La descente du Bras de Caverne de Plateau Wickers à la Cascade Blanche

Difficulté
Très difficile
Indice de confiance Moyen
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 6h30
Distance 11 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 728 - 237 m
Dénivelé positif 580 m
Dernière mise à jour 02/02/2019

Grosse différence entre la route et le Bras de Caverne !!

Il est agréable, et ici sportif, de relier deux circuits pour en créer un troisième. Une remontée du Bras de Caverne, publiée il y a quelques années ainsi que la très classique balade vers la Cascade Blanche ne pouvaient pas rester isolées. Les voilà réunies dans une boucle très sportive, et au combien aquatique, pour aller contempler de magnifiques paysages sauvages en longeant le Bras de Caverne. Cette sortie s'adresse aux habitués des sentiers bracos étroits, en fortes pentes et aux amateurs de sauts de cabris pour descendre le torrent de rocher en rocher. La montée pour franchir la crête entre la route et le Bras de Caverne est courte mais assez raide, tout comme la descente vers la rivière. Longer le torrent vers la Cascade Blanche est comme beaucoup de randonnées empruntant des fonds de ravines, à savoir chercher le meilleur passage pour ne pas se mouiller ou trop escalader des roches parfois hautes de 3 ou 4 mètres. Il y a parfois de nombreuses possibilités et les marcheurs ne suivent pas systématiquement la trace du "premier de cordée". Cette descente ne comporte que très peu de dangers mais il faut toujours garder à l'esprit que le niveau de l'eau peut monter très vite dans les goulets et canyons étroits. Il est donc impératif de repérer le niveau du Bras des Cavernes avant d'entreprendre la montée de la crête. Pour cela, stationner quelques minutes au fameux pisse en l'air à quelques hectomètres de l'Escalier et apprécier le niveau d'eau de la Rivière du Mât et de la Cascade Blanche à l'horizon. Si le débit est important, renoncer pour revenir plus tard.
Il est conseillé de lire les deux fiches citées ci-dessus pour obtenir des renseignement complémentaires sur la première et la dernière partie de cette boucle.

La randonnée débute à l'Escalier, près de la chapelle, de la statue d'Héva et d'un petit restaurant où il fera bon reprendre des forces au retour (Photo 1). La route est large, la bande latérale également (Photo 2) et quelques curiosités peuvent égayer la sortie (voir § ci-dessous) cependant il est possible de prendre le bus à l'Escalier et d'effectuer rapidement les 4 km jusqu'au Plateau Wickers. Après avoir repéré le panneau de l'arrêt de bus, partir en rive gauche de la ravine étroite et rocheuse. De la route, on a du mal à imaginer un passage, on pénètre aussitôt dans une végétation touffue pour entamer la première pente forte de la journée. Les 200 mètres s'effectuent rapidement malgré les plantes, l'herbe haute et les pointes de liane chouchou qui colonisent le fond (Photo 4). Le passage vers une bananeraie est instinctif, très pentu et la corde mise en place précédemment a disparu. Rien n'est plus invasif qu'une touffe de bananiers qui double sa surface tous les deux ans. Le sentier a donc tendance à rétrécir lorsqu'ils sont trop près (Photo 5). On pénètre plus loin sous les goyaviers par un sentier étroit mais impossible à perdre. Il comporte quelques portions plates mais monte de plus en plus à partir d'une touffe de petits bambous. Les points de vue à travers la végétation sont rares (Photo 7). La montée devient constante sur racines, terre humide et hauts rochers qui ne sont pas toujours pourvus de cordes (Photo 8). Après 45 minutes assez sportives, on parvient à un col reconnaissable à son petit oratoire entouré de détritus (Photo 9). La descente commence dans les bois de couleurs et se poursuit dans les goyaviers (Photo 10). On retrouve les ingrédients de la montée avec les roches, les plantes qui envahissent le sentier ou les racines qui sont pourtant utiles pour éviter la chute (Photo 11). Le profil ci-dessous montre bien la pente, quasi verticale par endroits, qu'il faut descendre pour regagner le torrent qu'on entend couler (Photo 12). Après quelques rares portions plates (Photo 14) ou envahies de différentes plantes (Photo 15) on parvient enfin au Bras de Caverne et à l'îlet abandonné du même nom. Difficile d'y deviner des vestiges de vie tant la couche de chouchous a envahi la partie plate du coude de la rivière (Photo 16). Prévoir deux heures pour remonter le Bras de Caverne jusqu'à un passage qui oblige à faire demi-tour (non décrit ici). En prenant à gauche et en rive droite, on "attaque" une descente de 3 kilomètres où la moyenne horaire va frôler le km/h (Photo 17). Pas de description puisque chacun passe où bon lui semble, en général au plus près de l'eau où les cailloux sont plus petits (Photo 19). Il faut retenir qu'il n'y a pas de cascade donc pas de cassé dangereux ; les galets sont très nombreux mais se contournent ou s'escaladent. Un bassin s'évite par la rive droite en grimpant sur les basaltes qui le bordent. Un autre endroit, constitué d'énormes rochers de plusieurs tonnes, se passe par une sorte de tunnel créé sous l'un d'entre eux. La vallée est le plus souvent étroite (Photo 20) et de multiples petites chutes d'eau tombent en fines gouttelettes des falaises infranchissables (Photo 18). Après deux heures de descente, on se retrouve au gué que l'on a emprunté pour se rapprocher de la Cascade Blanche. Elle se rejoint en quelques minutes par un sentier boueux envahi de longoses (Photo 24). Plus loin, il est moins humide en sous-bois et se termine près d'un étroit canyon dans lequel coule un toboggan du Bras de Caverne (Photo 25). Le sentier se poursuit pour se terminer au bassin au pied de la grande chute (Photo 26). Après cette visite à la plus haute cascade, prendre le chemin inverse jusqu'au gué (Photo 27). Entamer la courte mais sportive remontée vers la chapelle de l'Escalier en empruntant le sentier ombragé qui se termine par une piste bordée de cases.

