De Grand Galet à la Source du Cap Blanc par le Bras des Mousses

Difficulté
Très difficile
Indice de confiance Moyen
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 8h
Distance 11.2 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1440 - 545 m
Dénivelé positif 980 m
Dernière mise à jour 14/07/2016

Aventure pour adultes consentants !

Cette originale montée bien connue des canyoneurs, des garde-pêches et des braconniers semble pourtant ne pas servir souvent et manque cruellement de traces récentes et visibles. Les repères importants ont été photographiés et cités ci-dessous afin que les doutes se changent en certitudes pour ceux qui hésiteraient sur le trajet s'ils voulaient tenter l'aventure. Car c'est bien d'aventure dont il s'agit là et cette randonnée ne s'adresse qu'aux initiés pour plusieurs raisons : Le début du sentier n'est pas évident à trouver (voir § plus bas), il est étroit, mal marqué bien qu'on ne le perde que rarement, ses pentes frisent parfois les 75% par courtes portions glissantes, le passage du Bras des Mousses doit s'effectuer avec la plus grande prudence. On peut rajouter le manque de panoramas sur Grand Pays. Il y a bien sûr des points positifs pour lui attribuer ces trois étoiles : le sentier de Cap Blanc, bien entretenu et agréable servira d'échauffement à la poursuite de la sortie ; un écart vers la Grande Ravine donne l'occasion de voir des endroits sauvages et grandioses comme l'arche naturelle au-dessus de son bassin d'eau turquoise ou quelques cascades ; la forêt de filaos présente les spécimens les plus imposants de l'île avec des arbres de 25 m et des troncs de 1 m de diamètre ; le point de vue sur la Cascade de la Caverne Rouge ; les abords du Bras des Mousses dignes du Seigneur des Anneaux et la forêt primaire en fin de parcours où il vaut mieux bien repérer les arbres qui serviront au maintien. Le Gps, très capricieux entre les falaises, n'est que d'une utilité relative mais rassure. Ne surtout pas partir seul dans ces contrées sauvages même si les boites de sardines et bouteilles de coca montrent que la région est connue de certains. La meilleure solution, pour ne pas se tromper, est de s'inscrire dans un club de canyoning et de suivre une équipe lorsqu'elle inscrira des sorties vers Cap Blanc.

La randonnée débute à Grand Galet où plusieurs emplacements permettent de se garer pour la journée. Trois ou quatre places se trouvent, plus haut, près de la citerne au départ du sentier vers la Plaine des Sables ; il faut pour cela partir tôt afin d'être parmi les premiers. Après avoir rejoint cette citerne par un agréable échauffement sur route, on entreprend la longue montée vers la Plaine des Sables par le Sentier de Cap Blanc. Ce sentier, agréable, traverse très vite la Grande Ravine à sec pour entamer une légère grimpée vers Cap Blanc sur un sol souvent caillouteux et longeant un long tuyau de transport d'eau. Les cultures qui bordaient le sentier tendent à diminuer en surface ou carrément disparaître. Repérer sur la gauche, pour une visite au retour si les jambes le permettent, le passage qui permet de rejoindre la Grande Ravine (Voir § ci-dessous). Après un passage sous les bambous, quelques courts lacets empierrés, un point de vue sur une cascade, on parvient à la passerelle qui franchit la rivière (Photo 3). De nombreuses truites nagent aux abords de l'édifice. Prendre aussitôt à droite et longer la Ravine des Sept Bras sur un sentier large et bien aménagé (Photo 4) puis repérer le départ de la difficile montée (voir § ci-dessous). Le sentier traverse longuement une grande forêt de filaos qui ont atteint des circonférences et hauteurs dignes des meilleurs concours. Quelques eucalyptus aux énormes troncs se devinent au loin entre les filaos. C'est donc sur des aiguilles de filaos que s'effectue la première partie de la montée qui se termine à la crête pour de splendides panoramas sur les cascades de Cap Blanc. On traverse tour à tour des étendues couvertes de bois Noël aux petits fruits rouges (Photo 7), d'autres où les chouchous poussent à l'état sauvage (Photo 13) ou de grandes étendues de framboisiers péi. L'ombre créée par les grands arbres laisse le sol assez propre et il y a peu de difficulté à suivre le sentier. Une partie en forte montée s'effectue sur un sentier bordé de pierres sèches ou roches (Photo 13) tandis que la fin passe dans des zones couvertes de sabres. Une seule véritable occasion de changer de direction : près d'une énorme racine de filao couché au sol (n°3 de la photo 13), prendre immédiatement à droite dans les sabres et ne pas poursuivre vers le fond plus marécageux de la ravine à sec. Il faut toujours garder à l'esprit qu'on doit rejoindre le bord du rempart en passant souvent à égale distance de la ravine sur la gauche et du rempart sur la droite. En respectant cet objectif, on se retrouve enfin en vue du panorama sur le grand rempart d'où coulent cinq longues cascades dont la plus impressionnante, celle de la Caverne Rouge (N°1 de la photo 15), fait plus de 300 mètres en plusieurs chutes. Le sentier de bord est bien marqué dans les branles verts et fougères. Après avoir profité du spectacle des cascades, longer le rempart avant de plonger vers d'autres filaos mais surtout des longoses qui rendent la recherche du sentier plus aléatoire. Après quelques hésitations et des portions très étroites sur terrains sableux et glissant, on entend le bruit impressionnant du Bras des Mousses qui se jette dans le vide. On parvient à des amoncellement de rochers qu'il faut franchir avant de se retrouver sur la berge du torrent qui tombe en cascade (N°2 de la photo 15). On comprend très vite pourquoi le bras porte ce nom. La couleur qui domine est le vert des mousses. Par manque d'entraînement ou de fatigue, la balade peut s'achever ici pour un demi-tour par le même itinéraire.

