Randonnée aux Murailles de Finestras

Difficulté
Moyen
Indice de confiance Excellent
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 4h
Distance 9 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 840 - 470 m
Dénivelé positif 450 m
Dernière mise à jour 13/05/2022

A la découverte d'une merveille naturelle

La principale sortie de la région, la plus pratiquée, est sans conteste la très vertigineuse randonnée du Congost de Mont Rebei. Ne pas quitter cette région avant d'avoir effectué un aller-retour jusqu'aux Murailles de Finestras pour découvrir un site sauvage, unique, spectaculaire et magnifique un peu plus au sud. Située côté Aragon sur les rives du lac de barrage de Canelles, cette curiosité géologique est une merveille qui mérite une randonnée accessible à tous. Comme on le devine dans les parages, de nombreuses plaques de calcaire, horizontales à l'origine ont été redressées par les jeux millénaires de la tectonique des plaques. Ces deux murailles verticales et parallèles sont appelées ici Roques de la Villa ou Dents de Finestras. Des sentiers parcourent les lieux ; certains très acrobatiques entre les murailles, fortement déconseillés ; d'autres plus accessibles pour notamment se rendre à l'ermitage construit sur la colline centrale et protégé naturellement par les hautes dents. Les pistes historiques menant au village ont été améliorées et nombre de visiteurs font le trajet motorisés pour ne marcher que deux kilomètres. Le circuit de moins de 10 km proposé sur cette fiche vient de Montfalco si l'on y a séjourné et présente l'avantage de poursuivre la visite de la région en bénéficiant de nombreux panoramas sur le lac. Ne pas manquer les ermitages et les chapelles offrant des panoramas 4 étoiles sur la région. Le village, totalement abandonné suite à l'inondation artificielle de la région,se visite sans danger.

La randonnée débute à la piste partant de la route reliant Viacamp à Montfalco. Pour réduire les kilomètres, il est possible de suivre cette piste en véhicule de ville à condition de rouler très lentement en raison des pierres et des ornières (Photo 1). A part quelques très rares champs, on rencontre surtout plusieurs truffières reconnaissables aux chênes plantés régulièrement et aux grillages destinés à tenir éloignés les sangliers friands de ce champignon. Une fois garé au départ d'une piste partant à gauche, le trajet est très facile sur moins de deux km (Photo 2). La végétation est surtout constituée de chênes verts et de quelques pins entourés de garrigue. La pente est régulière sur un sol recouvert de galets pourtant très loin d'un quelconque cours d'eau. La pente s'accentue sans jamais devenir difficile (Photo 3). Elle permet de profiter de larges étendues de la forêt (Photo 4). Plusieurs points de vue s'offrent en direction du barrage de Canelles (Photo 6). La piste cesse brusquement et se transforme en sentier de plus en plus étroit, pentu et caillouteux (Photo 7). On rencontre ensuite un sentier de très bonne qualité qu'il est possible de prendre au retour à la condition de ne pas manquer le croisement menant à la truffière proche du véhicule. La végétation change peu. Le sentier est presque plat et très agréable pour la marche avec le lac en ligne de mire (Photo 8). Plus loin on rencontre une piste qu'on emprunte sur une courte distance avant d'obliquer à droite sur un sentier bordé de murets de pierres sèches (Photo 9). Plusieurs itinéraires permettent de s'approcher du village de Finestras. Il est préférable de prendre l'agréable sentier longeant un ruisseau à sec plutôt que de suivre la piste (Photo 10). On ne tarde pas à apercevoir le lac et les ruines du village dépassant de la végétation (Photo 11). Même s'il est en ruine, ne pas hésiter à en parcourir les rues couvertes d'herbe ou de gravats pour s'imprégner de la vie d'avant son abandon. Plus aucune maison n'est intacte tout comme l'église (Photo 12). Seul le lavoir semble intact, sans doute édifié à la période de construction du barrage (voir § ci-dessous). On repère facilement la Chapelle de San Marcos qui domine le village à 200 m de là. La rejoindre ne prend que quelques minutes. On profite du lieu pour admirer le lac même s'il se vide lentement. Mais ce sont surtout les murailles qui attirent le regard (Photo 13). On distingue très bien les deux barres calcaires étroites et parallèles dominées au milieu par l'ermitage San Vincenté. C'est de cette place surélevée qu'on a les meilleures vues sur les murailles. Ne pas hésiter à emprunter le sentier partant à la fin du village et se dirigeant vers es murailles de calcaire dont on approche rapidement (Photo 14). En se retournant, on profite de larges panoramas sur le lac, le village ou la chapelle quittée il y a peu (Photo 15). Le sentier s'approche au plus près de cette curiosité géologique qu'on observe tout en longueur avec l'ermitage San Vincente en ligne de mire (Photo 16). On remarque que ce dernier n'est accessible que par une cassure de la falaise (Photo 17). Le sentier qui descend vers le lac est à la portée de tous hormis quelques courts raidillons (Photo 18). Il chemine entre garrigues et roches dépassant de la terre ou traverse un petit ruisseau à sec dans de belles terres rouges (Photo 19). Il s'éloigne suffisamment des murailles pour qu'on puisse en distinguer une bonne partie avant de les rejoindre (Photo 20). On parvient rapidement au point le plus bas près de superbes roches calcaires creusées par l'érosion. On peut passer entre deux d'entre elles pour effectuer une visite de la partie amont mais la végétation griffe un peu par manque de passages. On se retrouve près des hautes failles laissant habituellement passer les eaux du lac. En période de sécheresse et en raison des lâchés d'eau pour alimenter l'usine hydroélectrique de Canelles, le niveau de surface a tellement diminué qu'on peut s'approcher au plus près de la très haute falaise. On y remarque d'anciens murs entourant les petits champs avant 1953. La falaise, d'une trentaine de mètres attire les alpinistes comme le montre quelques matériels fixés à la roche (Photo 21). L'endroit est beaucoup plus attrayant une fois les eaux turquoise revenues mais on ne peut alors plus s'approcher de la falaise. Après avoir profité de la beauté sauvage du lieu, entreprendre la montée à l'ermitage par un sentier bien marqué entre les roches (Photo 22). On remarque à gauche en montant une construction proche d'une falaise aux allures de château fort (Photo 23). La fin de la grimpette traverse une belle zone moussue sous les chênes avant d'enchaîner quelques raidillons pour franchir la muraille (Photo 24). Les points de vue sur l'intérieur des murailles parallèles se multiplient. Une dernière ascension amène à la cassure dans la fine falaise. Il faut utiliser quelques arceaux fixés dans la roche pour descendre vers la bâtisse (Photo 25). On atteint ainsi la chapelle qui offre des vues splendides sur le lac et les montagnes environnantes (Photo 26). L'édifice est en ruine et semble peu entretenu mais sa construction solide lui donne encore de beaux jours (Photo 27). Profiter de ce point haut pour admirer les murailles dans toutes les directions (Photo 28). Entamer un retour vers le village par le même parcours et reprendre le sentier emprunté à l'aller sans passer par les ruines pour revenir au point de départ. il sera alors possible de poursuivre sur le sentier vers les truffières. Ne pas manquer d'obliquer à gauche et délaisser le sentier de Montfalco afin de ne pas trop rallonger la sortie.

