Le tour des Roches à partir du Cimetière Marin

Difficulté
Facile
Indice de confiance Excellent
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 5h
Distance 17.5 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 15 - 2 m
Dénivelé positif 40 m
Dernière mise à jour 13/08/2018

Randonnée touristique dans l'Ouest

Après un tour à Saint-Denis, puis un autre au Port ou à Saint-Pierre et Terre Sainte, voici une nouvelle boucle à Saint-Paul prolongée par le très touristique Tour des Roches. Même si la majorité du parcours s'effectue sur le goudron, la boucle ne manque pas d’attraits. C'est toujours sous de fortes chaleurs que les balades de l'ouest s'effectuent et même s'il y a de l'eau partout, il est plus prudent de vider les réserves du sac à dos plutôt que de chasser des mains un tilapia pour lui voler son eau. Ce circuit passe par la Chaussée Royale mais peut se prolonger en ville en partant vers le débarcadère pour y dénicher une dizaine de nouvelles curiosités ou bâtiments historiques. Prévoir alors près de deux heures supplémentaires, non pour la distance mais comme ici pour le temps des visites. Il y a beaucoup de circulation en ville et assez sur le Tour des Roches pour encourager à effectuer la sortie un dimanche. Et si le bassin entourant la roue à aube n'est pas envahi par une douzaines d'enfants des hameaux alentour, prévoir le maillot de bain car l'eau est d'une limpidité telle qu'on regrette illico cet oubli.

