13 bassins et 10 cascades de la Ravine Goyaves à Roche Maigre

Difficulté
Difficile
Indice de confiance Moyen
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 3h
Distance 3.6 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 150 - 53 m
Dénivelé positif 150 m
Dernière mise à jour 17/10/2018

Attention, il n'y a pas toujours de l'eau dans la ravine

Cette page est une refonte totale de la fiche créée récemment qui résumait une reconnaissance des lieux permettant de prendre des repères et guider les premiers amateurs. Nous sommes revenus effectuer la totalité de la remontée de la rivière depuis le pont de Roche Maigre jusqu'à la dernière cascade. Le trajet est assez facile sur une moitié de la remontée et devient très difficile sur la seconde. Cette fiche, qui résume la première moitié, s'adresse à presque tout le monde tandis que celle qui traite de la remontée totale s'adresse uniquement aux aventuriers entraînés et motivés.
Attention, cette ravine est semi-naturelle, semi-artificielle. Elle est naturellement alimentée par les sources et ruissellements puis épisodiquement par les déversoirs de l'usine hydroélectrique. Lors des délestages, le courant peut être fort et chacun doit prendre ses précautions.

Nous voici revenus dans les faubourgs du Gol et de Saint-Louis, terrain de jeu de Ludovic (Orando974 : voir sa fiche ) pour y découvrir une surprise totale. Cette région est plus connue pour les cailloux des fonds de ravines que pour ses cascades et bassins. En remontant simplement deux kilomètres de la Ravine Goyaves, on chemine près d'un torrent où le bruit de l'eau est rendu assourdissant en raison des falaises verticales qui bordent les rives. C'est une manière agréable de trouver le sommeil pour les riverains qui ont bâti leur case à ras de cette falaise. La proximité du vide à deux mètres des habitations a habitué les gens à se débarrasser des détritus sans avoir à les mettre dans le bac jaune chaque semaine (Photo 5). C'est donc plus la rivière qu'il faut admirer que ses berges verticales. La Réunion est de plus en plus souillée et Saint-Louis emporte sans doute le concours des villes les plus polluées par les déchets sauvages mais tant que les responsables laisseront faire sans sévir, il ne faudra donc pas s'étonner si une blessure provient plus rapidement d'un atterrissage de réfrigérateur ou de matelas que de glissade depuis un rocher. Peu de gens savent qu'une si belle rivière coule dans cette ville surpeuplée et tellement chaude que même l'Etang du Gol a parfois du mal à se remplir. Ce parcours propose près d'une douzaine de cascades et bassins dont certains sont magnifiques et connus des habitants comme en témoignent les multiples sentiers venant du haut de chaque rempart. Ce circuit est praticable par des randonneurs entraînés faisant preuve d'un peu de curiosité tandis que l'autre circuit qui remonte de deux kilomètres supplémentaires (à paraître incessamment) ne s'adresse qu'aux amateurs de découvertes originales et très sportives.


