De Peter Both à la Cascade du Cap Noir

Difficulté
Moyen
Indice de confiance Moyen
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 2h30
Distance 5.7 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1005 - 742 m
Dénivelé positif 500 m
Dernière mise à jour 21/09/2019

Sentier fermé officiellement

Ce parcours, effectué malgré une fermeture officielle du sentier de Cap Noir, n'est en aucune manière une incitation à s'y rendre. Prendre ses responsabilités face à de telles fermetures et surtout ne pas chercher à s'approcher trop près des filaos de la fin du parcours entourés d'éboulis sableux, donc dangereux. Le reste du parcours, jusqu'aux panneaux de l'ONF, demeure une agréable sortie sans danger.

Le sentier qui relie La Plateforme à Peter Both est fermé depuis 2006 suite à un énorme effondrement de la falaise proche de la cascade du Cap Noir. Cette fermeture est totalement justifiée puisque aucun contournement n'est possible à cet endroit abritant des falaises verticales. En revanche, de l'autre côté du cours d'eau, le sentier venant de La Plateforme est toujours entretenu et permet de voir la haute chute depuis les ruines du pont. Le sentier venant de Peter Both, beaucoup plus long, justifierait un entretien à peu de frais et permettrait une sortie sportive pour se rapprocher de la cascade du Cap Noir, très impressionnante sous l'angle qu'elle propose depuis la forêt de filaos. Malgré les années, il a peu souffert. La partie sud, plus arrosée, est verte et le sentier en partie recouvert de jouvences. La portion nord semble identique à ce qu'elle était en 2006. Les herbes sèches ont très peu pris possession du sol aussi le sentier se suit-il sans jamais se poser de question. C'est donc en bravant l'interdit qu'on se rapproche du Bras de Benjoin mais sans jamais courir de risque jusqu'aux panneaux de l'ONF, censés, à l'époque, renseigner et inciter à randonner. Plus bas, les 200 derniers mètres ont souffert de petits et de gros éboulis. Les cailloux et le sable l'ont rendu glissant, c'est donc là qu'il faut prendre ses responsabilités. Pas d'à-pics dangereux, des arbres partout jusqu'à un éboulis plus important que les autres qui barre le passage. La cascade se mérite donc et il est bien dommage que les autorités ne débloquent pas quelques crédits pour nettoyer jusqu'aux pancartes.

