La boucle de la Ravine Divon depuis la Route Forestière des Tamarins

Difficulté
Difficile
Indice de confiance Danger
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 2h15
Distance 3.4 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1740 - 1604 m
Dénivelé positif 210 m
Dernière mise à jour 20/01/2017

Ravine Divon = Ravine Savon !

Ils ont bien de la chance ces randonneurs qui ont pu effectuer cette boucle sans se griffer et ont profité pleinement des paysages et surtout des deux curiosités géologiques trouvées au dernier bassin sous la forme d'une arche naturelle et d'une trouée dans le rocher. Mais ces randonnées s'effectuaient au début de ce siècle ; en 2005 déjà on parlait de la végétation qui commençait son envahissement. Hormis quelques arbres bien abrités, il faut de bons yeux pour repérer les traces des balises rouges et jaunes qui étaient régulièrement peintes sur les rochers. Les vestiges de couleurs (voir § ci-dessous) existent encore et permettent de se rassurer lorsqu'on se pose la question de savoir si on est dans la bonne direction. Le cheminement est glissant dans la descente du chemin vers la Ligne des Seize Cents mais encore plus sur les rochers humides du fond de la ravine qu'on remonte sur une bonne distance. Pas de panorama, des pestes partout, des sentiers difficiles à suivre et le clou du spectacle uniquement visible depuis le haut du ravin : voici rassemblées quelques excuses pour ne pas aller voir de plus près cette belle ravine. Pour en avoir une meilleure idée, voir le livre de Luc Reynaud, "Les plus beaux paysages de la Réunion en 90 randonnées", édition 2005 à la page 146 et profiter de la journée pour randonner sur un autre circuit. Les aventuriers dotés de l'esprit "randopitons" auront certainement la curiosité d'y aller voir de plus près. Attention : Cette boucle est dangereuse et il ne faut surtout pas y amener des enfants.

La randonnée débute au grand parking situé à deux pas du croisement des deux routes du Maïdo et du Tévelave où une pancarte rappelle les circuits VTT de la zone. Plusieurs pistes ou sentiers partent vers le bas entre les kiosques et la Ravine Divon. Cette boucle débute ici au plus près des installations de pique-nique. Un sentier discret commence entre deux tamarins et s'élargit un peu plus bas à mesure qu'il descend vers l'Ouest (Photo 1). La fraîcheur du matin est agréable mais l'humidité au sol a vite fait de mouiller les chaussures de marche et de rendre les parties dénudées plus glissantes qu'ailleurs. La piste se transforme en sentier qui se termine sous un grand tamarin servant de rond point aux cyclistes à VTT qui sillonnent les forêts des Hauts. Prendre alors à gauche pour longer le coupe feu de la Ligne des Seize Cents, envahi par les bringeliers sauvages et les fougères qui disputent la place aux calumets (Photo 3). A la courte mais forte pente, on voit très bien quand arrive la Ravine Divon qu'on rejoint en passant à droite dans le petit bosquet de bambous calumets. Les petits bassins et les arêtes rocheuses peuvent se passer aisément pour partir en rive gauche vers le bassin et sa petite plage de galets (Photo 5). La muraille qui le borde est infranchissable depuis le bassin. On revient donc sur ses pas pour retrouver le sentier qui longe la berge en rive droite, grimpe l'arête rocheuse qui domine le bassin et se finit en haut de la cascade à sec. Les traces rouges et jaunes disparaissent dans le fond de la ravine qu'on remonte lentement en faisant attention de ne pas glisser. On retrouve plus loin un autre bassin (Photo 8) qu'on contourne en rive gauche sur un sentier devenu invisible mais dont les traces au sol sont demeurées. Ne jamais trop s'éloigner du bord sauf pour contourner la végétation qui peut avoir envahi des portions. Une descente abrupte amène à un troisième bassin qui lui se contourne par la rive droite. Le sentier est très difficile à repérer mais on devine lors de la montée quelques bribes minuscules de peinture. Hélas, la végétation est trop dense et trop acérée pour poursuivre vers le dernier bassin et l'arche et il faut se décider à passer 7 ou 8 mètres en à-pic en s'accrochant aux branches pour rejoindre le sentier tout proche qui file vers la route dans les fougères (Photo 14). Pas d'arche, pas de bassin ni d'échelles (comme décrit sur les textes de l'époque) sans un défrichement titanesque à entreprendre le long de la ravine. Mais on se rattrape un peu en redescendant la ravine Divon après avoir atteint la route et le pont. On y trouve d'autres bassins et la marche amène sans trop de danger au haut de l'arche naturelle mais avec une visibilité très réduite sur la chute à sec. C'est du haut du rempart herbu où les vaches viennent paître ou se reposer qu'on peut voir mieux le haut de l'arche (Photo 16). Cette petite frustration passée, il ne reste plus qu'à rejoindre l'aire de pique nique et changer les chaussures alourdies par l'eau et la terre transformée en boue.

