66 - La remontée des Gorges de la Carança jusqu'au pont de pierre

Difficulté
Moyen
Indice de confiance Excellent
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 4h
Distance 9.4 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1188 - 836 m
Dénivelé positif 480 m
Dernière mise à jour 19/07/2019

Sortie ludique mais gare au vertige

Les Pyrénées Orientales regorgent de beaux itinéraires qui vont de la balade à plat le long d'un torrent aux grimpées quasi verticales destinées aux randonneurs expérimentés. Très proche de Perpignan, les Gorges de la Carança méritent amplement le déplacement pour une journée originale à remonter un torrent fougueux. Trois types de déplacements lors de cette boucle : en corniche creusée dans le roc ; le long des berges rocheuses au plus près des flots ou sur d'étroites passerelles métalliques fixées à la roche à une dizaine de mètres de l'eau. Si on dispose de plusieurs jours, l'idéal consiste à remonter au gîte de la Carança le premier jour et revenir le lendemain en passant par l'autre rive. Les hautes corniches, les passerelles étroites et les ponts de singes branlants et élastiques peuvent inquiéter les personnes sujettes au vertige ou à la peur du vide mais les travaux réalisés sont de très bonne facture et les risques quasi inexistants. Le seul véritable danger peut provenir d'une brusque montée des eaux en cas de violents orages. Il suffit de se renseigner avant de partir sur les prévisions des heures à venir.

La randonnée débute au parking payant obligatoire situé à deux pas du départ du sentier. La vallée étroite semble fermée par une grande porte arrondie qui n'est autre que le viaduc du Train Jaune, petit tortillard touristique pour visiter la région par le rail. Aussitôt le petit viaduc franchi, on se retrouve entre deux murailles rapprochées donnant immédiatement le ton des gorges qui, en réalité, ne seront jamais aussi étroites. Un tunnel creusé pour laisser passer le sentier et une écluse pour récupérer l'eau d'un aqueduc commencent le parcours (Photo 1). La pancarte jaune qui nomme "le sentier du vertige" ne doit cependant pas trop inquiéter. Un sentier étroit, bétonné par endroits longe la rive droite en passant le plus souvent sous les rochers. Le fond de la rivière est très rocheux et le niveau de l'eau est moins élevé qu'en amont en raison d'un captage à mi-parcours. On parvient sans effort à un premier pont qui enjambe la Carança (Photo 2). Le sentier se poursuit en rive droite mais on le garde pour la fin. Un autre sentier remonte vers les falaises qu'on aperçoit sur la droite et qu'on franchira en fin de boucle. La pente n'est pas très forte et le sentier est large, maintenu pas des murs construits le long des falaises. Profiter sur la gauche des vues plongeantes sur le torrent, du sentier qui grimpe en lacets en rive droite et de la végétation qui borde la vallée (Photo 3). Après avoir traversé un beau bois ombragé et laissé deux sentiers partant sur la droite, poursuivre en direction des falaises. Débute une longue portion en corniche, entièrement creusée dans le roc, qui peut impressionner (Photo 4). Certains passages étroits en bordure de précipice imposent de la vigilance (Photo 5). Ne jamais lâcher le câble de sécurité, même lorsque le passage est large. On imagine facilement le travail nécessaire pour creuser ce passage le long de la paroi verticale (Photo 6). Le plafond est haut et même les grands randonneurs peuvent marcher sans crainte de se cogner (Photo 7). Comme le torrent est en pente et que le sentier est plat, les précipices diminuent et la marche devient de moins en moins dangereuse même s'il faut se méfier des cailloux qui constituent le sol. Nouvelles corniches, nouveaux câbles, première passerelle le long de la falaise et le sentier se rapproche graduellement de l'eau. On peut enfin s'approcher de la Carança et apprécier le courant, le bruit de l'eau ou les petites chutes. Une échelle métallique d'une quinzaine de barreaux permet d'atteindre la première longue passerelle en rive gauche. Elle est étroite mais suffisamment large pour y poser les pieds. Quand la passerelle se termine au-dessus de l'eau, il faut employer le premier pont de singe qui bouge facilement sous le pied (Photo 8). Il y en aura plusieurs jusque au pont de pierre, toutes aussi bien maintenues par de longs câbles d'acier (Photo 9). On se retrouve sur l'autre rive sur une longue passerelle en corniche, très bien arrimée à la roche (Photo 11). Les traversées sont ludiques et ne présentent aucun danger (Photo 14). On comprend pourquoi il faut éviter les jours d'orages lorsque la vallée est étroite, que le pont est peu élevé et que l'eau peut atteindre les ponts de singes rapidement (Photo 15). Plus haut, on retrouve le torrent dont l'eau est considérablement plus haute que vers l'aval (Photo 16). Commence alors une remontée de la rivière de la manière la plus classique en longeant la berge et les gros rochers qui la constituent (Photo 17). On traverse à nouveau une belle petite forêt de hêtres puis on parvient au minuscule pont de pierre qui enjambe un affluent de la Carança terminant sa course par une petite cascade (Photo 19). Le sentier se poursuit en montant vers le gîte de la Carança pour une sortie plus longue et difficile. L'endroit se prête au repos ou au casse croûte avant de reprendre le chemin inverse. On retrouve ponts et passerelles jusqu'à un embranchement repéré en montant. Partir sur la droite pour longer cette fois la rive droite. La montée est forte par endroits constitués de courts lacets dans les chênes (Photo 20). En fin de montée, le sentier passe dans une grande arche rocheuse (Photo 21) et entame une longue descente vers le torrent. Certains passages peuvent être glissants par temps humide (Photo 22). On a sous les yeux le sentier employé à l'aller et les randonneurs qui partent en direction du gîte (Photo 23). Après cette forte descente qui s'effectue sur des lacets et parfois sur des zones étroites (Photo 24), on parvient au premier pont rencontré en début de boucle. En poursuivant tout droit, on atteint le parking en quelques minutes. Mais en reprenant ce pont, en remontant le sentier de l'aller et en tournant à droite sur le premier sentier rencontré, on se retrouve sur une nouvelle corniche (Photo 25). Elle a toutes les caractéristiques de l'autre et se termine à un court tunnel après avoir donné de beaux panoramas sur la vallée (Photo 26). Marcher à plat en passant devant une grotte aménagée en étable avant de parvenir à une longue canalisation qui a récupéré l'eau de la Carança et la précipite au bas de la pente vers une petite unité hydroélectrique (Photo 27). La descente en lacets ou sur des corniches rocheuses est rapide jusqu'à la ligne de chemin de fer (Photo 28). L'arrivée s'effectue par un pont en bois avant de pénétrer dans le grand parking, fin de la boucle.

Balises

Profil

Plan de l'itinéraire

Itinéraire

Quitter Perpignan par la voie rapide N116 en direction de Font Romeu - Rouler jusqu'au Hameau de Thuès-Entre-Valls et stationner sur le parking payant obligatoire - Débuter la randonnée en longeant la rive droite de la Carança - Marcher jusqu'au premier pont - Remonter sur la droite et poursuivre en direction des gorges en partant sur la gauche à la bifurcation - Longer les falaises abruptes puis le ruisseau et enfin les passerelles et ponts de singes jusqu'au pont de pierre - Faire demi-tour par le même itinéraire jusqu'au croisement discret du sentier qui rejoint Thuès par la rive droite - Au premier pont du début de boucle, rejoindre le Hameau ou prendre comme ici le sentier qui domine le village en partant vers la canalisation de la centrale hydroélectrique. Le sentier redescend vers le hameau et le parking.


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Randonnée ajoutée le : 15/05/2019