Une boucle au Piton Sainte-Rose par le Chemin Touzet et la Coulée de 1977

Difficulté
Moyen
Indice de confiance Excellent
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 5h
Distance 18.4 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 454 - 2 m
Dénivelé positif 580 m
Dernière mise à jour 07/04/2020

Quelle différence entre la canne des Hauts et la canne des Bas

Cette longue boucle dans les cannes à sucre et le long du littoral emprunte plus de 6 kilomètres du Chemin Touzet en début de randonnée mais qui sont très agréables malgré les 400 mètres de montée. La route des Radiers porte bien son surnom car elle coupe des dizaines de ravines jusqu'à sa descente au pont de la Rivière de l'Est. Il y a presque autant de routes et de pistes que de ravines qui rejoignent la RN2 au Chemin Touzet. il est donc possible, en étudiant la carte la veille, de créer autant de circuits en boucle qu'on le désire pour ceux qui ne veulent pas emprunter les longs lacets au départ de Bois Blanc. La particularité de cette boucle est d'emprunter la quasi totalité de la Coulée de 1977 à l'origine du curieux phénomène de contournement de l'église de Piton Sainte-Rose et de l'agrandissement de l'ile à la Pointe Lacroix. Il ne faut pas s'attendre à de belles coulées conservées comme dans le Grand Brûle car celle-ci a été exploitée et on remarque partout des traces de chenilles ou d'excavations. On remarque également lors de cette sortie que l'indépendance énergétique n'est pas trop en danger quand on sait qu'on est à quelques hectomètres des réservoirs et de l'usine hydroélectrique de Sainte-Rose et qu'on côtoie les panneaux solaires et les éoliennes installés de part et d'autre du Chemin Malécage. La fin du circuit, le long du littoral, emprunte des itinéraires déjà décrits dans l'Est.

La randonnée débute à Bois Blanc, mais comme chaque fois dans une boucle, peut commencer n'importe où à condition que le sentier passe au plus près du parking, comme c'est le cas à Notre Dame des Laves par exemple. Cette sortie a été reconnue à partir du minuscule camping de Bois Blanc où trois beaux emplacements attendent les véhicules des randonneurs. Partir par le Chemin de la Source jusqu'à la RN2, à quelques pas du pont sur la Ravine de Bois Blanc. Après avoir rejoint la route de Sainte-Rose, partir à droite et marcher 800 m jusqu'au Chemin des Radiers, également appelé Chemin Touzet, en traversant des zones semi-urbaines. Cette route peut rebuter les habitués des sentiers. Pourtant, on marche sans circulation sur une vingtaine de lacets permettant des points de vue sur l'océan. Elle ondule on monte régulièrement sur trois kilomètres à travers les champs de canne à sucre ; il faut y penser en préparant la sortie pour les allergiques. Avant juillet la canne est très belles, mais très haute (Photo 1) ; après la coupe les champs sont plus tristes mais les panoramas sur l'Océan plus imposants. On rencontre quelques touffes de grands bambous et des bois de jamrosats déjà envahis de goyaviers (Photo 2). Après 400 m de montée, on parvient au Piton Moka qu'on contourne longuement par le sud (Photo 3). Il reste encore trois km à parcourir presque à plat jusqu'à la Coulée de 1977 en passant de multiples radiers, infranchissables en cas de crues. Si certaines ravines sont des rigoles insignifiantes, d'autres sont des merveilles de natures mortes, profondes, creusées, glissantes et dangereuses en cas de crues (Photo 4). Les plus curieux tenteront une ou deux remontées en prenant garde à la mousse. Juste avant d'arriver à la coulée qui descend vers la mer, repérer, sur la gauche, les deux ou trois sentiers qui escaladent le talus et remontent longuement jusqu'aux cratères par une randonnée sportive. Repérer, 20 mètres avant la Ravine Mangassaye, une barrière rouge et blanche sur la droite de la route qui indique le début de la descente sur les coulées qui ont marqué les esprits en 1977, plus peut-être qu'en 2007 au Tremblet où seule la route a été recouverte. Inutile d'emporter le GPS ou se poser des questions : il suffit de descendre en empruntant les sentiers, pistes ou mélange des deux, zones arides mais plates. La trace ci-dessous est un exemple suivi lors de la sortie qui ne ressemblera pas à une autre en fonction de la curiosité de chacun. Si on est pressé, on va tout droit ; si on veut voir la canne, les panneaux photovoltaïques, la végétation diverse qui a envahi cette pente depuis 40 ans on effectuera des zigzags dans cette nature sauvage envahie de bois de remparts, filaos, fougères ou lichens (Photo 5). Les VTT, quant à eux, filent au plus rapide en laissant derrière eux des hectomètres de rubalise (Voir article ci-dessous pour un petit coup de gueule). Quelques traces d'excavation montrent que la pierre issue de ces coulées peuvent servir, au moins comme remblais (Photo 7). Un grillage, entre la coulée et le Chemin Malécage, protège la ferme photovoltaïque qu'on peut longer sur une piste en pente douce (Photo 8). La région de Sainte-Rose est l'une des plus arrosées et on peut s'étonner de trouver autant de ces plaques (Photo 9). La canne qui dépasse les trois mètres dans les Hauts est beaucoup plus petite ici à cause de la pauvreté du sol (Photo 11). Plus bas, en regardant vers le Piton Balmann, on voit tourner au vent quelques pylônes de la ferme éolienne (Photo 13). Compter 30 minutes pour rejoindre par une dernière piste sableuse le terrain de sport et une large esplanade de pique-nique à Piton Sainte-Rose. Traverser la route et si besoin, marcher vers la gauche pour visiter l'église (Photo 15) avant de partir vers Saint-Philippe en marchant sur le bord gauche de la route. Après quelques cases, un panneau accueille les visiteurs dans une des plus belles aires de pique-nique de l'île (Photo 17). Les kiosques fleuris sont clairsemés dans une prairie à l'ombre de faux poivriers domestiqués et de filaos : tout ce qu'il faut pour se reposer à deux pas de la mer (Photo 19). Après avoir traversé cette aire et la petite route, suivre le chemin boueux ou herbeux juste en face (Photo 20). il passe sous de grands badamiers avant de rejoindre la côte battue par les grandes vagues (Photo 21). On retrouve avec plaisir le sentier menant à l'Anse des Cascades qui effectue beaucoup de petits virages ou dents de scie pour longer la côte rocheuse et déchiquetée. Le sentier est étroit, recouvert de sable volcanique ou de gratons coupants (Photo 22) et bordé d'herbe s'il passe sous les filaos (Photo 24). Après le Quai de Sardine, ce cheminement rapide mène à des plantations et après une boucle vers la mer, bifurque sur la droite pour rejoindre la route de l'Anse des Cascades qui contourne le Gros Piton. Descendre vers la mer et prendre le sentier qui débute avant le premier parking et monte tout d'abord assez fortement puis plus calmement jusqu'au Gros Piton (Photo 25). La visite à ce piton et ses explications sur l'utilisation qui en a été faite par la NASA a déjà été traitée dans une autre randonnée. Prendre donc à gauche avant la piste et longer la falaise par l'agréable sentier qui la domine en traversant de belles plantations de vanille enroulées sur les pieds de pandanus. Les points de vue sur l'Anse et l'Océan sont rares mais agréables. Le sentier, assez fréquenté, longe la barre rocheuse à deux pas du vide couvert de végétation (Photo 26). La seule vraie difficulté de cette boucle de 18 km se situe dans les 300 derniers mètres où le sentier descend la falaise pour arriver à une ravine rocheuse et glissante. Il comporte des lacets courts et souvent très abrupts. Une échelle de bois de goyavier a même été nécessaire pour franchir une murette trop haute (Photo 27). On traverse également de une longue zone couverte de fougères et de bambous bruyants s'il y a du vent (Photo 28). L'arrivée s'effectue après avoir traversé la ravine Lacroix et rejoint le véhicule de l'autre côté du petit camping.

