De Cabrespine au Roc de l'Aigle par la Grotte du Maquis

Difficulté
Difficile
Indice de confiance Excellent
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 4h30
Distance 10.7 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 700 - 310 m
Dénivelé positif 850 m
Dernière mise à jour 25/07/2020

Des grottes, des cèdres, des cigales et des truffes

La région de Cabrespine, principalement constituée de calcaire, est trouée comme du gruyère. Les gouffres et grottes y sont légion. Le Gouffre de Cabrespine et la grotte de Limousis attirent chaque année des milliers de visiteurs. On rencontre sur cette boucle plusieurs petites grottes dont une au lourd passé historique. Ne pas manquer la visite du gouffre au retour pour se mettre au frais après les importantes chaleurs rencontrées sur le sentier surchauffé. Le parcours débute par un agréable sentier botanique qui permet de mettre un nom sur des plantes de la région. Il se poursuit dans une région assez boisée où poussent de nombreux cèdres. Plus haut, le sol aride est de plus en plus dénudé au fur et à mesure de la grimpée. Attention à la chute par endroits car le sentier est régulièrement emprunté par les motards qui en détériorent une partie, laissant des gravillons sur les plaques de calcaire lisses et pentues. La boucle est courte mais demande de l'entraînement et de la prudence car certaines pentes, raides et glissantes à la montée, deviennent périlleuses à la descente. Les dizaines de murs de pierre sèche rencontrés ça et là indiquent que le terrain était cultivé au siècle précédent.

La randonnée débute au village où de nombreux emplacements de stationnement sont répartis le long de la route principale. L'étroite Rue Alphonse Segui, au cœur du village, près du pont sur la Clamoux, débute la montée. Après une grimpette entre les habitations, emprunter le sentier botanique qui grimpe dans le sous-bois bordé de murs (Photo 1). Les petits panneaux, irrégulièrement répartis, se contentent de donner le nom de l'essence. Après quelques lacets pierreux, le très large sentier monte en corniche en offrant de beaux points de vue sur le village (Photo 2). On parvient rapidement aux installations du Gouffre de Cabrespine qu'on repère pour le retour puisqu'une jonction avec la route est possible. Repérer sur la droite le chêne centenaire dont on aperçoit les racines en visitant le gouffre (Photo 3). Ne pas manquer, plus haut, le très vieux spécimen de chêne vert près d'une ruine d'habitation et de bergerie (Photo 4). Les ruines sont nombreuses dans cette première partie ce qui explique la relative largeur du chemin où devaient passer des charrettes avant que les quads ne les remplacent (Photo 5). La montée est régulière en direction d'un bois de cèdre. Après 200 m de montée, le sentier se sépare en deux. Prendre à gauche et garder l'autre pour le retour après l'ascension du Roc de l'Aigle qu'on remarque au loin et qui semble bien insignifiant (Photo 6). Au prochain carrefour de sentiers prendre à droite pour entamer une longue descente vers le ruisseau d'Escoles. Un court détour vers le Roc d'Agnel ne prendra qu'une dizaine de minutes avant de grimper sur les rochers pour profiter des panoramas (Photo 7). Faire demi-tour. La forte descente est très caillouteuse et technique par endroits. Il faut toujours avoir les yeux au sol pour trouver le bon emplacement (Photo 8). On devine souvent le sentier au loin sur l'autre versant (Photo 9). Le circuit effleure la grotte Caroluna au plafond bas qui nécessite lumière et casque pour mieux l'explorer (Photo 10). Cette première difficulté prend fin au Ravin d'Escoles mais la pente qui mène à la prochaine grotte est tout aussi forte. La Grotte du Maquis, plus vaste, est impossible à manquer sur la droite du sentier (Photo 11). Une plaque commémorative rappelle le massacre de 48 maquisards et, à l'intérieur, l'évocation d'une tombe rajoute à l'émotion du lieu. La suite du parcours est plus agréable dans les garrigues et sous-bois jusqu'au Ravin de Matte Arnaude avec vues agréables sur les collines qui bordent le cours d'eau à sec (Photo 12). La remontée sur l'autre versant qui s'effectue dans une agréable végétation de garrigue et de chênes verts (Photo 13) comporte également de fortes pentes caillouteuses ou rocheuses (Photo 14). On parvient à une large clairière abritant un gros bloc de marbre rouge, stèle en mémoire aux maquisards morts dans la région (Photo 15). Le drapeau national a beaucoup souffert des forts vents qui balaient la région. Le sentier se poursuit vers le petit village de Trassanel un peu plus bas. Délaisser ce sentier et trouver, à droite, à 8 mètres de la stèle, l'autre sentier qui remonte au nord en direction du Roc de l'Aigle (Photo 16). Il descend de manière agréable en direction du ruisseau à sec déjà rencontré en traversant des zones rocheuses créant parfois de hautes marches (Photo 17). Il contourne ensuite une colline en frôlant quelques beaux spécimens de chênes (Photo 18). Un premier roc culminant à 613 m domine le parcours sur une longue distance (Photo 19). Le sentier arrive à une nouvelle bifurcation qui permet de rejoindre Cabrespine en partant à droite. Le Roc de l'Aigle se rejoint en partant sur la gauche. Le sentier, très caillouteux ou terreux est souvent utilisé par les motards qui le creusent par endroits. Les hautes marches se multiplient tout comme les longues plaques calcaires assez lisses qui deviennent très glissantes à la descente (Photo 20). Les panneaux en bois indiquant le sommet se multiplient et permettent de ne pas s'égarer lorsqu'il y a une bifurcation. L'arrivée au col est sportive. Le dernier panneau propose de partir sur la droite pour suivre la large arrête couverte de garrigue. La traversée jusqu'aux premiers rochers s'effectue sans effort en profitant des panoramas sur la plaine en direction de Carcassonne dont on aperçoit la Cité à l'horizon ainsi que la chaîne des Pyrénées (Photo 21). Il est possible de suivre le discret sentier jusqu'au Roc de l'Aigle ou de longer la crête pour profiter des vues sur le Pic de Nore et des champs d'éoliennes qui dominent les vallées très boisées de la région (Photo 22). En poursuivant vers l'est, on domine alors le village de Cabrespine (Photo 23). Attention en marchant sur l'arête devenue plus étroite de ne pas glisser car la face nord est quasi verticale, donc dangereuse (Photo 24). On peut marcher ainsi jusqu'au dernier rocher pour profiter d'une large vue sur la falaise dénudée (Photo 25). Le panorama à 360° permet d'oublier tous les efforts et la poussière accumulée depuis le départ. Prendre du temps tout au long de cette randonnée pour repérer les oiseaux de la région (buses, aigles bottés, milans, bec croisés de sapins ou diverses mésanges) ou assister, comme le jour de cette randonnée, depuis le sommet du roc, à l'extraordinaire chasse à l'hirondelle par un couple de crécerelles. Le mâle fonce sur les hirondelles qui se dispersent tandis que la femelle arrive par en-dessous pour tenter de les attraper en vol. La chasse n'est pas toujours fructueuse mais elle est spectaculaire. Des perdreaux, grattant la terre à 600 m d'altitude partent aussi en vols serrés d'une douzaine d'individus. La descente vers le village est impossible en randonnée, aussi faut-il faire demi-tour par le sentier utilisé depuis le croisement (Photo 26). Filer tout droit à ce croisement et rejoindre une barrière métallique clôturant une zone de plantation protégée des dégâts occasionnés par les sangliers (Photo 27). Bien refermer cette barrière et les deux autres qu'on rencontrera dans cette zone boisée couvertes de murettes édifiées par les paysans du siècle dernier et de nombreuse cuves de récupération d'eau destinée à l'arrosage. On y rencontre également plusieurs ruines d'habitations qui s'effondrent petit à petit. Des pistes étroites partent dans tous les sens (Photo 28) mais la principale, balisée de jaune, se suit sans problème. On se retrouve au premier croisement rencontré en début de boucle. Reprendre le large sentier qui se finit au Gouffre de Cabrespine. Descendre à droite pour visiter ce lieu exceptionnel ou poursuivre vers le village en redescendant le sentier botanique.

