Des plages de Saziley à Mtsamoudou par le GR1

Difficulté
Très facile
Indice de confiance Excellent
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 2h
Distance 4.9 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 47 - 2 m
Dénivelé positif 120 m
Dernière mise à jour 01/08/2020

Tortues et baobabs

Cette page est la suite de la randonnée débutée la veille depuis le Mont Choungui, à moins de dormir sur place en venant de Mtsamoudou. Après avoir passé une partie de la nuit à guetter les tortues venues pondre sur la plage, il faut songer à reprendre le sac à dos et rejoindre un autre point de l'île. Le plus rapide est de rejoindre Mtsamoudou en longeant les plages bordées de monstrueux baobabs qui n'ont pas grand chose à envier à ceux rencontrés au Sénégal ou à Madagascar. L'heure de début de la randonnée est en général dicté par le départ en pleine mer de la dernière tortue venue pondre dans le sable fin près ou sous les racines de baobabs. Ce spectacle extraordinaire se respecte. Les tortues attendent la nuit et refusent de monter sur la plage si elles y voient trop de monde attendant la lampe allumée à la main. Pour que le souvenir soit inoubliable mais surtout que les principales intéressées puissent accomplir leur difficile mission, il faut rester discret, ne pas utiliser de lumière, encore moins de flash excepté lorsque l'animal est de dos. Il faut respecter le plus grand silence et seul le bruit des vagues doit troubler la ponte. Ne jamais chercher, comme le font trop souvent des visiteurs, à toucher l'animal qui souffre déjà beaucoup de ramper sur le sable.

La randonnée, courte et facile, débute à la première plage de Mtsanga Kolo Batsoumou où l'on peut reprendre le GR1 du tour de Mayotte très facilement. Mais il faut voir de jour les activités nocturnes des tortues. On file donc directement par la plage vers celle de Mtsanga Kombo Bato qui comporte plus de baobabs. On remarque partout des traces laissées par les animaux marins lors du retour dans leur élément naturel. Leur poids et la lenteur de leurs mouvements ont laissé dans le sable des traces profondes qui trahissent au cm près le lieu de la ponte. Certaines traces sont rectilignes (Photo 7), d'autres beaucoup plus sinueuses lorsque la bête a rencontré un obstacle. Certains baobabs en bordure de plage tiennent tout juste debout tant les tortues ont creusé à leur pied. On voit également sur le sable des coquilles vides, signe que des bébés ont pu regagner la mer à une période sans oiseaux, beaucoup plus propice à leur survie qu'une naissance en pleine journée.
Avant de partir, ne pas hésiter à remonter un peu les sentiers partant vers Mtsamoudou par la crête pour profiter une dernière fois de vues plongeantes sur les plages (Photo 3) ou repérer le circuit de la randonnée qui passera auprès du Saziley Bé (Photo 2). Suivre la plage où la marche est facile au milieu des nombreuses traces de tortues (Photo 8). La petite ravine qui a pris sa source à quelques centaines de mètres au nord laisse en bordure de plage un petit étang d'eau calme et transparente (Photo 9). Marcher vers la pointe en suivant les traces blanches et rouges du GR peintes sur des roches. On parvient à un baobab maigrichon en bord de plage (Photo 10). C'est là qu'il faut abandonner les plages pour bifurquer dans la petite vallée entre le Mont Saziley Bé (153 m) et le Mlima Saziley (233 m). Le sentier traverse une zone originale d'érosion particulière qui ressemble à des dunes de sable dur ou aucune végétation ne vient pousser (Photo 11). Ce sont des padzas déjà rencontrés lors d'autres randonnées sur l'île. Ces zones déforestées et incultes, issues de l'érosion de roches basaltiques, prennent parfois de très belles couleurs (Photo 12). On aperçoit rapidement l'Anse Mounyambani et c'est là qu'on rejoint les plages qu'on longera jusqu'au village (Photo 14). La mer est calme et le regard porte jusqu'à l'île Chissioua Bambo et à Brandelé (Photo 15). Les baobabs commencent à envahir les bords du chemin et dépassent des habituels mahots de bord de mer (Photo 16). Certains sont énormes et très impressionnants et ont du mal à loger sur la pellicule en un seul clic (Photo 17). Le sentier est toujours propre et facile. Il faut parfois passer près de l'eau pour un cheminement tout aussi agréable (Photo 18). La balade se poursuit en traversant de nouvelles zones couvertes de ces énormes baobabs qui atteignent parfois des tailles hors du commun (Photo 20). Ils sont si nombreux qu'il est impossible de s'arrêter près de chacun d'eux (Photo 22). Après une courte pente qui se termine au-dessus du village, on domine la baie et les habitations de Mtsamoudou (Photo 23). Une descente un peu rocheuse mène la plage de Mtsamoudou. Il faut passer près d'une petite lagune avant de rejoindre les "faubourgs". On aperçoit au loin le Saziley Bé qui semble tout proche (Photo 25). Le village de pêcheurs, très calme, se visite autant par la plage que par ses rues typiquement mahoraises. On y voit du linge qui sèche au vent marin (Photo 26), de belles pirogues en "stationnement" (Photo 27) ou en construction (Photo 28). Les pêcheurs restent à même le sable pour réparer leurs filets ou tresser des nattes de cocotier. Sur la plage, chiens abandonnés, chèvres en vadrouilles ou poules rajoutent de l'animation. En ville, odeurs de cuisine ou cases typiques donnent une bonne idée de la vie dans ce département éloigné de tout. Cette randonnée se termine ici mais peut très bien continuer tout le long du GR qui suit la côte jusqu'à Bandrélé en longeant la côte au plus près.

Balises

Profil

Plan de l'itinéraire

Itinéraire

Après avoir passé une nuit sur la plage de Mtsanga Kolo Batsoumou, prendre le chemin de Mtsamoudou en longeant tout d'abord la plage puis celle de Mtsanga Kombo Bato avant de bifurquer à gauche au faré pour traverser la presqu'île en laissant sur la droite le Piton Saziley Bé - Arriver à la Plage de Mtsanga Angalatsara et suivre le sentier parallèle à la côte jusqu'au village de Mtsamoudou.


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Randonnée ajoutée le : 09/08/2016