La randonnée débute au petit village de Peter Both reconnaissable aux deux pitons pointus qui le dominent (Photo 1). Sur la droite, le plus impressionnant est le Piton Papangues qu'un habitant du village a grimpé un jour pour y déposer un drapeau. Un coup d’œil sur la pointe permet de constater qu'il était sportif mais surtout intrépide. Sur la gauche, le Piton Fougères paraît plus insignifiant et a donné son nom à l'îlet situé entre les maisons et le piton. Cette courte randonnée emprunte une partie du sentier et de l'ancienne piste pour remonter vers l'Îlet Fougères. On passe tout d'abord devant la petite chapelle et sa vierge sur le parvis (Photo 2). L'endroit, très fleuri, offre de beaux points de vue sur le Dimitile (Photo 3). La remontée s'effectue tout d'abord sur la route avant de bifurquer à gauche sur un sentier avant le grand virage à droite. Seuls quelques filaos donnent une touche de vert au milieu de cette savane qui a remplacé les champs de l'époque (Photo 4). Plus on monte et plus le sol est aride autour de l'ancienne piste où peu de gens passent désormais (Photo 5). Une fois sur le bord du plateau, la vue sur le village et les pitons qui l'entourent est magnifique et l'on distingue même l'entrée du tunnel de Peter Both (Photo 6). Des bêlements et meuglements indiquent que l'îlet est toujours occupé par les bêtes même si aucune habitation ne subsiste. L'endroit est privé, inutile donc de pousser plus avant surtout que le sol est recouvert de galaberts très épineux. La descente s'effectue par le même itinéraire. Passer la chapelle et emprunter le Chemin des Vétivers en partant sur la gauche. Une bonne partie de ce sentier est goudronnée et bordée de cases ou de verdure (Photo 7). Plus haut, on retrouve l'ancien sentier très caillouteux qui redescend vers la route de Cilaos (Photo 8). En arrivant sur la route, repartir sur la gauche en direction du tunnel (Photo 9). Une centaine de mètres plus loin, dans le lacet, vers la gauche, débute le très ancien sentier, abandonné après l'éboulis et officiellement fermé par l'ONF. Il grimpe le long du rempart en longeant une ravine. Quelques hautes herbes ou cannes fourragères cherchent à envahir mais n'y sont pas encore parvenues depuis la fermeture (Photo 10). Les jouvences, en revanche, se plaisent de ce côté plus humide mais ne bouchent pas non plus le passage (Photo 11). L'eucalyptus qui donnait de l'ombre aux randonneurs n'a guère grossi mais il est beaucoup plus entouré de jouvences (Photo 12). Certaines portions montent assez fortement alors que d'autres sont plus plates et encore en bon état (Photo 14). Il faut moins de 15 minutes pour atteindre le col entre les deux pitons pointus. Le paysage change totalement et les panoramas impressionnants sur la vallée du Bras de Benjoin apparaissent. C'est la savane qui l'emporte en raison du sol pauvre et sec (Photo 15). Le sentier, même lorsqu'il est recouvert d'herbe jaune, est très visible. Quelques cailloux ont dévalé la pente ou les ravinements ont déposé un peu de terre mais le cheminement ne comporte aucun danger (Photo 16). Dans la descente si le Piton Papangues paraît plus petit, le Gros Morne de Gueule Rouge est toujours aussi impressionnant (Photo 17). La pente n'est jamais très forte et comporte de nombreux lacets (Photo 18). Les aloès semblent ne pas avoir grandi depuis une décennie. Ils perdent les feuilles du bas qui sèchent tandis que de nouvelles prennent la place sans grandir pour autant (Photo 19). Les lacets s'approchent parfois de vertigineux à-pics. On voit très bien le Bras de Benjoin 300 mètres plus bas ainsi que de courts tronçons du très vieux sentier passant par Cap Noir qui a subi d'importants éboulis (Photo 21). La végétation s'intensifie en fin de descente avec plus d'arbres que de savane (Photo 22). Il faut affronter une nouvelle série de lacets herbeux d'où l'on devine progressivement la vallée étroite du Bras de Benjoin (Photo 23). Le sentier est fermé depuis très longtemps mais l'on retrouve bientôt quelques panneaux de l'ONF tels qu'on les installait à l'époque, laissés là comme une invitation à la randonnée (Photo 24) ! A partir de ces panneaux, les filaos jaunissants se multiplient et le sol se recouvre de longues aiguilles glissantes (Photo 25). Puis ils verdissent, le sol devient alors pour la première fois sujet à plus d'attention. Les cailloux sont nombreux, parfois instables et toujours recouverts d'aiguilles (Photo 26). Par moments, on a même du mal à distinguer l'ancienne trace, on se prépare à abandonner mais le bruit de la chute du Cap Noir est si violent qu'un coup d’œil s'impose entre les branches des grands arbres (Photo 27). On est à moins de 100 mètres de la ruine du pont et l'on peut admirer la presque totalité de la cascade (Photo 28). Les éboulis sont devenus plus imposants et plus aucun vestige de l'ancien sentier ne subsiste. Il est alors plus prudent de faire demi-tour et de regagner Peter Both par le même itinéraire.

Balises

Balises quasi effacées

Profil

Plan de l'itinéraire

Itinéraire

Se rendre dans le Cirque de Cilaos à partir de La Rivière - Rouler jusqu'à Peter Both et stationner dans le village - Remonter le Chemin des Pamplemousses qui passe devant la chapelle - Dans le virage à droite, emprunter le sentier qui remonte vers l'Îlet Fougères pour profiter des paysages puis redescendre vers le point de départ - Bifurquer à gauche sur le Sentier Vétiver, goudronné puis en sentier jusqu'à la RN5 - Marcher en direction de Cilaos jusqu'au point de départ du sentier (fermé) de Cap Noir - Remonter jusqu'au col puis descendre en lacets jusqu'à la forêt de filaos qui domine le Bras de Benjoin- Poursuivre ou non jusqu'au point de vue sur la cascade en prenant garde aux éboulis - Faire demi-tour jusqu'à la route de Cilaos - Rejoindre le véhicule en suivant cette route.