Balises

Très rares balises jaunes et rouges encore en état

Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.

Itinéraire

Se rendre en direction du Maïdo à partir de la 4 voies des Tamarins (pancartes près de Saint-Paul), passer Saint-Gilles les Hauts et le Guillaume et rouler jusqu'au croisement de la route Forestière des Tamarins qui redescend vers le Tévelave - Prendre la RF et se garer à droite, 50 mètres plus loin, près des kiosques - Commencer la boucle par la descente du sentier qui débute aussitôt et pénètre sous les tamarins - Marcher jusqu'à la Ligne Domaniale des Seize Cents et prendre à gauche le long de la ligne - A l'approche de la Ravine Divon, descendre à droite dans les calumets et marcher jusqu'à la ravine - Remonter en rive droite pour grimper au-dessus du premier bassin et poursuivre dans le lit de la rivière jusqu'au deuxième bassin - Le contourner par la droite et poursuivre jusqu'au troisième bassin - Rejoindre le sentier 20 mètres plus haut (végétation importante) et marcher jusqu'à la route forestière - Prendre à droite à la route et gagner le pont sur la Ravine Divon - Passer le pont et emprunter sur la droite le sentier balisé en rouge et jaune pour retrouver le point de vue sur l'arche naturelle du quatrième bassin - Revenir sur ses pas et rejoindre dès que possible le lit de la rivière en amont de l'arche - Remonter ensuite le lit de la Ravine Divon jusqu'au pont puis longer la route vers le Maïdo pour aller jusqu'au véhicule.

Les balises

Les balises jaunes et rouges peintes il y a au moins deux décennies sont encore visibles par endroits. C'est comme ici l'ensemble de la balise qui apparaît mais le cas est très rare. C'est plus souvent une trace de la taille d'une pièce de deux euros qu'il faut dénicher sur un rocher recouvert de mousse. Ne pas chercher ces traces dans le fond de la ravine où elles ont été depuis longtemps emportées par les crues. Il ne faut donc pas oublier ses lunettes ce jour là.
Si les balises sont inutiles sur les sentiers ou dans le fond de la ravine, elles sont en revanche indispensables pour se rassurer lors des passages de contournement des bassins. C'est en effet très agréable de trouver ces deux traces sur un rocher, un tamarin ou un bois de rempart lorsqu'on a effectué un détour pour contourner un arbre tombé ou un roncier de vigne marronne.


Commentaires sur cette randonnée (2)

Vous devez être connecté pour ajouter un commentaire.
Christian Léautier, 20/01/2017 17:16

20/01/2017 Effectivement (voir mon commentaire précédent) un balisage rouge et jaune-il est vrai rare et très ancien-commence au niveau de la base de loisirs -luge- en face le grand lacet vers la gauche en montant.

Christian Léautier, 19/01/2017 18:12

19/01/2017 Venu déjà au siècle dernier(!!) -cette fois impossible de trouver la ligne domaniale des 1600 ! que j'avais alors à peu près aisément parcouru en partant de la base de loisirs -luge-du moins il me semble; ; trouvé la piste à partir des kiosques puis descente vers l'ouest puis encore et encore des pistes. Je n'ai pas trouvé "la piste qui se transforme en sentier qui se termine sous un grand tamarin....etc " ??? Remonté à la route où difficulté pour trouver "le sentier balisé en rouge et jaune" car confondu Le Bras Divon (pancarte) et la Ravine Divon (pas de pancarte).Il faut vraiment chercher le balisage qui date de Mathusalem. Végétation beaucoup, beaucoup plus dense qu'il y a quelques années mais arrivé, satisfait, quand même au point de vue sur l'arche! Oui il faut vraiment avoir "l'esprit randopitons" pour cette aventure que je considère pourtant de tenter, tant la ravine Divon est sauvage et mystérieuse. Premier à mettre des commentaires donc cobaye! Merci Jean Paul de me dire comment atteindre la ligne domaniale. PS/ quand j'étais venu j'étais arrivé aux bassins du bas puis remonté en rive gauche jusqu'au point de vue sur l'arche et atteint ensuite la RF.(donc dans l'autre sens) Il faudrait(pas une mince affaire) que je retrouve les photos.J'ai déjà envie d'y retourner.....

Randonnée ajoutée le : 01/12/2013