De l'Ancienne Cité du Pk12 à la Grande Ravine

Difficulté
Difficile
Indice de confiance Moyen
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 3h30
Distance 3.4 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1070 - 646 m
Dénivelé positif 450 m
Dernière mise à jour 02/11/2017

Voyage au pays des sabres

Cette randonnée, nommée Dudu1 par les canyoneurs, leur permet de rejoindre la Grande Ravine pour commencer la descente vers la route en longeant le torrent puis en descendant par un long rappel la cascade proche du kiosque isolé sur la droite de la route en montant à Takamaka. Rien à voir avec Dudu2 qui est une sortie dangereuse mais mène à une magnifique cascade. Ici, on a affaire à une montée interminable pour rejoindre une partie perdue de la Grande Ravine. A l'arrivée, la ravine présente peu d'intérêt. Elle est remplie de cailloux, entourée d'une végétation dense et ne comporte qu'un filet d'eau. Cette randonnée s'adresse principalement aux randonneurs qui cherchent d'autres horizons et se débrouillent assez bien sur des traces cachées en partie par les sabres. La première partie longe une crête dans les goyaviers tandis que la seconde traverse une très belle forêt primaire moussue où poussent de magnifiques pimpins, ces superbes pandanus des Hauts.

La randonnée débute par quelques dizaines de mètres de route en marchant sur le Chemin de Grand Fond vers Saint-Benoît. Quelques traces partent sous les goyaviers, créées lors de la cueillette des fruits. Une trouée plus importante que les autres se remarque de l'autre côté du fossé. La montée débute sous les goyaviers partiellement couverte de vignes marronnes. Il faut se baisser sur la première centaine de mètres car les canyoneurs taillent rarement les sous-bois pour en faire des GR. Il faut d’ailleurs respecter cette habitude et laisser le sentier comme il est. Une fois passé ce court écueil, le sentier se suit sans problème en montant graduellement et régulièrement dans les goyaviers et quelques bois de couleurs. Il longe la ligne de crête qui devient parfois très étroite. Il faut se méfier de cette étroitesse et regarder où poser les pieds car le ravin sur le côté, bien que protégé de plantes, est très pentu. Les points de vue sont très rares ou masqués par les plantes. Un peu plus haut on a enfin une trouée qui permet d'embrasser toute la vallée du regard. La montée se poursuit en direction du premier piton marqué sur la carte à 943 m. A son approche, le sentier part sur la gauche et évite le sommet par un contournement comportant quelques passages délicats. La végétation a déjà changé à cette altitude et les mousses, sphaignes, fougères et branles bordent le sentier étroit mais très marqué par les passages des canyoneurs depuis fort longtemps. Une courte descente amène à un col entre les deux sommets mais la remontée reprend aussitôt. Les sabres sont de plus en plus nombreux dans les bois de couleurs. Les mains s'avèrent utiles pour certains passages et deux cordes vieillissantes aident pour des passages courts mais raides. La montée n'en finit pas puis on commence à apercevoir de la lumière à l'approche du plateau qu'on découvre avec plaisir pour les jambes. On pense pouvoir marcher en se reposant mais c'est sans compter sur les sabres de près de deux mètres de long qui ferment le passage et les portions boueuses difficiles à éviter. Un peu plus loin, les pimpins se multiplient dans une zone relativement marécageuse. On voit la vallée de la Grande Ravine sur la droite et on s'étonne de partir vers la gauche comme pour remonter vers les sources. Après une traversée de sabres le sentier repart enfin vers la droite. On se retrouve à un moment dans une petite clairière comportant des traces de tôle rouillée ; sans doute un ancien camp braco. Le sentier descend une dernière fois pour couper une petite ravine puis rejoint enfin la rive droite de la Grande Ravine. La rivière qui finit en cascade vers le PK12, est ici un ruisseau avec peu d'eau mais de gros rochers et galets. Les canyoneurs partent vers la droite vers la descente des cascades. Les randonneurs, eux, font demi-tour pour rejoindre par le même itinéraire l'aire de pique-nique de l'Ancienne Cité du Pk12. Le sentier comportant peu de dangers, il faut compter 30 minutes de moins pour la descente.

Particularités

Balises

Pas de balise

Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.

Itinéraire

Se rendre à Saint-Benoît et prendre le Chemin de Grand Fond vers Abondance et l'usine hydroélectrique de Takamaka - Remonter jusqu'à l'aire de pique-nique de l'Ancienne Cité du PK12 - Stationner et marcher vers Saint-Benoît une cinquantaine de mètres - Trouver, à gauche, le départ du sentier après avoir passé le pont sur la Ravine Grand Fond - Suivre le sentier jusqu'à la Grande Ravine puis faire demi-tour par le même itinéraire.


Commentaire sur cette randonnée (1)

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Christian Léautier, 24/08/2017 18:05
Randonnée complétée le 24/08/2017 en 5h00

"Nou la fé!!! " Dès le lendemain de la mise en fiche sur randopitons Fabrice et moi sommes partis à l'aventure; avons d'abord trouvé le sentier: interminable et très pentu dans les goyaviers puis dans la belle forêt primaire au milieu de milliers de sabres qu'il faut sans cesse écarter, sentier à peu près visible en regardant bien; avons ensuite trouvé les marécages comme en témoigne nos chaussures et nos jambes bien boueuses au retour; avons trouvé l'ancien camp avec des bouts de tôle rouillée; avons enfin trouvé la Grande Ravine (bien petite d'ailleurs...). Réservé aux inconditionnels de ce genre de sortie s'il en existe encore!! Oui," on l'a fait "-on est super content!!-(eh oui) mais on ne le refera pas..Un peu trop galère pour peu de récompense au bout : quelques rares points de vue,de belles photos de mousses, sphaignes, arbres...A moins peut-être de continuer le long de la Grande Ravine pour découvrir bassins et cascades?? Mais ceci est une autre histoire.

Randonnée ajoutée le : 23/08/2017