 1036 m
Dénivelé positif 750 m
Dernière mise à jour 06/11/2019

Pour voir une cascade artificielle

L'eau est indispensable à la vie et tous les moyens techniques ont été développés depuis la nuit des temps pour la rapprocher des lieux de vie. En l'absence de source, il faut aller la chercher dans les torrents et ruisseaux. C'est le cas du captage de la Ravine des Fleurs Jaunes situé à 1500 mètres d'altitude et qui domine la double cascade que l'on aperçoit en montant vers le Col de Fourche. On atteint le haut de ces deux hautes chutes après un effort soutenu sur un tiers du parcours. Le départ de la montée est aisé à deviner sous les filaos. La montée est courte, facile sur la première moitié, et beaucoup plus sportive sur la seconde. Au sommet, la vue est impressionnante sur le canyon de la Ravine Fleurs jaunes ainsi que sur les cascades de la Ravine Pont de Chien. Comme souvent pour les sentiers non balisés, cette randonnée demande un bon entraînement surtout qu'elle se poursuit sur de grosses roches le long du torrent.

La randonnée débute au Bélier, à la chapelle abandonnée qui a souffert du temps et des dégradations. La descente débute par une piste d'où il est très facile de repérer le début du sentier entre ses deux piquets en bois. On profite déjà de larges panoramas sur le Gros Morne et une partie du cirque (Photo 1). Après une zone recouverte de chouchous, le sentier entame une descente de plus en plus rapide sur de nombreux lacets. On coupe la Ravine Sèche et les lacets se poursuivent jusqu'à la Ravine de Camp Pierrot au lit caillouteux sous de grands filaos (Photo 3). Le sentier comporte encore des lacets bordés ou encombrés de pierres (Photo 4). Plus loin, après avoir dépassé des serres, on parvient à la piste menant à Camp Pierrot. Prendre à droite et remonter jusqu'à la fin de cette agréable piste bordée de filaos (Photo 5). Elle se termine en sentier qui va redescendre vers Grand Sable par de nouveaux lacets serrés qu'on empruntera au retour. On repère, avant cette descente et l'oratoire qui en marque le début, un sentier partant sur la droite (Photo 6). Il est assez facile à repérer. La pente est douce, le sol recouvert de roches et de jouvences (Photo 7). Le cheminement est aisé. Le sentier s'élargit et c'est sur une piste qu'on chemine au milieu des jouvences. Durant la montée, quelques trouées entre les arbres permettent de voir la vallée de Rivière des Fleurs Jaunes (Photo 8). La piste remonte en direction d'une falaise rocheuse et se transforme en sentier bordé de quelques ouvrages bétonnés destinés à maintenir la tuyauterie de trente centimètres de diamètre. La montée s'intensifie et l'effort est beaucoup plus important. Comme cette montée est de courte durée, adopter un rythme lent et régulier (Photo 9). Les sabres, les fougères et les branles deviennent de plus en plus présents mais ne bouchent jamais le sentier. Les goyaviers, bien placés aident à l'ascension (Photo 10). Après cette forte pente, le terrain s'aplanit et la randonnée devient une véritable balade le long du tuyau noyé dans la végétation (Photo 11). En raison de la hauteur, les panoramas sur le cirque sont de plus en plus magnifiques (Photo 13). Les sabres, de plus en plus touffus prennent le dessus et ralentissent à peine la progression (Photo 14). On arrive, après 50 minutes de montée à l'ouvrage principal qui retient les tuyaux (Photo 15). On remarque alors que l'une des cascades que l'on connait pour l'avoir vue maintes fois en remontant vers le Col de Fourche est issue d'un des tuyaux. L'eau se précipite 100 mètres plus bas. On voit très bien les dernières chutes de la Ravine Pont de Chien qui finissent leur course dans le canyon de la Ravine des Fleurs Jaunes (Photo 16). Un tuyau passant au-dessus du torrent apporte une partie de l'eau de la canalisation (Photo 17). Plus haut, des câbles en acier traversent également le lit de la rivière. Sur la gauche, on remarque un canal se terminant par une prise d'eau destinée à alimenter la canalisation (Photo 18). Le sentier vers le Col de Fourche n'est qu'à quelques dizaines de mètres mais une falaise friable rend difficile la jonction. Comme il serait dommage de rebrousser chemin pour affronter une descente raide et parfois glissante, la meilleure solution consiste à remonter la ravine en direction du gué repéré sur la carte à 300 mètres. La montée s'effectue sur de grosses roches encombrant le lit du torrent (Photo 19). Les renouées recouvrent une grande partie du fond de la vallée et le bruit de l'eau est très agréable (Photo 20). On peut longer la rivière au plus près ou marcher en périphérie sous les filaos de la berge. Avec du temps et un peu d'esprit d'aventure on pourrait s'amuser à remonter les différentes ravines du lieu. Elles surgissent de belles vallées sauvages aux parois couvertes de mousse (Photo 21). On parvient assez rapidement et sans grandes difficultés au gué pour retrouver le sentier officiel. Prendre à gauche et entamer la descente qui mènera au plus près de la Ravine de Grand Sable. On arrive très vite en face du haut de la cascade qu'on dominait récemment (Photo 22). Plus loin, le sentier longe une belle clairière offrant une vue imprenable sur les deux cascades. On distingue mieux celle de droite surgissant du tuyau (Photo 24). Poursuivre par quelques lacets, franchir la passerelle qui enjambe la Ravine Pont de Chien dont on admirait également les dernières chutes (Photo 25). La descente alterne agréables portions terreuses, d'autres plus caillouteuses, parties plates et en lacets, abords couverts de goyaviers, de bois de couleurs noyés dans les sabres et fougères, branles moussus (Photo 26). On termine par une belle forêt de filaos. On parvient, en fin de descente, au croisement avec le GRR1. Si l'on prend à droite on file vers les filaos de Grand Sable puis Hell Bourg après avoir traversé le gué de la Ravine de Grand Sable. Bifurquer à gauche et entamer la remontée vers le Bélier en longeant le GRR1 sur un trajet agréable jusqu'à la Rivière des Fleurs Jaunes. Profiter de la petite cascade en amont du sentier avant d'affronter les lacets qui s'annoncent. Ils sont raides, courts, caillouteux et semblent interminables. L'effort prend fin à la croix métallique du petit oratoire situé en fin de montée. On remarque sur la gauche le sentier emprunté pour remonter le long de la canalisation puis on retrouve la piste de Camp Pierrot. La fin du parcours emprunte le même itinéraire qu'en début de boucle pour retrouver la vieille chapelle.

Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.
Site géologique  Sites géologiques, en partenariat avec Laurent Michon, laboratoire Géosciences Réunion.

Itinéraire

Se rendre à Saint-André puis rouler jusqu'à Salazie – Traverser le village et tourner à droite vers Grand Îlet – A Grand Îlet, poursuivre jusqu'au Bélier et s'approcher de la chapelle située au départ du sentier – Débuter par une piste puis, très vite, par le GRR1 – Rejoindre la piste de Camp Pierrot et la remonter jusqu'au terminus – Obliquer à droite et longer la canalisation jusqu'aux captages – Poursuivre jusqu'au gué en longeant le fond de la rivière – Prendre à gauche vers Grand Sable puis bifurquer sur le GRR1 pour retrouver le point de départ du Bélier.


Commentaires sur cette randonnée (7)

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Sophie M, 21/03/2021 17:08

Faite ce jour. Les tronçons "officiels" viennent d'être débroussaillés.
Le reste c'est bien physique ! Il n'avait pas vraiment plu de la semaine mais sûrement un peu dans la nuit car c'était bien mouillé. Dès le début on se trempe les jambes sur les jouvences, la sente se referme doucement mais reste visible.
Au bout d'une dizaine de minutes, un gros éboulis nous a fait hésiter, sur une dizaine de mètres c'était limite (roches branches terre, est-ce bien tassé ou pas?) mais quelques traces de pas et de chien nous ont donné envie de tenter le coup. On espérait bien ne pas avoir à repasser par là...
Progression pas rapide ensuite, car la végétation est bien dense, tout glisse, il fallait bien sonder le sol avec le pied ou le bâton. Puis arrive la montée quasi verticale, un bel effort cardio, parfois je montais sur les genoux quand je ne trouvais pas de goyavier où m'accrocher. On n'aurait pas voulu la faire en descente celle-là ! De belles vues sur Anchaing et Lélesse.
On a fait une petite pause à l'arrivée près de la rivière ; c'est vrai que dans l'autre sens c'est compliqué de deviner d'où part le sentier, il est masqué, en fait il faut passer à droite du pylône ; mais franchement on ne conseille pas de la faire à l'envers! Impressionnante la chute d'eau !
On a remonté la rivière sous la farine, parfois près de l'eau parfois sur les bords mais attention la jambe peut s'enfoncer de 50 cm dans la mousse ou les renouées qui cachent de gros trous !! On a un peu tâtonné car avec le niveau de l'eau il fallait parfois mieux contourner par le haut, qui ne menait pas toujours où on voulait. On est arrivé au gué avec la pluie qui ne nous a pratiquement plus quittées de la journée... Le dernier gué est difficile à franchir sans se mouiller les pieds mais vu qu'on était déjà trempées jusqu'aux os... On a mis 5 h 20 avec 3 mini pauses.