La randonnée débute sur le pont qui enjambe la Ravine Goyave entre Roches Maigres et Plateau Goyaves. Un sentier en rive droite descend vers la rivière et se termine à un palmier (Photo 1). Remonter en rive droite en sautant de roches en roches ou en utilisant des courts tronçons de sentier (Photo 3). De minuscules chutes alternent avec des bassins calmes (Photo 2) bordés de manguiers et autres grands arbres. De bonnes parties des berges sont recouvertes d'étendues de papyrus qui trouvent ici le terrain humide idéal à leur développement (Photo 4). Les roches qui jonchent le sol, tombées des falaises, sont parfois énormes (Photo 6). D'autres, hautes et solides, pourraient attirer les adeptes de varappe ou d'escalade si la municipalité tentait d'en faciliter l'accès sans grosses dépenses comme on le voit souvent près d'autres ravines de l'île. Après une remontée de 300 mètres, on rencontre le premier bassin (Bassin le Roche) entouré de papyrus et bordé de hauts rochers difficilement franchissables. La cascade qui l'alimente est d'autant plus jolie qu'on ne s'attend pas à en voir dans cette région. A partir de ce bassin, le cheminement change du tout au tout. Revenir un peu sur ses pas et trouver la marque rouge sur un rocher (PDC) qui signale le passage vers le haut du bassin. Il faut tout d'abord escalader les roches en rive gauche à travers les chocas verts qui ne facilitent pas le passage et des branches parfois grosses et couchées en travers pour atteindre le haut de la cascade. Ne pas poursuivre vers le haut mais bifurquer à gauche pour partir vers le bassin. Ce passage en dent de scie est assez technique. Attention à la glissade quand on domine le bassin car une chute ne se termine pas obligatoirement au centre. Plus loin, on poursuit à l'instinct mais également sur les traces existantes, soit en rive gauche, soit en rive droite. Il faut traverser plusieurs fois le torrent et si les rochers sont humides la meilleure solution consiste à mouiller les pieds (Photo 11). On continue à longer de hauts rochers (Photo 12) ou de nouveaux bassins plus ou moins grands (Photo 13) avant de parvenir au plus beau d'entre eux, le Bassin Cascade, proche de grands manguiers (Photo 16). Comme les vieux réfrigérateurs ou sommiers des habitants du haut de la falaise, une grande cuve-foyer à fini sa course ici (Photo 15). Elle devait sans doute servir à faire du charbon de bois ou distiller du géranium mais c'est désormais l'odeur de rouille qui l'emporte. Tout près, une vaste grotte abrite un banc en osier vermoulu, signe que certains viennent ici pour se reposer ou méditer. Après avoir marché quelques mètres vers l'aval, le contournement s'effectue également en rive gauche et donne de beaux points de vue sur le bassin (Photo 17). Les passages sont assez acrobatiques et nécessitent un maximum d'attention. Un petit sentier rejoint l'amont du bassin. La zone est très rocheuse. On peut remonter vers les cannes pour gagner le bassin suivant ou redescendre au plus près de l'eau afin de remonter la rivière et rencontrer deux nouvelles cavités alimentées par de belles chutes en toboggan. On s'approche ainsi du Bassin Jean (ou bassin la Chaîne), le plus grand de la remontée, alimenté par une nouvelle cascade plus difficile à discerner. Paradoxalement, le sentier devient très agréable (Photo 20) et on comprend pourquoi en voyant le champ de canne à proximité. Les gens du coin viennent ici pour se baigner et griller leurs saucisses et bien évidemment jeter leurs sacs de chips et bouteilles vides. Le torrent à la sortie du bassin donne une bonne indication du débit mais l'eau verte incite peu à la trempette (Photo 21). Selon les "zistoires lontan", Jean serait venu se noyer ici après le suicide de son amour Marie, alors qu'elle se serait jetée dans celui en amont. Quitter les lieux en passant près d'un barbecue sommaire, remonter vers les cannes, les longer un peu puis bifurquer à gauche en direction de la rivière sur un pierrier instable envahi de chocas. A la rivière, poursuivre en rive droite sur un sentier bien visible. On longe de nouveaux bassins et petites chutes d'eau avant d'arriver à un endroit sauvage (Photo 23). Pour continuer, revenir sur ses pas et passer entre le remblai sauvage, où ont été déchargés  impunément des gravats, et la rivière pour trouver un beau sentier qui se poursuivra sous les tamarins et manguiers. On ne compte déjà plus les bassins et on passe près de nouveaux lieux magiques lorsqu'il y a de l'eau (Photo 24). Il faut, à un moment, monter sur les rochers qui surplombent un grand bassin mais quelques branches de poivriers assurent la sécurité. Nouvelles petites chutes et on se retrouve près d'une passerelle rudimentaire (Photo 26). Donner un petit coup d'œil au bassin en amont (Photo 25) puis trouver le sentier qui se poursuit après la passerelle en rive gauche pour atteindre le haut du rempart. A partir de là, il n'y a plus beaucoup à réfléchir puisqu'un petit sentier longe le rempart et se dirige vers Roche Maigre (Photo 27). Le sentier est banal mais difficile à perdre de vue (Photo 28). Plus bas, prendre à gauche à l'embranchement où il replonge vers le Bassin Jean et arriver dans les champs de canne. Bifurquer à gauche, longer les cannes, descendre vers une piste et obliquer à droite vers les cases pour reprendre à droite vers le pont et le parking (voir carte).

Profil

Plan de l'itinéraire

Itinéraire

Se rendre à Saint-Louis par la voie rapide en direction de l'Etang-Salé - Sortir à l'échangeur du Gol et prendre la direction des Makes en bifurquant à gauche après les concessionnaires auto du Gol puis en prenant immédiatement à droite - Rouler vers les Makes et franchir le radier de la Ravine du Gol - Poursuivre en direction des Makes jusqu'au rond-point du groupe scolaire - Prendre la Rue des Goyaves et immédiatement la Rue Jean XXIII pour se garer au petit parking sur la gauche - Reprendre la Rue des Goyaves à pied et rejoindre le pont sur la Ravine Goyaves - Descendre en rive droite et longer la rivière vers l'amont en profitant des bassins et cascades – Marcher jusqu'à une passerelle et remonter dans les champs en rive gauche – tourner à droite et longer le rempart entre le vide et les champs pour retrouver plus loin les premières maisons de Roche Maigre – Rejoindre le pont sur la ravine Goyaves puis le parking de la Rue Jean XXIII.