L'église actuelle est construite à partir de 1708 à l'emplacement d'une chapelle dédiée à l'Immaculée Conception dont les cloches étaient disposées près de la chapelle sur de hautes pièces de bois. Rénovée à plusieurs reprises, elle devient église de la Conversion de Saint-Paul mais est trop petite pour accueillir la population grandissante de la ville. Une église en pierre prend alors sa place mais est rapidement détruite par un incendie. Elle est restaurée en 1779 par l'abbé Devalu aidé des paroissiens. Elle est à nouveau restaurée en 1905 à la suite d'un nouvel incendie. De nouvelles modifications sont effectuées dans les années 70 et l'église n'a pas subi de changement depuis. Devant l'édifice, dans un petit jardin arboré, se dresse une Vierge à l'enfant au-dessus d'un bassin surmonté d'un groupe d'angelots avec ornements aquatiques chevauchant des dauphins, offerte en 1867 par le maire de Saint-Paul, Jean Hoarau de la Source. Les cloches sont encore près de l'église dans un clocheton métallique recouvert d'un petit toit de tôle. Remarquer la croix pattée à l'entrée de l'église. La randonnée débute ici au Cimetière marinSaint-Paul étant la ville construite en premier lors de la "colonisation" de l'île, on y trouve donc le cimetière le plus vieux de l'île. Le cimetière peut être visité au hasard des allées avec cependant des panneaux pour guider le visiteur. Ce lieu est chargé d'histoire et des pancartes indiquent les noms de célébrités qui y sont inhumées : maires de la ville, grandes familles, poètes, peintres et le célèbre pirate Olivier Levasseur dit La Buse (proche de l'entrée) même s'il semble peu probable que sa dépouille repose là. , un incontournable de la ville qui se visite plutôt en fin de boucle. En effet, les personnages célèbres y sont si nombreux qu'on pourrait vite prendre du retard (Photo 1). Après une rapide traversée pour prendre des repères, filer en face vers l'aire dans la nature qui borde les grottes des Premiers Français puis obliquer à droite pour se diriger vers les cascades en visitant le "jardin botanique". Rejoindre les grilles qui empêchent de pénétrer dans les grottes et se diriger vers les cascades qu'on entend plus qu'on ne voit (Photo 2). Le sentier qui les rejoint en dit long sur le respect des interdictions ! Plus vers la gauche, on devine facilement la grotte la plus importante (Photo 3). C'en est déjà fini de l'ombrage qu'on ne retrouvera plus guère avant l'arrivée sur le parcours sportif en fin de boucle. Quitter les lieux en suivant la route qui se rapproche du viaduc du Bernica. L'ouvrage, déjà impressionnant lorsqu'on l'utilise, donne ici toute sa dimension quand on passe dessous (Photo 4). Les sportifs pousseront plus haut vers Plateau Caillou pour admirer le même viaduc du dessus à partir du troisième lacet (Photo 5). Débute alors le fameux Tour des Roches, facile car totalement plat. Après le radier de la Ravine Bernica, il faudra traverser le village de la Grande Fontaine mais sans difficulté. Très vite la campagne reprend le dessus et on chemine sous de grands arbres fruitiers et les premiers cocotiers. Certains manguiers centenaires vers la Ravine Divon sont énormes et ont souffert du passage du cyclone Fakir en avril 2018 (Photo 6). Après ces vergers et de nombreuses cases modestes qui rappellent la Réunion lontanA la Réunion, signifie dans le temps, autrefois, jadis. on arrive dans la véritable partie humide de l'Etang Saint-Paul qui s'étend sur 5 km². Des rigoles ou petits canaux longent la route (Photo 7) et sont envahis de plantes aimant les milieux humides comme les taros (Photo 8) ou les papyrus (Photo 9). Des barques sont amarrées sur des canaux plus larges. On voit le fond sableux et caillouteux tellement l'eau est transparente (Photo 10). Plus loin, l'un d'entre eux traverse la route sur un radier en permanence immergé. Il est proche de la roue à aube la plus photographiée de la Réunion qu'on peut contourner pour ne pas se mouiller les pieds (Photo 11). Il est d'ailleurs très difficile de la photographier sans personne dans le bassin. La route devient plus monotone, passe près d'un temple puis près du sentier du Bassin Vital avant de frôler une pisciculture et de rejoindre la zone commerciale de Savannah. Afin d'éviter cette zone très fréquentée, il vaut mieux obliquer vers l'ancienne usine (Photo 13) puis la caserne de pompiers et se retrouver plus facilement au grand rond-point de Savannah. Prendre garde à la circulation pour rejoindre la rive droite de l'étang. Au prochain radier, emprunter la piste sur la gauche qui longe encore quelques cases modestes et obliquer dans la cocoteraie (Photo 15) pour atteindre la rive de l'étang. Les jacinthes d'eau envahissent les berges mais le spectacle est agréable (Photo 14). Repartir sur la piste (Photo 16), franchir une petite passerelle et se diriger vers l'ancien pont de chemin de fer métallique (Photo 19) qui enjambe l'étang (Photo 20). Traverser ensuite des emplacement de pique-nique un peu délabrés et un parking pour arriver au début du large sentier du parcours sportif (Photo 21). Ne pas manquer, 50 m plus loin, la Stèle Dès 1806, les anglais attaquent de plus en plus souvent les côtes de l'Île Napoléon, nom récent de l'île Bourbon. Ils commencent à Saint-Gilles avant de tenter d'autres attaques à Sainte-Rose. La résistance s'organise malgré le manque d'effectif et la famine due en partie aux pluies intenses de l'époque (avalasses). Les attaques se multiplient en 1809 et 6 navires font mine d'attaquer avant de filer puis de revenir quand la vigilance est retombée. Les 2000 hommes ont vite fait de faire des prisonniers et d'envahir la ville. Les anglais commanderont l'île de 1810 à 1815 avant d'être à nouveau chassés. Des combats du 21 septembre, seuls quelques noms ont été retenus faute d'archives fiables et se retrouvent gravés sur cette pierre exposée au plus près du parcours sportif de l'Etang Saint-Paul érigée en souvenir de la bataille de septembre 1809 (Photo 22). Il a failli disparaître sous les arbres couchés par la tempête mais seules les petites branches l'ont frappé dans leur chute. Longer la côte sur un agréable sentier à l'ombre des filaos (Photo 23). La plage de galets est toute proche et se remarque surtout aux bruits que font les roches lorsqu'elles sont roulées par les vagues (Photo 24). Marcher 750 m sur ce sentier puis rejoindre la route et couper en longeant le cimetière de l'Etang qui commence par le carré musulman (Photo 25). La Chaussée Royale n'est qu'à 300 m et se rejoint en traversant une zone urbaine. La Chaussée Royale n'a rien à voir avec ce qu'elle était il y a deux siècles. C'est une route des plus classiques bordée de commerces et petites entreprises. Le détour vaut la peine pour voir la Maison Grand CourEncore une maison à visiter à la Réunion construite par un membre de la très puissante famille Desbassyns à la fin du 18è siècle. L'architecture est fortement marquée par le style de l'époque pondichérienne de la Compagnie des Indes. La grande demeure comporte deux étages avec une grande façade ouverte sur deux varangues soutenues par des piliers et encadrées de deux blocs d'habitation. Elle diffère des multiples cases créoles construites habituellement en bois. Le toit en terrasse, qui s'inspire des techniques de l'argamasse venues d'Inde, est plat. En 1846, la maison est léguée par une fille Desbassys à l'évêché de la Réunion qui y installe le collège catholique Saint-Charles avant son transfert à Saint-Denis. La maison est alors louée à l'association chinoise Kuo-Min-Tang pour 99 ans mais tombe doucement en ruine. Un missionnaire chinois, Antoine Lan, la fait restaurer en 1957 pour y créer l'école Franco-Chinoise Saint-Charles qui fermera ses portes en 1970. Depuis, elle sert régulièrement à l'organisation de certaines festivités chinoises, comme au nouvel an. impossible à visiter en raison des hautes grilles (Photo 26). La fin du parcours, qui se poursuit toujours sur la chaussée, n'est pas la plus agréable. On peut voir sur la droite la Maison ServeauxOn dirait plus un grand manoir recouvert de tôle qu'une de ces belles maisons créoles habituellement construites sur l'île. Avant de devenir la maison des Jeunes de Saint-Paul et d'abriter les services culturels de la ville, le bâtiment abrita un hôtel particulier. Récemment rénovée et repeinte en jaune, la maison est du plus bel effet en fin d'année lorsque le grand flamboyant est en fleurs. La maison se situe au carrefour de la Chaussée Royale et de la Rue Poivre. (Photo 27) puis l'Eglise de la ConversionL'église actuelle est construite à partir de 1708 à l'emplacement d'une chapelle dédiée à l'Immaculée Conception dont les cloches étaient disposées près de la chapelle sur de hautes pièces de bois. Rénovée à plusieurs reprises, elle devient église de la Conversion de Saint-Paul mais est trop petite pour accueillir la population grandissante de la ville. Une église en pierre prend alors sa place mais est rapidement détruite par un incendie. Elle est restaurée en 1779 par l'abbé Devalu aidé des paroissiens. Elle est à nouveau restaurée en 1905 à la suite d'un nouvel incendie. De nouvelles modifications sont effectuées dans les années 70 et l'église n'a pas subi de changement depuis. Devant l'édifice, dans un petit jardin arboré, se dresse une Vierge à l'enfant au-dessus d'un bassin surmonté d'un groupe d'angelots avec ornements aquatiques chevauchant des dauphins, offerte en 1867 par le maire de Saint-Paul, Jean Hoarau de la Source. Les cloches sont encore près de l'église dans un clocheton métallique recouvert d'un petit toit de tôle. Remarquer la croix pattée à l'entrée de l'église. sur la gauche (Photo 28) avant de rejoindre le cimetière. Si on dispose de deux heures supplémentaires, il reste une dizaine de découvertes à faire en ville en marchant vers l'océan (de l'hôtel de ville au débarcadère en passant par plusieurs monuments en hommage aux esclaves).

