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La Ravine Saint-Gilles de l'Eperon à Saint-Gilles les Hauts
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Pour sportifs confirmés
N'oublions pas Suepairpiénu qui avait reconnu les alentours de la cheminée et du Bassin la Pompe près du temple.
La randonnée remontant la Ravine Saint-Gilles, du port jusqu'à la Route des Tamarins est jugée difficile, voire aventureuse par des randonneurs ayant effectué le trajet. Si on a effectivement des doutes sur la trace à suivre et que l'on rencontre régulièrement des obstacles créés par la chute des arbres ou des bambous, il est cependant possible d'y parvenir au prix de quelques efforts. La portion proposée ici effectue la suite de la remontée de la Ravine Saint-Gilles jusqu'au village de Saint-Gilles les Hauts. Il est fortement recommandé aux marcheurs ayant souffert sur le premier parcours d'éviter le second ! Si la marche sur les fonds rocheux ou basaltiques du cours d'eau à sec sont à la portée de beaucoup, il en va tout autrement des franchissements de cassés, fort nombreux sur les 4 km jusqu'au pont de la RD6. Le premier obstacle débute au Bassin Bleu imposant un contournement vertigineux qui longe une partie de la falaise dominant l'entrée du tunnel de lave. Les autres cassés sont beaucoup moins hauts mais nécessitent tous de trouver le bon passage dans les déchets, chocas, galaberts ou pitayas sur des traces très discrètes laissées par les chasseurs de guêpes. Les rares branches coupées et les feuilles de chocas au sol invitent à suivre ces repères. S'ils sont introuvables, faire preuve d'initiative en slalomant dans la végétation pour rejoindre au mieux la ravine. Au premier kilomètre, ne pas hésiter à visiter tous les vestiges de l'ancienne usine de l’Éperon qui conduiront vers la haute cheminée du village artisanal de l’Éperon. La descente par une longue échelle ne suffira pas à préparer aux nombreux contournements de cette sortie. Cette boucle est donc réservée à des randonneurs habitués aux aventures et qui se sentent à l'aise même sans sentiers balisés. TRÈS rares seront les volontaires pour revenir au point de départ par le même itinéraire. C'est donc en suivant les rues les plus proches de la ravine qu'on retournera au parking de covoiturage où une halte peut être programmée dans un restaurant du Village Artisanal de l’Éperon.
La randonnée débute à l'aire de covoiturage, facile d'accès en bus. Marcher vers la ravine et emprunter l'escalier longeant la Route des Tamarins (Photo 1). On parvient très vite dans le fond de la ravine en glissant sur le sol sec et très poussiéreux, couvert de crottes et coquilles d'œufs de pigeons. Pas de direction précise à emprunter. Marcher vers l'amont en empruntant le meilleur passage. Le sol est constitué de plaques basaltiques et de gros rochers. Selon la saison les trous et cavités sont remplis d'eau. Sinon, tout est sec au point de rencontrer de nombreux cadavres de poissons séchés au fond des bassins. En moins de 5 minutes, on parvient aux ruines d'un barrage constitué à l'époque de deux digues en pierre depuis longtemps effondrées (Photo 2). Franchir l'obstacle en rive droite et poursuivre entre les rochers de plusieurs tonnes (Photo 3). La progression est aussi rapide que sur un sentier balisé. On croise ça et là des manguiers poussant sur les rives (Photo 4). Régulièrement, le sol se jonche de vestiges rouillés de l'usine, qui, vu l'épaisseur de la fonte, mettront encore des décennies à disparaître (Photo 5). On remarque d'ailleurs les premières ruines en rive droite, dévorées par les lianes corail et autres invasives. Remonter vers les restes de murs et entamer la visite historique de la journée (voir l'article de la 1ère). Murs en pierre taillées, restes de moteurs, filtres, cellules de refroidissement ou canaux encombrent une grande surface (Photo 6). Ne pas hésiter à emprunter le sentier qui remonte par des marches vers le village artisanal. Prendre à gauche au premier croisement puis rejoindre les bâtiments principaux et la cheminée, seul élément encore entier et debout. Flâner sur ce lieu de production de sucre et d'approvisionnement en eau puis reprendre le chemin inverse en privilégiant un sentier plus à gauche menant à une superbe échelle encore en très bon état (Photo 7). Poursuivre par des escaliers, traverser la rivière en longeant le canal qui se rapproche d'un petit temple tamoul. Près du temple, repérer la vieille pompe ayant servi jusqu'en 1968. Le lit de la rivière de plus en plus encombré de plantes, rechercher derrière le temple le sentier en rive gauche qui permet de rejoindre le Bassin Bleu. Tout d'abord à flanc de falaise et encombré d'arbustes, il devient de plus en plus facile à suivre sur des tronçons bétonnés abritant canalisation ou aqueduc (Photo 8). Il se termine à de grosses touffes de bambous bordant le bassin. Le contourner et rejoindre l'escalier qui mène les visiteurs au tunnel de lave du Bassin Bleu. Le bassin, recouvert de lentilles d'eau est surtout vert avant de fortes pluies qui permettront de le nettoyer pour un temps (Photo 9). Impossible de continuer par la ravine ; la