Maude.lebarbey, 10/01/2021 20:50

Le problème n'était pas tellement la difficulté en elle même, juste le fait qu'au jour d'aujourd'hui il n'y avait pas de sentier au début de la canalisation (fin de la canalisation dans l'autre sens), la végétation avait peut-être recouvert le sentier. Mais du coup le parcours devenait dangereux à notre sens car avec le sol recouvert de plantes rampantes obligé d'y aller à tâton à chaque pas sans savoir ce qu'il y avait sous les plantes. Nous avons eu une petite frayeur avec la jambe qui s'est enfoncée dans la vegetation car il y avait un trou, sans végétation on aurait juste descendu la pente. Pourtant d'après le gps on se trouvais bien sur le "sentier". Je voulais juste prévenir d'eventuels randonneurs qui ne souhaiteraient pas s'aventurer sachant cela 😉 rien n'empêche à chacun de faire comme il le souhaite

Ousarsiph2, 10/01/2021 18:11

@Maude.lebarbey, si je peux me permettre, l'intérêt de cette boucle est justement de suivre la canalisation et son tracé original pour découvrir de nouvelles perspectives sur cette région de Salazie. Mais je comprends votre souci, et je conseille fortement de faire la boucle dans le sens de la fiche : le difficile d'abord et en montant (moins dangereux) et le sentier classique ensuite.

Maude.lebarbey, 10/01/2021 17:50

Nous avons fait la boucle par la gauche nous devions donc finir par la canalisation. En haut du chemin balisé petit bassin où l'on peut se baigner, il faut ensuite descendre le long de la rivière dans les rochers, pas de chemin balisé mais on peut s'y retrouver il suffit de suivre la rivière. Par contre arrivé en haut de la cascade quand il faut prendre à gauche pour longer la canalisation et finir la boucle le chemin est inexistant (peut être qu'il y avait un chemin qui a été recouvert par la végétation), nous avons voulu continuer un peu mais dans la végétation, sans chemin, sans voir où l'on posait des pieds avec des trous par endroit c'était dangereux. Nous avons finalement dû faire demi tour. Je recommanderais donc de prendre la boucle par la gauche monter jusqu'au petit bassin et refaire le chemin dans l'autre sens. Cela permet de voir de beaux panoramas, des cascades et de faire un petite pause pour se baigner en haut, la balade est très belle.

Jackson Nobel, 10/01/2020 16:30
Randonnée complétée le 09/01/2020 en 3h40

Randonnée faite en 3h40 à deux, sans être de très gros marcheurs. Cette randonnée offre de beaux points de vues sur salazie et nous fait passer par de beaux endroits également. En revanche, lorsque l'on bifurque sur la droite à l'oratoire en direction de la canalisation, les choses se corsent sévère. Le sentier devient dangereux par moments, de moins en moins praticable surtout au niveau des goayaviers où le risque de glissade n'est pas faible. Arrivé dans le lit de la rivière, nous étions un peu perdu sans la trace GPS, mais comme le dit la description, lorsqu'on reste sur la gauche en remontant la rivière on ne peut que tomber sur le sentier principal.
On a pu profiter d'un beau bassin arrivé au grr1 en remontant.

Christian Léautier, 01/12/2019 16:24
Randonnée complétée le 30/11/2019 en 5h00

Bon, je résume pourquoi j'ai bien aimé cette rando: d'abord une canalisation comme on les aime: bien en pente ! il faut s'agripper aux goyaviers, aux sabres ou aux branles mais jamais la peur du vertige ou du vide pour une bonne heure de gros efforts; puis à l'arrivée la récompense: 2 majestueuses cascades (oui pas 1 mais 2 et même en face 1 autre tout aussi majestueuse); puis une ravine à remonter là aussi comme on les aime : un peu d'eau mais pas trop; de plus ou moins gros galets mais on progresse bien dans cette merveilleuse ravine pleine de couleurs grâce en particulier aux tapis de renouées et l'ensemble qui me fait alors penser aux jolies rivières des Alpes du Sud avec les mêmes murmures ; ensuite, après le gué sur la rivière Fleurs Jaunes , un frais sentier ombragé et en descente pour récupérer des efforts, bordé de troncs tordus et moussus avec des trouées sur les cascades grandioses que l'on dominait il y a 2 heures depuis la canalisation. Toujours du sentier plus ou moins marqué pour cette boucle originale. L'ensemble reste éprouvant mais jamais trop difficile. Donc, je recommande!!

Martial, 06/11/2019 20:16

Et une canalisation de plus ajoutée à la collection ; les vues sur Salazie sont somptueuses.

Randonnée ajoutée le : 06/11/2019