Maurice - Le Piton de la Petite Rivière Noire depuis la route de Chamarel

Difficulté
Difficile
Indice de confiance Excellent
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 4h15
Distance 7.2 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 828 - 304 m
Dénivelé positif 600 m
Dernière mise à jour 30/03/2025

Vers le point culminant de Maurice

Le Piton de la Petite Rivière Noire est le point culminant de l'Île Maurice avec ses 828 m. Sa courte ascension permet à tout un chacun de se rendre au sommet pour profiter des panoramas exceptionnels sur les forêts du parc national et sur les principaux sommets de l'île. Une randonnée permet de rejoindre ce sommet plus rapidement à partir du belvédère classique de la Rivière Noire qui accueille chaque jour des dizaines de touristes. Le circuit proposé ici est un peu plus long mais ne comporte pas de difficultés majeures. Une fois au sommet, il est donc possible de poursuivre vers le belvédère ou, plus difficile, vers le centre d'information en partant plein nord vers le Morne Sec. Dans les deux cas, il faudra avoir prévu un véhicule pour éviter des allers-retours fatigants. De nombreuses cordes facilitent l'escalade des derniers mètres mais les sensations de vertige sont rares. Un banc, aux couleurs du pays, permettra de se reposer au sommet.

La randonnée débute sur l'un des deux parkings situés près du croisement B103/B104. Repérer un portail vert côté montagne et trouver le sentier débutant sur la gauche sans aucune indication de direction, ce qui est très rare dans le parc national (Photo 1). On est immédiatement dans une forêt touffue comportant déjà beaucoup de goyaviers et quelques arbres (Photo 2). Le sol est vallonné, occasionnant de courtes montées et descentes insignifiantes. Le sentier est très bien tracé, entretenu et balisé de jaune ou de blanc (Photo 3). Les lianes papillon, comme à La Réunion, envahissent les vallées du Parc de la Rivière Noire (Photo 4). On remarque de plus en plus de pins dont certains sont de vénérables ancêtres. Les premiers cyprès font également leur apparition ainsi que des touffes de ravenelles. On rencontrera tout au long du parcours de beaux arbres, morts ou vivants (Photo 5). Ne pas manquer le pin aux multiples troncs servant de repère au premier point de vue (Photo 6). En partant quelques mètres sur la gauche, on peut ainsi apercevoir le Morne Braban et la Tourelle du Tamarin à peine masqués par quelques branches (Photo 7). La montée est faible et la marche encore rapide à travers cyprès, arbustes et lianes (Photo 8). De rares clairières permettent de voir la lumière (Photo 9) mais la marche s'effectue surtout entre les cyprès (Photo 10). Après 1500 m de marche, la pente s'accentue, les racines deviennent plus nombreuses sur le sentier. Un peu plus haut, on retrouve une trouée sur la gauche en direction de gros rochers dominant le vide. On peut, de ce promontoire glissant pouvant être dangereux, bénéficier de nouvelles vues en direction du littoral (Photo 12). On domine la côte, la Tourelle du Tamarin et les vastes propriétés de Caséla (Photo 13). La trace devient par endroits un peu plus étroite sur une ligne de crête envahie de roches (Photo 14). Comme le sentier à tendance à obliquer souvent vers la droite, on peut apercevoir, de temps à autre, le sommet en regardant à gauche (Photo 15). Après 2500 m de marche, la pente débute vraiment. Les rochers et racines sont de plus en plus fréquents. Certains passages imposent même de marcher à quatre pattes pour éviter la glissade (Photo 17). Ces passages plus techniques seront de plus en plus nombreux au fur et à mesure de la montée (Photo 18). L'un d'entre eux est même équipé d'une longue corde. La forêt empêche les vues lointaines mais on peut tout de même apercevoir des panoramas dans des trouées de végétation (Photo 19). A l'approche du sentier venant du belvédère, outre les roches et très hautes marches, on rencontre des portions boueuses à travers les goyaviers poussant très dru (Photo 20). A un moment, le sentier qui passe en corniche très étroite impose de regarder où poser les pieds. D'autant plus que c'est de là que l'on peut apercevoir de nouveaux panoramas en direction du sud et de l'ouest (Photo 21). La pente cesse et l'on parvient à un croisement de sentiers près d'un arbre couché. Emprunter celui venant du belvédère et partir à gauche. Aussitôt les premières longues cordes apparaissent, annonçant une pente plus forte (Photo 22). Et, effectivement, elle est forte, un peu comme au Pouce. Par temps sec, les cordes sont inutiles mais par temps humide ou à la descente, elles peuvent rassurer (Photo 23). Le dernier coup de rein s'effectue sur les racines d'un très vieux cyprès isolé qui résiste à l'assaut répété des multiples randonneurs venus au sommet (Photo 24) et 25). Une fois au sommet, on peut se reposer sur un banc aux couleurs de Maurice ou profiter des paysages sur l'ensemble de l'île (Photo 26). Repérer, pour une prochaine randonnée plus sportive, le troisième sentier qui file plein nord vers le Morne Sec et le Centre d'Information de la Rivière Noire (Photo 27). Par beau temps, c'est un régal de profiter de ces magnifiques panoramas (Photo 28). Le retour s'effectue par le même sentier à des vitesses plus importantes en raison de la descente constante.

Balises


Profil

Carte

Plan de l'itinéraire

500 m
2000 ft

Itinéraire

En venant du Nord, emprunter la B9 qui longe la côte à partir de Tamarin – Poursuivre vers le Sud jusqu'à Grande Case Noyale puis bifurquer à gauche vers Chamarel – Après une série de virages et de lacets, stationner au parking situé entre les routes B103 et B104 – Rejoindre le portail vert et suivre le sentier unique montant au sommet du Piton de la Petite Rivière Noire – Si aucun autre itinéraire n'est prévu à l'issue, reprendre le chemin inverse vers le point de départ.


Commentaire sur cette randonnée (1)

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Martial, 02/04/2025 16:01
Randonnée complétée le 10/03/2025

Déjà pratiqué en descendant par là après être parti du belvédère, mais qui nécessite de disposer d'un 2ème véhicule en arrivant à Chamarel.
Pas de problème ici, puisque le départ et le retour se font depuis Chamarel.
Des vues somptueuses pendant l'ascension et un bel effort physique pour atteindre le pic.
Le retour se fera tranquillement, en prenant garde aux passages glissants dans les zones boueuses et parties de roches verticales.

Randonnée ajoutée le : 29/03/2025