Commentaires sur cette randonnée (26)

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Fanch, 22/10/2019 19:07
Randonnée complétée le 13/04/2018 en 2h30

A Davrun-17 : La fiche traduit "une" réalité, celle du jour de sa création. La Ravine Goyaves est en eau seulement en cas de forte pluie ou lors des lâchés de la réserve de Gol les hauts. A cette époque, c'est tellement sec que les bassins sont au plus bas. Donc pas de cascade, pas de remous, pas de bassins. On perd évidemment beaucoup de plaisir. Je conseille toutefois d'aller au delà de la fiche pour parcourir l'amont au delà du parc Gol les Hauts. Moins d'habitations en bord de ravine donc moins de makotes

Christian Léautier, 22/10/2019 16:15
Randonnée complétée le 17/02/2018 en 4h00

Ok avec davrun-17 que je comprends parfaitement mais cette rando mérite bien les 3 cœurs quand les 13 bassins et 10 cascades sont en eau et á ce moment là on ne peut que conseiller de parcourir avec délectation la Ravine Goyaves .....

davrun-17, 22/10/2019 10:14
Randonnée complétée

Très déçu...une des ravines les plus sales que j'ai eu l'occasion de voir à la réunion. Impossible de faire 1 mètre sans rencontrer de la ferraille, des dechets, beaucoup de déchets, des cadavres d'animaux et j'en passe.... Les habitations de part et d'autre ne respectent rien et jettent tout dans la ravine. Les bassins étaient presque à sec, beaucoup de moustique... bref je déconseille franchement, la fiche ne rend pas la réalité et il faut y être pour voir, une vrai décharge.

Fanch, 10/10/2019 20:34
Randonnée complétée le 13/04/2018 en 2h30

A Dadou33, Je connais très bien cette ravine pour y être allé très souvent malheureusement dès lors que l'on sort de cette ravine pour suivre le parcours de la fiche, on arrive en bord des champs de cannes rarement entretenus et dont la limite peut varier d'une saison cannière à l'autre. Je recommande de rester au plus près du lit de la ravine.

Dadou 33, 10/10/2019 09:02

Soit je me suis complètement planté, soit faut suivre la trace GPS à la lettre pour pas se perdre. Mais même dans ce cas, difficile de trouver son chemin ...

Aurquent, 16/06/2019 11:59

Rando en ce jour. Sentier introuvable en remontant la ravine. Nous avons remonté les pieds dans l'eau. Parcours non terminé.

Fanch, 17/10/2018 18:59
Randonnée complétée le 13/04/2018 en 2h30

A Emyrabelle : Cette ravine est surtout alimentée par le réservoir de Gol les Hauts. Aussi même en saison des pluie elle peut rester sèche. Evidemment, en plein phénomène pluvieux la Ravine Goyave reste en eau. Je m'y suis rendu plusieurs fois et çà passe la plupart du temps, hormis en plein cyclone

Emyrabelle, 17/10/2018 13:53
Randonnée complétée le 17/10/2018 en 3h00

Rando faîte ce jour, dans le sens inverse de la trace. Cela permet de commencer la boucle sur la route. Difficile de trouver son chemin au travers des champs de cannes. Les passages dans la rivière sont difficiles à trouver d'ailleurs nous avons terminé sur la route quand-même! Ballade à déconseillé en saison humide je pense.

rama, 30/07/2018 09:30

Rando faites avec 4 bons marcheurs dont un habitué de la randonnée. Nous avions téléchargé la trace GPS, une désescalade surprenante en début de parcours (présenté pourtant comme facile). Très peu d'eau, énormément de moustiques et surtout beaucoup beaucoup de déchets sur les bord de la ravine... Peut-être à retenter (AVEC ANTI MOUSTIQUE) en présence de plus d'eau car la beauté des photos présentées n'était ce jour là pas au rdv...

PHILIPPE . R, 13/06/2018 16:30
Randonnée complétée le 13/06/2018 en 3h00

Le niveau de l'eau est intéressant, les bassins sont pleins , propres et les cascades coulent.
Sur la fin de la ravine on passe sous une petite ligne électrique il faut continuer 300 a 400 mètres pour trouver la ligne haute tension et la passerelle en bois.
Entre les deux la progression est plus technique pour franchir les derniers bassins.
Il faut éviter de remonter en rive gauche car le sentier dans les cannes est désagréable .
Il vaut mieux remonter par un sentier en escalier rive droite face a passerelle qui permet de rejoindre l'épingle de la rue leconte de l'isle et rentrer par la rue Jean XXIII

Randonnée ajoutée le : 30/09/2017