Balises


Profil

Carte

Plan de l'itinéraire

Itinéraire

En venant de France, la meilleure façon de s'approcher de Finestras est de partir de Toulouse puis de rouler vers Vielha - Suivre la magnifique RN230 et ses tunnels jusqu'au village de Viacamp - A Viacamp, suivre les panneaux de l'auberge de Montfalco - A mi-parcours, repérer de loin le village d'Estall mais ne pas le rejoindre - Emprunter la piste de droite qui traverse de nombreuses truffières et stationner dans un virage au début de la piste descendant vers le lac - Débuter par la piste puis le sentier menant aux ruines de Finestras - Visiter le village puis la chapelle sur la colline - Revenir au village et marcher vers les murailles - Descendre au pied puis remonter vers l'ermitage San Vicente - Faire demi-tour et rentrer par le même itinéraire.

Le barrage de Canelles

Le barrage des Canelles se situe au confluent du fleuve Noguera Ribagorçana et du Segre. Haut de 152 m c'est le plus grand barrage d'Espagne et le deuxième d'Europe. Construit entre 1953 et 1959, 2800 personnes ont ainsi travaillé durant 6 ans. D'une capacité de 680 hm3 il peut produire 108 MW. Hélas, lors de sa construction, plusieurs hameaux où les habitants vivaient de la vigne ou d'un modeste élevage furent contraints de quitter la vallée et ses abords. Certains villages sont désormais sous les eaux du lac. D'autres, dont on peut visiter les ruines, comme Estal en se rendant à Montfalco ou Finestras en allant randonner aux murailles, n'abritent plus personne depuis des décennies.


Commentaire sur cette randonnée (0)

Vous devez être connecté pour ajouter un commentaire.
Aucun commentaire

Randonnée ajoutée le : 13/05/2022