Profil

Plan de l'itinéraire

Itinéraire

Se rendre à Cabrespine en venant de Carcassonne - Stationner dans le village et gagner la mairie - Prendre la rue Alphonse Segui dans le grand virage du centre village - Rejoindre le sentier botanique et passer devant les installations de visite du gouffre - Poursuivre jusqu'au premier croisement et partir sur la gauche jusqu'au Roc d'Agnel - Faire demi-tour et prendre à gauche en direction de la Grotte du Maquis - Franchir deux ravines et remonter vers la stèle - Partir à droite, passer à nouveau deux ravines et prendre à gauche en direction du Roc de l'Aigle en suivant les nombreux panneaux - Rejoindre le roc et faire demi-tour jusqu'au croisement précédent - Traverser une plantation fermée par des barrières et retrouver le sentier emprunté au départ - Rejoindre le village par le parcours utilisé depuis Cabrespine.

Le panoramla à 360° et le gouffre

Beaucoup de vent pour filmer ce panorama circulaire débutant au village de Cabrespine et se terminant vers le Pic de Nore et ses éoliennes. Beaucoup plus calme sous terre pour admirer le gouffre, ses concrétions et ses activités sportives pour qui ne craint pas le vertige.

Le Gouffre géant de Cabrespine

Le gouffre de Cabrespine, connu depuis le XVIe siècle mais officiellement découvert en 1934, est ouvert au public depuis 1988. La cavité principale, de 80 m de large et de 250 m de profondeur, abrite une collection unique de concrétions, dont de superbes excentriques, draperies ou splendides aragonites. Le gouffre géant de 1 300 000 m3 (soit 10 arcs de triomphe) a tout pour impressionner. Il se visite toute l'année par plusieurs circuits. Une passerelle en verre domine le vide de 200 m pour une vertigineuse visite depuis un des Balcons du Diable. Les plus sportifs utiliseront la tyrolienne, les ponts de singe ou visiteront la rivière souterraine en canoë. Une température constante de 15° règne dans cette immense cathédrale naturelle.


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Randonnée ajoutée le : 25/06/2020