falaise est beaucoup trop haute. Emprunter les escaliers jusqu'au virage marqué par un rocher (Photo 10). La première aventure débute ici. Prendre tout son temps pour longer la falaise sur un replat très étroit dominant le bassin. Les racines, pierres instables, terre friable, chocas, épineux rendent la progression très lente. Bien se maintenir aux branches avant de chercher le meilleur point d'appui, surtout quand il fait moins de 20 cm et que l'on aperçoit le bassin juste en-dessous (Photo 11). Compter presque 15 minutes pour franchir cet obstacle et atteindre un faux poivrier caractéristique poussant dans les roches. La récompense se trouve au sommet lorsque l'on peut voir le Bassin Bleu et ses touffes de bambous (Photo 12). Reprendre les plaques de basalte pour enfin retrouver une marche facile et rapide (Photo 13). Éviter une profonde cavité avant de parvenir au cassé suivant. De loin, il paraît infranchissable. En s'approchant, on remarque une faiblesse en rive droite qui permet de le franchir par quelques courtes ascensions (Photo 14). On est à peine ralenti jusqu'au nouveau cassé de quelques mètres se passant plus aisément (Photo 15). On est à l'aplomb du Golf de Villèle et le sol se jonche de plus en plus de balles blanches qui n'ont jamais atteint le green (Photo 16). On peut ainsi marcher facilement sur près de 300 mètres sans obstacle autre que ces balles (Photo 17). Mais, très vite, une nouvelle muraille barre le passage. Une tentative pour la franchir se solde par un échec car trop dangereuse (Photo 18). Revenir alors sur ses pas et chercher, en rive droite, un point faible de la falaise entre chocas et deux entrées de minuscules tunnels (Photo 19). On se retrouve trop vite dans des immondices jetés là par les riverains. Attention aux blessures sur les tôles et objets divers, bien trop encombrants pour être apportés à la déchetterie !!! Repérer les chocas coupés au sabre et suivre ces traces de bracos ou chasseurs de guêpes pour parvenir à un bassin de la ravine. Reprendre la marche vers l'amont et repérer très vite le tunnel caché par quelques branches. L'entrée se rejoint en quelques secondes. On arrive dans ce qui fut la fin d'un énorme tunnel de lave qui vaut une visite (Photo 20). Un peu plus loin, on remarque un confluent empierré. Remonter un peu cet affluent, le Bras Maunier, jusqu'au cassé entouré de racines d'affouches recouvrant les rochers. Le spectacle est plus agréable avec de l'eau mais on ne regrette pas cet écart (Photo 21). Retourner à la Ravine Saint-Gilles et poursuivre à nouveau par un cheminement ordinaire (Photo 22). Bien évidemment, le prochain obstacle est un cassé ; encore plus difficile à vaincre que les précédents (Photo 23). La deuxième aventure débute ici. Il sera difficile de faire demi-tour en raison du chrono et il est préférable d'avoir lu ce texte avant le départ plutôt qu'au retour comme c'est trop souvent le cas. Chercher en rive gauche une paroi verticale occupée par de monstrueuses tiges de lianes papillon vieilles de plusieurs années. La mission est simple : regagner le haut de la paroi en se servant de lianes. Il ne faut souffrir de vertige et bien assurer les prises (Photo 24). Arrivé au sommet, on se plait à l'idée d'y être parvenu. Ce n'est pas la fin des difficultés car il faut rejoindre la ravine en traversant de nouvelles friches entre épineux et chocas jusqu'à une plantation d'eucalyptus (Photo 25). Redescendre en évitant les glissades et les piqûres puis reprendre la remontée jusqu'à l'ultime cassé proche de la RD6. C'est le plus haut de la journée et bien malin qui le franchira (Photo 26). Rejoindre les bambous en rive gauche et escalader la pente en évitant pointes de chocas et aiguilles de pitayas sauvages (Photo 27). On parvient assez vite au mur longeant la RD6. L'aventure est finie. Il est possible de rentrer très vite par la route en effectuant auparavant un écart par l'ancienne route (Photo 28). Le retour, tout en descente, emprunte de nombreuses rues non détaillées ici jusqu'au parking de la RN1.
Profil
Plan de l'itinéraire
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Ce problème est hors de notre contrôle.
Sites géologiques, en partenariat avec Laurent Michon, laboratoire Géosciences Réunion.
Itinéraire
Quitter la Route des Tamarins à l'échangeur de l’Éperon puis stationner sur l’aire de covoiturage - Rejoindre le pont et passer dessous pour atteindre la ravine - Remonter la ravine en évitant régulièrement les cassés par des hors sentiers souvent très sportifs - Arrivé à la RD6, prendre à gauche les diverses rues traversant Saint-Gilles les Hauts et l’Éperon pour revenir au point de départ.
La ravine en eau
Lorsque la ravine est en eau, les bassins sont plus beaux mais leur franchissement demande une autre approche. Le parcours proposé ci-dessus peut vite prendre une heure supplémentaire et le sol être plus glissant. Prévoir cette éventualité en fonction du niveau de l'eau repéré au départ. On aura la chance peut-être de rencontrer des cascades.
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Randonnée ajoutée le : 09/10/2026
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