Profil

Plan de l'itinéraire

Site géologique  Sites géologiques, en partenariat avec Laurent Michon, laboratoire Géosciences Réunion.

Itinéraire

Se rendre à Saint-André et prendre la direction de Salazie - Rouler jusqu'au premier pont sur la Rivière du Mât au lieu-dit l'Escalier - Stationner près de la Chapelle et entamer les quatre kilomètres de bitume jusqu'au Plateau Wickers en direction de Salazie - S'engager près du pont de l'arrêt de bus "Sentier du Bras de Caverne" et remonter la petite ravine - Poursuivre jusqu'au col et redescendre vers le Bras de Caverne - A l'Îlet Bras de Caverne, prendre à gauche et descendre le torrent jusqu'à la Cascade Blanche - S'approcher ou non au pied de la haute chute puis poursuivre par le sentier qui remonte à l'Escalier.

Quoi voir durant le transit sur la D48 ?

La transition est un peu longue mais facile. Il est possible de s’arrêter à plusieurs endroits pour ne pas marcher uniquement en regardant les véhicules passer à toute allure vers Saint-André.
- C'est tout d'abord en face la Ravine Dauphin, nommée Ravine la Faim par les canyonistes, qui coule en plusieurs paliers.
- Plusieurs fois, en s'approchant du parapet, on devine la rivière du Mât qui coule violemment dans d'étroits canyons.
- Viennent ensuite les hautes falaises d'ignimbrite soudée et prismée de Salazie, une curiosité géologique unique dans le cirque et très scientifiquement décrite par Laurent Michon.
- On remarque aussi, sur la droite, la lente reprise de la végétation et des petites cascades sur le grand éboulis de l'Îlet Morin, survenu en 2010.
- Tout près, par temps de pluie, de belles cascades tombent des remparts verticaux du Cap Picard.
- Enfin, les paysages sur le cirque au lever du soleil montrent progressivement le Gros Morne ou le Piton d'Anchaing.

Le film de la sortie

Quelques minutes de film pour étudier l'état des sentiers. Chaque courte séquence montre un sentier en bon état qui ne doit rebuter personne. En revanche, les efforts pour y parvenir, eux, peuvent rebuter les moins entraînés.


