Le point de vue sur le Grand Eboulis de Quinquina par le Grand Figuier

Difficulté
Difficile
Indice de confiance Moyen
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 7h
Distance 13.9 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1606 - 466 m
Dénivelé positif 1250 m
Dernière mise à jour 07/06/2024

Par le Sentier baptisé Z'endet

Il y a déjà longtemps que Laurent m'avait proposé cette incursion au pays des tuit-tuit. Nous y voici enfin pour de nouvelles découvertes.

Neuf itinéraires du Nord, publiés sur le site, permettent de rejoindre la Roche Écrite. En voici un dixième. Pour atteindre ce point culminant, partir très tôt pour absorber les 1800 m de montée. Un essaim d'abeilles surexcitées, impossible à enjamber ou à contourner sans danger, a hélas mis fin à notre montée. Mais l'effort est récompensé par d'impressionnants panoramas sur la Rivière des Pluies, le Grand Éboulis de l'Îlet Quinquina et les cascades de la Ravine du Grand Rondage. La journée débute par la longue piste de Montauban au Grand Figuier qui monte constamment mais régulièrement jusqu'à 1200 m. La suite s'effectue dans une forêt envahie de longoses sur un sentier étroit jonché d'éclats de bois. Ils proviennent de la recherche de zandettes, ces larves de longicornes, consommées à La Réunion. La trace dans la verdure se suit sans difficulté à condition d'avoir les yeux au sol. Une fois la Ravine Emmanuel franchie, le paysage change complètement. Les longoses cèdent la place aux branles et le sentier donne l'impression d'être un ancien itinéraire officiel tant le passage est bien marqué. Il n'y a aucun balisage hormis les bouteilles laissées par les indélicats et quelques coups de sabre sur l'écorce des bois de couleurs. Cette sortie s'adresse donc aux amateurs de nouveaux sentiers pour des découvertes originales. La frustration de ne pas terminer est de courte durée, car cet aller-retour dépasse tout de même les 7 heures de marche.

