Le tour des Îlets du Bras de Saint-Paul depuis l'Îlet à Cordes

Difficulté
Moyen
Indice de confiance Moyen
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 3h
Distance 6.9 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1095 - 865 m
Dénivelé positif 450 m
Dernière mise à jour 17/06/2020

Finies les rencontres avec les habitants

Fiche totalement refondue suite à l'impossibilité d'effectuer la boucle par les Terres Fines.
L'agréable mais vertigineuse boucle, remplacée par cet aller-retour, a perdu beaucoup de son attrait depuis l'abandon des îlets par ses occupants.

Il y a encore peu de temps, cette boucle s'effectuait en un peu plus d'une heure et permettait une balade sauvage accessible à tous pour étudier de plus près la vie des habitants des îlets perdus autour du Bras de Saint-Paul. La météo, les éboulis, la végétation non domestiquée ont eu vite fait de modifier le parcours en le rendant plus aléatoire. La grande échelle de 17 mètres a été courbée et déplacée de plus d'un mètre, un éboulis en empêche l'approche sans danger, le sentier de remontée à Terres Fines est abandonné à la végétation, la passerelle métallique a fini au pied de la falaise, le niveau de l'eau par moments rend difficile le franchissement de certains gués, etc. Les îlets sont abandonnés et le temps des agréables rencontres est terminé. De plus, le bêlement des chèvres ou le caquètement des poules a totalement disparu des berges. Heureusement le bruit de la rivière demeure. Les cases envahies de galaberts piquants sont les seuls vestiges prouvant qu'on vivait encore ici en 2015. La boucle de la fiche créée en 2014 est désormais un aller-retour balisé par l'ONF mais assez peu entretenu.