La dernière partie, constituée d'une très forte montée, débute par le seul point délicat de la journée. Il faut franchir le Bras des Mousses, très étroit mais constitué de cailloux glissants et proche du précipice dans lequel se jette l'eau du torrent (Photo 17). Une petite corde de 5 à 6 mètres, jetée sur l'arbre en rive gauche, rassure en cas de glissade mais n'est pas obligatoire. Cette traversée est suivie d'un très abrupt passage pour rejoindre le haut de la cascade (Photo 19). Les bois de couleurs ont pris possession du rempart et s'avèrent très utiles pour les passages très pentus qui suivent. Il faut près d'une heure pour rejoindre la Ravine du Cap Blanc qui coule en dangereux torrent (Photo 25), comme pour prendre de l'élan avant de se précipiter dans le vide.

Le sentier, utilisé par les canyoneurs, de plus en plus difficile à suivre, se poursuit vers le Bras Coup de Sabre qui rejoint la Ravine des Sept Bras dans un très étroit canyon qui lui a donné son nom. Les nuages arrivant, nous avons fait demi-tour à la Ravine pour entamer une longue descente, plus rapide que la montée, mais parfois plus dangereuse en raison de la pente très forte par moments.

Balises


Pas de balises sur les hors sentiers

Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.
Site géologique  Sites géologiques, en partenariat avec Laurent Michon, laboratoire Géosciences Réunion.

Itinéraire

Se rendre à Saint-Joseph puis à la balance de la canne à sucre de Langevin - Prendre la route de Grand Galet et la suivre jusqu'au cœur du village - Se garer dans le village ou tenter sa chance près de la citerne - Débuter le sentier de Cap Blanc et marcher jusqu'à la passerelle qui enjambe la Ravine des Sept Bras - Bifurquer à droite et longer la rivière en rive droite - Tourner au gauche pour débuter le sentier étroit (voir § ci-dessous) - Traverser la forêt de filaos jusqu'au rempart - Suivre le rempart puis descendre en direction du Bras des Mousses - Franchir le bras et poursuivre en direction de la Source de Cap Blanc - Rejoindre les abords de la ravine et faire demi-tour par le même itinéraire.

Conseils pour trouver le début du sentier

Deux départs pour cette expédition : par une petite ravine prise à l'aller mais difficile à suivre et cette façon, beaucoup plus aisée à trouver et décrire. Depuis la passerelle sur la Grande Ravine, marcher en rive droite de la Ravine des Sept Bras sur un sentier large et bien nettoyé (juillet 2016). Les embranchements rencontrés proposent des écarts mais reviennent au sentier principal qui longe au plus près le torrent. Pour plus de sécurité, atteindre l'aire de pique nique (Photo 6) qui servira de point de repère principal. Rebrousser chemin sur une bonne cinquantaine de mètres et bifurquer à droite sur le premier sentier rencontré. Marcher quelques mètres jusqu'aux repères de l'image. A droite un tronc de filao tailladé pour y trouver des zandètes (larves de capricornes). En face, un très haut choca cherchant à imiter un palmier. Sur la gauche, plusieurs filaos moyens dont un couché, également fouillé à la recherche de larves et qui semble avoir été placé là comme pour boucher l'issue. Ce tronc ne restera pas éternellement, aussi, bien garder en mémoire les autres repères.

L'arche naturelle de la Grande Ravine

L'arche la plus connue se trouve au début des Gorges du Bras de la Plaine. La plus belle s'admire le long de ce circuit.
Au retour de cette randonnée, garder un peu de forme physique pour s'en approcher au plus près. Juste avant de retrouver les champs d'ananas sur la droite du sentier, on passe une petite ravine traversée également par le tuyau qu'on suit depuis la passerelle. Trouver le passage sur la droite (dans la descente vers Grand Galet) qui se rapproche rapidement du cours d'eau le plus souvent à sec. La descente est raide mais après une visite de la Cascade de la Caverne Rouge, trois heures avant, l'endroit est presque ludique. Une fois arrivé sur la berge, chercher les plus beaux endroits en prenant garde à ne pas glisser si le sol est humide. S'il y a de l'eau, c'est le paradis : une petite chute toboggan remplit un bassin très propre surmonté d'une belle arche naturelle recouverte de courte végétation. Bonne baignade.
N.B. Bien choisir sa saison car le bassin est très souvent vide.


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Randonnée ajoutée le : 13/07/2016