La remontée de la coulée de 1977 depuis le Chemin Touzet

Difficulté
Très difficile
Indice de confiance Moyen
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 5h
Distance 7.8 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1082 - 401 m
Dénivelé positif 700 m
Dernière mise à jour 19/10/2019

Pas de cratère mais des failles pour l'éruption de 1977

L'éruption de 1977 a longuement marqué les esprits par son caractère exceptionnel et surtout par le symbolique contournement de l'église de Notre Dame des Laves (voir § ci-dessous). Née à 1100 mètres d'altitude, cette coulée, issue de failles, a dévalé très rapidement les pentes de la forêt de Sainte-Rose pour se jeter dans la mer. 3500 mètres ont déjà été présentés lors d'une boucle entre le Chemin Touzet et la mer. Cette fiche se propose de remonter la coulée jusqu'aux premières failles totalement recouvertes de divers types de fougères. Un sentier existe sans doute depuis cette coulée historique et se remarque très bien depuis la route des Radiers. Cet aller-retour obligatoire ne s'adresse qu'aux inconditionnels de la pratique des sentiers lontan. Si les quatre kilomètres de sentier ne se perdent jamais des yeux, ils sont en revanche une véritable épreuve sportive pour fendre des bras la végétation sur les abords allant jusqu'à masquer le sentier sur les trois quarts de la montée. A mi-parcours, une courte traversée de forêt touffue et moussue mérite plus d'attention qu'ailleurs mais des rubalises rassurent en cas de doute sur la route à suivre. Cette montée est à privilégier en période sèche car les sabres et fougères mouillés détrempent très vite vêtements et chaussures. La boucle du premier kilomètre (voir la carte ci-dessous) peut être effectuée par toute la famille ou rajoutée à la plus longue boucle venant de la mer.

La randonnée débute sur le bord de la route des Radiers (ou Chemin Touzet) à quelques pas de la borne 407. Deux sentiers séparés d'une centaine de mètres se remarquent dans le fossé et il est possible d'emprunter l'un ou l'autre (Photo 1). On est immédiatement frappé par la qualité de ce sentier sans doute maintes fois emprunté à l'époque où la coulée était nue, avant l'implantation de la végétation (Photo 2). La pente est assez faible et surtout régulière ce qui permet de doser son effort (Photo 3). Les laves ne sont presque plus visibles, recouvertes par de petits lichens gris. Ailleurs, ce sont surtout les sabres marrons, les fausses osmondes (Blechnum tabulare (Thunb.) Kuhn) et les orchidées bambou qui ont envahi les parties creuses (Photo 4). Lorsque l'on marche au cœur de la coulée, reconnaissable à l'absence d'arbres, le sentier est constamment présent (Photo 5). Ce sera moins évident dans les portions arborées. L'absence de végétation permet de larges fenêtres sur la côte en direction du Piton de Sainte-Rose (Photo 7) et des fermes éoliennes de Sainte-Rose (Photo 9). Plus on monte et plus les sabres, orchidées et autres fougères (Nephrolepis abrupta) grandissent (Photo 10). La coulée disparaît par endroits, là où elle a surgi trop vite pour créer de larges surfaces, on se retrouve alors dans des zones boisées en jeunes bois de couleurs (Photo 11). Puis on pénètre en sous-bois très humides et boueux où la mousse recouvre tous les troncs pour de belles photos si le soleil est présent (Photo 12). Le sentier est moins instinctif et il faut guetter les passages au sol ou quelques rubalises posées par d'autres marcheurs (Photo 13). La traversée est courte et l'on se retrouve dans la coulée recouverte de fougères de différentes espèces à chercher le sentier plus des mains que des yeux (Photo 14). Il faut se baisser quelquefois sur de courtes distances pour éviter des branches (Photo 16). La montée se poursuit alternant hautes fougères et sabres, jeunes arbres ou landes basaltiques arides où la végétation a du mal à s'implanter (Photo 17). Sur la gauche, le Piton Trois Têtes dépasse mais est difficilement accessible à partir de ce sentier (Photo 18). Après une nouvelles coulée, on pénètre dans un sous-bois humide en suivant une ancienne ravine recouverte de lave et d'une végétation touffue (Photo 21). Sur la carte IGN, on repère d'ailleurs plusieurs traits bleus interrompus par les taches blanches de la lave. On atteint ainsi une importante concentration de pimpins, ce pandanus des Hauts qui passe sa vie à chercher la lumière en créant de très longues branches qui retombent facilement au sol en raison du poids des rameaux (Photo 22). Le sol est humide, la lumière traverse difficilement et les rubalises sont encore utiles pour ne pas s'égarer dans ce sous-bois, seule véritable difficulté de la montée. Les coulées s'enchainent avec un sentier qui chemine toujours à travers les fausses osmondes (Photo 23). Par endroits, elles semblent donner l'impression d'avoir été semées tellement elles sont nombreuses et touffues (Photo 24). A l'approche des 1000 m, les petits tunnels de lave se multiplient. Le sentier passe sur certains et il vaut mieux ne pas frapper du pied car la vieille lave n'a que quelques centimètres d'épaisseur et peut casser sous le poids d'un randonneur (Photo 25). Cette remontée, arrêtée à 1080 m en raison du brouillard, soit à 250 mètres de l'éruption supérieure prend fin à la deuxième faille. Une courte descente au cœur de cette dépression permet de remarquer qu'elle est insignifiante et moins spectaculaire que les hauts cratères éruptifs créés ailleurs lors d'autres coulées. (Photo 28). Le retour, en descente cette fois, emprunte le même itinéraire. Il est facilité par la trace GPS créée lors de la montée qui enlève des hésitations toujours possibles à cause de la végétation gênant le regard en direction du sentier. 600 mètres avant le Chemin Touzet, on peut emprunter comme ici le sentier qui part sur la gauche et arrive 100 mètres en aval du parking de départ.

Particularités

Balises

Aucune balise

Profil

Plan de l'itinéraire

Itinéraire

Se rendre à Sainte Rose ou à Bois Blanc - Emprunter le chemin Touzet et rouler jusqu'à la coulée de 1977, entre le Piton Ballmann et le Piton de Glace - Trouver, en amont de la route, le sentier encore bien conservé - Grimper sans discontinuer jusqu'à l'altitude de 1100 mètres en tentant de ne jamais perdre le sentier de vue - Faire demi-tour par le même itinéraire.


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Randonnée ajoutée le : 19/10/2019