L'ascension du Mont Choungui depuis le village de Choungui

Difficulté
Difficile
Indice de confiance Excellent
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 2h
Distance 3.2 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 593 - 288 m
Dénivelé positif 320 m
Dernière mise à jour 01/08/2020

Escalade plutôt qu'ascension

Avec les belles plages de Mayotte et souvent le plaisir de nager avec les tortues, on n'a pas toujours le temps de randonner longuement sur l'île. Pourtant, depuis de nombreuses plages du Sud, on voit très bien dépasser cette pointe impressionnante en pleine forêt. Avec ses 593 m d'altitude il pourrait paraître banal mais il faut au moins une fois en atteindre le sommet. Outre l'effort physique intense qu'il faudra déployer pour atteindre la borne indiquant Dubaï à 9581 km, on pourra aussi profiter des courants d'air frais durant l'observation de la côte. Ce panorama à 360° sans végétation permet d'admirer une grande partie du Sud de Mayotte, de ses côtes découpées et des petites bourgades portuaires aux maisons recouvertes de tôles. Quelques hauts ou bas-reliefs laissés par la légion étrangère rappellent qu'ils sont responsables en partie de ce tracé presque rectiligne où les pentes dépassent parfois les 70°. Un légionnaire à l'entraînement n'a que faire des lacets qui rallongeraient sa mission ! Un amusant chalenge pourrait consister à monter sans mettre les mains. En revanche, c'est la chute assurée si on ne les emploie pas à la descente. L'aller-retour étant court, il est inutile de se charger d'un sac trop lourd. De la boisson et une barre de céréales suffiront, et bien évidemment, l'appareil pour immortaliser le cliché sur le rocher dominant le vide.

La randonnée débute au village de Choungui près d'un réservoir d'eau et d'un faré de pique-nique. Les abords, cela va de soi, sont entourés de nombreux détritus ! Depuis la route, on a sous les yeux ce piton presque pointu qui peut paraître impressionnant (Photo 1). Et effectivement, il l'est. Le sentier débute à ce faré et traverse quelques cultures et bananeraies avant d'entrer dans la forêt (Photo 2). Le sentier est de bonne qualité, parfois terreux et surtout encombré de racines (Photo 3). Il est quasiment plat à l'exception de rares passages pierreux ou de ravines (Photo 4). Le cheminement est très facile malgré parfois de nombreuses racines qui obligent à lever le pied (Photo 5). Profiter de la forêt et de quelques beaux spécimens jusqu'à l'embranchement à gauche en direction du piton (Photo 6 et 8). Lire le panneau avant de débuter la montée pour se renseigner sur la flore de cette région unique à Mayotte (Photo 9). Partir à angle droit vers le nord sur une pente faible déjà encombrée de racines et de cailloux (Photo 10). Sans grande transition, la pente devient abrupte et le restera jusqu'au sommet. Il y a toujours un tronc, une racine ou un caillou bien placé pour poser les mains ou les pieds (Photo 11). Le sol est essentiellement constitué de grosses pierres maintenues par de la terre rougie (Photo 12). La pente est si raide qu'on ne voit que les fesses de ceux qui montent (Photo 13) ou leur coiffure si on se retourne (Photo 14) ! Inutile d'attendre le lacet qui permettra de souffler sur quelques dizaines de mètres. Il faut s'habituer dès le départ à ces hautes marches dont certaines dépassent les 50 cm (Photo 15). Les temps de montée sont très variables en fonction de l'entraînement de chacun, de l'agilité, des excès de prudence ou des possibles sensations de vertige. Certains gravissent le rocher en 15 minutes alors que d'autre approchent l'heure. On se fait donc doubler à la montée à moins de doubler soi-même quelqu'un de moins entraîné. La chaleur n'aide guère durant l'effort. Lorsque la végétation diminue et que les fougères prennent le dessus, le sommet est proche. On rencontre plusieurs circuits creusés dans la terre glissante. Partir par n'importe quel sentier et utiliser les autres pour repartir. C'est un vrai bonheur d'atteindre le minuscule plateau, surtout si la météo est favorable car les paysages sont certainement les plus beaux de l'île. Plusieurs souvenirs laissés par la légion étrangère rappellent les efforts qu'il a fallu fournir pour tracer le sentier devenu depuis une autoroute à plus de 45°. Une borne symbolique est installée sur le point le plus haut (Photo 17). On domine, tel un hélicoptère, les forêts verdoyantes, les cases grises et les lagons aux splendides couleurs (Photo 19). Une carte en main est plus pratique pour se situer parmi toutes ces anses qui entourent l'île. Un rocher un peu vertigineux dépassant du flanc nord est certainement le plus photographié du département (Photo 22). A n'importe quelle période de l'année, il faut presque faire la queue pour y monter et s'y faire photographier (Photo 23). Il faut dire que c'est le belvédère idéal pour admirer l'île à condition de ne pas avoir le vertige (Photo 24). Après s'être bien gorgé de ces panoramas, la descente est certes plus facile mais peut s'avérer dangereuse si on ne prend pas bien ses repères et qu'on n'utilise pas les mains (Photo 28). Le retour en sous-bois, après cette véritable ascension et cette descente parfois scabreuse, est une plaisanterie. Il est possible, de retour au panneau, de partir à gauche vers Dapani ou Saziley. Comme la sortie est courte, profiter de la forêt pour tenter d'apercevoir des makis ou des oiseaux à moins de filer vers une des multiples plages de la région.

Balises

Profil

Plan de l'itinéraire

Itinéraire

Se rendre à Bandrélé, côte est, puis à Chirongui, cote ouest, quitter la côte et rouler en direction du village de Choungui - A l'entrée du village, se garer près du petit château d'eau et prendre le sentier qui part entre lui et le faré - Marcher jusqu'à un croisement marqué par un panneau et entamer l'ascension - Profiter des points de vue et redescendre la vertigineuse pente - Tourner à droite à la pancarte et rejoindre le point de départ.


Commentaire sur cette randonnée (1)

Vous devez être connecté pour ajouter un commentaire.
Christian Léautier, 16/11/2018 18:03
Randonnée complétée le 16/11/2018 en 2h30

Souvenir (2013) d'une montée (et descente) au Mt Choungui sous des trombes d'eau ! mais du monde sur le sentier. Bien sur ce jour là pas de points de vue et pas de photos. Gros ? pour d'autres randos à Mayotte (pour faire écho à Fanch) où même des guides touristiques déconseillaient déjà il y a 5 ans d'y aller seul!! Dommage car les paysages valent souvent le coup.

Randonnée ajoutée le : 09/08/2016