La randonnée débute au rond-point terminant le Chemin de Montauban, là où bus et camions viennent faire demi-tour, impossible ailleurs en raison de l'étroitesse du passage. Un chemin pierreux, dans le prolongement de la route, mène au premier gué sur la Ravine Montauban. Le chemin destiné aux 4x4 passe plus loin un deuxième gué puis se poursuit entre falaises et bois de filaos (Photo 1). La pente est régulière, alternant pierres instables, ornières, portions bétonnées ou terre. On s'élève assez rapidement et les premiers points de vue apparaissent entre les arbres bordant la vallée. Le regard porte jusqu'à la côte vers Sainte-Marie et sur la vallée de la Rivière des Pluies (Photo 2). On bénéficie de nouveaux points de vue lorsque la piste, très sableuse, effectue quelques lacets serrés en bordure de rempart (Photo 3). A partir de 750 m, la piste comporte plusieurs raccourcis un peu plus pentus à emprunter en fonction de la forme, à moins de rester sur le chemin plus plat (Photo 4). On arrive plus haut à un grand bois de filaos sur un terrain plus plat. La liane Mysore (maïssour), plantée là sans doute pour égayer les petites cases de l'époque, a pris ses aises et recouvre une bonne partie des filaos en bordure de sentier (Photo 5). La cabane abritant autrefois l'alambic tombe en ruine et la jolie case est beaucoup moins entretenue (Photo 6). Elle comporte un point d'eau fort utile si la gourde est vide. D'autres habitations plus discrètes semblent occupées en fin de semaine. La piste continue entre goyaviers et quelques bois de couleurs (Photo 7) jusqu'à l'altitude de 1200 m que l'on atteint en 2 heures. Profiter des derniers points de vue sur le chef-lieu avant de poursuivre vers la Roche Écrite (Photo 8). Suivre ce sentier, assez fréquenté par les sportifs, sur une très courte distance. Repérer un tronc au sol, point de repère pour indiquer le départ du sentier des Zandettes. Un premier tas de copeaux de bois traîne déjà au sol, signe d'une précédente chasse (Photo 9). On ne quittera ces tas de bois coupés qu'après la Ravine Emmanuel (Photo 10). Le sentier, pour les habitués, est facile à suivre. Pour les inconditionnels des sentiers balisés, il vaut mieux poursuivre vers la Roche Écrite par le sentier classique ! Les longoses, galaberts et goyaviers représentent le gros de la végétation (Photo 11). La pente est constante, forte parfois pour le franchissement de minuscules ravines tout aussi envahies. Les portions planes sont assez rares (Photo 12). Après 30 minutes, on s'approche de la Ravine Emmanuel qu'on devine à la vallée qu'il faudra franchir, avant de remonter vers le rempart de la Rivière des Pluies (Photo 14). La descente est rapide à travers les longoses vers le minuscule cours d'eau comportant des petits bassins (Photo 15). Attention à quelques sections envahies de vigne marronne qu'il faut contourner encore facilement. Très vite, le paysage change complètement. Les longoses ont disparu, remplacées par les branles verts bordant un sentier large et propre sur une pente assez forte (Photo 16). On a en point de mire le sommet du petit piton 1562 qu'on aperçoit depuis Saint-Denis (Photo 17). Le chemin étant bien tracé, la pente est avalée assez rapidement. Hormis un bosquet d'eucalyptus, le paysage autour est celui d'une forêt de moyenne altitude avec quantité de mahots et fanjans (Photo 18). Comme les brandes sont assez basses, le regard porte au loin en direction du Piton de la Plaine des Fougères et même du Gros Morne (Photo 19). On revoit la côte à travers les fougères de plus en plus présentes (Photo 20). Le piton dominant à 1562 m se remarque à peine mais permet déjà de beaux points de vue (Photo 21). Poursuivre dans les fougères et branles jusqu'à de nouveaux points de vue très proches du rempart de 1000 m séparant de la Rivière des Pluies (Photo 22). On domine le plateau ayant abrité l'îlet Quinquina, désormais abandonné. De là, on ne voit pas les sources de la Rivière des Pluies mais on distingue bien les deux cascades tombant des ravines du Grand et du Petit Bénoune (Photo 23). Au pied, le Grand Éboulis, marqué par de nouveaux glissements récents (Photo 24), est aussi impressionnant que depuis la rivière. La végétation change à nouveau et on retrouve les longoses. On parvient très vite à une clairière où le passage des braconniers est marqué par ce qu'ils laissent derrière eux (Photo 25). Les rubalises et boîtes à poison pour rats déposées par l'ONF et la SEOR servent de repère pour ne pas s'égarer. On peut encore poursuivre sans grandes hésitations sur un sentier identique à la portion des "zandettes" (Photo 26). Le sentier reprend une pente sérieuse en direction de la Roche Écrite, permettant de beaux points de vue sur la rivière et le sommet quitté 50 minutes plus tôt (Photo 27). Les aventuriers partis très tôt et ne craignant pas les abeilles survoltées tenteront la jonction avec le sentier de la Roche Écrite. Les autres, prudents comme nous, feront demi-tour un peu après cette belle touffe de bois morts (Photo 28). Le retour emprunte le même itinéraire mais les vitesses sont facilement multipliées par deux en forêt et par trois sur la piste.

Particularités

Balises

Pas de balisage

Profil

Plan de l'itinéraire

Itinéraire

Depuis le Boulevard Sud à Saint-Denis, plusieurs routes mènent au Chemin de Montauban en traversant ou non La Bretagne - Rouler jusqu'au bout de la route et chercher un stationnement sans gêner le passage des bus au rond-point - Entamer la randonnée par la piste qui débute au rond-point et franchit deux fois la Ravine de Montauban - Suivre la piste ou ses raccourcis jusqu'au début du sentier vers la Roche Ecrite - Très vite, obliquer à gauche sur le sentier des "zandettes" et le suivre jusqu'au point côté 1652 - Profiter des points de vue sur la vallée de la Rivière des Pluies et du Grand Eboulis de l'Îlet Quinquina - Décider de poursuivre l'exploration ou faire demi-tour par le même itinéraire.


Commentaire sur cette randonnée (1)

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Ousarsiph2, 10/06/2024 07:32
Randonnée complétée le 01/06/2024 en 7h00

Bonjour, belle randonnée qui permet d'atteindre le piton côté 1562 sur la carte IGN, piton qui curieusement n'a pas de nom connu alors qu'il se découpe de manière très visible lorsqu'on l'observe depuis Ste Clotilde (photo).
Il reste la fin du sentier à découvrir pour rejoindre la Plaine des Chicots, peut être à rechercher et tenter dans le sens descendant.

Randonnée ajoutée le : 07/06/2024