Le sentier Ylang Ylang depuis Mtsamboro

Difficulté
Moyen
Indice de confiance Excellent
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 3h
Distance 7.2 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 437 - 9 m
Dénivelé positif 675 m
Dernière mise à jour 02/08/2020

La randonnée des senteurs

Le Nord de Mayotte est plus connu pour ses bateaux "koissa koissa" qui transportent de nuit les clandestins venus d'Anjouan toute proche. La gendarmerie du coin a d'ailleurs fort à faire pour essayer de les appréhender afin de les renvoyer aux Comores. Cette gendarmerie sert ici de point de repère pour garer le véhicule près de la plage, très sale et n'incitant pas du tout à la baignade. Le sentier Ylang doit certainement son nom aux plantations de cet arbre aux fleurs si odorantes dont la production est gérée par le parfumeur Jean Paul Guerlain. La production d'huile essentielle de moins de 10 tonnes par an est considérée par le parfumeur comme la meilleure du monde. La fleur est également connue pour les polémiques nées autour de sa cueillette effectuée souvent par des clandestins payés à bas salaires. L'arbre, qui peut pousser très haut a été ici domestiqué et coupé régulièrement afin de ne jamais dépasser des hauteurs raisonnables pour la cueillette. Cette randonnée s'effectue dans la verdure sur des sentiers de bonne qualité ou sur des pistes parfois un peu humides.

La randonnée débute dans le village de Mtsamboro qu'il est intéressant de traverser pour s'imprégner de l'habitat et de la manière de vivre des insulaires. On garde la plage pour la fin de la boucle et on entame la randonnée en employant rues ou ruelles, plus ou moins propres (Photo 1). Beaucoup d'habitations sont faites de rajouts de murs en parpaings ou entourées de tôles ondulées (Photo 2). Le contraste est grand entre les vues de la ville surchauffée et la verdure qui la domine du côté du Mont Hachiroungou (Photo 1). On rejoint très vite le départ du sentier Ylang matérialisé par une pancarte représentant tous les sentiers classiques de Mayotte. Il commence entre les dernières cases du village dont certaines sont en torchis (Photo 4). Le sentier passe près de zones cultivées et grimpe de plus en plus jusqu'à un faré situé à la jonction avec le GR1du tour de Mayotte. En se retournant, on a sous les yeux le village noyé dans la verdure ainsi que les ilots situées au large (Photo 5). Cette vision de carte postale fait un peu oublier la saleté aperçue lors de la traversée de Mtsamboro. La zone est boisée et des sentiers ou pistes partent un peu partout dans plusieurs directions (Photo 6). Partir à gauche sur le GR1 en direction du Kétabé (389 m) qu'on contournera par la droite sur un sentier terreux encombré parfois de roches (Photo 7). Tant qu'on chemine sur la crête, on continue à bénéficier de larges panoramas sur l'océan, les îles Choazil (Photo 8) ou Mtsamboro (Photo 9). Le sentier se transforme souvent en piste large sur laquelle paissent des vaches attachées à de longues cordes sous les cocotiers ou les palmiers (Photo 10). Les premiers ylang-ylang font leur apparition mais ils ne sont pas taillés. Plus loin on traverse plusieurs plantations de centaines d'arbres où poussent également des cocotiers (Photo 11). Une halte s'impose pour respirer de plus près les fleurs (Photo 12), étudier l'art de tailler les arbres en espalier (Photo 13) ou toucher les fruits de cet arbre emblématique (Photo 14). La pente débute en direction du point culminant de la région, le mont Dziani Bolé. La forêt, touffue, est agréable (Photo 15) et les makis, pas toujours discrets, se font remarquer régulièrement (Photo 16). La montée, parfois forte, se termine au sommet comportant une petite aire bétonnée d'où l'on bénéficie de magnifiques panoramas sur toutes les villes côtières (Photo 17). Le sentier se perd un peu dans les herbes et fougères mais il est difficile de s'égarer (Photo 18). La descente débute avec des vues sur la retenue collinaire qu'on cherche à rejoindre. On arrive plus loin à un énorme manguier très caractéristique comportant même une balise du GR1, impossible à manquer (Photo 19). Le parcours traverse des padzas, ces terres arides issues de l'érosion millénaire des roches de Mayotte. Plus bas, on rencontre quelques cultures de vanille, des orangers en plus ou moins bon état et de nouvelles plantations d'ylang ylang. On traverse quelques gués parfois en eau (Photo 20). En quittant le sentier pour emprunter la piste (Alt. 111 m) on passe devant un alambic artisanal en état de fonctionner (Photo 21). Les vachettes et petits zébus restent toujours aussi calmes malgré les mouches qui les assaillent (Photo 23). Ne pas manquer, dans les zones humides le long de la piste, ces plantations de palmiers raphia desquels pendent de longues fleurs ou lianes chargées de fruits (Photo 24). Plus loin, on rencontre la retenue collinaire de Dzoumonyé, qui est un petit lac artificiel dont on aperçoit en face le barrage (Photo 25). Sans doute fort utile pour l'arrosage ou la lutte contre l'incendie, cette retenue n'encourage guère à s'y baigner lorsqu'on voit la couleur de l'eau (Photo 26). Il suffit de suivre la petite route qui longe la rive et trouver, juste avant le pont la piste qui remonte vers Kétabé et le GR1. Le retour vers Mtsamboro longe tout d'abord le ruisseau Mro Wo Bandrani qu'on franchit plusieurs fois par des gués avant de parvenir à un faré et un panneau d'information de la réserve forestière. La remontée s'effectue surtout sur des pistes jusqu'au croisement traversé en début de boucle (Photo 27). Après la longue descente glissante vers Mrsamboro, on retrouve ce village littoral et la plage mais il faut tout de même réfléchir avant de se baigner quand on voit les quintaux de détritus qui traînent un peu partout (Photo 28).

Profil

Plan de l'itinéraire

Itinéraire

Se rendre à Mtsamboro dans le Nord de l'île et se garer près de la gendarmerie - Traverser la petite ville et rattraper le sentier Ylang qui monte en un court raidillon jusqu'au GR1 du tour de Mayotte - Prendre à gauche sous les arbres le sentier et la piste Ylang qui se dirige vers Kétabé puis vers le point de vue du Mlima Dziani Bolé qui culmine à 472 mètres et permet de beaux panoramas sur l'océan et les îles comoriennes au large - Poursuivre sur le sentier jusqu'à une piste puis bifurquer à gauche pour passer devant une petit distillerie de parfum typique et artisanale - Poursuivre sur la piste qui rejoint plus bas la rivière Mro Oua Massoulaha et plus loin la retenue collinaire de Dzoumonyé - Poursuivre sur la petite route qui longe la retenue et tourner à droite avant le pont-radier (et non après comme le prévoit la carte) pour rattraper le GR1 puis plus loin le sentier Ylang juste avant le gué sur la Mro oua Bandrani - Le reste de la randonnée s'effectue en montée faible jusqu'au croisement pris à l'aller - Redescendre vers le village et la gendarmerie.


Commentaire sur cette randonnée (0)

Vous devez être connecté pour ajouter un commentaire.
Aucun commentaire

Randonnée ajoutée le : 09/08/2016