La randonnée débute à l'Îlet à Cordes, presque à la fin de l'agréable Chemin Figaro offrant de belles vues sur le village et le Grand Bénare (Photo 1). Le Chemin du Bras de Saint-Paul, sur la droite, entame sa descente en longeant quelques habitations. Des panneaux annoncent quelques îlets même si plus personne n'y habite (Photo 2). Vers la droite on bénéficie des premiers points de vue au-dessus des champs de lentilles, de haricots ou de quelques vignes qui subsistent. On peut également repérer l'Îlet du Grand Coude qu'on rejoindra dans peu de temps, dominé par les remparts infranchissables du Grand Bénare (Photo 3). Un escalier en béton mène au début du sentier reconnaissable aux deux poteaux de fermeture par l'ONF (Photo 4). On descend sur un agréable sentier fait parfois de hautes marches en pierre, de courts lacets ou de passages en corniche. Au début, des travaux d'adduction permettent de bénéficier d'une centaine de mètres sur béton, marches ou parapets (Photo 5). Quelques eucalyptus bordent le sentier assez souvent caillouteux (Photo 6). La distance est courte, la descente rapide et l'on arrive sans effort sous les filaos bordant le Bras de Saint-Paul (Photo 7). Le ruisseau est assez calme, surtout encombré de rochers et comporte peu de bassins (Photo 8). On peut réserver du temps au retour pour remonter le bras et voir la cascade qui termine le Bras l'Eustache en amont ou voir quelques bassins en aval. Traverser le gué, assez facile sur les roches puis grimper et rejoindre 25 mètres plus loin le croisement de sentiers. Partir à droite en marchant sous les filaos sur un sentier large, en très bon état (Photo 9). On parvient rapidement au Bras Crochet qui se traverse également sans difficulté. Le sentier remonte ensuite vers l'Îlet historique du Bras de Saint-Paul à travers les treilles de chouchous qui ont envahi tous les sous-bois. Il devient humide et se sépare en deux. L'itinéraire vers la droite amène à une petite propriété privée bien entretenue où des chiens bruyants servent d'alarme. Poursuivre sous les bananiers détrempés et tenter de pénétrer de quelques mètres dans ce qui était un îlet cultivé, désormais recouvert de végétation qui nécessiterait des mois de travail pour le remettre en état (Photo 10). Poursuivre vers l'ouest en direction d'une petite falaise qui se franchit par quelques marches à travers les galaberts. Depuis le haut de ce grand talus, on imagine alors ce qu'était ce lieu en 2015 lorsqu'il était cultivé (Photo 11). On ne voit même plus les maisonnettes en pierre déjà recouvertes de verdure. La montée reprend sur un terrain couvert en partie de galaberts et d'herbe. Le sentier est étroit mais facile à suivre (Photo 12). Il effectue une courbe pour se rapprocher d'anciennes habitations. On longe ensuite des champs de lentilles bien entretenus et traversés par une longue canalisation. On se rapproche enfin de la petite case d'habitation entourée de bananiers, d'arbres fruitiers et de fleurs (Photo 13). Revenir vers le Bras Crochet en profitant de ces champs cultivés et propres car ce seront les derniers de la sortie. Après avoir rejoint le croisement marqué de son poteau ONF, poursuivre tout droit sur le sentier balisé de blanc. Cependant, ne pas trop chercher les traces de peinture car le sentier est bordé de nombreuses invasives (Photo 14). Il traverse des friches, des zones d'herbes sèches ou couvertes d'aiguilles de filaos (Photo 15). Le sentier qui passait en rive droite et parfois en corniche est désormais impossible à emprunter (voir ci-dessous). On est donc obligé de suivre la rivière dans une vallée plus ou moins étroite (Photo 17). On frôle l'ancienne passerelle qui a chuté d'une quinzaine de mètres. Il faut ainsi franchir plusieurs gués pour suivre le tracé balisé (Photo 18). Pour retrouver le sentier remontant au plateau, le repérer au dernier gué juste avant un bassin d'eau calme (Photo 19). Dix mètres avant le bassin, le sentier oblique sur la droite, remonte fortement dans le rempart, se rapproche d'une passerelle puis parvient au plateau. Une zone plane, cultivée il y a quelques décennies est désormais infranchissable sans machette. La case est une ruine d'où l'on entend très bien couler la rivière un peu plus bas (Photo 20). Le sentier remonte un peu vers le nord en longeant d'anciens murets (Photo 21). Certains sont encore en bon état malgré les arbres et arbustes qui les repoussent (Photo 22). On parvient au dernier poteau annonçant le point de retour (Photo 23). Deux solutions : revenir à l'Îlet à Cordes par le même itinéraire ou poursuivre un peu pour s'approcher d'une ravine caillouteuse au pied de deux petits plateaux. Les ruines sont partout mais recouvertes de colle-colle Desmodium intertum : plante invasive collante qui s'attache à tout ce qui passe et laisse sur les vêtements des centaines de graines. Voir §ci-dessous. (Photo 24). Marcher dans le fond de la ravine jusqu'à la barrière d'époque installée là pour décourager les visiteurs. On peut désormais la franchir impunément. Monter sur les pierres puis prendre un beau petit sentier qui mène au plateau le plus au nord. Attention à l'éboulis qui a fait chuter un rocher de plusieurs dizaines de tonnes en équilibre précaire sur le bord du plateau (Photo 25). Une case délabrée demeure, mais plus aucune trace de culture. Revenir sur ses pas, rejoindre la ravine puis prendre le sentier partant sur la droite. On arrive à un îlet encore habité en 2015, devenu méconnaissable après son abandon. Les colle-colle ont pris possession des lieux (Photo 26), inutile d'essayer de rejoindre le cabanon en ruine (Photo 27). Rejoindre le sentier désormais difficile à suivre et terminer cette recherche d'îlets perdus par une courte descente vers une cabane toujours sur pied (Photo 28). Si la case en tôle semble encore correcte, impossible là aussi de repérer d'anciennes cultures. La trace se poursuit vers l'Îlet Sources, beaucoup plus difficile à atteindre et réservé aux rares habitués de ce genre d'aventure.

Balises


Pas de balises exepté sur la descente vers le Bras de Saint-Paul

Profil

Plan de l'itinéraire

Site géologique  Sites géologiques, en partenariat avec Laurent Michon, laboratoire Géosciences Réunion.

Itinéraire

Se rendre dans le Cirque de Cilaos et gagner l'Ilet à Cordes - Se garer au début du Chemin du Bras de Saint-Paul - Débuter la randonnée par la route puis emprunter l'escalier en bas de la pente pour débuter sur le sentier - Marcher jusqu'à la rivière et la traverser pour suivre le sentier qui part en face - 20 mètres plus loin, partir sur la droite, remonter vers l'Îlet du Bras de Saint-Paul puis vers celui du Grand Coude - Faire ensuite demi-tour jusqu'au premier croisement et poursuivre plein sud - Suivre le sentier, franchir des gués et remonter sur le plateau - Visiter les quelques petits plateaux abandonnés et revenir au point de départ par le même itinéraire.

Les anciens passages

Cet itinéraire, lorsqu'il était en boucle était un vrai plaisir pour les randonneurs n'ayant pas le vertige. Une échelle de 47 barreaux, soit environ 18 mètres, courbée par le poids et poussée hors de son emplacement par une crue cyclonique, est désormais séparée du sentier par un dangereux éboulis. La passerelle au-dessus du torrent qui se rejoignait par une forte pente et sa longue corde, a fini dans le vide, obligeant l'ONF à créer un itinéraire bis passant par de nombreux gués du Bras de Saint-Paul.