Commentaires sur cette randonnée (4)

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Martial, 21/10/2019 09:03
Randonnée complétée

Risbo, j'ai participé à la création de cette fiche, effectivement, même s'ils ne nous avaient pas inquiétés, les deux petits éboulis cités peuvent effrayer; c'est bien sur, comme vous l'avez fait, et à chacun, de décider de les franchir ou pas.
Il faut savoir qu'il en sera bien différent arrivé dans la zone des filaos de la photo 26; à partir de là, le passage devient réellement périlleux, et difficile à repérer, si l'on veut aller photographier la cascade.
Le passage d'un 1er éboulis peut donner quelques sueurs froides, mais comme il est précisé dans l'encart rouge en début de fiche, le sentier est fermé et chacun prend ses responsabilités. La tête de mort dans les pictogrammes vient nous rappeler que ce n'est pas une sortie à mettre entre toutes les baskets.
Ceux qui veulent quand même avoir un fabuleux points de vue, peuvent cependant, monter jusqu'au col du piton Papangue, et faire demi tour, pour le coup, il n'y à jusque là aucun risque.
Ma photo du passage avant la cascade.

Risbo, 21/10/2019 08:19

Rando programmée la semaine passée sous le soleil. Petite montée avant de découvrir un panorama superbe avec la vue sur le sentier de l'autre côté qui monte sur Mare sèche (cilaos). Par contre passages DANGEREUX. les deux effondrements sur le sentier cites ds les autres commentaires créé des dangers véritables. Après les avoir franchis et eu qqs suées, nous avons préférés revenir sur nos pas. Le sol se dérobent sous nos pas....A EVITER

JPG, 24/09/2019 20:03

Christian : ne me dis pas que deux éboulis se sont produits entre le moment où nous sommes passés (20 septembre) et aujourd'hui alors qu'il n'y en a eu aucun en plus de 12 ans ! A cette date, je confirme que l'aller-retour était classé en difficulté moyenne jusqu'aux panneaux, que les éboulis ne dépassaient pas les 40 cm et se passaient sans même s'en rendre compte. C'est totalement différent en revanche après les pancartes de l'ONF. Pour ce qui est de la descente dans les filaos, il faut mieux avoir la trace sous les yeux pour imaginer l'ancien sentier qui a souffert à cet endroit. Une photo de ces éboulis pourra sans doute permettre de revoir le texte et certains adjectifs. Courage et merci pour le commentaire.

Christian Léautier, 24/09/2019 15:08
Randonnée complétée le 24/09/2019 en 2h30

D'entrée dire que cette courte rando est superbe ! Les panoramas grandioses et inédits sur le cirque valent le détour ! La visite à l'ilet Fougères est bien agréable et à partir du col entre les pitons Fougères et Papangues c'est merveilleux. Hélas, deux points noirs ne m'ont pas permis d'aller photographier la cascade du Cap Noir: 1/ à mi pente dans la descente, deux passages d'éboulis plutôt stressants , ok sur seulement quelques mètres mais suffisants pour bien hésiter car le moindre faux pas serait fatal. Alors ma question à JPG et Martial puisque je note que sur le site il est indiqué "qu'il n'y a aucun danger jusqu'aux pancartes et aux filaos" et que la rando est classée avec un niveau de difficulté "moyen" ?? est ce 2 éboulis très récents?-pas penser de prendre des photos- ai je sur évalué la difficulté (je ne le pense pas car j'en connais pas mal qui ne seraient pas passés! ) 2/ arrivé aux filaos effectivement comme dit sur le site "on se prépare à abandonner" ! mais ma dose d'adrénaline quotidienne a été déjà absorbée ; je sais que je ne suis pas loin du but - j'ai bien mémorisé la fiche randopitons- mais un peu perdu dans la forêt, plus de traces ? (oui? non?) malgré quelques coups d'oeil à droite , à gauche ou devant...ceci au niveau de la première ravine après les panneaux -une surdose d'adrénaline aurait de fâcheuses conséquences" alors j'abandonne en pensant au retour car étant seul , le passage des 2 éboulis sur un sentier officiellement fermé ne me rassure guère... Ouf ! je passe, la preuve c'est le plaisir d'écrire maintenant ce commentaire. La subjectivité l'emporte souvent quand on est "au pied du mur" , aussi, je me garderai bien de tirer de tout cela des conclusions définitives; je n'ai voulu décrire ici que mon ressenti qui n'est pas du tout une incitation à renoncer à y aller faire un tour. Peut être même le contraire....

Randonnée ajoutée le : 21/09/2019