De Brandélé à Ntsararano par le Mont Bénara

Difficulté
Difficile
Indice de confiance Bon
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 6h
Distance 16 km
Type de trajet
Altitude haute-basse -
Dénivelé positif -
Dernière mise à jour 15/11/2018

Plus difficile qu'on imagine

Cette assez longue traversée qui relie deux villages côtiers de Mayotte passe par le point culminant de l'île, le Mlima Bénara, 660 m d'altitude. Même si son altitude est faible, l'effort sera important pour le passage de la crête de deux pitons par un sentier assez technique comportant des passages sécurisés par des chaînes, plus faciles à tenir que les câbles fins. On traverse de longues zones de cultures de manioc ou des bananeraies. La concentration de manguiers centenaires est impressionnante et les makis ou roussettes ne manquent pas de nourriture à la saison. On voit d'ailleurs les uns ou les autres à longueur de journée dans les branches ou dans les airs. On croise également des bovins attachés le long des pistes ou sentiers car le département compte peu de prairies. Mais ce sont surtout les forêts qui méritent à elles seules cette sortie. Les arbres sont parfois très hauts car aucun cyclone ne vient les secouer. Les épiphytes et orchidées sont omniprésentes. Très agréable traversée à réserver tout de même à des marcheurs entraînés.

La traversée débute le long de la RN2 dans le village de Bandrélé à quelques mètres de la rive gauche de la Ravine Mro oua Dagoni. Un poteau marqué de blanc et rouge confirme le départ. Le cheminement est tout d'abord très facile sur route puis sur piste dans les cultures, cocoteraies ou bananeraies. Plus loin, le sentier passe sous d'énormes manguiers. On aperçoit dans les trouées les monts Bénara couverts de forêts et, de loin, la pente ne semble pas très forte. On traverse plus haut des padzas, zones terreuses de latérite où des traces partent dans plusieurs directions. Se fier uniquement aux balises du GR et continuer dans les bois. Les arbres sont magnifiques et les manguiers toujours aussi nombreux. Quelques makis tentent, sans y parvenir, de se faire discrets. La végétation devient plus clairsemée et on peut distinguer le Mont Choungui quand on se retourne. Le sentier est bordé de fougères et, très vite, les grands arbres reviennent et on ne les quittera plus avant longtemps. La pente s'accentue doucement sur un sentier bordé de fougères. Les racines se multiplient et des roches apparaissent. Après une forte pente on parvient au premier piton, le Mlima Bépilipili (643 m). Depuis son sommet étroit on domine la grande baie de Bouéni et quelques villages dominés par le Mont Choungui. Les vues sont magnifiques mais d'autres points de vue attendent plus haut. Commence alors une descente abrupte. Les passages difficiles dans les rochers ont sécurisés et techniques. La forêt est magnifique avec toutes sortes de racines entremêlées. On arrive à une concentration importante de palmiers et de nouveaux rochers imposants. La remontée est plus difficile que pour la première ascension mais on arrive enfin au sommet du Mlima Bénara pour de nouveaux panoramas sur d'autres faces de l'île. Il est temps d'entamer la très longue descente vers la mer. La forêt de Voundzé comporte toujours de magnifiques spécimens et le sentier, très pentu, est large et de bonne qualité malgré les racines. On arrive par une courte transition dans les bananeraies et champs qui entourent Ntsararano, fin de la traversée, sur une piste large et à plat.

Profil

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Carte

Plan de l'itinéraire

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Itinéraire

Se rendre à Dembeni puis à Bandrélé sur la côte est – A la fin du village, trouver à droite le départ du parcours, proche de la ravine Mro oua Dagoni – Longer pistes et sentiers jusqu'au Mlima Bépilipili puis au Mlima Bénara – Descendre longuement dans la Forêt de Voundzé et terminer par quelques pistes vers Ntsararano.


Commentaire sur cette randonnée (1)

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Fanch, 15/11/2018 20:44
Randonnée complétée le 13/01/2008 en 7h00

Est-il opportun de se promener seul sur les sentiers mahorais par les temps actuels?

Randonnée ajoutée le : 09/08/2016