Balises

Rares balises blanches sur le littoral. Balises des VTT dans la coulée - Rien ailleurs

Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.
Site géologique  Sites géologiques, en partenariat avec Laurent Michon, laboratoire Géosciences Réunion.

Itinéraire

Se rendre à Bois Blanc entre Saint-Philippe et Sainte-Rose - Se garer au Camping Jeune de Bois Blanc en roulant vers les aires de pique-nique aussitôt avoir passé la Ravine Ferdinand en venant de St-Philippe - Remonter à la RN2 par le même itinéraire et marcher en direction de Piton Sainte-Rose - 500 m plus loin, bifurquer à gauche et prendre le Chemin Touzet vers les radiers - Passer tous les lacets et une dizaine de radiers puis marcher jusqu'à la Coulée de 1977 et à la Ravine Mangassaye - 20 mètres avant la ravine, prendre à droite une des deux pistes qui descendent dans la Coulée de 1977 - Descendre jusqu'à Notre Dame des Laves - A l'église entourée de laves, prendre à droite la RN2 et marcher 100 mètres avant de tourner à gauche dans l'aire de pique-nique de Piton Sainte-Rose - Traverser toute la zone en suivant la piste qui mène à la mer - Bifurquer à droite sur le sentier en direction de l'Anse des Cascades - Après la Pointe Rouge tourner à droite sur le Sentier du Quai de Sardine et rejoindre la route de l'Anse des Cascades - Marcher en descente sur 200 m et prendre le sentier de droite qui grimpe au Gros Piton - Suivre le sentier de gauche qui longe le rempart et redescend à l'aire de pique-nique de Bois Blanc, point de départ.

La cycling attitude by Velo & Oxygen : recette pour une sortie VTT écolo

1 : Organiser une compétition de VTT - 2 : Acheter de la rubalise Cycling Attitude - 3 : En tendre à chaque passage délicat, croisement ou bifurcation - 4 : Distribuer médailles et coupes à l'issue de la compétition - 5 : Attendre quelques mois pour la nouvelle épreuve - 6 : Racheter de la rubalise et en mettre partout où nécessaire, etc, etc.
N.B. : La recette fonctionne aussi très bien avec, en 5 : enlever de temps en temps les rubalises détruites par les intempéries et tombées au sol !!!!!!! car elles mettront des années avant de disparaître.


Commentaire sur cette randonnée (1)

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Olivier GROS, 02/02/2019 17:42
Randonnée complétée le 02/02/2019 en 5h00

Boucle réalisée ce jour, très agréable et sans difficultés particulières. Ne pas oublier le spray anti-moustiques pour la partie le long du littoral.
https://www.relive.cc/view/2118764999

Randonnée ajoutée le : 01/07/2014