Balises

Pas de balise

Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.
Site géologique  Sites géologiques, en partenariat avec Laurent Michon, laboratoire Géosciences Réunion.

Itinéraire

Se rendre à Saint-Paul et stationner sur le parking du cimetière marin ou de la grotte des Premiers Français - Débuter par le parc et le cimetière et rejoindre le début de la route du Tour des Roches - Effectuer tout le trajet jusqu'à Savannah puis partir en rive droite de l'étang - Traverser par le pont métallique puis poursuivre par le parcours sportif avant d'obliquer vers le cimetière de l'Etang - Rejoindre la Chaussée Royale et la suivre jusqu'au bout puis jusqu'au parking du point de départ.


Commentaires sur cette randonnée (2)

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Chloe Maillard, 13/08/2018 18:17
Randonnée complétée le 12/08/2018 en 4h30

Randonnée faite en 4h30,des points de vue intéressants, mais une marche qui se fait sur la route🙄,dommage. Pour rendre la randonnée un peux plus sportive nous somme passés par le bassin vital😁 Et pour le retour nous avons pris le bord de mer et non la route qui était indiqué.

Christian Léautier, 04/06/2018 17:09
Randonnée complétée le 04/06/2018 en 6h00

3 points stratégiques où à mon avis il faut s'attarder: 1/ les grottes et cascades des 1ers français en "prenant ses responsabilités" :c'est à dire braver l'interdiction en longeant les falaises;2/ la baignade près de la roue à eau 3/ les rives de l'Etang et la cocoteraie au niveau de Savannah en s'avançant au maximum dedans le marais (quelques sentiers)...Le reste beaucoup moins intéressant....Peut être aussi parce qu'il y manque la fraîcheur....Alors pourquoi ne pas entamer la boucle à la roue à eau pour y terminer par un plongeon...Bus Kar'ouest depuis St Paul avec arrêt roue à eau -ligne 4 tour des Roches. 20 rotations par jour:au top pour optimiser la rando

Randonnée ajoutée le : 20/05/2018