Commentaires sur cette randonnée (2)

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Martial, 02/02/2019 09:02
Randonnée complétée le 23/01/2019 en 6h30

Réalisée pour la 2éme fois dans le mois, mais cette fois en réalisant la boucle complète avec la route au départ pour rejoindre le sentier du Bras de Caverne, et profiter de quelques points de vues originaux sur la cascade "la faim" et autres curiosités géologiques. Je poste ici quelques photos de la partie remontée du bras de caverne et qui n'est pas décrite ici. Pour les aventuriers qui voudraient continuer au dessus du bassin de ma photo 5, il y à une corde sur le gros rocher, pour l'atteindre il faudra nager; on peut ensuite continuer plus en amont; attention, chacun prendra ses responsabilités.

Christian Léautier, 29/01/2019 17:25
Randonnée complétée le 23/01/2019 en 8h00

Enfin! Cette fois ci c'est la bonne après 2 échecs dus à la pluie! Merci à JPG et Martial de m'avoir emmené avec eux pour cette boucle géniale, sauvage voire mystérieuse lors de la remontée de la ravine. Prudemment , ne sachant pas trop ce qui m'attendait en temps et en efforts pour la journée, j'ai gommé de ma rando, la portion initiale de goudron en prenant le bus Cirest à l'arrêt "pont de l'escalier" (lignes 80, 82 ou 83) pour descendre à l'arrêt "sentier Bras de Caverne" et rejoindre alors mes "dalons" 4 kilomètres plus haut. Déjà dit mais important, même si vous ne voyez pas trop les premiers mètres de sentier au niveau du panneau de bus, insister pour remonter la ravine : très vite ça ira mieux. Montée sérieuse jusqu'à l'oratoire au niveau du col avec parfois des rochers à grimper où la main d'un "dalon" n'est pas de trop!!. Quelques cordes également mais faciles à négocier. Redescente du rempart encore plus raide mais partout des branches,racines pour réussir sans problème le plongeon vers le Bras de Caverne. Arrivés à la ravine, JPG fait allusion à une autre rando intitulée" remontée du Bras de Caverne" , ce qui n'est pas décrit sur cette fiche. C'est pourtant la cerise sur le gâteau, là où c'est le plus sauvage et le plus mystérieux: il fallait bien arriver à des Cavernes . A faire absolument, si rallonger de 2 heures la sortie ne vous fait pas peur mais, comme pour toute la ravine, c'est aussi le niveau de l'eau qui va vous guider. Revenir sur vos pas au niveau du bassin et du gros rocher inaccessible sans nager et sans utiliser la longue corde des canyonneurs,- ce qui permettrait pourtant d'aller à la base du Trou de Fer!!: je ne peux qu'imaginer...waouh!!-- Pur bonheur de redescendre ensuite toute la ravine, les pieds dans l'eau, et au max avec l'eau rafraichissante jusqu'à la taille où partout des "pisse en l'air "nous font une haie d'honneur. On enchaine ensuite avec le pied de la cascade Blanche, vraiment impressionnante -voir la fiche correspondante-puis on rentre tranquillement jusqu'au pont de l'Escalier en passant devant les chiens souvent décrits sur le site .Pourtant "même pas peur".!!! Nous pensons également, un jour ou l'autre, tester un sentier qui descend à droite avant "les chiens" pour retrouver la rivière du Mât et l'aire de pique nique de "Petit Trou". Déjà dit par ailleurs, ne pas s'affoler pour la dernière partie, officiellement fermée à ce jour, à cause d'un petit éboulis qui se franchit vraiment sans problème ("on prend ses responsabilités"). Et si enfin j'osais vous dire que je trouve "m'en être pas trop mal sorti" puisque cette rando est classée "en très difficile". A vivement conseiller aux amateurs de ravines qui aiment le silence et/ou le clapotis des eaux et/ou la solitude...pourtant partir seul ne semble pas trop conseillé mais plutôt bien accompagné, et alors c'est super et ce fut le cas.

Randonnée ajoutée le : 28/01/2019