Belle journée spécial colle-colle

Deux espèces de colle-colle ont vite fait de gâcher une journée de randonnée. Autour des îlets du Bras de Saint-Paul, c'est Desmodium intertum qui a décidé de supplanter toutes les autres invasives et semble y être très bien parvenue. Non contente de coller ses très longues tiges aux habits, elle n'est pas avare en graines qui recouvrent en un instant tous les vêtements. Jeune, la gousse se colle immédiatement aux habits et sur les membres. Sèche, elle ressemble à du velcro et s'accroche en plus de coller. Elle s'avère difficile à ôter et nécessite l'utilisation d'une lame pour racler le tissu. Attention donc au choix de la tenue ce jour là ; plus la maille est synthétique et fine, moins le colle-colle résistera à lame. Ce sont les chaussettes qu'elle préfère !


Commentaires sur cette randonnée (5)

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Christian Léautier, 22/06/2020 14:48

C'est une rando que j'adore! Et dire que je l'ai faite lorsque la fameuse échelle de 47 barreaux (je n'ai jamais personnellement compté) était droite! puis lorsqu'elle a été vrillée par un cyclone..Mais voilà maintenant inutilisable ...Les ilets oubliés du Bras de Saint Paul sont émouvants quand je trouve un vieux cahier intime avec nom, prénom, date (jour et mois mais pas année...) et pleins d'anecdotes. Merci à ceux qui iraient le lire de faire comme moi: le laisser sur place pour que d'autres encore y aient accès...Nous avions trouvé un pilon dans un autre ilet en espérant que personne ne le subtilise plus tard.. J'ai vu l'ilet Grand Coude habité toute l'année puis l'ai vu habiter temporairement. cette fois ci 2 chiens assez hargneux m'ont barré le passage 200m avant l'ilet! j'ai préféré reculer.. Je vous conseille de faire le petit détour à la belle cascade du Bras d'Eustache bordée de rouges racines de filaos bien photogéniques.....Je reviendrai bientôt pour poursuivre vers l'ilet Sources dont je garde de beaux souvenirs avec Jean pierre et JPG (fiche suivante du site)

Fanch, 31/07/2018 19:56
Randonnée complétée le 18/12/2017 en 5h00

Christian m'a devancé! A Chloe Maillard : comme je l'indiquai dans mon commentaire précédent, le sentier se poursuit juste à droite, au sommet de l'échelle. Il ne faut surtout pas tenter de chercher un débouché sur le petit plateau. Je suis passé de nouveau en décembre 2017 et les galaberts n'avaient pas encore repris possession des lieux.

Christian Léautier, 31/07/2018 16:41

Pour Chloe Maillard:dommage de faire demi tour! après la grande échelle vrillée par le cyclone, prendre immédiatement à droite -perpendiculairement à l'échelle-pour chercher dans la végétation dense et surtout les galaberts, le sentier qui reste visible en regardant par terre et qui au bout de quelques mètres ne se perd plus.....mais attention à la falaise ( les commentaires du 09/10/2016 de Fanch restent valables!)

Chloe Maillard, 30/07/2018 18:25
Randonnée complétée le 29/07/2018 en 4h30

Randonnée superbe à faire jusqu'à "l'echelle"😆
Échelle qui est difficilement trouvable à cause de la végétation qui a tout recouvert,un peu rongé par la rouille, et déception arrivé en haut car plus de trace de sentier ou chemin😣
Donc retour à la case départ....
Je vous conseille de suivre les balises car il y a de magnifiques paysages , puis de faire demi tour.

Fanch, 09/10/2016 09:46
Randonnée complétée le 18/12/2017 en 5h00

Compte tenu de la fermeture du sentier par arrêté, nous avons suivi le bras de St PAUL jusqu'à la grande échelle. Celle-ci est certes vrillée mais encore bien stable et solide. Quelques barreaux ne sont pas les plus accueillants de la planète mais ils ont encore su retenir mon poids. Là où çà se corse c'est au dessus de l'échelle, il faut rester en bord de falaise et prendre de suite à droite (ne pas chercher à suivre les captages) pour retrouver le cheminement étroit envahi par les pestes. Galaberts everywhere jusqu'aux cultures sur Terres-Fines. Enfin, çà c'était avant notre passage. Désormais ces fichus végétaux piquants, griffants et tenaces sont repoussés à quelques encablures du sentier originel. Attention toutefois, deux passages en bord de falaise sont inquiétants, ne jamais prendre cette direction avec des enfants

Randonnée ajoutée le : 17/06/2020